Recensement des outils d’évaluation des risques de violence conjugale utilisés au Canada

1. Introduction

En 2004, grâce à la collaboration du ministère de la Justice du Canada, le British Columbia Institute Against Family Violence (BCIFV) et de P. Randall Kropp, Ph.D., Stephen D. Hart, Ph.D. et Henrik Belfrage, Ph.D., a été élaboré le bref questionnaire d'évaluation des risques en cas de violence conjugale (B-SAFER). Le but du B-SAFER était de fournir aux professionnels de la justice pénale un outil concis et convivial pour les aider dans l'évaluation des risques, d'assister les victimes dans la planification de stratégies visant à accroître leur sécurité et de contribuer à l'objectif ultime de réduire les risques pour les victimes de violence conjugale.

Après la création du B-SAFER, les fonctionnaires du ministère de la Justice du Canada qui s’intéressent à la question de la violence familiale ont convenu qu’il serait utile de recenser les autres outils couramment utilisés par les intervenants du système de justice pénale au Canada pour évaluer les risques en cas de violence conjugale.

2. Objectif

L’objectif initial du projet était de recenser les outils d’évaluation des risques de violence conjugale couramment utilisés, le cas échéant, par le personnel du système de justice pénale (police, services correctionnels, agents de probation), en vue de prévenir d'autres incidents ou des incidents plus graves de violence conjugale au Canada.

3. Méthodologie

Nous avons utilisé la liste des représentants fédéraux-provinciaux-territoriaux (FPT) de l’Initiative sur la violence familiale comme point de contact initial à la suite des discussions tenues à l’occasion de la rencontre FPT sur la violence familiale en août 2007. Dans certains cas, nous avons ajouté ou substitué d’autres personnes-ressources afin d’obtenir des réponses plus complètes. Nous avons demandé à chaque personne-ressource de nous dire quels outils d’évaluation des risques de violence conjugale étaient utilisés, le cas échant, par le personnel du système de justice pénale dans leur ressort.

Nous avons découvert que le personnel du système de justice pénale utilisait différents outils et que dans certains ressorts, il travaillait en collaboration avec les services sociaux ou les organismes d’aide aux victimes. Ainsi, la portée du rapport a été élargie pour inclure des outils d’évaluation des risques et de gestion de cas, des listes de vérification des facteurs de risque et des protocoles.

Il est important de noter que les outils, listes de vérification et protocoles mentionnés dans le rapport sont ceux que les personnes contactées connaissaient entre janvier 2008 et septembre 2008, et que la liste n'est pas exhaustive. Elle fournit cependant des renseignements importants et utiles qui n'avaient jamais été réunis auparavant sous cette forme et dans ce but. À l'automne 2008, une version préliminaire du rapport a été distribuée par courriel aux fonctionnaires FPT qui avaient fourni des renseignements ainsi qu'aux personnes ayant créé les outils afin d'obtenir leurs commentaires et de vérifier l'exactitude des renseignements contenus dans le rapport.

3.1 Mise à jour

En 2012, le Groupe de travail FPT spécial sur la violence familiale a été utilisé comme point de contact en vue de demander des mises à jour de cet inventaire. On a demandé aux représentants de fournir des renseignements sur toute modification apportée aux outils d'évaluation des risques et aux protocoles utilisés dans leur administration. Par conséquent, on a mis à jour les renseignements provenant des administrations suivantes : l'Île-du-Prince-Édouard, le Québec, l'Ontario, le Manitoba, l'Alberta, la Colombie-Britannique et les Territoires du Nord-Ouest.

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