Outils d’évaluation du risque de violence envers le partenaire intime : Un examen

6. Types d'outils d'évaluation du risque de violence envers le partenaire intimeNote de bas de la page 5

Les évaluations du risque dans le cas de violence envers le partenaire intime appartiennent de façon générale à trois catégories : jugement clinique non structuré, jugement clinique structuré et approche actuarielle. Il existe aussi d'autres méthodes pour évaluer le risque de violence envers le partenaire intime, y compris les évaluations du risque par les victimes et l'utilisation d'échelles de risque conçues pour évaluer le risque d'infraction générale ou avec violence (Hanson et col. 2007). Il a été démontré que tous les jugements cliniques non structurés et les outils actuariels possédaient au moins un certain degré de fiabilité et de validité (Kropp 2008).

6.1 Décisions fondées sur un jugement clinique non structuré

Les décisions fondées sur un jugement clinique non structuré constituent la méthode la plus usuelle d'évaluation du risque (Kropp 2008). Selon cette approche, le professionnel recueille de l'information et évalue le risque en se fondant sur son propre jugement subjectif (Helmus et Bourgon 2011). Le professionnel ne suit pas de lignes directrices et justifie ses décisions finales en invoquant sa propre expérience et expertise (Guo et Harstall 2008).

L'un des avantages de cette approche est de permettre au professionnel de prendre en compte les comportements et les circonstances spécifiques du délinquant pour élaborer des stratégies particulières de prévention de la violence (Kropp 2008). Elle permet aussi une souplesse (Guo et Harstall 2008). Il existe toutefois un certain nombre de limites. Certains ont fait valoir que cette approche souffrait d'une absence de reddition de comptes, de transparence, de validité et de transposabilité, et reposait trop lourdement sur la discrétion personnelle (Helmus et Bourgon 2011; Kropp 2008; Nicholls et col. 2006). D'autres ont noté que cette approche souffrait d'une faible fiabilité interévaluateurs et était moins exacte que les évaluations du risque fondées sur un jugement structuré (Guo et Harstall 2008; Hanson et Morton-Bourgon 2009). De plus, parce que cette méthode dépend lourdement de l'opinion de l'évaluateur, il y a un risque que celui-ci ne tienne pas compte d'importants renseignements qui devraient être pris en compte (Kropp 2008).

6.2 Jugement clinique structuré

Le deuxième type d'approche pour la prise de décisions cliniques est le jugement clinique structuré, que l'on a aussi appelé le jugement professionnel structuré ou l'approche clinique guidée (Helmus et Bourgon 2011; Kropp 2008). Selon cette approche, les évaluateurs respectent un ensemble de lignes directrices qui établissent des facteurs de risque spécifiques devant être examinés (statiques et dynamiques). Les facteurs de risque sont établis en fonction de notions théoriques et de données empiriques générales (Helmus et Bourgon 2011). Les lignes directrices [traduction] « comprennent aussi normalement des recommandations pour la collecte de renseignements, la communication d'opinions et la mise en oeuvre de stratégies de prévention de la violence » (Kropp 2008, 207). Cette approche n'incorpore pas la pondération ou la combinaison des facteurs de risque, mais repose sur la décision finale de l'évaluateur quant au risque (Helmus et Bourgon 2011; Kropp 2008). L'objectif premier de l'approche fondée sur le jugement clinique structuré est la prévention de la violence qui, selon ses partisans, est atteinte en incluant des facteurs de risque qui sont dynamiques et que l'on peut cibler (Kropp 2008). Les renseignements obtenus grâce à cette approche peuvent servir à orienter le plan de traitement et la gestion du risque.

L'approche fondée sur le jugement clinique structuré comporte un certain nombre de points forts. Ses partisans font valoir qu'elle est plus souple que l'approche actuarielle (décrite plus bas) et que, parce que les facteurs de risque sont choisis en fonction de preuves empiriques, les outils peuvent être plus facilement généralisés que ceux élaborés en fonction d'une population en particulier, ce qui est souvent le cas des outils issus de l'approche actuarielle (Helmus et Bourgon 2011). De plus, elle est plus uniforme et transparente que celle fondée sur le jugement clinique non structuré, tout en en conservant la flexibilité et l'importance accordée au jugement professionnel de l'approche non structurée (Braff et Sneddon 2007). Elle assure aussi qu'une grande quantité de renseignements propres à une affaire seront pris en compte et elle [traduction] « permet un lien logique, visible et systématique entre les facteurs de risque et l'intervention » (Kropp 2008, 207).

Cette approche comporte aussi un certain nombre de limites. D'abord, parce que l'évaluation finale du risque est laissée à l'évaluateur, l'approche est plus subjective que si on fondait la décision quant au risque sur un score total (comme c'est le cas dans l'approche actuarielle) (Helmus et Bourgon 2011). De plus, des recherches empiriques additionnelles sont nécessaires pour vérifier l'exactitude et la fiabilité de cette approche et certaines études ont indiqué que la fiabilité interévaluateurs des outils était modeste (Guo et Harstall 2008; Nicholls et col. 2006). Enfin, d'autres ont fait valoir que certains éléments inclus dans les outils, comme le comportement suicidaire, n'étaient pas de bons prédicteurs de violence envers le partenaire intime (Hilton et Harris 2005).

De nombreux outils d'évaluation du risque de violence envers le partenaire intime ont été élaborés au Canada et aux états-Unis en se fondant sur l'approche du jugement clinique structuré. Trois de ces outils, le SARA, l'Inventaire de la violence familiale et l'évaluation du danger sont décrits à l'annexe A.

6.3 L'approche actuarielle

La méthode actuarielle est fondée sur l'utilisation de facteurs prévisionnels, ou facteurs de risque, décrits dans des recherches empiriques particulières (Braff et Sneddon 2007; Hilton et col. 2010) à ces facteurs de risque est attribuée une valeur numérique et un score total est généré grâce à un algorithme (Helmus et Bourgon 2011; Singh 2011). Ce score est ensuite utilisé pour estimer la probabilité que l'individu récidive à l'intérieur d'une certaine période de temps (Guo et Harstall 2008; Singh 2011). L'évaluateur peut aussi déterminer le niveau de risque de l'individu par rapport à des délinquants similaires (Kropp 2008). Une formation sur la bonne utilisation des outils propres à la méthode actuarielle est nécessaire (Braff et Sneddon 2007).

Il existe différentes variantes de la méthode actuarielle. L'une est la méthode de prédiction actuarielle pure, telle que décrite plus haut. Une autre est la méthode actuarielle cliniquement ajustée, qui [traduction] « débute par le score actuariel établi et qui tient compte ensuite de facteurs externes (c'est-à-dire que l'évaluateur peut juger dans quelle mesure le taux de récidive prévu constitue une juste évaluation du risque que présente le délinquant) » (Hanson et Morton-Bourgon 2009, 3). à l'heure actuelle, il n'existe aucun outil d'évaluation du risque de violence envers le partenaire intime connu qui soit fondé sur l'approche actuarielle ajustée.

L'approche actuarielle comporte un certain nombre de points forts. Il a été démontré qu'elle avait une capacité prévisionnelle plus grande que l'approche clinique non structurée. Comme les outils actuariels utilisent les mêmes critères, les résultats peuvent être plus facilement reproduits (Hilton et col. 2010; Kropp 2008). Aussi, l'approche actuarielle peut être utilisée par des évaluateurs qui n'ont pas de qualifications ou de formation cliniques, ou qui n'ont pas de formation dans le domaine de la violence familiale (Braff et Sneddon 2007).

Il y a aussi de nombreuses limites et critiques de l'approche actuarielle. D'abord, Kropp (2008) fait valoir que l'approche actuarielle ne fournit pas beaucoup de renseignements sur les stratégies de prévention de la violence et limite l'évaluateur à un ensemble fixe de facteurs, passant sous silence des facteurs propres à chaque cas qui doivent aussi être pris en compte. De même, les outils ne prennent pas en considération des variables que l'on ne rencontre pas souvent (comme les pensées homicides), mais qui peuvent être pertinentes et qu'on a jugé être plus ou moins en corrélation avec la violence (Kropp 2008; Nicholls et col. 2006). De plus, les évaluateurs peuvent se sentir mal à l'aise à utiliser la méthode actuarielle car ils doivent n'utiliser que cette méthode pour décider du risque, plutôt que de prendre en compte d'autres sources d'information (Kropp 2008).

Les deux outils d'évaluation du risque de violence envers le partenaire intime fondés sur la méthode actuarielle qui sont le plus souvent utilisés au Canada, l'évaluation du risque de violence familiale en Ontario (ERVFO) et le Répertoire de dépistage de la violence familiale (DVRAG), sont décrits à l'annexe A.

6.4 Autres approches

En plus des approches mentionnées plus haut, il existe d'autres méthodes et outils utilisés aux fins de prédire la récidive de violence envers le partenaire intime. Ces méthodes comprennent la consultation de la victime sur son pronostic d'une récidive probable de la part du délinquant et l'utilisation d'autres outils d'évaluation du risque conçus pour prédire qu'une infraction générale ou violente sera commise.

6.4.1 Consultation de la victime

Une façon d'évaluer le risque de violence envers le partenaire intime est de demander à la victime de déterminer le risque que le délinquant récidive. Les recherches ont démontré que les femmes victimes de violence de la part d'un partenaire intime sont capables d'évaluer le risque d'être victimes à nouveau avec un degré d'exactitude modéré (Bennett Cattaneo et col. 2007; Hanson et col. 2007; Nicholls et col. 2006). Il est reconnu qu'il est important de consulter la victime dans ces cas, car elle est en mesure de fournir des renseignements touchant des facteurs dynamiques comme la personnalité du délinquant, sa santé mentale et son comportement violent (Connor-Smith et col. 2011; Kropp 2008). En fait, la combinaison d'évaluations du risque structurées et d'évaluations de la part de la victime donne lieu à des évaluations du risque plus exactes que l'une ou l'autre méthode prise isolément (Connor-Smith et col. 2011). Il n'est cependant pas recommandé de s'en remettre uniquement aux évaluations de la victime, car celle-ci peut surestimer ou sous-estimer le risque, hésiter à fournir des renseignements par crainte pour sa propre sécurité, vouloir protéger le délinquant, ou ne pas avoir de démêlés avec le système de justice pénale (Connor-Smith et col. 2011; Kropp 2008; Nicholls et col. 2006).

6.4.2 Outils d'évaluation du risque qu'une infraction générale ou violente soit commise

Une autre façon d'évaluer le risque dans le cas de violence envers le partenaire intime est de recourir aux outils conçus pour évaluer le risque de récidive générale ou violente. Le Répertoire de dépistage de la violence (VRAG) et le Level of Service Inventory – Revised (LSI-R) sont des exemples de ces outils d'évaluation du risque général. Veuillez consulter l'annexe A pour une brève description de ces outils.

6.5 Facteurs à considérer au moment de choisir un outil d'évaluation du risque

Comme on peut le voir, il existe de nombreuses d'options différentes à la disposition de la personne chargée de procéder à une évaluation du risque de violence envers le partenaire intime. Malgré la quantité de ces outils d'évaluation, il n'y a pas eu suffisamment de recherches empiriques permettant de conclure qu'un outil, ou type d'outil, est meilleur qu'un autre (Nicholls et col. 2006). En effet, on a effectué beaucoup moins de recherches dans ce domaine comparativement aux évaluations du risque qu'une infraction générale ou violente soit commise (Helmus et Bourgon 2011).

Il y a un certain nombre de facteurs à prendre en compte au moment de déterminer quel outil d'évaluation du risque utiliser. Voici quelques exemples :

  • Le but de l'évaluation du risque est-il de prédire la récidive, de prévenir la violence, ou les deux?
  • L'évaluation porte-t-elle essentiellement sur le délinquant ou sur la victime? Certains outils sont conçus pour évaluer spécifiquement le délinquant, que ce soit pour déterminer la probabilité d'une récidive ou pour élaborer des stratégies de gestion du risque, alors que d'autres visent à déterminer si la victime risque d'être victimisée à nouveau.
  • Le but de l'évaluation est-il de déterminer le risque de violence envers le partenaire intime ou le risque d'homicide du partenaire intime (Braff et Sneddon 2007). S'il s'agit de déterminer la probabilité d'une récidive de la violence envers le partenaire intime, l'évaluateur pourra choisir des outils comme Le Guide d'évaluation du risque de violence conjugale (SARA) ou le Domestic Violence Screening Inventory (DVSI). Si le but est de déterminer la probabilité d'un homicide du partenaire intime, l'évaluateur pourrait choisir l'évaluation du danger ou le DV-MOSAIC.
  • Le temps requis pour compléter l'évaluation du risque. Certains outils comportent moins d'éléments et prennent moins de temps à compléter (Braff et Sneddon 2007). Par exemple, les évaluations qui exigent l'étude de dossiers, des entrevues avec des délinquants ou autres personnes ou l'étude de rapports psychologiques prennent plus de temps que d'autres évaluations qui ne nécessitent pas ces étapes. Par ailleurs, certains outils requièrent l'intervention ou l'évaluation d'un psychologue. Il faut alors tenir compte de la question de la disponibilité du psychologue pour procéder à l'évaluation et du temps qu'il lui faudra.
  • La personne qui procède à l'évaluation (Guo et Harstall 2008). Par exemple, l'outil qui sera choisi pourra être différent si l'évaluateur est un clinicien, un agent d'application de la loi ou un travailleur social.
  • Les compétences et l'expérience de la personne qui procède à l'évaluation (Braff et Sneddon 2007). Même si certaines études démontrent qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une grande expérience clinique pour procéder à certaines évaluations (p.ex. Storey et col. 2011), il y a lieu de considérer le niveau d'expérience clinique requis pour utiliser certains outils en particulier au moment de faire son choix.
  • Le contexte dans lequel se déroulera l'évaluation (palais de justice, refuge pour femmes) et l'accessibilité des renseignements nécessaires pour procéder à l'évaluation (Guo et Harstall 2008).
  • Il est aussi important de tenir compte de ce que nous révèle la littérature au sujet des différents d'outils d'évaluation. Pour l'évaluation du risque général, il a été déterminé que l'approche clinique non structurée prédisait le risque avec moins d'exactitude que les approches structurées, souvent seulement un peu mieux que le hasard (Hanson et col. 2007; Hanson et Morton-Bourgon 2009). La méthode actuarielle et celle fondée sur le jugement clinique structuré sont souvent comparées l'une à l'autre dans la littérature sur l'évaluation du risque général; cependant, comme nous le verrons plus loin, la recherche n'a pas permis de déterminer quel type d'outil permettait de prédire la violence envers le partenaire intime avec le plus d'exactitude, sans doute parce que les recherches dans ce domaine sont peu nombreuses (Hanson et col. 2007). Par conséquent, il est important que les évaluateurs prennent en compte les points forts et les points faibles de chaque type d'outils, en plus des autres considérations décrites plus haut.

En plus des facteurs susmentionnés, il est aussi important de prendre en compte les forces et les faiblesses générales des outils d'évaluation du risque de violence envers le partenaire intime.

6.6 Forces et faiblesses des outils d'évaluation du risque de violence envers le partenaire intime

Les outils d'évaluation du risque de violence envers le partenaire intime comportent un certain nombre de forces et de faiblesses générales. Parmi les points forts, ils peuvent fournir un vocabulaire commun qui peut être utilisé par les nombreux professionnels qui interviennent dans les cas de violence envers le partenaire intime et peuvent fournir des renseignements aux fournisseurs de services (Braff et Sneddon 2007; Laing 2004). De plus, ils permettent de faire en sorte que les services seront dirigés vers ceux qui en ont le plus besoin et seront adaptés aux besoins et à la situation du délinquant et de la victime (p. ex. planification de la sécurité) (Braff et Sneddon 2007; Nicholls et col. 2006). Les outils d'évaluation du risque fournissent aussi une méthode plus exacte pour évaluer le danger que le fait de s'en remettre uniquement au jugement d'un professionnel (Braff et Sneddon 2007). Enfin, la documentation nécessaire pour procéder à une évaluation du risque assure la transparence et la reddition de comptes de la part des décideurs et du système de justice pénale.

Les outils d'évaluation du risque de violence envers le partenaire intime comportent cependant de plusieurs faiblesses. Premièrement, il n'existe [traduction] « aucune norme professionnelle touchant : a) les qualifications minimales requises pour procéder aux évaluations; b) les 'meilleures pratiques' pour appliquer les évaluations; c) la formation des évaluateurs; d) l'évaluation et le suivi des évaluations » (Kropp 2008, 212). Par conséquent, il se peut que certains professionnels qui procèdent à des évaluations le fassent sans avoir les qualifications requises, la formation ou l'encadrement nécessaire pour procéder à des évaluations exactes. 

Deuxièmement, les experts ne s'entendent pas tous sur la nécessité d'avoir des outils conçus spécifiquement pour prédire la récidive de la violence envers le partenaire intime. Plusieurs des facteurs de risque dont on sait qu'ils permettent de prédire la récidive de la violence envers le partenaire intime sont les mêmes que ceux qui permettent de prédire la récidive générale ou la récidive violente, comme le jeune âge, le chômage et la toxicomanie (Hanson et col. 2007; Hanson et Wallace-Capretta 2000; Hilton et Harris 2005). De plus, Hanson et col. (2007) ont découvert dans leur méta-analyse des outils d'évaluation du risque de violence envers le partenaire intime que les échelles conçues spécifiquement pour évaluer le risque de récidive de la violence envers le partenaire intime, les échelles d'évaluation du risque général et les appréciations du risque des victimes étaient similaires quant à leur exactitude prédictive.

Jusqu'ici, très peu de recherches indépendantes ont examiné la fiabilité, la validité et l'exactitude des outils d'évaluation du risque de violence envers le partenaire intime (Braff et Sneddon 2007; Laing 2004; Roehl et col. 2005). Les recherches qui ont été effectuées ont mis au jour le fait que ces outils permettaient de prédire le risque avec une exactitude mitigée (Hanson et col. 2007; Kropp 2008). Cette absence de recherches empiriques fait aussi en sorte qu'il est difficile de déterminer quel type d'outil et plus exact qu'un autre (p. ex. Guo et Harstall 2008; Hanson et col. 2007). Pour ces raisons, il a été recommandé que les évaluateurs utilisent d'autres sources d'information (comme les appréciations du risque de la victime) en plus d'utiliser des outils en particulier (Guo et Harstall 2008).

Enfin, l'évaluation du risque en général ne permet à l'évaluateur que de formuler une prédiction quant à la récidive, et cette prédiction peut être incorrecte, ce qui peut donner lieu à des faux positifs ou à des faux négatifs (Hoyle 2008; Roehl et Guertin 2000). Un faux positif qui accole à un accusé l'étiquette « risque élevé de récidive » alors que c'est faux peut causer des torts indus à l'accusé et accroître le sentiment de crainte éprouvé par la victime. Un faux négatif qui attribue à un accusé un faible risque peut causer des difficultés au sein du système de justice pénale si le délinquant récidive effectivement, et peut mener la victime à sous-estimer le risque d'être victimisée à nouveau, ce qui peut causer du tort à la victimeNote de bas de la page 6 (Roehl et Guertin 2000).

Date de modification :