Préface
quand je t’ai tenu dans mes bras pour la première fois
j’ai aussi tenu les ancêtres
j’ai senti leur sagesse se déposer
dans la légèreté de tes os
mon enfant
tu venais de traverser un océan
de sang, de sel et de désir
et tu as émergé
dans notre avenir commun
revêtu de notre passé lumineux
à mesure que tu grandissais
les ancêtres t’ont pris dans leurs bras
et ont murmuré
Les choses peuvent changer et tu peux les changer.
c’est le grand espoir dans lequel nous naissons et mourons,
cela,
rien que cela.
oh mon enfant noir
tu attends depuis si longtemps
puisses-tu ne jamais savoir
ce qu’il nous en a coûté pour t’amener ici
ce que nous avons fait pour survivre
Zilla Jones
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