| |
Considérations principales |
| Personnes 2ELGBTQ+ |
- être conscient des préjugés intériorisés, de la dynamique de la maltraitance et des rôles de genre
- être à l’écoute de la phobie homo/bi/trans
- apprendre la terminologie que les clients et les clientes 2ELGBTQ+ utilisent pour s’identifier et la terminologie à éviter (p. ex., ne pas demander le morinom d’une personne transgenre ou se référer à son nom de naissance comme étant son « vrai » nom)
- se renseigner sur la communauté et communiquer avec les prestataires de services 2ELGBTQ+
- afficher des enseignes ou des messages pour signaler que le bureau est un espace sûr
- reconnaître les traumatismes liés à la trahison, qui peuvent avoir un effet sur la façon dont le client ou la cliente se présente (p. ex., agressivité, hypercritique, hostilité, déni, rejet, minimisation)
|
| Personnes en situation de handicap |
- demander avant la réunion si les clients et les clientes ont des besoins en matière d’accès afin de s’assurer que les services de soutien appropriés sont en place et être prêt à consacrer plus de temps à la réunion afin que la personne puisse communiquer à son propre rythme
- envisager des moyens de surmonter les obstacles à l’accès au bureau (p. ex., l’emplacement, les transports en commun, une mauvaise signalisation)
- permettre à une personne de confiance d’être présente, mais être attentif aux signes d’alerte (p. ex., parler sans autorisation)
- ne pas toucher le client et la cliente ou les animaux d’assistance sans d’abord en demander la permission
- ne pas présumer comprendre le client ou la cliente en cas de doute sur ce que la personne essaie de dire; au lieu de cela, attendre qu’elle ait fini de communiquer et lui demander de répéter ou de reformuler
- veiller à ne pas paraître condescendant en s’adressant au client ou à la cliente
- comprendre la complexité de la reconnaissance des signes de violence familiale, étant donné que les personnes en situation de handicap peuvent présenter certains signes sans avoir subi de violence familiale
- éviter d’utiliser le langage corporel ou les gestes pour communiquer s’ils ne sont pas appropriés auprès du client et de la cliente ou par rapport à la situation
- ne pas supposer que le client ou la cliente ne peut pas vous voir
- pour les clients et les clientes ayant une déficience visuelle, ne les laissez pas au milieu de la pièce, mais guidez-les vers un endroit plus confortable
- pour les clients et les clientes ayant une déficience visuelle, ne partez pas sans les informer de votre départ/retour/au revoir
- se concentrer sur l’individualité du client ou de la cliente plutôt que sur son handicap et éviter de faire des suppositions sur la façon dont le client communique
|
| Personnes nouvellement arrivées au pays |
- reconnaître que ces personnes résistent généralement aux premières consultations juridiques et qu’au moment où ces victimes consultent, leur visite peut avoir coïncidé avec une nouvelle agression ou une agression grave, ou encore avec une escalade du comportement
- être conscient que les clients et les clientes nouvellement arrivés au pays peuvent avoir été victimes de mauvais traitements dans leur pays d’origine (p. ex., châtiments corporels sur les enfants) et être attentif aux signes, tels que l’initialisation, le silence, l’inconfort physique et les explosions de colère ou d’émotion
- éviter le langage qui peut sembler stéréotypé ou qui perpétue des normes stéréotypées
- poser des questions sur les idéologies personnelles et familiales du client ou de la cliente au lieu d’utiliser des idéologies centrées sur l’individualisme ou les principes collectifs
- offrir le choix du juriste, si possible, car les clients et les clientes peuvent ne pas souhaiter travailler avec un professionnel de leur culture ou de leur religion
- utiliser une approche culturellement antioppressive qui répond aux préoccupations en matière de sécurité, tout en maximisant la confiance, le choix, le contrôle et la responsabilisation du client ou de la cliente
|
| Groupes racisés |
- reconnaître les barrières linguistiques des clients et des clientes et discuter avec eux de la nécessité de recourir à des services de traduction ou d’interprétation
- ne pas divulguer d’informations à la famille/aux amis ou amies/aux membres de la communauté sans le consentement explicite du client ou de la cliente
- comprendre comment la durée du séjour du client ou de la cliente au Canada, ainsi que les facteurs culturels et religieux, peuvent influer sur la divulgation d’informations
- comprendre comment le contexte religieux et culturel du client ou de la cliente influence ses désirs et ses besoins
- donner des exemples de ce qui constitue une maltraitance, car les clients et les clientes immigrants peuvent ne pas comprendre à quoi ressemble une maltraitance
|
| Personnes musulmanes |
- reconnaître que de nombreuses personnes musulmanes utilisent les enseignements islamiques pour aborder les relations familiales et que certains membres de la famille peuvent utiliser la religion pour justifier leur comportement abusif
- comprendre comment le client ou la cliente interprète et met en Å“uvre les enseignements islamiques en termes de relations et d’attentes entre les hommes et les femmes et au sein de la famille, et comment ses obligations religieuses sont liées à ses traditions culturelles
- comprendre son point de vue sur les systèmes de croyances de sa famille en matière de genre
- poser des questions sur l’immigration et le statut juridique, car le client ou la cliente peut ne pas connaître ses droits et craindre une expulsion
- utiliser des moyens respectueux pour obtenir des informations qui peuvent conduire à une meilleure compréhension et permettent de respecter le système de croyances du client ou de la cliente
|