Méthode
En tout, 81 cliniciens légistes d’expérience spécialisés en santé mentale (surtout des psychologues et quelques psychiatres) ont répondu à une enquête en ligne sur leurs pratiques judiciaires et leurs expériences de formation concernant l’ETCAF et d’autres troubles neurodéveloppementaux. L’échantillon était composé de répondants provenant principalement des États-Unis (56 %), du Canada (27 %), de l’Europe (11 %), ainsi que de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande (5 %). Pour obtenir un large échantillon, l’enquête a été envoyée par courriel aux listes de diffusion d’associations professionnelles, affichée sur des sites Web annonçant des possibilités de recherche et diffusée sur diverses plateformes de médias sociaux. Grâce aux informations accessibles au public, on a également communiqué par courriel avec des cliniciens dotés d’une expertise reconnue en santé mentale dans le contexte judiciaire. Dans l’invitation à participer au sondage, on décrivait une étude portant sur l’examen des pratiques professionnelles des cliniciens légistes en santé mentale, notamment ceux qui Å“uvrent auprès des personnes atteintes de troubles neurodéveloppementaux. L’invitation visait à encourager la participation de divers cliniciens légistes ayant au moins une certaine expérience de travail pratique avec cette population. Toutes les procédures de l’étude ont été approuvées par le comité d’éthique de la recherche de l’Université de Guelph.
Au total, 156 personnes ont cliqué sur le lien de l’enquête initiale (figure 1). De ce nombre, 92 % ont accepté d’y participer, 81 % répondaient aux critères d’inclusion de la pratique judiciaire (p. ex. psychologue ou psychiatre qui procède à une évaluation ou à une intervention judiciaire), et 51 % travaillaient auprès de clients pouvant être atteints de l’ETCAF ou d’autres troubles neurodéveloppementaux. Trente pour cent (30 %) de répondants ont été retranchés parce qu’ils avaient quitté le sondage avant la fin ou que les données étaient incomplètes (le sondage était incomplet dans plus de 25 % des cas).
Figure 1. Renseignements sur l’échantillon et critères d’inclusion

Figure 1. Renseignements sur l’échantillon et critères d’inclusion – Version texte
La figure 1 présente les renseignements sur les 156 personnes qui ont cliqué sur le lien de l’enquête initiale. Elle comporte deux colonnes de cases.
La première case à gauche est ombrée en bleu et dit « Included » (Inclus). La case à droite est ombrée en bleu et dit « Excluded » (Exclus).
Sous la case qui dit « Included » (Inclus), une autre case dit « Total initial responses n=156 » (Total des réponses initiales n=156). Sous cette case, une ligne tracée vers le bas mène les lecteurs à une autre case qui dit « Consent & proceeded n=147 (92%) » (A consenti et répondu n=147 (92 %)).
Entre ces cases, une ligne tracée vers la droite mène les lecteurs à une case de la colonne de droite (sous « Excluded » (Exclus)) qui dit « Did not proceed n=12 (8%), did not consent n=7, dropout n=5 » (N’a pas répondu n=12 (8 %), N’a pas consenti n=7, A abandonné n=5).
De la case « Consent & proceeded » (A consenti et répondu), une ligne tracée vers le bas mène à une troisième case à gauche qui dit « Forensic psychologist or psychiatrist n=129 (81%) » (Psychologue ou psychiatre judiciaire n=129 (81 %)).
Entre ces cases, une ligne mène les lecteurs à une case de la colonne de droite (sous « Excluded » (Exclus)) qui dit « Not eligible n=18 (11%), not psychologist/psychiatrist n=15, no assessment/intervention n=3 » (Non admissible n=18 (11 %), N’est pas psychologue ou psychiatre n=15, Aucune évaluation ou intervention (n=3).
De la case qui dit « Forensic psychologist or psychiatrist » (Psychologue ou psychiatre judiciaire), une ligne tracée vers le bas mène à une quatrième case à gauche qui dit « Final sample n=81 (51%) » (Échantillon final n=81 (51 %)).
Sous la case finale se trouvent deux autres cases. Une ligne mène de la quatrième case à la case de gauche qui dit « Practice with FASD/NDDs n=75 (93%) » (Travaille avec des clients atteints de l’ETCAF/de TND n=75 (93 %)). Une deuxième ligne mène de la quatrième case à la case de droite qui dit « Does not practice with FASD/NDDs n=6 (8%) » (Ne travaille pas avec des clients atteints de l’ETCAF/de TND n=6 (8 %)).
Entre la case qui dit « Forensic psychologist or psychiatrist » (Psychologue ou psychiatre judiciaire) et celle qui dit « Final sample » (Échantillon final), une ligne mène les lecteurs vers une case de la colonne de droite (sous « Excluded » (Exclus)) qui dit « Removed n=48 (30%), dropped out prior to inclusion question #2 n=25 (16%), ˃75% incomplete data n=23 (15%) » (Retiré n=48 (30 %), A abandonné avant la question d’inclusion no 2 n=25 (16 %), ˃75 % de données incomplètes n=23 (15 %)).
L’échantillon final comptait 81 cliniciens légistesNote de bas de page 4 (tableau 1). La majorité (93 %) d’entre eux avaient une expérience pratique avec des clients atteints de troubles neurodéveloppementaux en général. Les répondants étaient surtout des psychologues dont les domaines de pratique comprenaient la psychologie clinique et judiciaire, et qui avaient beaucoup d’expérience de travail en tant que praticiens en santé mentaleNote de bas de page 5. Plusieurs psychiatres judiciaires font aussi partie de l’échantillon final. Les cliniciens travaillaient dans divers contextes, notamment en cabinet privé et dans des cliniques médicolégales, des cliniques d’aide juridique et des établissements de psychiatrie légale.
| % | |
|---|---|
| Âge (ans, M, ET) | 47 (13) |
| Hommes | 42 |
| Plus haut certificat, diplôme ou grade | |
| Ph.D. | 61 |
| Psy.D. | 23 |
| M.D. | 8 |
| M.A./M.Sc. | 6 |
| Autre | 2 |
| Champ d’activitéNote de bas de page a du tableau 1 | |
| Psychologie correctionnelle ou judiciaire | 63 |
| Psychologie clinique | 55 |
| Psychiatrie judiciaire | 9 |
| Psychologie de l’orientation | 2 |
| Autre | 9 |
| Milieu de pratiqueNote de bas de page a du tableau 1 | |
| Clientèle privée | 47 |
| Clinique médicolégale/du tribunal | 34 |
| Établissement de psychiatrie légale (patients hospitalisés) | 33 |
| Milieu universitaire | 25 |
| Établissement de psychiatrie légale (consultation externe) | 19 |
| Prison ou centre de détention | 13 |
| Établissement de psychiatrie non légale | 5 |
| Autre | 5 |
| Années d’exercice dans le domaine actuel (M, ET) | 15 (11) |
| Région géographique | |
| États-Unis | 56 |
| Canada | 27 |
| Europe | 11 |
| Australie et Nouvelle-Zélande | 5 |
| Autre | 2 |
| Association professionnelleNote de bas de page a du tableau 1 | |
| AP-LS | 66 |
| SCP | 25 |
| IAFMHS | 23 |
| American Board of Forensic Psychologie | 14 |
| American Academy of Forensic Psychologie | 11 |
| Autre | 14 |
| Source des renvois judiciairesNote de bas de page a du tableau 1 | |
| Juges ou ordonnance de la cour | 89 |
| Avocats de la défense publics ou privés | 45 |
| Poursuite ou ministère public | 39 |
| Agents de probation ou de libération conditionnelle | 28 |
| Autre | 13 |
| Formation officielle pour les tribunaux | |
| Études supérieures | 64 |
| Expertise acquise plus tard | 41 |
| S.O.; aucune formation officielle | 3 |
| Diplôme en science judiciaire (% de oui) | 16 |
Enquête. Élaborée après l’examen d’autres enquêtes pertinentes sur les pratiques, l’enquête en ligne comportait cinq grandes parties (voir Bibr, 2018; Brown et coll., 2017, 2016; Caley et coll., 2008; Coons et coll., 2017; Cox et coll., 2008). Les participants ont d’abord répondu à des questions concernant l’inclusion et la pratique dans le contexte judiciaire, puis ont décrit leurs pratiques d’évaluation et d’intervention auprès des clients atteints de l’ETCAF et d’autres troubles neurodéveloppementaux dans la partie suivante. Par la suite, ils ont fourni des renseignements détaillés sur leurs expériences de formation judiciaire axées sur l’ETCAF et d’autres troubles neurodéveloppementaux, et indiqué si une formation supplémentaire pouvait être utile. Ils ont également répondu à des questions sur leur connaissance de l’ETCAF et, enfin, ont donné des renseignements démographiques.
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