PROFIL INSTANTANÉ D'UNE JOURNÉE DES JEUNES AUTOCHTONES SOUS GARDE AU CANADA

Chapitre 5 - Ontario (suite)

5.5 Accusation la plus grave

Le schéma 5.5 et le tableau 5.2 montrent l'accusation/la présumée infraction la plus grave commise par des jeunes Autochtones en détention provisoire le jour du profil instantané. Comparativement à l'analyse des infractions les plus graves, les jeunes en détention provisoire étaient plus vraisemblablement associés à une infraction contre la personne. En Ontario, la plus grande proportion de jeunes Autochtones en détention provisoire avaient été accusés d'avoir commis une infraction contre la personne (43 %), puis contre les biens (34 %) et ensuite pour d'autres infractions au Code criminel (21 %) [1].

Schéma 5.5 - Accusation la plus grave - détention provisoire

Schéma 5.5 - Accusation la plus grave - détention provisoire
[Description du Schéma 5.5]

Source : Profil instantané d'une journée des jeunes Autochtones sous garde (2001).
Préparé par la Division de la recherche et de la statistique, Justice Canada.

Parmi les jeunes accusés d'avoir commis une infraction contre la personne, 31 % ont été accusés pour agression armée ou infliction de lésions corporelles, 15 % (pour chaque infraction) pour voies de fait, voies de fait graves et meurtre/tentative de meurtre. Parmi les jeunes accusés d'avoir commis une infraction contre les biens, moins de la moitié (48 %) ont été accusés d'introduction par effraction (voir le tableau 5.3).

Une plus grande proportion de jeunes Autochtones de sexe masculin ont été accusés d'avoir commis une infraction contre les biens (40 % comparativement à 20 % pour les jeunes Autochtones de sexe féminin). Par contre, une plus grande proportion de jeunes filles autochtones ont été accusées d'avoir commis une infraction contre la personne (47 % par rapport à 42 % pour les jeunes Autochtones de sexe masculin). Les filles étaient plus souvent accusées d'avoir commis une autre infraction au Code criminel que les garçons (33 % et 16 %, respectivement) (voir le tableau 5.2) [2].

Contrairement aux données à l'échelle nationale montrant que les plus jeunes étaient plus souvent accusés d'avoir commis une infraction contre la personne, en Ontario des tendances variées émergent en ce qui concerne l'âge et l'accusation la plus grave. Plus des deux tiers (67 % pour chacun des groupes) des jeunes âgés de 12 à 13 ans et de ceux âgés de 18 ans et plus avaient commis une infraction contre la personne. En comparaison, 41 % des jeunes de 16 à 17 ans et 29 % des jeunes de 14 à 15 ans auraient commis une présumée infraction de ce type. Une plus grande proportion des jeunes de 14 à 15 ans par rapport aux jeunes de 16 à 17 ans faisaient l'objet d'une accusation la plus grave pour une infraction contre les biens (53 % comparativement à 34 %, respectivement) (voir le tableau 5.4). Toutefois, dans ce cas, les différences entre les groupes d'âge doivent être interprétées avec prudence, car les estimations de faible grandeur produisent des différences importantes sur le plan du pourcentage.


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