La violence est inacceptable peu importe la culture : Premières Nations et Métis du Canada

Le « cycle des mauvais traitements et de la violence »

De nombreuses personnes ont constaté que les mauvais traitements et la violence s'accentuent avec le temps si aucune aide n'est obtenue. Le diagramme ci dessous montre comment cela fonctionne. La tension monte et la personne qui maltraite commence à attaquer « doucement » — peut être en formulant des accusations ou des insultes ou en vous rabaissant. Celle ci peut essayer d'apaiser la situation ou elle peut réagir et protester. Dans un cas comme dans l'autre, la tension continue de monter jusqu'à ce que la violence explose. Par la suite, la personne qui maltraite regrette souvent sa conduite — il promet de ne plus recommencer ou d'obtenir de l'aide, ou même il menace de se suicider si vous le quittez. Toutefois, la tension commence habituellement à monter de nouveau et le cycle recommence. Avec le temps, les cycles peuvent se produire plus souvent et la violence peut s'aggraver.

Le cycle des mauvais traitements et de la violence

Figure - Équivalent textuel

La tension monte pendant un certain temps, jusqu'à ce que l'agresseur pose un geste violent. L'« explosion » de la violence est alors suivie d'une période de calme ou d'apaisement. L'agresseur peut alors s'excuser et promettre de ne plus recommencer. Il peut promettre qu'il va demander de l'aide, ou même menacer de se suicider. Cependant, avec le temps, la tension monte de nouveau, et l'agresseur pose habituellement d'autres gestes violents. En général, la violence s'aggrave avec le temps, et les actes de violence deviennent plus fréquents.

Une femme d'une Première Nation qui vivait de la violence conjugale a dit : [TRADUCTION] « La violence conjugale — ça commence par des petites choses qui restent impunies. Ils vous rabaissent devant vos amis, ils vous donnent des petits coups, puis un coup de poing sur le bras, puis ils vous tirent par les cheveux, vous maintiennent contre le mur. Et ils s'en sortent. Vous savez, tout cela est inacceptable. Je pense que c'est comme une maladie qui s'aggrave avec le temps. »

Vous sentez-vous « déchiré »?

Vous voulez que la violence cesse, mais il est difficile de croire que le fait d'en parler ou de demander de l'aide améliorera les choses.

« Une fois, j'ai pris un fusil et je les ai coincés, elle et les enfants... Elle a dit : « Je sais que tu m'aimes, mais un jour je pourrais mourir à cause de ton amour » . »

(tiré du rapport Les femmes autochtones et la violence familiale, Canada, Centre national d'information sur la violence dans la famille, Ottawa, Agence de la santé publique du Canada, 2008.).

De nombreuses personnes maltraitées veulent seulement que la violence cesse, mais elles ont peur de ce qui arrivera si elles essaient de changer les choses — à elles, à leur famille ou même à la personne qu'elles aiment mais qui les agresse. Elles peuvent avoir peur que leur famille et leurs amis ne les aident pas, et il arrive parfois qu'ils ne le fassent pas au début. Mais rappelez vous que ces choses n'arrivent pas seulement à vous. Vos enfants et vos proches, et même la personne qui est violente à votre endroit, sont pris dans ce cycle jusqu'à ce que quelqu'un décide de demander de l'aide. Vous pouvez choisir de commencer à améliorer votre vie et celle de votre famille.

Les relations, comme les gens, peuvent être saines ou malsaines. Parfois, il vous faut obtenir le « bon remède », du counseling par exemple.

Il n'est sain pour personne de vivre dans une relation de violence. Vous pouvez aimer quelqu'un, et cette personne peut vous aimer, mais si elle agit encore de manière violente à votre égard et que vous avez peur, soyez très prudent. Dans une relation saine, il n'y a aucun sentiment de crainte.

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