PROFIL INSTANTANÉ D'UNE JOURNÉE DES JEUNES AUTOCHTONES SOUS GARDE AU CANADA

Chapitre 10 - Territoires (suite)

10.7 Questions géographiques

La prochaine section indique où les jeunes Autochtones visés par le profil instantané des Territoires ont passé la majeure partie de leur temps au cours des deux années précédant leur incarcération actuelle, où ils ont commis leur infraction et où ils prévoient se réinstaller. Plus particulièrement, ils ont répondu à ces trois questions en indiquant s'ils se trouvaient dans une ville, un village, une réserve ou un autre endroit.

Dans les Territoires, la majorité des jeunes Autochtones sous garde le jour du profil instantané ont indiqué un village à toutes les questions. Toutefois, ce phénomène concernant les « villages » n'est pas surprenant vu que bon nombre des municipalités du Nord sont considérées être des « villages » (il y a peu de villes et de réserves).

10.7.1 Où habitaient les jeunes avant leur incarcération actuelle

Le schéma 10.6 et le tableau 10.6 montrent où les jeunes visés par le profil instantané ont passé la majeure partie de leur temps au cours des deux années précédant leur incarcération. Dans les Territoires, près des trois cinquièmes (58 %) des jeunes Autochtones inclus dans le profil instantané vivaient dans un village au cours des deux années précédant leur incarcération actuelle, alors que 21 % vivaient dans une ville, 12 % dans un « autre » endroit et 8 % vivaient dans une collectivité inuite.

Schéma 10.6 - Endroit où le jeune a passé la majeure partie de son temps au cours des deux années précédant son incarcération actuelle

Schéma 10.6 - Endroit où le jeune a passé la majeure partie de son temps au cours des deux années précédant son incarcération actuelle
[Description du Schéma 10.6]

Source : Profil instantané d'une journée des jeunes Autochtones sous garde (2001).
Préparé par la Division de la recherche et de la statistique, Justice Canada.

Le tableau 10.6 présente le lien entre l'âge et l'endroit où les jeunes ont passé la majeure partie du temps au cours des deux années précédant leur incarcération actuelle. Dans les Territoires, les jeunes d'un âge moins avancé avaient plus souvent vécu dans un village au cours des deux années précédant leur incarcération actuelle. Par exemple, 69 % des jeunes de 14 à 15 ans vivaient dans un village au cours des deux années précédant leur incarcération actuelle, comparativement à 58 % des jeunes de 16 à 17 ans, à 40 % des jeunes de 18 ans et plus.

Les garçons étaient plus susceptibles que les filles d'avoir vécu dans un village la majeure partie du temps avant leur incarcération actuelle (61 % par rapport à 41 %). En outre, les filles étaient plus susceptibles que les garçons d'avoir vécu dans une ville (35 % comparativement à 18 %).

L'examen des infractions les plus graves révèle que les jeunes qui vivaient dans un village ou une ville étaient davantage susceptibles d'avoir commis leur infraction la plus grave contre les biens. Parmi les jeunes qui habitaient dans un village ou une ville avant leur incarcération actuelle, la plus grande proportion avaient été trouvés coupables d'avoir commis une infraction contre les biens (73 % et 71 %, respectivement), comparativement à 63 % de ceux qui vivaient dans une collectivité inuite et à 55 % de ceux qui habitaient dans un « autre » endroit (voir le tableau 10.8). [1]

Le tableau 10.7a donne des noms d'endroits précis ainsi que des données tirées du recensement de 1996 afin de fournir des renseignements sur la proportion de jeunes Autochtones provenant des divers endroits et qui étaient sous garde le jour du profil instantané. Parmi les 101 jeunes visés par le profil instantané du Nord, la plus grande proportion (N = 20 ou 20 %) vivaient à Inuvik au cours des deux années précédant leur incarcération actuelle et venait ensuite Yellowknife (N = 14 ou 14 %).

Toutefois, lorsqu'on examine la proportion des jeunes Autochtones de 12 à 18 ans de chaque collectivité et qui étaient sous garde le jour du profil instantané, on obtient un portrait légèrement différent. Neuf jeunes ont indiqué qu'ils vivaient à Fort McPherson avant leur incarcération actuelle, représentant 10 % de la population de jeunes Autochtones de 12 à 18 ans de cette collectivité. En outre, les 20 jeunes qui vivaient à Inuvik représentaient 9 % de la population de jeunes Autochtones de 12 à 18 ans de cette collectivité.

10.7.2 Endroit où l'infraction/la présumée infraction a été commise

Le schéma 10.7 et le tableau 10.6 indiquent où les jeunes visés par le profil instantané des Territoires ont commis l'infraction ou la présumée infraction à l'origine de leur incarcération actuelle. Les trois cinquièmes (60 %) des jeunes Autochtones ont commis l'infraction ou la présumée infraction ayant mené à leur incarcération actuelle dans un village, comparativement à 21 % dans une ville, à 10 % dans un « autre » endroit et à 8 % dans une collectivité inuite.

Schéma 10.7 - Endroit où l'infraction/la présumée infraction a été commise

Schéma 10.7 - Endroit où l'infraction/la présumée infraction a été commise
[Description du Schéma 10.7]

Source : Profil instantané d'une journée des jeunes Autochtones sous garde (2001).
Préparé par la Division de la recherche et de la statistique, Justice Canada.

Une analyse de l'âge semble indiquer qu'une proportion plus grande de jeunes moâgés avaient commis une infraction ou une présumée infraction dans un village. Soixante-cinq pour cent des jeunes de 14 à 15 ans ont commis une infraction ou une présumée infraction dans un village, comparativement à 60 % des jeunes de 16 à 17 ans et à 30 % des jeunes de 18 ans et plus. Toutefois, en raison des estimations de faible grandeur, les différences entre les groupes d'âge doivent être interprétées avec prudence (voir le tableau 10. 6).

Dans les Territoires, les garçons étaient plus susceptibles que les filles d'avoir commis une infraction ou une présumée infraction dans un village (65 % par rapport à 41 %). Toutefois, les filles étaient plus susceptibles que les garçons d'avoir commis une infraction ou une présumée infraction dans une ville (35 % par rapport à 18 %).

Un examen de l'endroit où les jeunes ont commis leur infraction la plus grave montre que les jeunes dans un village ont plus souvent commis une infraction contre les biens. Soixante-quinze pour cent des jeunes qui ont commis une infraction dans un village et 68 % de ceux l'ayant fait dans une ville avaient commis une infraction contre les biens, comparativement à 63 % des jeunes qui vivaient dans une collectivité inuite et à 44 % de ceux dans un « autre » endroit. Des proportions semblables de jeunes qui ont commis une infraction dans une ville et dans un village avaient commis une infraction contre la personne (21 % et 20 %, respectivement) [2].

Le tableau 10.7a donne des noms d'endroits précis ainsi que des données tirées du recensement de 1996 afin de fournir des renseignements sur la proportion de jeunes Autochtones provenant des divers endroits et qui étaient sous garde le jour du profil instantané. Parmi les 101 jeunes visés par le profil instantané du Nord, la plus grande proportion avaient commis une infraction ou une présumée infraction à Yellowknife (N = 19 ou 19 %), venaient ensuite Inuvik (N = 13 ou 13 %) et Fort Smith (N = 12 ou 12 %).

Toutefois, lorsque l'on examine la proportion des jeunes Autochtones de 12 à 18 ans de chaque collectivité et qui étaient sous garde le jour du profil instantané, on obtient un portrait légèrement différent. Neuf jeunes ont indiqué qu'ils avaient commis une infraction ou une présumée infraction à Fort McPherson, représentant 10 % de la population de jeunes Autochtones de 12 à 18 ans de cette collectivité. En outre, les 12 jeunes qui avaient commis une infraction ou une présumée infraction à Fort Smith représentaient 7 % de la population de jeunes Autochtones de 12 à 18 ans de cette collectivité.

10.7.3 Endroit où les jeunes prévoient s'installer après leur mise en liberté

Le schéma 10.8 et le tableau 10.6 montrent à quels endroits les jeunes Autochtones sous garde le jour du profil instantané prévoient s'installer après leur mise en liberté. Dans les Territoires, les trois cinquièmes (61 %) des jeunes Autochtones prévoient se réinstaller dans un village une fois mis en liberté, comparativement à 21 % des jeunes qui pensent se réinstaller dans une ville, à 10 % dans un « autre » endroit et à 7 % dans une collectivité inuite.

Schéma 10.8 - Projets de réinstallation

Schéma 10.8 - Projets de réinstallation
[Description du Schéma 10.8]

Source : Profil instantané d'une journée des jeunes Autochtones sous garde (2001).
Préparé par la Division de la recherche et de la statistique, Justice Canada.

Les jeunes d'un âge moins avancé étaient plus susceptibles d'indiquer qu'ils prévoyaient se réinstaller dans un village, comparativement à 57 % des jeunes de 16 à 17 ans et à 40 % des jeunes de 18 ans et plus. Aussi, 19 % des jeunes de 14 à 15 ans et 23 % des jeunes de 16 à 17 ans prévoyaient aller dans une ville (voir le tableau 10.6).

Les données semblent indiquer que les filles étaient un peu plus susceptibles que les garçons de se réinstaller dans une ville (35 % par rapport à 18 %), alors que les garçons étaient plus susceptibles que les filles d'aller dans un village (65 % comparativement à 41 %).

Un examen des infractions les plus graves et des projets de réinstallation révèle que les jeunes qui prévoient aller dans un ville ou un village étaient plus susceptibles d'avoir commis une infraction contre les biens (74 % pour chaque endroit), comparativement à 57 % de ceux qui prévoient aller dans une collectivité inuite et à 44 % des jeunes qui pensent aller vivre dans un « autre » endroit (voir le tableau 10.8) [3].

Le tableau 10.7a donne des noms d'endroits précis ainsi que des données tirées du recensement de 1996 afin de fournir des renseignements sur la proportion de jeunes Autochtones provenant des divers endroits et qui étaient sous garde le jour du profil instantané. Parmi les 101 jeunes visés par le profil instantané du Nord, la plus forte proportion (N = 16 ou 16 %) prévoyaient s'installer à Inuvik, venaient ensuite Yellowknife (N = 13 ou 13 %) et Fort Smith (N = 11 ou 11 %).

Toutefois, lorsqu'on examine la proportion des jeunes Autochtones de 12 à 18 ans de chaque collectivité et qui étaient sous garde le jour du profil instantané, on obtient un portrait légèrement différent. Huit jeunes ont indiqué qu'ils voulaient se réinstaller à Fort McPherson, représentant 9 % de la population de jeunes Autochtones de 12 à 18 ans de cette collectivité. En outre, 11 jeunes prévoyaient aller à Fort Smith et 16 à Inuvik, représentant 7 % de la population de jeunes Autochtones de 12 à 18 ans de chaque collectivité.


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