PROFIL INSTANTANÉ D'UNE JOURNÉE DES JEUNES AUTOCHTONES SOUS GARDE AU CANADA

Chapitre 2 - Aperçu national (suite)

2.7 Tendances concernant la mobilité

La section précédente a révélé que les jeunes Autochtones visés par le profil instantané avaient vécu le plus souvent dans une ville au cours des deux années précédant leur incarcération actuelle, avaient commis une infraction ou une présumée infraction dans une ville et prévoyaient aller vivre dans une ville. Toutefois, cette section ne laissait pas voir les tendances concernant la mobilité révélées par au moyen des trois principales questions du profil instantané. Par exemple, parmi les jeunes qui vivaient dans une ville avant leur incarcération actuelle, quelle proportion a commis une infraction dans une ville et quelle proportion a commis une infraction dans un endroit différent (p. ex., une réserve ou un village)?

Pour répondre à ces questions, nous avons examiné les réponses des répondants aux trois principales questions du profil instantané (où ils habitaient, où ils avaient commis une infraction ou une présumée infraction et où ils prévoyaient se réinstaller). En général, l'analyse a révélé peu de mobilité - la majorité des jeunes donnaient pour réponses le même type d'endroit pour les trois principales questions du profil instantané [1]. Les jeunes qui vivaient dans une ville avaient le plus souvent commis une infraction ou une présumée infraction dans une ville et prévoyaient retourner dans une ville.

Parmi les 261 jeunes Autochtones qui ont indiqué avoir passé la majorité de leur temps dans une réserve au cours des deux années précédant leur incarcération actuelle, la plus forte proportion (61 %) avaient aussi commis une infraction ou une présumée infraction dans une réserve et prévoyaient retourner dans une réserve. Onze pour cent (11 %) des jeunes Autochtones qui vivaient dans une réserve avaient commis une infraction ou une présumée infraction dans un village et prévoyaient se réinstaller dans une réserve. Ensuite, venaient les jeunes qui vivaient dans une réserve, avaient commis une infraction ou une présumée infraction dans une ville et prévoyaient aller vivre dans une réserve (10 %).

Une majorité de jeunes (N = 173 ou 72 %) qui vivaient dans un village la plus grande partie du temps au cours des deux années précédant leur incarcération actuelle avaient aussi commis une infraction ou une présumée infraction dans un village et prévoyaient retourner vivre dans un village. En comparaison, 8 % (N = 19) vivaient dans un village, avaient commis une infraction ou une présumée infraction dans une ville et prévoyaient aller vivre dans un village. Cinq pour cent (N = 12) vivaient dans un village, avaient commis une infraction ou une présumée infraction dans une ville et projetaient d'aller vivre dans une ville.

Enfin, parmi les jeunes qui vivaient dans une ville la majeure partie du temps au cours de deux années précédant leur incarcération actuelle, 90 % (N = 537) avaient commis une infraction ou une présumée infraction dans une ville et prévoyaient se réinstaller dans une ville. Trois pour cent (N = 16) vivaient dans une ville, avaient commis une infraction ou une présumée infraction dans une ville et prévoyaient aller vivre dans une réserve.


[1] Cette analyse a été faite en termes de ville, de village et de réserve et ne tient pas compte des déplacements entre deux endroits particuliers (p. ex., si un jeune a commis une infraction dans la ville « A » et prévoit se réinstaller dans la ville « B »).

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