Approches autochtones en matière d’évaluation et de recherche

Les approches occidentales en matière d’évaluation ont tendance à se concentrer sur l’évaluation objective de la pertinence et du rendement des programmes au moyen de cadres qui recherchent la collecte et l’analyse systématiques de données probantes sur les résultats déterminés lors de la conception du programme. Elles se concentrent respectivement sur les résultats et les paramètres des programmes et sur des sujets d’étude, sans une compréhension approfondie de la perception qu’une communauté a de ces problèmes. Les évaluations occidentales ont tendance à évaluer les programmes du point de vue de l’organisme de financement, auquel on accorde souvent plus d’importance que les perspectives communautaires. Les communautés, les organisations et les chercheurs autochtones se sont prononcés sur le manque d’harmonisation de ces méthodes occidentales en ce qui concerne leur capacité de déterminer des résultats significatifs qui contribuent au bien-être et à une compréhension holistique des résultats.

Les quatre documents d’experts soulignent la façon dont les approches d’évaluation autochtones permettent aux communautés de déterminer les programmes et les résultats communautaires pertinents qui répondent aux besoins de leur communauté plutôt qu’aux besoins de l’organisme de financement. Ils fournissent également un aperçu des mécanismes et des processus utiles pour la guérison, la santé et le bien-être individuels et collectifs, et qui font de la place pour des histoires qui révèlent les complexités de la transformation et de l’innovation plutôt que pour la production de rapports linéaires des résultats.

Les documents d’experts soulignent comment les approches autochtones en matière d’évaluation consistent à découvrir la vérité sur la façon dont un problème, un programme ou un système fonctionne sous différents angles. Plus précisément, une approche autochtone en matière d’évaluation :

[traduction]
est un processus de réflexion et de contemplation profondes, un processus de retour en arrière qui permet de voir ce qui a fonctionné, ce qui n’a pas fonctionné, puis de décider de la voie à suivre […] elle n’a pas recours à un ensemble externe d’indicateurs sur ces questions visant à savoir où vous « devriez » être. Le processus crée plutôt un espace permettant aux gens d’apprendre de leurs expériences, de réfléchir à ce qui a fonctionné pour eux, de célébrer le parcours et d’intégrer cet apprentissage dans leur avenir (Rowe, 2019, p. 10).

De façon plus générale, les approches autochtones en matière d’évaluation et de recherche visent à :

[traduction]
déterminer qui établira un programme d’enrichissement des connaissances, dont la voix dirigera le processus et dont les connaissances seront recherchées et valorisées; les méthodes qui seront employées pour recueillir les connaissances; en outre, l’utilisation et la distribution ultimes des résultats de la collecte de connaissances constituent autant d’éléments importants (Rowe, 2019, p. 3).

Dans cette façon d’envisager l’évaluation, les peuples autochtones participent activement à la conduite de l’évaluation ou de la recherche plutôt que de faire l’objet des travaux. L’évaluation se transforme en processus d’autodétermination et d’autogouvernance, ce qui devient une approche de décolonisation.

Les peuples autochtones du Canada ont de nombreuses langues et cultures différentes. Bien qu’il existe de nombreux éléments communs aux visions du monde autochtones, comme la spiritualité et la relationnalité, il n’y a pas d’approche unique. Les visions du monde et les modes de connaissance autochtones sont enracinés dans leurs contextes, histoires, expériences et lieux individuels. Les approches autochtones en matière d’évaluation et de recherche sont ancrées dans des modes de connaissance, des visions du monde et des perspectives autochtones et en sont indissociables.

Cela met en évidence l’importance de prendre en considération le contexte unique d’une communauté dès le début d’un projet et le fait qu’une approche d’évaluation et de recherche uniformisée ne fonctionnera pas lors de la conception, de la mise en œuvre ou de la communication des résultats d’une étude. Le contexte englobe les réalités économiques, environnementales, institutionnelles, sociales, spirituelles et politiques propres à chaque communauté. Les évaluateurs et les chercheurs doivent veiller à comprendre pourquoi et comment les généralisations peuvent affaiblir la vérité et atténuer la valeur de la dynamique et des contributions positives d’une communauté donnée. Les évaluations personnalisées font en sorte que les aspects uniques de la communauté et du programme déterminent l’approche, les méthodes et les questions. Il est essentiel que l’on garde en réserve du temps et des ressources pour comprendre le contexte local et acquérir des compétences à cet égard avant de définir l’approche.

Les sections suivantes présentent un bref résumé de certains des principes clés des approches autochtones en matière d’évaluation et de recherche à partir des quatre documents d’experts.

Principes directeurs

Tout en reconnaissant que chaque communauté autochtone possède des points de vue uniques, supposant des contextes culturels, politiques et historiques uniques, les quatre experts en la matière ont souligné que les grands principes directeurs suivants sont particulièrement importants pour les approches autochtones en matière d’évaluation et de recherche. Cette liste n’est pas exhaustive, et des détails supplémentaires concernant les principes directeurs présentés ici se trouvent dans les quatre documents annexés au présent rapport.

Les relations revêtent une importance capitale

Les relations sont au cœur des approches autochtones en ce qui concerne les pratiques d’évaluation et de recherche. Cela comprend les relations avec la terre, la culture, la communauté, les gens, les ancêtres et la spiritualité.

Le respect, la confiance et la responsabilité sont des facteurs clés pour établir des relations. Les évaluateurs et les chercheurs ont des responsabilités à l’égard des relations qu’ils créent dans la communauté, notamment la façon dont ils restent responsables envers ceux qui ont partagé leur savoir. Il est possible d’établir des relations de confiance et de respect avec les membres de la communauté, le personnel du programme et les participants au programme en prenant part à des rencontres individuelles, en écoutant et en parlant, en échangeant et en accueillant, en étant généreux et respectueux dans le partage de ses propres connaissances. Les évaluateurs et les chercheurs peuvent également démontrer leur responsabilité en étant activement présents pendant la communication de l’information, en laissant le temps de réfléchir après la communication de l’information et en veillant à ce que l’information soit utile à la communauté et à l’organisation au bout du compte.

La réciprocité est également un élément clé du respect et de la responsabilité à l’égard des relations établies au cours du processus d’évaluation ou de recherche. Les évaluateurs et les chercheurs ont la possibilité de renforcer les capacités dans une communauté, et il est important qu’ils déterminent ce qui restera pour assurer une compréhension plus approfondie du rôle de l’évaluation ou de la recherche et des compétences requises pour faire ce travail. Cet aspect est également important lorsqu’il s’agit de partager et de diffuser les conclusions; il est important de s’assurer que les résultats sont diffusés d’une façon qui sera profitable pour la communauté. On peut le faire dans le cadre d’événements ou de rassemblements communautaires ou au moyen de vidéos ou de documents conviviaux.

Adapté à la culture et d’inspiration communautaire

Adapté à la culture signifie que les programmes et services sont respectueux des croyances, des pratiques, de la culture et des besoins linguistiques des diverses populations et communautés de clients et adaptés à ceux-ci. Cela requiert également les connaissances et la capacité pour répondre à ces besoins. Une évaluation ou une étude de recherche adaptée à la culture reconnaît la nécessité de mettre au premier plan le territoire, la langue et les pratiques culturelles propres aux personnes concernées.

Reconnaissant l’importance de la communauté et du contexte d’un programme, les dirigeants communautaires ainsi que le personnel du programme et/ou les participants doivent être mobilisés dès le début d’un projet. Cela signifie que ce sont les membres de la communauté qui détermineront le but de l’évaluation ou de l’étude de recherche ainsi que les méthodes qui permettront le mieux de saisir l’information qui serait la plus utile. On garantit ainsi que l’étude répond aux besoins du programme et de la communauté. Ils seraient ensuite associés à tous les aspects de la recherche ou de l’évaluation, depuis la planification de la portée et de la méthodologie jusqu’à la communication des résultats.

Un aspect clé des approches d’évaluation et de recherche axées sur la communauté et adaptées à la culture consiste à faire participer un groupe consultatif tout au long du processus. Cette approche reconnaît que, même si l’équipe d’évaluation ou de recherche peut apporter une expertise technique au projet, ce sont la communauté et le programme qui fournissent une orientation tout au long du processus. Le groupe consultatif peut comprendre le personnel du programme, les dirigeants communautaires, les Aînés, les gardiens du savoir et d’autres partenaires qui participent directement au programme. Le rôle du groupe consultatif peut être de définir et de valider l’approche, les questions et les résultats de l’évaluation et de la recherche. Les membres du groupe doivent également déterminer la meilleure façon de partager l’information entre les membres de leur communauté. Cela garantit finalement l’utilisation d’une approche communautaire.

Aînés, gardiens du savoir et guérisseurs

L’établissement de partenariats avec les Aînés, les gardiens du savoir autochtone et les guérisseurs est essentiel, car cela garantit que leurs idées guident les travaux de l’évaluation ou de la recherche. Il permet également l’inclusion de cérémonies et le partage de médecines ou d’objets sacrés appropriés compte tenu du contexte communautaire (Johnston, 2019; Rowe, 2019) et garantit que les histoires sacrées et le savoir partagés ne sont pas divulgués sans autorisation.

Le respect des protocoles communautaires est également important dans les communautés. Cela peut inclure l’offrande de tabac ou de riz sauvage pour montrer du respect et pour demander des conseils pendant l’étude ou l’utilisation d’un objet de parole ou d’un bâton d’orateur dans les cercles de la parole. Les Aînés, les gardiens du savoir et les guérisseurs peuvent fournir des conseils au sujet de ces protocoles car il est également important que la personne qui offre ces médecines et cadeaux comprenne les enseignements liés à l’offrande.

Faire part d’expériences personnelles

Garder et honorer les histoires des participants, des communautés et des organisations est sacré et ne doit pas être pris à la légère dans les méthodes autochtones. La façon d’utiliser et de présenter les histoires d’une communauté est essentielle pour être responsable envers les relations établies au cours du processus. Les évaluateurs et les chercheurs ont la responsabilité de veiller à ce que les expériences et histoires personnelles soient représentées avec exactitude. On peut le faire en communiquant les conclusions préliminaires aux participants et en leur demandant d’examiner le projet de rapport pour confirmer les résultats.

Perspectives fondées sur les forces

Les approches autochtones en matière d’évaluation et de recherche utilisent des perspectives fondées sur les forces plutôt que sur les lacunes. Une perspective fondée sur les forces se concentre sur la reconnaissance des ressources disponibles pour résoudre les problèmes de manière positive, tandis que les perspectives fondées sur les lacunes se concentrent sur les problèmes liés aux résultats, sans tenir compte des problèmes sociaux ou structurels qui sous-tendent les conditions des peuples autochtones. L’évaluation doit mettre l’accent sur les forces, reconnaître les défis, mais aussi prendre en considération la résilience individuelle et communautaire. Les perspectives fondées sur les forces recherchent des possibilités de croissance, mettent en valeur les atouts d’une communauté et trouvent des solutions aux problèmes.

Approche décolonisée

Les approches et les méthodologies autochtones en matière d’évaluation et de recherche doivent adopter une approche décolonisée qui reconnaît les effets intergénérationnels de la colonisation sur les peuples autochtones, leurs familles et leurs communautés. Ces approches doivent tenir compte des traumatismes historiques et de la répression culturelle vécue par les peuples autochtones.

Approche tenant compte des traumatismes

Les évaluateurs et les chercheurs doivent connaître et comprendre l’histoire d’une communauté et comprendre l’incidence intergénérationnelle de la colonisation et ses effets négatifs sur la vie des peuples autochtones. Cela aidera à garantir qu’il est possible d’éviter les approches ou processus d’évaluation et de recherche qui ont par le passé aliéné les peuples autochtones. Lorsqu’une approche tenant compte des traumatismes est utilisée, le processus peut contribuer au bien-être de la communauté, à la décolonisation et à la réconciliation.

Assurer des délais et des ressources appropriées

Les approches autochtones en matière d’évaluation et de recherche ne peuvent être précipitées. Il faut du temps pour comprendre le contexte d’une communauté ou d’un programme, établir des relations et des approches significatives, respectueuses et de confiance, permettre la mobilisation, l’accueil et la participation de la communauté à la cérémonie, entreprendre une collecte de données et une analyse des résultats valables et répondre au besoin de réciprocité non seulement des résultats mais aussi du renforcement des capacités. Il doit également y avoir un budget suffisant pour l’établissement de bonnes relations, la nourriture, les éléments du protocole culturel, les cadeaux des gardiens du savoir et des Aînés ainsi que les voyages.

Modes de connaissance : méthodes d’évaluation et de recherche

Le contexte communautaire devrait éclairer les méthodes utilisées pour l’évaluation et la recherche. Compte tenu de la diversité des communautés autochtones au Canada, il est essentiel que les évaluateurs et les chercheurs se familiarisent avec le contexte passé et actuel de la communauté et comprennent les protocoles, les valeurs sociales, culturelles et spirituelles de la communauté avant de commencer un projet. Cela aidera à éclairer le processus et, plus précisément, les méthodes ou approches qui devraient être utilisées.

Voici quelques exemples de méthodes que les experts en la matière ont mis en évidence dans leurs documents individuels.

Études de cas

Une approche axée sur des études de cas permet une compréhension approfondie d’un programme ou d’une communauté et de son fonctionnement. Cette méthode reconnaît le caractère unique des programmes et des communautés et permet d’explorer les façons dont les personnes vivent l’expérience d’un programme.

Observation participante

L’observation participante fait appel à des techniques de collecte de renseignements sans influer sur l’environnement étudié. Dans un contexte autochtone, l’observation participante requiert l’établissement de relations réciproques et respectueuses dans le cadre d’interactions individuelles et le partage d’expériences vécues au quotidien.

Une forme d’observation participante peut également être utilisée comme outil de conversation dans les discussions avec le personnel du programme, pour recouper les listes de contrôle remplies par un chercheur ou un évaluateur pendant l’observation d’un programme ou d’un processus. Cela garantit la validité de la liste de contrôle et appuie l’établissement d’une ligne de communication saine entre le chercheur et les participants. Faire cet exercice dès le début permet au processus d’agir comme un outil qui contribue à gagner l’adhésion au processus d’évaluation. C’est également un moyen de maintenir des communications saines pendant le long processus d’évaluation.

Dialogue et méthodes axées sur la conversation pour la collecte de connaissances

Les méthodes axées sur la conversation comprennent des outils tels que l’autoréflexion dirigée, la narration d’histoires, les activités rattachées à la terre, la participation à des cérémonies comme l’utilisation du feu sacré, le tambour, le chant et l’utilisation de médecines traditionnelles. Ces méthodes contribuent à l’établissement de relations et sont conformes à la nature orale des modes de savoir autochtones. Ces méthodes nécessitent un engagement de tous les participants à apprendre et à partager dans une tradition collective.

La narration en tant que méthode est une forme de recherche décolonisante, car elle soutient les modes de connaissance autochtones. En demandant aux autres de raconter leurs histoires, l’évaluateur ou le chercheur doit également partager les siennes, ce qui démontre le respect, la réciprocité et l’établissement de relations. Il est possible de le faire en mettant au point des outils d’évaluation qui permettent aux évaluateurs de partager leur histoire personnelle tout en transmettant des enseignements sur la conduite de l’évaluation, comme l’auto-évaluation ou l’examen de soi. Ce processus peut soutenir et améliorer les objectifs du programme, car il contribue au renforcement des capacités à partager des données de façon organisée, comme l’utilisation d’une roue de médecine et les enseignements du panier, de la couverture et de l’arbre de vie.

Les cercles de la parole, où des personnes sont assises en cercle pour discuter d’un sujet, sont une technique de recherche nouvellement acceptée. Contrairement aux groupes de discussion, les cercles de la parole offrent à chaque participant, à tour de rôle, la possibilité de discuter d’un sujet sans être interrompu. Une autre méthode consiste à se promener dans les communautés et à parler aux gens, ce qui permet d’écouter et d’apprendre.

Il existe également des méthodes visuelles ou artistiques qui utilisent des photos ou des dessins pour faciliter un dialogue de groupe sur un sujet ainsi qu’une autoréflexion dirigée.

Importance de l’éthique

Les experts en la matière ont souligné l’importance de l’éthique lors de l’évaluation ou de la recherche. Il existe un devoir inhérent de veiller à ce qu’aucun dommage ne soit causé, que le respect guide tout le travail, que les connaissances soient protégées et que les personnes impliquées dans le processus bénéficient de leur participation.

Le Rapport de la Commission royale sur les peuples autochtones (1996) comprendNote de bas de page 3 des lignes directrices visant à assurer que, dans toute recherche commandée par la Commission, le respect voulu soit accordé aux cultures, langues, connaissances et valeurs des peuples autochtones pour la légitimité des connaissances.

En 1998, le Centre de gouvernance de l’information des Premières Nations a établi les principesNote de bas de page 4 de propriété, de contrôle, d’accès et de possession (principes PCAP®), en tant que norme sur la manière dont la recherche devrait être menée avec les Premières Nations et sur la façon dont les données devraient être recueillies, protégées, utilisées ou partagées. Les principes influencent la façon dont les comités d’éthique en recherche mènent des examens éthiques de la recherche liée aux Autochtones, la façon dont on accède à l’information de la recherche communautaire et la façon dont la recherche est menée.

En 2010, un chapitre particulier publié dans l’Énoncé de politique des trois ConseilsNote de bas de page 5 : Éthique de la recherche avec des êtres humains décrit les principes de base de la recherche entreprise avec des participants autochtones, ce qui comprend une référence aux principes PCAP®. Les lignes directrices ont pour but d’assurer que la recherche visant les peuples autochtones repose sur des relations respectueuses et encourage la collaboration entre les chercheurs et les participants.

Questions à considérer lors de la planification d’une évaluation ou d’une étude de recherche

Les auteurs ont formulé des questions à prendre en considération afin d’aider à guider la planification et la mise en œuvre d’une évaluation ou d’une étude de recherche. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une liste exhaustive, voici quelques questions clés à poser tout au long du processus pour s’assurer que l’approche est axée sur la communauté et donne la priorité à l’établissement de relations. Ces questions fournissent une autre façon de souligner les principes clés cernés par les auteurs.

  1. Comment la communauté et le personnel du programme seront-ils mobilisés dès le début et tout au long de l’étude pour que l’on puisse s’assurer qu’ils contribuent de manière significative à l’évaluation ou à la recherche? Comment ces relations seront-elles établies?
  2. Quelles sont les raisons d’entreprendre l’évaluation ou l’étude de recherche? Comment redonne-t-elle à la communauté ou répond-elle aux besoins de la communauté ou du programme?
  3. Quels sont les publics visés?
  4. Quel est votre rôle en tant qu’évaluateur ou chercheur? Comment allez-vous remplir ce rôle et ces obligations envers les personnes concernées? Quelle est votre contribution ou que redonnez-vous?
  5. Quel est le rôle du personnel du programme, des participants et de la communauté dans la conception et la mise en œuvre de l’étude ainsi que dans la diffusion des résultats? Comment seront-ils mobilisés pour garantir l’encouragement d’un partenariat?
  6. Qui fera partie d’un groupe consultatif ou participera activement à l’étude? Y a-t-il des dirigeants, des membres de la communauté, des Aînés, des gardiens du savoir ou des guérisseurs, d’autres professionnels ou organisations qui devraient participer? Comment ces relations seront-elles encouragées et entretenues pour garantir que les besoins de la communauté sont au cœur du travail accompli?
  7. Comment vous assurerez-vous d’avoir une compréhension approfondie du programme et de la communauté, de leur contexte actuel et historique avant de concevoir l’évaluation ou l’étude de recherche?
  8. Quelles méthodes ou quels outils appropriés peut-on utiliser pour documenter l’histoire du programme?
  9. Comprenez-vous la signification des protocoles et la façon dont les valeurs et les principes sont mis en œuvre au sein des cultures locales? Comment allez-vous incorporer les protocoles, la cérémonie et l’esprit dans l’évaluation ou l’étude de recherche?
  10. Comment l’éthique et le respect guideront-ils l’étude?
  11. Comment le principe de réciprocité sera-t-il mis en œuvre? Comment allez-vous redonner aux personnes participant aux processus (p. ex. offrir des cadeaux, renforcer les capacités grâce au mentorat, à l’embauche ou à la formation des membres de la communauté)?
  12. Comment les expériences holistiques du programme seront-elles partagées? Quel type de suivi sera utilisé avec le programme, les participants et la communauté (p. ex. rapport écrit, vidéo, exposé, réunion, assemblée publique)?
  13. Disposez-vous du budget et du temps nécessaires pour mener à bien l’évaluation ou l’étude de recherche?