Le droit de visite au Canada : Approche juridique et appui aux programmes
Annexe 2 : Approches Législatives et Mesures de Soutien Relatives au Droit de Visite au Sein Des Administrations (suite)
ONTARIO
Le droit de l'Ontario n'a aucune disposition relativement à la mise en application du droit de visite par des moyens autres que des amendes, des peines d'emprisonnement et d'autres pénalités mineures pour outrage civil. Le projet de loi 124, qui modifiait le système judiciaire expressément en vue de régler des problèmes liés au droit de visite, n'a pas été adopté, et aucune nouvelle loi n'a été annoncée. Les pénalités pour outrage civil s'appliquent tant aux parents gardiens qui refusent la visite qu'aux parents non gardiens qui violent le droit de visite en omettant de ramener l'enfant à temps. Selon les fonctionnaires, très peu d'affaires relatives à la violation du droit de visite ou au refus de visite font l'objet d'un recours en outrage. La plupart des litiges liés au droit de visite sont des requêtes de modification d'ordonnances attributives de droit de visite qui sont présentées par l'une ou l'autre des parties parce que les parents ne peuvent s'entendre sur les changements à y apporter. Ces affaires peuvent se rendre jusqu'au procès pour outrage si elles ne sont pas réglées.
Le système judiciaire de la province est en voie d'unification, et on compte des établissements de la Cour unifiée de la famille dans environ la moitié du territoire ontarien. Les parents engagés dans un litige en rapport avec le droit de visite qui est soumis à la gestion de cas à la Cour unifiée de la famille doivent assister à trois conférences qui sont données par le juge désigné à différentes étapes du processus. La gestion des cas s'effectue également dans les tribunaux des centres urbains les plus importants. Tous les parents qui déposent une nouvelle demande devant la Cour supérieure de justice de l'Ontario à Toronto doivent suivre une séance d'information et d'éducation parentale ainsi qu'une conférence de cas animée par un agent de règlement des différends avant la procédure, à moins que le problème ne soit urgent. Dans un tel cas, les parents qui intentent une action en relation avec le droit de visite ne sont pas tenus de suivre un programme ou d'avoir recours à un service en particulier.
On offre de l'information et des conseils sur une base volontaire aux parents vivant un litige en rapport avec le droit de visite ainsi qu'aux parents qui se séparent ou qui divorcent, on les dirige vers d'autres services, on leur propose des programmes d'éducation parentale, et on leur offre des séances de médiation. L'ensemble de ces services sont offerts dans tous les établissements de la Cour unifiée de la famille (dans le cas de la médiation, des frais peuvent être facturés aux clients en fonction d'un barème souple). Des séances d'information sur l'éducation des enfants et de médiation sont également offertes à la Cour supérieure de justice ainsi que dans le plus grand établissement de la Cour en Ontario, qui se trouve au centre-ville de Toronto. Les juges peuvent aussi diriger les parties vers l'un ou l'autre de ces services là où ils sont offerts.
Les parents peuvent se voir retirer le droit de visite si l'on considère que l'enfant est exposé à un risque élevé de mauvais traitements. Cependant, l'évaluation du projet pilote de centres de visite supervisée qui a eu lieu au début des années 90 a révélé que certains parents non gardiens se faisaient imposer la supervision des visites dans de telles situations (voir la section 3). La violence conjugale est prise en considération dans l'établissement de l'intérêt supérieur de l'enfant.
L'Ontario procède actuellement à la mise sur pied d'autres centres de visite supervisée, de façon à ce que les services soient offerts dans tous les districts judiciaires de la province. En vertu du projet de loi 124, on aurait traité sur le même pied les affaires de refus de visite, de violation du droit de visite et d'omission d'exercer ce dernier, et on aurait élaboré des dispositions précises relativement au remboursement, au droit de visite supervisé et à la nomination de médiateurs en tant que pénalités pour les refus de visite et omissions d'exercer le droit de visite.
| Détail | Description |
|---|---|
Principes régissant l'attribution du droit de visite Loi portant réforme du droit de l'enfance (R.S.O. [1990]) |
Intérêt supérieur de l'enfant. Éléments à prendre en considération pour établir l'intérêt supérieur de l'enfant :
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Dispositions relatives au traitement des affaires mettant en cause de la violence et des mauvais traitements à l'égard d'un enfant ainsi que de la violence conjugale |
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Importance des désirs de l'enfant dans les différends concernant le droit de visite
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Pénalités relatives au refus de visite injustifié Loi portant réforme du droit de l'enfance (R.S.O. [1990]) Règles en matière de droit de la famille : Règle 31 |
Outrage civil
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Pénalités relatives aux cas injustifiés de violation du droit de visite ou d'omission d'exercer celui-ci |
Tel qu'il est indiqué ci-dessus dans le cas de la violation du droit de visite (le parent non gardien omet de ramener l'enfant à temps). |
Programmes obligatoires de soutien pour les parents qui se séparent ou qui divorcent |
1. Éducation parentale. Les parents doivent suivre une séance de trois heures avant de pouvoir déposer une requête à la Cour supérieure de justice de Toronto. |
Programmes volontaires de soutien pour les parents qui se séparent ou qui divorcent |
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Programmes obligatoires de soutien à l'intention des parents engagés dans les litiges en matière de droit de visite
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Aide juridique et autres programmes de soutien juridique à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants
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Programmes volontaires de soutien à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite
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Programmes obligatoires appuyant la mise en application des ordonnances attributives de droit de visite
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1. Visites supervisées, là où le service est offert (90 p. 100 des visites supervisées découlent d'une ordonnance rendue par un tribunal). L'Ontario en est à mettre sa touche finale à des plans qui permettront d'offrir la supervision (contrat de service) dans tous les districts judiciaires de la province. Les visites supervisées sont également disponibles à Toronto (voir chapitre 3, section 3.3, pour l'évaluation du programme pilote original). En 1998-1999, 11 290 familles ont eu recours aux services des centres de visite supervisée, 19 752 enfants y ont été desservis, 15 637 visites ont été supervisées et quelque 11 500 transferts ont eu lieu entre le parent gardien et le parent non gardien, moyennant des frais proportionnels au revenu des participants. |
QUÉBEC
Le Québec n'a aucune disposition relativement à la mise en application du droit de visite à l'exception de celles qui prévoient des amendes, des peines d'emprisonnement et d'autres pénalités mineures connexes pour outrage civil. Cependant, les pénalités imposées par la province s'appliquent tant aux parents gardiens qui imposent le refus de visite qu'aux parents non gardiens qui violent le droit de visite en omettant de ramener l'enfant tel qu'il avait été convenu. On ne sait pas à quelle fréquence des affaires sont portées devant les tribunaux, combien de requêtes sont retenues ou quelles pénalités sont imposées.
Les parents qui déposent une requête de mise en application du droit de visite doivent assister à une séance d'information sur la procédure de médiation avant la tenue d'une audience. Le Québec compte énormément sur la médiation pour régler les affaires avant que celles-ci ne soient déposées devant les tribunaux, et les parents en litige peuvent décider de participer à un programme de médiation après avoir suivi la séance d'information ou bien d'aller de l'avant avec leur requête. La médiation est offerte dans les Centres Jeunesse de la province, et les participants n'ont pas à assumer les honoraires des médiateurs pour un total de trois à six séances. Les juges peuvent également ordonner aux parties de suivre des séances de médiation.
Les juges de la Cour supérieure peuvent imposer aux parents la supervision des visites, et ils agissent souvent ainsi à la suite d'une expertise psychosociale, ou à la demande des parents. Pour bénéficier des services de supervision, qui sont offerts à l'échelle de la province, les parents peuvent aussi y être dirigés par un travailleur social de la Direction de la protection de la jeunesse ou encore par un juge d'un tribunal inférieur de la Chambre de la jeunesse.
D'autre part, des programmes volontaires d'éducation parentale sont offerts aux parents de la région de Montréal qui ont recours aux services de médiation et d'évaluation familiale. Les parents qui se séparent ou qui divorcent doivent également assister aux séances d'information avant de contester des arrangements en matière de droit de garde ou de visite devant les tribunaux. Ils peuvent aussi opter pour les services de médiation; dans ce cas, les tribunaux doivent rendre une ordonnance en ce sens. Les parents de la région de Montréal qui ont recours aux services de médiation ou d'évaluation des Centres Jeunesse peuvent s'inscrire au programme d'éducation parentale.
Les parents peuvent se voir retirer le droit de visite si l'on considère que l'enfant est exposé à un risque élevé de mauvais traitements.
| Détail | Description |
|---|---|
Principes régissant l'attribution du droit de visite Code civil du Québec (S.Q. [1991]) |
Intérêt supérieur de l'enfant
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Dispositions relatives au traitement des affaires mettant en cause de la violence et des mauvais traitements à l'égard d'un enfant ainsi que de la violence conjugale |
Les parents peuvent se voir retirer le droit de visite si l'on considère que l'enfant est exposé à un risque élevé de mauvais traitements. |
Importance des désirs de l'enfant dans les différends concernant le droit de visite
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Pénalités relatives au refus de visite injustifié |
Outrage : amendes pouvant aller jusqu'à 5 000 $ et peine d'emprisonnement maximale d'un an. |
Pénalités relatives aux cas injustifiés de violation du droit de visite ou d'omission d'exercer celui-ci |
Tel qu'il est indiqué ci-dessus dans le cas de la violation du droit de visite. |
Programmes obligatoires de soutien pour les parents qui se séparent ou qui divorcent
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Programmes volontaires de soutien pour les parents qui se séparent ou qui divorcent |
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Programmes obligatoires de soutien à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants
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Aide juridique et autres programmes de soutien juridique à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants |
1. Les parties admissibles peuvent avoir recours à l'aide juridique. |
Programmes volontaires de soutien à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants
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Programmes obligatoires appuyant la mise en application des ordonnances attributives de droit de visite |
1. Des services de visite supervisée sont offerts partout dans la province. |
NOUVEAU-BRUNSWICK
Il n'y a aucune disposition dans le droit du Nouveau-Brunswick relativement à la mise en application du droit de visite à l'exception de celles prévoyant des amendes et des peines d'emprisonnement pour outrage civil. Ces pénalités s'appliquent aux parents gardiens qui imposent refusent la visite sans justification ainsi qu'aux parents non gardiens qui violent les modalités du droit de visite. Selon les fonctionnaires, très peu d'affaires relatives à la violation du droit de visite ou au refus de visite sont portées devant les tribunaux. La plupart des litiges liés au droit de visite qui sont portés en justice se rattachent à des la modification d'ordonnances attributives de droit de visite qui sont présentées par l'une ou l'autre des parties parce qu'elles ne peuvent s'entendre sur les conditions de visite ou sur la garde. Environ deux cents requêtes sont portées chaque année devant les tribunaux de la famille du Nouveau-Brunswick, en vue de modifier des ordonnances des tribunaux.
Les parents qui déposent une requête de mise en application du droit de visite ne sont pas tenus de s'inscrire à un programme ou d'avoir recours à un service en particulier. Par contre, ils peuvent avoir recours aux services d'information et à la médiation volontaire à n'importe quelle étape de la procédure. Les parents qui se séparent ou qui divorcent ne sont pas tenus non plus de participer à un programme ou de s'inscrire à un service en particulier, sauf dans les cas de mauvais traitements à l'égard du conjoint, où les parties sont dirigées vers un avocat provincial en droit de la famille qui peut leur fournir un large éventail de services d'ordre juridique. Les couples qui se séparent ou qui divorcent peuvent avoir recours aux services d'information et de médiation volontaire. Les médiateurs voient quelque 3 600 clients par année, et on estime qu'ils consacrent la moitié de leur temps à expliquer l'ordonnance aux parents et à tenter de les aider à s'adapter aux dispositions qu'elle contient.
La province prévoit procéder bientôt à la mise en place d'un plus grand nombre de services, et elle envisage surtout de concevoir des programmes d'éducation parentale vers lesquels les tribunaux pourraient diriger les parties dans leur ordonnance, ainsi que des programmes de supervision des visites afin de soutenir la mise en application du droit de visite. La province a rejeté le concept de médiation obligatoire, mais elle établira une fonction quasi-judiciaire pour mettre en application le droit de visite.
Les parents se voient retirer le droit de visite si la société d'aide à l'enfance considère que l'enfant est exposé à un risque élevé de mauvais traitements, mais le droit de visite semble quand même être accordé régulièrement dans les affaires de violence conjugale. De plus, le système judiciaire n'apporte aucun soutien aux mères gardiennes qui veulent faire En pratique, donc, si une mère gardienne victime de mauvais traitements réussit à refuser la visite au père non gardien, ce dernier est peu susceptible de réussir à faire appliquer son droit de visite. Cependant, si le père violent réussit à faire exécuter son droit de visite, le seul recours de la mère victime de mauvais traitements est de tenter de faire modifier l'ordonnance.
Les lois en matière de protection de l'enfance font un lien entre la violence conjugale et les mauvais traitements à l'égard de l'enfant dans l'évaluation des risques auxquels l'enfant est exposé, de sorte que la violence conjugale est prise en considération dans l'établissement de l'intérêt supérieur de l'enfant en cas de mauvais traitements ou de négligence.
| Détail | Description |
|---|---|
Principes régissant l'attribution du droit de visite Loi sur les services à la famille (S.N.B. [1996]) |
Intérêt supérieur de l'enfant
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Dispositions relatives au traitement des affaires mettant en cause de la violence et des mauvais traitements à l'égard d'un enfant ainsi que de la violence conjugale |
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Importance des désirs de l'enfant dans les différends concernant le droit de visite |
Aucune information à ce sujet. |
Pénalités relatives au refus de visite injustifié Loi sur les services à la famille (S.N.B. [1980]) |
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Pénalités relatives aux cas injustifiés de violation du droit de visite ou d'omission d'exercer celui-ci |
Tel qu'il est indiqué ci-dessus dans le cas de la violation du droit de visite. |
Programmes obligatoires de soutien pour les parents qui se séparent ou qui divorcent |
1. Dans les affaires touchant les mauvais traitements à l'égard du conjoint, les parties sont dirigées vers un avocat en droit de la famille, qui leur fournit un large éventail de services de nature juridique. En 1996-1997, 1 358 clients ont bénéficié de ces services. |
Programmes volontaires de soutien pour les parents qui se séparent ou qui divorcent
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Programmes obligatoires de soutien à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants |
Aucun.
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Aide juridique et autres programmes de soutien juridique à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants |
Aucune information à ce sujet. |
Programmes volontaires de soutien à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite |
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Programmes obligatoires appuyant la mise en application des ordonnances attributives de droit de visite |
Il y en a peu, voire pas du tout. |
NOUVELLE-ÉCOSSE
La Nouvelle-Écosse met en application le droit de visite au moyen d'amendes et de peines d'emprisonnement. Également, en vertu de la Family Maintenance Act, un tribunal peut rendre n'importe quelle autre ordonnance (comme une ordonnance pour outrage au tribunal) s'il considère qu'il faut s'assurer du respect d'une ordonnance comme une ordonnance attributive de droit de visite. Les ordonnances pour outrage au tribunal peuvent s'appliquer aux parents gardiens qui refusent la visite sans justification ainsi qu'aux parents non gardiens qui violent le droit de visite ou qui omettent d'exercer ce dernier.
Les parents qui déposent une requête de mise en application du droit de visite devant la cour unifiée de la famille (les tribunaux de la province sont actuellement en processus d'unification) sont tenus de rencontrer un agent de conciliation qui peut les diriger vers d'autres services, comme les services d'éducation parentale et de médiation, ou qui peut leur fournir des services de conciliation si les affaires en question ne nécessitent qu'une intervention minimale. Tous les autres services sont offerts sur une base volontaire avant la tenue de l'audience, mais les juges peuvent ordonner aux parents de s'inscrire à l'un ou l'autre de ces programmes dans le jugement.
Les programmes volontaires d'éducation parentale sont offerts dans certaines régions de la province aux parents qui déposent une requête de mise en application du droit de visite ainsi qu'aux parents qui se séparent ou qui divorcent. Les parents engagés dans des litiges touchant le droit de visite et les parents qui se séparent ou qui divorcent peuvent également avoir recours aux services de médiation volontaire, qui sont offerts dans les établissements de la cour unifiée de la famille de Halifax et de Sydney.
La Nouvelle-Écosse ne prévoit pas adopter une loi sur la mise en application du droit de visite. La province a plutôt l'intention d'élargir ses services de counselling au sein de la nouvelle cour unifiée de la famille et, probablement, de faire en sorte que les services de visite supervisée soient dorénavant offerts à une échelle beaucoup plus grande. Les dirigeants croient que les agents de conciliation sont en mesure d'« éliminer »
environ la moitié des affaires qui sont portées devant les tribunaux, en fournissant aux parents l'information ainsi que les services préliminaires de soutien et de conciliation dont ils ont besoin.
Les parents peuvent se voir retirer le droit de visite si l'on considère que l'enfant est exposé à un risque élevé de mauvais traitements. Les nouvelles lois en matière de protection de l'enfance font un lien entre la violence conjugale et les mauvais traitements à l'égard des enfants dans l'évaluation des risques auxquels l'enfant est exposé, de sorte que la violence conjugale est prise en considération dans l'établissement de l'intérêt supérieur de l'enfant en cas de mauvais traitements à son endroit.
| Détail | Description |
|---|---|
Principes régissant l'attribution du droit de visite Family Maintenance Act (R.S.N.S. [1989]) |
Intérêt supérieur de l'enfant
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Dispositions relatives au traitement des affaires impliquant la violence et des mauvais traitements à l'égard d'un enfant ainsi que la violence conjugale
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Importance des désirs de l'enfant dans les différends concernant le droit de visite Family Maintenance Act (R.S.N.S. [1989]) |
1. L'article 20 stipule qu'un juge peut ordonner qu'un enfant se présente devant les tribunaux dans les affaires touchant les requêtes de mise en application du droit de garde ou de visite. |
Pénalités relatives au refus de visite injustifié Family Maintenance Act (R.S.N.S. [1989]) |
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Pénalités relatives aux cas injustifiés de violation du droit de visite ou d'omission d'exercer celui-ci |
Tel qu'il est indiqué ci-dessus dans le cas de la violation d'un droit de visite en particulier. |
Programmes obligatoires de soutien pour les parents qui se séparent ou qui divorcent |
1. Conciliation et règlement des différends. Les parents qui songent à présenter une demande devant les tribunaux doivent d'abord rencontrer les agents de conciliation de la cour supérieure à Halifax ou à Sydney. Ces agents fournissent aux parties de l'information ainsi que des services de counselling, et ils les aident à élaborer une ordonnance sur consentement, si cette option s'avère possible. Ils peuvent ensuite les diriger vers d'autres services. On a procédé récemment à une évaluation des programmes. |
Programmes volontaires de soutien pour les parents qui se séparent ou qui divorcent |
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Programmes obligatoires de soutien à l'intention des parties impliquées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants |
1. Conciliation et règlement des différends. Les parents qui songent à présenter une demande devant les tribunaux doivent d'abord rencontrer les agents de conciliation de la cour supérieure à Halifax ou à Sydney. Ces agents fournissent aux parties de l'information ainsi que des services de counselling, et ils les aident à élaborer une ordonnance sur consentement, si cette option s'avère possible. Ils peuvent ensuite les diriger vers d'autres services. On a procédé récemment à une évaluation des programmes. |
Aide juridique et autres programmes de soutien juridique à l'intention des parties impliquées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants |
1. Les parties et les enfants (dans des circonstances adéquates) peuvent avoir recours à l'aide juridique et aux autres programmes de soutien, selon leur admissibilité. |
Programmes volontaires de soutien à l'intention des parties impliquées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants
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Programmes obligatoires de soutien en vue de la mise en application des ordonnances attributives de droit de visite |
Des services de surveillance du droit de visite sont actuellement offerts par quelques services communautaires, mais ils ne sont pas fournis dans toutes les régions de la province. |
ÎLE-DU-PRINCE-ÉDOUARD
L'Île-du-Prince-Édouard procède à la mise en application du droit de visite d'abord et avant tout par le biais d'amendes, de peines d'emprisonnement et d'autres pénalités pour outrage civil, mais la Family Law Act favorise de manière précise la mise en application du droit de visite par le biais d'ordonnances de non-communication et d'autres pénalités relatives au signalement. On ne sait pas si la législation touchant le droit de la famille s'applique aux parents non gardiens qui violent le droit de visite ou qui omettent d'exercer un droit de visite en particulier, ainsi qu'aux parents gardiens qui imposent le refus de visite. Les pénalités pour outrage civil s'appliqueraient tant aux parents gardiens qui imposent le refus de visite qu'aux parents non gardiens qui violent le droit de visite en omettant de ramener l'enfant.
Les parents qui déposent une demande de mise en application du droit de visite devant les tribunaux ne sont pas tenus de s'inscrire à un programme ou d'avoir recours à un service en particulier. Les parents qui présent une telle demande de même que les parents qui se séparent ou qui divorcent peuvent avoir recours à des services gratuits et volontaires de médiation. Un projet pilote volontaire d'éducation des enfants, s'adressant aux parents qui se séparent ou qui divorcent, est en cours à Charlottetown et à Summerside, et les premières constatations qui en émanent s'avèrent positives. Les parents qui se séparent ou qui divorcent ne sont pas tenus de s'inscrire à un programme ou d'avoir recours à un service en particulier.
La province espère offrir ses programmes de prévention à plus grande échelle, particulièrement son programme pilote d'éducation des enfants. Les juges seraient en mesure d'ordonner aux parents de s'inscrire à un programme d'éducation des enfants dans le cadre des audiences de séparation ou de divorce ainsi qu'en cas de litige touchant la mise en application du droit de visite.
Des services de supervision des visites, qui sont subventionnés par l'État et dont la prestation est assurée par des organismes du secteur privé, sont offerts à l'échelle de la province.
Les parents peuvent se voir retirer le droit de visite si l'on considère que l'enfant est exposé à un risque élevé de mauvais traitements. Les lois en matière de protection de l'enfance font un lien entre la violence conjugale et les mauvais traitements à l'égard des enfants dans l'évaluation des risques auxquels l'enfant est exposé, de façon à ce que la violence conjugale soit prise en considération dans l'établissement de l'intérêt supérieur de l'enfant en cas de mauvais traitements à son endroit.
| Détail | Description |
|---|---|
Principes régissant l'attribution du droit de visite Custody Administration and Enforcement Act (R.S.P.E.I. [1988]) |
Intérêt supérieur de l'enfant
|
Dispositions relatives au traitement des affaires mettant en cause de la violence et des mauvais traitements à l'égard d'un enfant ainsi que de la violence conjugale
|
|
Importance des désirs de l'enfant dans les différends concernant le droit de visite |
1. Le tribunal tient compte des points de vue et des préférences de l'enfant quand cette option s'avère possible, pour établir l'intérêt supérieur de l'enfant. |
Pénalités relatives au refus de visite injustifié Custody Administration and Enforcement Act (R.S.P.E.I. [1988]) |
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Pénalités relatives aux cas injustifiés de violation du droit de visite ou d'omission d'exercer celui-ci |
Aucune. |
Programmes obligatoires de soutien pour les parents qui se séparent ou qui divorcent |
Aucun. |
Programmes volontaires de soutien pour les parents qui se séparent ou qui divorcent |
|
Programmes obligatoires de soutien à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants |
Aucun. |
Aide juridique et autres programmes de soutien juridique à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants |
Seuls les requérants dont les enfants sont exposés à un risque de violence et de mauvais traitement peuvent avoir recours à l'aide juridique et aux services de soutien. En 1997-1998, il y a eu 81 nouveaux dossiers. |
Programmes volontaires de soutien à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants |
Médiation. Ces programmes sont offerts gratuitement et à grande échelle aux parties qui le demandent. |
Programmes obligatoires appuyant la mise en application des ordonnances attributives de droit de visite |
Des services de surveillance du droit de visite sont offerts dans certaines régions par des organismes communautaires financés par la province. Les juges peuvent ordonner aux parties d'y avoir recours là où ils sont offerts. |
TERRE-NEUVE
Terre-Neuve procède à la mise en application du droit de visite par le truchement de diverses pénalités qui varient des pénalités pour outrage civil au droit de visite compensatoire. La mise en application du droit de visite s'applique aux parents gardiens qui refusent la visite sans justification ainsi qu'aux parents non gardiens qui violent leur ordonnance attributive de droit de visite, quoiqu'un nombre restreint de pénalités se rattachent à ces derniers. On ne sait pas à quelle fréquence on a recours aux pénalités ou combien d'affaires touchant la mise en application du droit de visite sont portées devant les tribunaux.
Les parents qui déposent une requête de mise en application du droit de visite ne sont pas tenus de s'inscrire à un programme ou d'avoir recours à un service de soutien particulier, mais les juges peuvent ordonner aux couples d'assister à des séances de médiation ou bien à des séances portant sur les visites supervisées, là où elles sont offertes. Ces ordonnances correspondent à des pénalités pour des cas de violation du droit de visite, y compris le refus de visite. La médiation volontaire est offerte aux couples en litige au début de leur procédure judiciaire.
Les parents en instance de séparation ou de divorce qui déposent une demande devant les tribunaux sont tenus d'avoir recours à un service d'accueil, où l'on établit si leur affaire se prête à la médiation et où on leur désigne un agent de gestion de cas. Ces parents peuvent aussi se tourner vers les services volontaires de médiation. Terre-Neuve a également procédé au lancement d'un programme pilote d'éducation parentale, qui est offert sur une base volontaire, ainsi que d'un programme d'éducation de soutien, conçu pour les enfants de parents qui se séparent ou qui divorcent.
Les parents peuvent se voir retirer le droit de visite si l'on considère que l'enfant est exposé à un risque élevé de mauvais traitements. Les lois en matière de protection de l'enfance font un lien entre la violence conjugale et les mauvais traitements à l'égard des enfants dans l'évaluation des risques auxquels l'enfant est exposé, de sorte que la violence conjugale est prise en considération dans l'établissement de l'intérêt supérieur de l'enfant en cas de mauvais traitements.
| Détail | Description |
|---|---|
Principes régissant l'attribution du droit de visite Children's Law Act (R.S.N. [1990]) |
Intérêt supérieur de l'enfant
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Dispositions relatives au traitement des affaires mettant en cause de la violence et des mauvais traitements à l'égard d'un enfant ainsi que de la violence conjugale
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Importance des désirs de l'enfant dans les différends concernant le droit de visite
|
1. Il n'y a aucune représentation par avocat pour les enfants, à moins que le juge de la Cour suprême n'en ait décidé autrement. 2. La province n'offre aucun service de défense des intérêts des enfants. |
Pénalités relatives au refus de visite injustifié Children's Law Act (R.S.N. [1990]) |
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Pénalités relatives aux cas injustifiés de violation du droit de visite ou d'omission d'exercer celui-ci |
|
Programmes obligatoires de soutien pour les parents qui se séparent ou qui divorcent
|
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Programmes volontaires de soutien pour les parents qui se séparent ou qui divorcent
|
|
Programmes obligatoires de soutien à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants |
Aucun. |
Aide juridique et autres programmes de soutien juridique à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants |
Les responsables du service d'accueil évaluent l'admissibilité des requérants à l'aide juridique. |
Programmes volontaires de soutien à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants |
1. Services de médiation. Un médiateur rencontre chacun des parents individuellement, leur explique le processus et confirme leur volonté de recourir à ce service. On traite environ 300 à 400 dossiers par année. |
Programmes obligatoires appuyant la mise en application des ordonnances attributives de droit de visite |
1. Service de visites supervisées. Ce service est offert soit au tribunal même, soit dans un autre lieu, et il ne l'est que si le tribunal l'ordonne. On traite dix à vingt cas chaque année. |
NUNAVUT
Le Nunavut procède à la mise en application des ordonnances attributives de droit de visite au moyen de plusieurs pénalités. Ces pénalités s'appliquent aux parents gardiens qui refusent la visite sans justification ainsi qu'aux parents non gardiens qui violent les modalités du droit de visite en omettant de ramener l'enfant ou en omettant de se présenter tel qu'il avait été convenu. Les pénalités s'appliquent plus ou moins également aux deux types de violation. Cependant, les fonctionnaires de la cour soutiennent que les requêtes de mise en application du droit de visite sont rares, tout comme les requêtes présentées devant le tribunal de la famille en général (8 à 10 par année).
Les parents qui déposent une requête de mise en application du droit de visite ne sont pas tenus de s'inscrire à un programme ou d'avoir recours à un service en particulier avant l'audience. Une fois qu'une affaire a été portée devant les tribunaux, le juge peut décider de nommer un avocat pour défendre les intérêts de l'enfant s'il croit cela nécessaire, et les désirs de l'enfant sont pris en considération dans l'établissement de son intérêt supérieur.
Les juges peuvent ordonner aux parents qui violent le droit de visite d'avoir recours à des services de médiation ou à des services de supervision des visites à titre de pénalité, mais ils sont peu susceptibles d'agir ainsi. Les tribunaux ne fournissent ou ne subventionnent aucun recours à des services privés de médiation et de supervision des visites, et ces derniers ne sont pas offerts partout. Quelques services de médiation, de counselling et de supervision des visites ont été mis en place par des travailleurs sociaux, ou sont offerts par des individus dans certaines localités, mais ils sont pour la plupart parallèles au système judiciaire et distincts de ce dernier.
Les parents qui se séparent ou qui divorcent ne sont pas tenus de s'inscrire à un programme ou d'avoir recours à un service en particulier, et il existe peu de services volontaires. Les tribunaux fournissent de l'information de base à ces parents, mais ils ne leur offrent pas de services de médiation ou de counselling ni d'autres services. Le Nunavut envisage d'établir un plus grand nombre de services volontaires d'éducation des enfants et de counselling, et tirant parti des services qui existent déjà dans les communautés plutôt qu'en mettant en œuvre un programme à l'échelle territoriale.
Les parents peuvent se voir retirer le droit de visite si l'on considère que l'enfant est exposé à un risque élevé de mauvais traitements, et la violence à l'égard d'un parent peut également être prise en considération dans l'attribution du droit de visite et dans le jugement d'un litige touchant celui-ci. On ne sait pas à quelle fréquence le droit de visite est accordé dans ces circonstances. Toutefois, le conjoint victime de mauvais traitements peut requérir une ordonnance de non-communication ou un engagement de la part de l'autre parent s'il y a un risque de violence. Le conjoint victime de mauvais traitements peut obtenir une supervision des visites dans ces cas, grâce au système des services sociaux, puisque les autorités peut imposer la supervision comme l'une des conditions du droit de visite dans les ordonnances de bonne conduite ou de non-communication qui sont rendues à l'encontre du parent violent.
| Détail | Description |
|---|---|
Principes régissant l'attribution du droit de visite Loi sur le droit de l'enfance (Nunavut) 1997 (Loi révisée des Territoires du Nord-Ouest, chapitre 14) |
Intérêt supérieur de l'enfant
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Dispositions relatives au traitement des affaires mettant en cause de la violence et des mauvais traitements à l'égard d'un enfant ainsi que de la violence conjugale |
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Importance des désirs de l'enfant dans les différends concernant le droit de visite
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Pénalités relatives au refus de visite injustifié Loi sur le droit de l'enfance (Nunavut) 1997 (Loi révisée des Territoires du Nord-Ouest, chapitre 14) |
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Pénalités relatives aux cas injustifiés de violation du droit de visite ou d'omission d'exercer celui-ci
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Programmes obligatoires de soutien pour les parents qui se séparent ou qui divorcent |
Aucun. |
Programmes volontaires de soutien pour les parents qui se séparent ou qui divorcent
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Programmes obligatoires de soutien à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants |
Aucun. |
Aide juridique et autres programmes de soutien juridique à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants |
Les parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants, peuvent avoir recours à l'aide juridique et à des programmes de soutien juridique. |
Programmes volontaires de soutien à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants |
Des services de counselling, de médiation et de supervision des visites peuvent être offerts dans certaines communautés par le biais d'individus ou d'organismes assurant la prestation de services sociaux. |
Programmes obligatoires appuyant la mise en application des ordonnances attributives de droit de visite |
Les parents peuvent avoir recours aux services de supervision des visites, là où ceux-ci sont offerts. Ces services ne sont pas disponibles partout. |
TERRITOIRES DU NORD-OUEST
L'article 30 de la Loi sur les Territoires du Nord-Ouest stipule que l'on doit procéder à la mise en application des ordonnances attributives de droit de visite au moyen de plusieurs pénalités. Les pénalités de mise en application du droit de visite s'appliquent aux parents non gardiens qui violent les modalités du droit de visite en omettant de ramener l'enfant ou en omettant de se présenter tel qu'il avait été convenu. Les pénalités se rattachent plus ou moins également aux deux types de violation. Cependant, on a rarement recours aux dispositions. Les fonctionnaires de la cour soutiennent qu'aucune demande n'a été présentée devant les tribunaux des Territoires du Nord-Ouest depuis août 1999, lorsque l'ensemble des requêtes relatives au droit de la famille ont été confiées à un seul fonctionnaire de la cour.
Les parents qui divorcent ou qui sont engagés dans des litiges relatifs au droit de visite avant la tenue de l'audience judiciaire ne sont pas tenus d'avoir recours à un service en particulier. Les juges peuvent ordonner aux couples d'assister à des séances de médiation à titre de pénalité en cas de violation du droit de visite. Ils peuvent aussi leur ordonner d'avoir recours aux services de supervision des visites. Certains services de médiation et de supervision des visites sont offerts par des organismes du secteur privé à Yellowknife, alors que d'autres services de supervision des visites sont principalement assurés par des bénévoles, mais parrainés par le secteur privé.
Un projet pilote dans le cadre duquel on offrait des services volontaires de counselling en groupe aux parents en instance de séparation à Yellowknife a pris fin récemment, et les fonctionnaires territoriaux pourraient procéder à la mise en œuvre permanente du programme une fois qu'on en aura terminé l'évaluation. Les commentaires informels qui ont été émis à cet égard se sont avérés favorables. Jusqu'à tout récemment, les parents qui se séparaient ou qui divorçaient pouvaient recevoir de l'information et avoir recours à d'autres services de soutien à Yellowknife (il y avait un numéro 1 800 de même qu'un numéro de télécopieur), et ces services seront de nouveau disponibles sous peu.
Les parents peuvent se voir retirer le droit de visite si l'on considère que l'enfant est exposé à un risque élevé de mauvais traitements, et la violence à l'égard d'un parent peut être prise en considération dans l'attribution du droit de visite et dans le jugement d'un litige touchant celui-ci. On ne sait pas à quelle fréquence le droit de visite est accordé dans ces situations. Toutefois, la législation stipule que le conjoint victime de mauvais traitements peut requérir une ordonnance de non-communication ou un engagement de la part de l'autre parent s'il y a risque de violence.
| Détail | Description |
|---|---|
Principes régissant l'attribution du droit de visite Loi sur les relations familiales (R.S.N.W.T. [1998]) |
Intérêt supérieur de l'enfant
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Importance des désirs de l'enfant dans les différends concernant le droit de visite
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|
Pénalités relatives au refus de visite Loi sur les relations familiales (R.S.N.W.T. [1998]) |
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Pénalités relatives à la violation du droit de visite ou à l'omission d'exercer celui-ci
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Programmes obligatoires de soutien pour les parents qui se séparent ou qui divorcent |
Aucun. |
Programmes volontaires de soutien pour les parents qui se séparent ou qui divorcent
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Programmes obligatoires de soutien à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite, y compris les enfants |
Aucun (en plus des pénalités). |
Aide juridique et autres programmes de soutien juridique à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de garde ou de visite, y compris les enfants |
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Programmes volontaires de soutien à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de garde ou de visite, y compris les enfants |
Les tribunaux fournissent de l'information de base aux parents. Il y a peu de séances privées de counselling et de médiation. |
Programmes obligatoires appuyant la mise en application des ordonnances attributives de droit de visite |
Les services de supervision des visites ne sont pas disponibles partout. |
YUKON
Au Yukon, les pénalités de mise en application du droit de visite sont laissées à la discrétion du juge. On ne sait pas si les dispositions pertinentes s'appliquent seulement aux parents gardiens qui imposent le refus de visite ou si elles s'appliquent aussi aux parents non gardiens qui violent leur ordonnance attributive de droit de visite ou qui omettent d'exercer ce dernier. On ne sait pas non plus à quelle fréquence des requêtes sont déposées devant les tribunaux et on ignore à quelle sorte de pénalité elles donnent lieu éventuellement.
Les parents engagés dans des litiges entourant le droit de visite ne sont pas tenus de s'inscrire à un programme ou d'avoir recours à un service de soutien en particulier; cependant, les parties qui ont entamé une procédure judiciaire peuvent être dirigées, avec leur consentement, vers une conférence de règlement préalable au procès, dirigée par un juge, ou vers un mini-procès pendant lequel elles présentent leur cas à un juge et demandent un jugement non exécutoire. La médiation judiciaire est également offerte, et les juges reçoivent une formation sur la médiation.
Les parents qui se séparent ou qui divorcent ne sont pas tenus de s'inscrire à un programme ou d'avoir recours à un service de soutien en particulier. On a procédé au lancement d'un programme pilote d'éducation parentale en se servant du programme du Manitoba comme modèle.
Les parents peuvent se voir retirer le droit de visite si l'on considère que l'enfant est exposé à un risque élevé de mauvais traitements.
| Détail | Description |
|---|---|
Principes régissant l'attribution du droit de visite Loi sur l'enfance (R.S.Y.T. [1986]) |
Intérêt supérieur de l'enfant
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Importance des désirs de l'enfant dans les différends concernant le droit de visite Loi sur l'enfance(R.S.Y.T. [1986]) |
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Dispositions relatives au traitement des affaires mettant en cause de la violence et des mauvais traitements à l'égard d'un enfant ainsi que de la violence conjugale |
Inconnues. |
Pénalités relatives au refus de visite |
Les tribunaux peuvent imposer de telles pénalités s'ils jugent que cela convient. |
Pénalités relatives à la violation du droit de visite ou à l'omission d'exercer celui-ci |
Inconnues. |
Programmes obligatoires de soutien pour les parents qui se séparent ou qui divorcent |
Aucun. |
Programmes volontaires de soutien pour les parents qui se séparent ou qui divorcent |
1. Éducation des enfants. Projet pilote. Pour l'amour des enfants. En 1998-1999, on a offert quatre séances d'information de trois heures en se servant du programme du Manitoba, et d'autres séances du genre ont été données en 1999-2000. |
Programmes obligatoires de soutien à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite |
Aucun. |
Aide juridique et autres programmes de soutien juridique à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de visite ou de garde, y compris les enfants |
Les services d'aide juridique sont offerts aux personnes admissibles pour les mesures préparatoires touchant les cas qui ont fait l'objet d'une ordonnance attributive de droit de garde ou de visite. Des services d'aide peuvent être fournis si la santé ou la sécurité d'un enfant ou d'un parent, ou la relation entre un parent et un enfant, est menacée. |
Programmes volontaires de soutien à l'intention des parties engagées dans les litiges en matière de droit de garde ou de visite, y compris les enfants |
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Programmes obligatoires appuyant la mise en application des ordonnances attributives de droit de visite |
Aucun. |
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