Évaluation du projet pilote de liaison du Programme d’exécution des ordonnances alimentaires de la Colombie-Britannique

2004-FCY-4F

SOMMAIRE

Nous présentons ici les conclusions de l’évaluation du Projet pilote de liaison (PPL) du Programme d’exécution des ordonnances alimentaires de la Colombie-Britannique (PEOACB). Le projet pilote comporte trois grands volets de sensibilisation/liaison et d’exécution conçus pour les payeurs et les bénéficiaires de pensions alimentaires.

Ces trois volets sont les suivants :

L’évaluation avait pour objet de répondre aux questions suivantes :

Sept méthodologies ont été utilisées dans le cadre de l’évaluation. Un sondage téléphonique a été effectué auprès de 24 conseillers en justice familiale et préposés à l’admission dans dix centres de justice familiale afin de connaître les critères de sélection, les obstacles au paiement et l’utilité des rencontres, tant pour les clients que pour les centres de justice familiale. Un questionnaire a été distribué à tous les clients ayant participé aux rencontres de clients entre septembre et décembre 2002. Le sondage portait sur les besoins des clients, les contacts antérieurs avec le PEOACB ainsi que la qualité et l’utilité du service. Cinquante et un clients (75 %) orientés vers ces réunions au cours de l’étude ont répondu au questionnaire.

Deux méthodologies ont été utilisées pour évaluer les résultats des conférences de paiement : 1) un examen détaillé des données démographiques des dossiers et des résultats des conférences de paiement d’après trois sources de données (notamment les dossiers du PEOACB) et 2) un sondage téléphonique auprès des payeurs. Vingt-cinq dossiers ont été évalués, notamment tous les dossiers étudiés lors des conférences de paiement entre août 2001 et août 2002. Le taux de réponse au sondage téléphonique auprès des payeurs a été faible (40 %), en raison surtout de l’impossibilité de retracer certains d’entre eux ou de leur réticence à participer.

L’évaluation comportait également un examen de documents et de statistiques et des entrevues avec des répondants clés. Le sondage sur les séances d’information du ministère des Ressources humaines n’a pas eu lieu, vu l’absence de séances d’information pendant la période à l’étude.

Plusieurs problèmes de collecte de données ont surgi au cours de cette recherche. Les formulaires du PEOACB, sur lesquels sont consignés les orientations suggérées et les résultats des conférences de paiement, contenaient des données incomplètes, voire parfois aucune donnée. Les données disponibles dans le système de gestion électronique des dossiers du PEOACB étaient, elles aussi, parfois incohérentes ou incomplètes. Dans tous les cas, l’information sur les conférences de paiement a été vérifiée à l’aide du dossier courant, qui est un récit circonstancié de chaque cas.

L’évaluation a permis de tirer les conclusions suivantes :

Les constatations donnent à penser qu’il faut envisager d’étendre le volet « rencontres de clients » du projet pilote de liaison. Cela pourrait se faire en tenant des rencontres de clients dans un plus grand nombre de centres — augmenter la présence de l’agente de liaison dans les centres traitant un grand nombre de dossiers (comme à Surrey et à Vancouver) et augmenter les sources d’orientation pour inclure les agents d’exécution du PEOACB et les conseillers en justice familiale. On pourrait envisager aussi d’élargir le but des rencontres de clients et considérer qu’elles constituent pour les payeurs une approche de « prévention » de l’arriéré plutôt qu’une simple occasion d’échanger de l’information et de régler certains problèmes.

Le PEOACB a toujours hésité à établir un autre modèle de prestation des services qui ne pourrait être viable. On a cependant déjà augmenté les sources d’orientation vers ces rencontres de clients, lesquelles comprennent maintenant le ministère des Ressources humaines, les avocats de service, les agents d’exécution et les clients se présentant sur place. Il sera important de bien définir ces sources et protocoles d’orientation de manière à ce que soient claires les attentes découlant d’une utilisation élargie du modèle.

L’utilité des conférences de paiement pour parvenir à des ententes de paiement, produire de nouveaux renseignements financiers utiles et réduire l’arriéré est limitée. Le PEOACB avait déjà envisagé d’orienter vers les conférences de paiement des payeurs ayant des antécédents et des habitudes de paiement autres. Or, les résultats de la présente analyse donnent à penser que la plupart des payeurs qui participent maintenant aux conférences de paiement semblent éprouver des difficultés légitimes de paiement. Une approche plus fructueuse consisterait peut-être à intervenir beaucoup plus tôt dans le processus aboutissant à l’interruption des paiements. Une fois encore, il faudra formuler des critères précis pour déceler les payeurs pour qui un mécanisme volontaire, comme les rencontres de clients, correspondrait davantage à la situation.