2. Soutien aux victimes et aux survivants noirs d’actes criminels
Le présent article commence par un aperçu des services d’aide aux victimes au Canada : les avantages qu’ils peuvent offrir et quelques-unes des principales difficultés auxquelles ils sont confrontés. Il examine ensuite les expériences uniques des victimes et survivants noirs d’actes criminels ainsi que l’importance de services adaptés à la cultureNote de bas de page 22. L’article met également en lumière des lacunes dans la recherche et les données afin de cerner les domaines où davantage de renseignements sont nécessaires pour appuyer l’élaboration de politiques et de programmes pour les victimes et survivants noirs d’actes criminels.
Services d’aide aux victimes au Canada
Les services d’aide aux victimes ont pour objectif d’accompagner les personnes touchées par la criminalité, notamment en répondant à leurs besoins émotionnels et pratiques, en leur fournissant de l’information, une assistance ou des ressources. Bien que les services d’aide aux victimes au Canada soient principalement la responsabilité des provinces et territoires, les ministères et organismes fédéraux ont également un rôle à jouer, notamment dans les domaines de la prestation des services et des programmes, de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques, ainsi que de la réforme du droit pénal (Justice Canada, 2024).
Bien que les objectifs et principes des programmes de services d’aide aux victimes soient en grande partie les mêmes partout au Canada, le type et l’orientation spécifiques des programmes et services varient dans les provinces et territoires et de l’un à l’autre, en fonction des besoins, des priorités, des lois et des ressources disponibles. Les types de services peuvent comprendre :
- la communication d’information sur les droits des victimes, les services et l’assistance;
- le counseling;
- l’intervention en situation de crise;
- la représentation juridique;
- les groupes de soutien;
- l’aiguillage vers des ressources communautaires;
- du soutien pour demander une restitution et un dédommagement;
- du soutien pour participer au processus de justice pénale (par exemple, préparer les témoignages, les déclarations de la victime ou les déclarations au nom d’une collectivité) (Justice Canada, 2024).
Bien qu’il existe généralement quatre modèles de prestation de services, leur exécution peut varier (Justice Canada, 2024), notamment :
- Les services judiciaires : axés sur le soutien aux victimes participant à une procédure pénale (par exemple, les aides au témoignage, les déclarations de la victime);
- Les services systémiques : fournis directement par un gouvernement tout au long du processus de justice pénale (par exemple, les renvois vers d’autres services, la préparation à la comparution au tribunal, l’issue de l’instance criminelle);
- Les services policiersNote de bas de page 23 : axés sur les répercussions immédiates du crime, mais peuvent également fournir des services tout au long du processus (par exemple, intervention en situation de crise, planification de la sécurité, information sur l’état du dossier, soutien au tribunal);
- Les services communautaires : assurés par des organisations non gouvernementales, qui comprennent une vaste gamme de services offerts tout au long du processus de justice pénale ainsi qu’en dehors de toute instance formelle, qui peuvent fonctionner parallèlement à d’autres services systémiques (par exemple, intervention et counseling en situation de crise, planification de la sécurité, accompagnement au tribunal, assistance d’urgence, services spécialisés et aiguillages).
Le type de services aux victimes et leur disponibilité peuvent également varier au sein des collectivités selon leur taille et leur localisation (zones urbaines, rurales, nordiques et isolées). La diversité des sources de financement joue également un rôle dans la différence entre les services. Cela comprend les suramendes compensatoires payées par les délinquantsNote de bas de page 24, le financement fédéral par l’intermédiaire de la Stratégie fédérale d’aide aux victimesNote de bas de page 25, ainsi que la manière dont les provinces et territoires financent les services d’aide aux victimes (Justice Canada, 2024).
Rôle des services d’aide aux victimes
Les services d’aide aux victimes jouent un rôle important pour atténuer les conséquences de la criminalité (Johnston-Way et O’Sullivan, 2016). Ils aident notamment les victimes à reprendre le cours de leur vie et à éviter l’apparition de problèmes comme la toxicomanie et des troubles de santé, ce qui peut avoir des répercussions positives sur le bien-être et la sécurité de la communauté (Johnston-Way et O’Sullivan, 2016). Les victimes et survivants ont également déclaré que le counseling, le soutien émotionnel et l’information sur le système de justice sont les services les plus utiles qu’ils aient reçus (Prairie Research Associates Inc., 2006).
Les services d’aide aux victimes facilitent également l’accès à la justice en fournissant de l’information sur le système de justice pénale, qui est très complexe (McDonald et Scrim, 2011). Le soutien des témoins, comme les aides au témoignageNote de bas de page 26 et l’accompagnement des victimes au tribunal, peut leur donner la confiance nécessaire pour porter leur affaire devant le tribunal (Prairie Research Associates Inc., 2006). On pense également que les aides au témoignage contribuent à réduire les traumatismes systémiques que les victimes et les témoins peuvent subir lorsqu’ils participent au processus judiciaire (Justice Canada, 2021).
Difficultés liées aux services d’aide aux victimes
Cependant, les services d’aide aux victimes au Canada font également face à des difficultés qui peuvent nuire à l’accès à la justice pour les victimes et les survivants. Ce qui suit offre un aperçu de certaines des principales difficultés, puis en explore certaines qui touchent particulièrement les victimes et survivants noirs.
Victimisation et traumatisme
Le traumatisme que les victimes peuvent subir à la suite d’un préjudice peut jouer un rôle important dans leur capacité à accéder aux services d’aide aux victimes (Justice Canada, 2021). En même temps, si les services eux-mêmes ne tiennent pas compte du traumatisme, ils peuvent aggraver l’expérience des victimes (Justice Canada, 2021).
Lien entre confiance et accès
Certaines victimes et certains survivants peuvent également hésiter à recourir aux services proposés au sein du système de justice pénale ou en marge de celui-ci, surtout s’ils se méfient de ce système. Cette situation peut découler des effets persistants de la colonisation, du racisme, de la pauvreté et de la marginalisation. Cela peut contribuer à ce que certaines communautés, notamment les communautés noires, autochtones et racialisées, soient mal desservies (Justice Canada, 2021). Les personnes victimisées ont également tendance à moins faire confiance à la police que celles qui ne l’ont pas été, qu’elles aient ou non signalé la victimisation (Cotter, 2021).
Disponibilité des services
Il y a un manque de services pour les victimes et les survivants partout au Canada. Le nombre de programmes et de personnel disponibles est insuffisant pour répondre aux besoins des victimes. Les lacunes dans les communautés rurales et isolées sont encore plus importantes (Bureau de l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels, 2017; Justice Canada, 2021; Comité permanent de la justice et des droits de la personne, 2022). Même lorsque des services sont disponibles, les victimes et les survivants peuvent ne pas être au courant de leur existence.
Une étude de 2011 a montré qu’un nombre considérable de Canadiens (42 %) ignoraient l’existence de services aux victimes et que les jeunes adultes (âgés de 18 à 24 ans) n’en avaient aucune connaissance (McDonald et Scrim, 2011). Il est nécessaire de faire connaître les services d’aide aux victimes, en particulier pour ceux qui ont été victimes et pour les professionnels de la justice pénale (Justice Canada, 2021; Justice Canada, 2026).
Modèles de prestation de services et financement
La plupart des services d’aide aux victimes sont conçus pour soutenir les victimes et les survivants qui ont des contacts avec le système de justice pénale à court terme. Cependant, bon nombre de victimes et de survivants continuent d’avoir besoin de soutien sur une période plus longue (Bureau de l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels, 2017). Cela comprend l’accès à des services de suivi appropriés (par exemple, des services en dehors du système de justice pénale formel qui soutiennent la guérison, y compris le counseling) (Justice Canada, 2021).
Les modèles de financement à court terme ou les services financés à titre de projets pilotes soulèvent des questions sur la durabilité de ces projets et services (Justice Canada, 2021). Les problèmes comprennent un salaire peu élevé, l’épuisement professionnel, un taux élevé de rotation et un manque de ressources pour fournir des services spécialisés. Si le financement des services est insuffisant ou instable, les organisations peuvent ne pas être en mesure de les fournir (Comité permanent de la justice et des droits de la personne, 2022).
Services adaptés à la culture
Les victimes et les survivants issus des communautés noires, autochtones et racialisées ont besoin de services adaptés à leur culture. Cet aspect a été signalé comme un obstacle à l’accès de ces populations aux services formels. Ces victimes et survivants se tournent donc vers des mécanismes plus informels pour obtenir de l’aide (par exemple, les églises, des pairs et d’autres services adaptés à leur culture) (Sharpe et coll., 2024; The Centre for Research & Innovation for Black Survivors of Homicide Victims, 2022; Comité permanent de la justice et des droits de la personne, 2022; Justice Canada, 2021). La section suivante approfondira cette question en se penchant sur les expériences des victimes et des survivants noirs.
Comprendre l’expérience des victimes et des survivants noirs d’actes criminels au Canada
Le racisme systémique persistant envers les personnes noires au sein des institutions et des politiques canadiennes, qui trouve ses racines dans l’histoire coloniale du Canada, a donné lieu à un ensemble particulier de difficultés pour les victimes et les survivants noirs d’actes criminelsNote de bas de page 27. Le sous-financement et les obstacles généraux à l’accès (comme il est exposé plus haut dans le présent article) affectent les victimes et les survivants qui accèdent aux services dans tous les domaines, mais le racisme systémique, les différences culturelles, la stigmatisation communautaire et les disparités socio-économiques créent une couche supplémentaire de complexité et d’obstacles structurels pour les membres des communautés noires (Owusu-Bempah et Jones, 2023).
Méfiance envers les forces de l’ordre
Beaucoup de victimes noires se méfient de la police et des institutions judiciaires. Il s’agit d’un obstacle important à la recherche de soutien. Par exemple, les personnes noires au Canada sont plus susceptibles que les personnes non racialisées de dire qu’elles subissent des préjugés dans leurs interactions avec la police et de mal évaluer certains aspects du rendement des policiers (Cotter, 2022).
Les victimes noires ont également déclaré avoir été traitées comme des suspects plutôt que comme des victimes lorsqu’elles demandaient l’aide de la police, car les agents supposaient qu’elles étaient des délinquants, et non des victimes (Owusu-Bempah et Jones, 2023; Duhaney, 2022).
Cette méfiance trouve son origine dans les expériences de longue date des victimes et des survivants noirs, qui ont subi du profilage racial, des interventions policières excessives et une criminalisation disproportionnée. Cela a conduit les victimes et les survivants noirs à douter que le fait de signaler un crime leur garantisse un traitement équitable ou bienveillant (Gendarmerie royale du Canada, 2023; Owusu-Bempah et Jones, 2023; Jeffers, 2023; Duhaney et coll., 2022; Association canadienne des libertés civiles, 2021). Ces facteurs découragent collectivement les victimes et survivants noirs de signaler leur victimisation, réduisent l’accès aux services, qui dépendent souvent d’un aiguillage par les policiers, et contribuent à éloigner davantage les personnes noires du système de justice. En fin de compte, cela peut renforcer la profonde méfiance réciproque entre les communautés noires et la police.
Manque de ressources adaptées à la culture
Les victimes et les survivants noirs d’actes criminels se retrouvent souvent face à des services d’aide aux victimes qui ne sont pas adaptés à leur culture ou à leurs expériences vécues. Les services d’aide aux victimes peuvent ne pas disposer de personnel reflétant la diversité raciale et culturelle des populations qu’ils servent. Il peut donc être difficile pour les victimes noires de se sentir comprises ou soutenues (Bureau de l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels, 2024; Sharpe, 2024; MacDougall et coll., 2022). Dans de nombreux cas, les services ne parviennent pas non plus à intégrer des approches qui reconnaissent les réalités du racisme envers les personnes noires, des traumatismes raciaux et de la méfiance historique entre les communautés noires et les institutions judiciaires (Duhaney et coll., 2025). Le fait de ne pas se sentir en sécurité sur le plan culturel peut amener les victimes à se sentir exclues ou ignorées par le système de justice. Cela les rend moins enclines à demander une aide formelle. Cela renforce également leur dépendance vis-à-vis des réseaux informels que constituent la famille, les communautés religieuses ou les associations locales, qui ne sont pas toujours en mesure d’apporter un soutien aux victimes et aux survivants d’actes criminels (Sharpe et coll., 2024).
Des services tenant compte des traumatismes et adaptés à la culture, ainsi que des formations intersectorielles sont nécessaires pour garantir que les interventions soient ancrées dans les réalités raciales et les contextes communautaires (The Centre for Research & Innovation for Black Survivors of Homicide Victims, 2022). Il est essentiel que les victimes et les survivants noirs d’actes criminels puissent accéder à ces ressources pour favoriser la confiance et l’inclusion (Owusu-Bempah et Jones, 2023).
La stigmatisation comme obstacle au soutien
Alors qu’un certain nombre de victimes et de survivants d’actes criminels craignent que le fait de demander de l’aide ne les expose à la stigmatisation, aux commérages ou aux représailles au sein de leur communauté, les victimes et les survivants noirs sont davantage touchés par le racisme systémique envers les personnes noires. Lorsqu’ils craignent que les stéréotypes ne soient renforcés ou que la surveillance ne s’intensifie, et compte tenu de leur manque de confiance dans les institutions judiciaires, les victimes et les survivants noirs peuvent être moins enclins à signaler le crime et préférer se tourner vers des réseaux de soutien informels plutôt que vers le système de justice officiel (Duhaney et coll., 2025; Sharpe et coll., 2024; Maynard, 2017). Ces réseaux informels offrent souvent un réconfort émotionnel immédiat, un sentiment d’appartenance et une écoute sans jugement, ce qui peut leur sembler plus rassurant que de faire appel aux services d’aide aux victimes traditionnels. Il est toutefois nécessaire de disposer de services d’aide aux victimes formels afin d’éviter de surcharger les systèmes de soutien informels (Sharpe et coll., 2025).
Disparités socio-économiques
Les communautés noires souffrent souvent d’insécurité financière en raison des inégalités systémiques dans les occasions d’emploi et la répartition des richessesNote de bas de page 28 (Clark, 2025; Jeffers, 2023). Bien que les personnes noires au Canada affichent des niveaux d’études postsecondaires plus élevés que la population générale, les adultes et les jeunes noirs sont plus susceptibles de vivre dans des ménages à faible revenu et de souffrir d’insécurité alimentaire (Statistique Canada, 2025; Clark, 2025; Uppal, 2023; Wall et Wood, 2023).
Ces pressions économiques obligent de nombreuses familles noires à cumuler plusieurs emplois ou à travailler de longues heures pour joindre les deux bouts. Il ne leur reste alors que peu de temps, d’énergie ou de ressources pour faire appel aux services d’aide aux victimes. Pour les victimes et les survivants, les coûts associés au transport, à la garde des enfants ou à la perte de revenus causée par des absences peuvent rendre les programmes de soutien inaccessibles. La pauvreté et le sous-emploi obligent souvent les jeunes et les adultes noirs à privilégier la survie plutôt que de chercher de l’aide. Ils deviennent ainsi plus vulnérables, et leur méfiance envers les systèmes qui ne répondent pas à leurs besoins s’en trouve renforcée (Jeffers, 2023).
Lacunes dans les données et l’information
On constate un manque de données ventilées selon l’origine ethnique, ce qui empêche de bien cerner les problèmes d’accès aux services pour les victimes et les survivants noirs (Comité permanent de la justice et des droits de la personne, 2022).
Au début, les pratiques en matière de données sur la justice évitaient généralement de ventiler les statistiques par origine ethnique, en partie parce que les communautés minoritaires craignaient que cela ne renforce des stéréotypes préjudiciables (Owusu-Bempah et Millar, 2010). Par conséquent, les enquêtes nationales passées, comme l’Enquête sociale générale — Sécurité des CanadiensNote de bas de page 29, ont eu tendance à utiliser des catégories larges, comme les « minorités visibles », qui ne distinguent que les Autochtones et les populations racialisées et non racialisées. Bien que cette approche ait permis de mettre en lumière les disparités entre les populations blanches et non blanches, elle a également masqué la diversité des expériences au sein des communautés racialisées.
Par exemple, les données sur la victimisation concernant les populations racialisées sont souvent présentées comme un groupe unique, sans ventilation plus précise pour les populations noires (par exemple, les communautés noires des Caraïbes, les communautés noires d’Afrique et les communautés noires historiques du Canada), les personnes sud-asiatiques ou est-asiatiques. Cela limite la capacité des chercheurs à comprendre de manière plus nuancée comment les inégalités structurelles et les différences de traitement de la part de la police et des tribunaux affectent certaines communautés.
L’absence de données distinctes sur l’origine ethnique a pour conséquence que les statistiques nationales sur les pratiques systémiques discriminatoires à l’égard des personnes noires, comme le profilage racial, l’intervention policière excessive et les obstacles à l’accès à des services d’aide aux victimes adaptés à leur culture, ne sont pas mises en évidence. Plus récemment, des militants et des chercheurs ont appelé à la collecte de données ventilées sur l’origine ethnique afin de tenir compte de ces distinctions (Statistique Canada, 2024). Cependant, le recours historique à de larges catégories de groupes racialisés a entraîné un manque de connaissances dans les expériences vécues par les victimes et les survivants noirs d’actes criminels.
Répertoire des services aux victimes
Justice Canada tient un annuaire des services d’aide aux victimes pour aider les fournisseurs de services, les victimes et les particuliers à trouver des services pour les victimes d’actes criminels partout au CanadaNote de bas de page 30. Bien que l’annuaire ait été conçu avec plusieurs fonctions de rechercheNote de bas de page 31, il ne permet pas de repérer des services spécialement destinés aux victimes et aux survivants noirs. Pour mieux comprendre quels services et ressources aux victimes sont actuellement disponibles au Canada pour les victimes et les survivants noirs d’actes criminels, Justice Canada a collaboré avec l’organisation communautaire HOODFAMSNote de bas de page 32 sur une analyse de l’environnement en 2025. Bien que la plupart des services d’aide aux victimes répertoriés par l’analyse soient des services systémiques, quelques organisations dirigées par des personnes noires proposent également des services d’aide aux victimes.
Si certains fournisseurs de services au sein du système de justice ont tenté de renforcer leur capacité afin d’offrir des services et des espaces mieux adaptés sur le plan culturel, des obstacles persistent pour bon nombre de victimes et survivants noirs, car ils n’ont pas accès à ces services. Des résultats similaires ont également été observés dans une récente analyse de l’environnement concernant la disponibilité et la visibilité des services de violence familiale pour les femmes noires et les communautés noires (Duhaney et coll., 2025).
Perspectives — pistes de recherches futures
Bien que ces analyses de l’environnement aient constitué une première étape pour recenser les ressources et services susceptibles d’être mis à la disposition des victimes et des survivants noirs, de nouvelles recherches sont nécessaires.
Voici quelques pistes de recherches possibles pour l’avenir :
- recueillir des données ventilées par origine ethnique afin de déterminer quels services d’aide aux victimes les victimes et les survivants noirs utilisent;
- comprendre quel soutien les victimes et les survivants noirs reçoivent de la part des réseaux informels;
- déterminer comment adapter les ressources documentaires et les renseignements sur les services afin de garantir qu’ils incluent les populations noires;
- comprendre comment concevoir des services d’aide aux victimes adaptés à la culture;
- évaluer comment la collaboration entre les communautés noires et les organisations de services d’aide aux victimes peut contribuer à créer des espaces adaptés sur le plan culturel pour les victimes et les survivants noirs;
- évaluer le rôle que joue le racisme envers les personnes noires dans la création et la prestation de services d’aide aux victimes.
Références
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