Méfiance à l’égard des institutions
Des études ont systématiquement montré que les personnes, les familles et les communautés noires éprouvent une méfiance chronique à l’égard des institutions, en particulier celles associées au système de justice pénale (Cotter, 2022; Wortley et Owusu-Bempah, 2022). Les cadres de soutien qui reposent sur le dépôt d’un signalement officiel auprès de la police ou d’accusations criminelles imposent un fardeau déraisonnable aux personnes touchées par l’homicide ou la violence armée qui pourraient choisir de ne pas communiquer avec les forces de l’ordre en raison d’expériences antérieures de profilage racial, de criminalisation ou de préjudice institutionnel. Cette dynamique existe indépendamment du statut d’immigration; même parmi les personnes noires touchées par l’homicide ou la violence armée qui sont citoyennes ou résidentes permanentes, la crainte qu’un signalement entraîne la criminalisation, la surveillance ou la mise en danger d’un partenaire, de membres de leur famille ou de membres de la communauté constitue un obstacle important à l’accès aux services. Sharpe, Aqil et coll. (2024) ont constaté que de nombreuses personnes noires ayant survécu à la violence armée ainsi que de nombreuses familles endeuillées par un homicide ne connaissaient pas leurs droits. Ainsi, de nombreuses personnes noires accèdent aux services aux victimes plus tard, de façon intermittente, voire n’y accèdent jamais, ce qui amplifie la dynamique de besoins non comblés et d’inégalités d’accès au soutien à la suite de la violence et d’un décès.
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