Sommaire
Ce rapport résume cinq documents de réflexion rédigés par des spécialistes en la matière afin d’aider les conseillers et conseillères juridiques en droit de la famille à repérer les cas de violence familiale dans les communautés diverses et à intervenir. Les documents de réflexion portaient sur les groupes de population suivants : les groupes racisés, les personnes 2ELGBTQ+, les communautés musulmanes, les personnes nouvellement arrivées au pays et les personnes en situation de handicap. Selon les spécialistes en la matière :
- Il n’existe pas d’approche unique pour repérer les cas de violence familiale et intervenir lorsque l’on représente des clients et des clientes.
- Il est essentiel de reconnaître qu’il existe des obstacles à la divulgation; il peut s’écouler un certain temps avant qu’un client ou une cliente n’accepte de parler de ses expériences de violence familiale. Il existe également des barrières socioculturelles et religieuses qui peuvent accentuer la réticence d’un client ou d’une cliente à révéler ses expériences de violence familiale à un conseiller ou une conseillère juridique (p. ex., la peur de perdre la personne qui s’occupe d’elle ou de lui, les barrières linguistiques, la peur de l’expulsion).
- La violence familiale peut se manifester de différentes manières; les questions visant à déceler la violence familiale doivent être adaptées à chaque client ou chaque cliente et se concentrer sur sa relation avec son partenaire et sur la dynamique de sa famille.
- Les conseillers et conseillères juridiques en droit de la famille devraient prendre le temps de mieux connaître les communautés qu’ils servent, de réfléchir à leurs préjugés intériorisés et de participer à une formation continue sur l’équité et la diversité. Cela peut aider ces professionnels à anticiper les besoins de leur clientèle et à y répondre de manière plus efficace et plus appropriée, en faisant preuve de plus de sensibilité et en ne portant pas de jugement.
- Leurs bureaux et leurs pratiques devraient offrir un environnement inclusif à leurs clients et à leurs clientes afin de les aider à se sentir plus à l’aise. Rendre l’environnement physiquement accessible et demander aux clients et aux clientes, avant une réunion, s’ils ont des besoins ou des préférences en matière d’accessibilité (p. ex., personne de confiance, interprétation) peut contribuer à améliorer la confiance et la communication entre le client et son conseiller juridique.Â
- Les conseillers et conseillères juridiques doivent se mettre en relation avec les services de soutien de leur région et établir des relations avec les prestataires de services afin de faciliter l’aiguillage et d’obtenir des conseils et des ressources de la part des organisations communautaires. Les conseillers et conseillères juridiques doivent également être conscients du fait que certains clients ou certaines clientes peuvent préférer accéder à des soutiens informels (p. ex., amis ou amies, famille, chefs religieux) plutôt qu’à des services formels (p. ex., des centres d’hébergement).
- Les conseillers et conseillères juridiques doivent éviter de faire des suppositions sur leurs clientes et leurs clientes. Au contraire, il est important que les conseillers et conseillères juridiques leur demandent quels sont leurs besoins et adaptent leur pratique en conséquence. Par exemple, ces professionnels devraient leur demander ce qu’ils souhaitent retirer de la procédure de droit de la famille.
- Les conseillers et conseillères juridiques doivent être conscients de la manière dont d’autres questions juridiques peuvent s’entrecroiser avec une affaire de droit de la famille, telles que les questions de droit de l’immigration et de droit pénal.
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