La violence est inacceptable peu importe la culture : Premières Nations et Métis du Canada

À qui puis-je demander de l'aide?

« Je n'avais pas compris que le refuge pour femmes pourrait répondre à mes besoins. »

(tiré du rapport Les femmes autochtones et la violence familiale, Canada, Centre national d'information sur la violence dans la famille, Ottawa, Agence de la santé publique du Canada, 2008.).

Si vous ou une personne que vous connaissez êtes en danger immédiat, appelez la police. Des policiers viendront pour faire cesser la violence, s'occuper de la personne qui vous a agressé et vous expliquer vos droits.

Vous pouvez obtenir de l'aide même si vous décidez de ne pas partir.

Si vous êtes une femme, vous pouvez communiquer avec un refuge pour femmes s'il y en a un dans votre localité (dans beaucoup d'endroits, les responsables de ces centres peuvent trouver quelqu'un pour aller vous chercher). Sinon, vous pouvez demander à la police, à une infirmière ou à un intervenant des services d'aide aux victimes de vous aider à vous rendre au refuge d'urgence temporaire ou à la maison d'hébergement temporaire le plus près en attendant de prendre d'autres arrangements.

Le refuge d'urgence temporaire (centre d'hébergement ou maison de transition pour femmes) est un endroit sûr où vous et vos enfants pourrez demeurer pendant quelques jours ou quelques semaines. Beaucoup de ces centres ont du personnel en service 24 heures par jour, et la plupart ont aussi des systèmes de sécurité pour empêcher la personne qui vous a maltraité d'entrer.

Vous pouvez appeler un centre d'hébergement ou une ligne d'écoute téléphonique pour poser des questions ou raconter votre histoire. Vous n'êtes pas obligé de donner votre nom. Certains refuges pour femmes ont des numéros sans frais. De nombreux intervenants dans ces refuges ont eux-mêmes déjà été dans des relations violentes, alors ils comprendront votre situation.

Le personnel du centre d'hébergement vous fournira, ainsi qu'à vos enfants, un lieu sûr où rester et vous aidera à vous procurer de la nourriture, des vêtements, des couches, des jouets, de l'information et du soutien. Il pourra vous orienter vers des services, comme des traitements médicaux, une aide financière, des conseils juridiques et un nouvel endroit pour vivre, si c'est ce que vous voulez. Il ne dira pas à l'agresseur, ou à qui que ce soit d'autre, à quel endroit vous vous trouvez, à moins que vous n'y consentiez.

Vous pouvez obtenir les numéros de téléphone des refuges pour femmes en appelant l'une des lignes d'écoute téléphonique.

Vous pourriez avoir besoin de counseling pour vous et pour vos enfants pendant que votre famille apporte des changements à sa situation. Votre santé et votre bien être sont très importants.

  • Les services sociaux peuvent vous aider à gérer vos finances, à trouver un logement approprié, à obtenir des services adaptés à votre culture (comme du counseling) et à trouver des endroits sûrs où votre conjoint pourra rendre visite aux enfants (si vous y consentez ou si le tribunal l'ordonne).
  • Les centres de ressources pour femmes peuvent aussi vous aider, en particulier ceux qui offrent des services aux Autochtones.
  • Il y a dans la plupart des collectivités des infirmières et des agents de santé communautaire qui peuvent vous aider, vous et vos enfants. Ils peuvent offrir une gamme de services, notamment aux personnes qui ont subi de la violence physique, sexuelle ou familiale, qui ont subi un traumatisme ou qui ont fait une dépression. Il peut aussi y avoir une infirmière psychiatrique autorisée ou un travailleur en santé mentale en milieu communautaire dans certaines localités.
  • Dans certaines collectivités, des intervenants des services d'aide aux victimes peuvent vous aider, ainsi que vos enfants, à trouver un endroit sûr où rester ou à obtenir une ordonnance de protection d'urgence, une ordonnance de non communication ou un engagement de ne pas troubler l'ordre public. Ils peuvent aussi vous aider à obtenir des traitements médicaux et une assistance juridique. Ils peuvent vous expliquer vos droits et vous aider à trouver les ressources dont vous avez besoin. Les intervenants des services d'aide aux victimes peuvent également vous accompagner au poste de police ou à l'hôpital. Ils vous soutiendront pendant que vous essayez de décider quoi faire. Les conseillers parajudiciaires aux Autochtones peuvent vous diriger vers les services dont vous avez besoin.
  • De plus, il y a des lignes d'écoute téléphonique sans frais dans toutes les régions du Canada. Vous n'êtes pas obligé de donner votre nom. Les personnes qui répondent peuvent vous dire où aller pour obtenir de l'aide. De plus, elles vous écouteront si vous voulez leur raconter ce qui se passe et comment vous vous sentez. Beaucoup d'entre elles ont elles mêmes été victimes de violence.
  • Un avocat ou un bureau d'aide juridique peut vous donner des conseils juridiques, sans frais dans certains cas. Communiquez avec un bureau d'aide juridique, une ligne d'information sur le droit, un conseiller parajudiciaire aux Autochtones ou un intervenant des services d'aide aux victimes pour savoir où vous pouvez obtenir de l'aide juridique et si celle ci est gratuite.

IMPORTANT : Si vous appelez de la maison à l'un des services ci-haut et que votre téléphone est muni de l'option de recomposition, composez ensuite un autre numéro. Si vous appelez d'un téléphone cellulaire, n'oubliez pas d'effacer le numéro de la liste des appels effectués. Ainsi, la personne qui vous a maltraité ne saura pas qui vous venez d'appeler ou ce que vous planifiez. De nombreux agresseurs vérifient les appels téléphoniques des personnes qu'ils essaient de manipuler.

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