La violence est inacceptable peu importe la culture : Premières Nations et Métis du Canada

Que se passera-t-il si j'appelle la police?

La police devrait toujours vous donner la possibilité de parler en l'absence de la personne qui vous agresse. Si vous êtes une femme, vous pouvez demander à voir une policière, mais cela n'est pas toujours possible, ou vous pourriez avoir besoin d'un interprète.

  • D'abord et avant tout, la police assurera votre protection et celle de vos enfants et vous aidera à partir en toute sécurité. Si vous avez été agressé ou qu'un autre crime a été commis, elle pourrait arrêter votre agresseur.
  • La police peut prendre des dispositions afin que vous receviez une aide médicale. Elle peut appeler une ambulance ou vous conduire à l'hôpital, à un poste de soins infirmiers ou à un centre de santé.
  • La police peut vous soutenir et vous rassurer. Elle peut aussi vous aider à trouver les fournisseurs de services dont vous avez besoin et prendre des dispositions en matière de transport si vous le voulez.

Si la personne qui vous a maltraité est arrêté, il pourrait devoir rester en prison jusqu'à ce qu'il comparaisse devant le tribunal pour son enquête sur le cautionnement. Dans les grands centres, ce peut être une question de quelques heures seulement. Il pourrait ensuite être remis en liberté, à moins que le tribunal ne juge qu'il y a de bonnes raisons pour qu'il demeure incarcéré.

Si vous avez peur pour votre sécurité, dites-le à la police avant que la personne soit remis en liberté. Le tribunal pourrait imposer des conditions avant sa libération. Il pourrait, par exemple, lui ordonner de ne pas communiquer avec vous. S'il ne respecte pas les conditions, la police pourrait l'arrêter de nouveau.

Si vous avez peur qu'il vous fasse du mal à sa sortie de prison, vous pourriez vouloir trouver un endroit sûr où rester, comme un refuge d'urgence temporaire ou une maison d'hébergement temporaire.

Vous pouvez aussi demander une « ordonnance de protection d'urgence », une « ordonnance de non communication » ou un « engagement de ne pas troubler l'ordre public ». Ces ordonnances imposent des conditions à ce que la personne violente a le droit de faire en lien avec vous ou vos enfants. Par exemple, l'ordonnance peut indiquer que cette personne n'a pas le droit de communiquer avec vous pendant un certain temps ou qu'elle doit quitter la maison afin que vous puissiez y demeurer seul avec vos enfants.

Si la personne ne respecte pas ces règles, il peut être condamné à payer une amende ou aller en prison.

Si le juge ou le juge de paix veut avoir plus de renseignements avant de rendre une ordonnance, il pourra vous convoquer à une audience, ainsi que l'autre personne. Vous aurez chacun l'occasion de raconter votre version des faits. Vous n'avez pas besoin d'un avocat pour cette audience, à moins d'en vouloir un, mais la police sera présente, et vous pouvez lui dire si vous craignez pour votre sécurité.

Les personnes qui ont subi des mauvais traitements ont souvent de la difficulté à demander de l'aide. Elles se sentent loyales envers les membres de leur famille et comptent souvent sur eux pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Mais les ordonnances de protection d'urgence, les ordonnances de non communication et les engagements de ne pas troubler l'ordre public peuvent être très utiles pour vous et vos enfants.

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