1. Sommaire
Entre 2001 et 2021, les familles monoparentales canadiennes — terme désignant les familles composées d’un parent seul et d’au moins un enfant habitant dans le même logement — ont connu des changements importants sur le plan de leur bien-être financier. Le présent rapport comprend une analyse de la situation économique des familles monoparentales sur une période de 21 ans. Il met l’accent sur les tendances en matière de revenu, les statistiques sur le faible revenu, et les sources de revenu, y compris le revenu du marché, les transferts gouvernementaux et les pensions alimentaires. On y trouve aussi une analyse du bien-être financier des parents seuls autochtones, immigrants ou ayant une déficience. Les principales constatations sont les suivantes :
- Entre 2001 et 2021, le revenu médian après impôt des familles monoparentales était systématiquement plus élevé que celui des personnes hors famille de recensement, mais inférieur à celui des familles comptant un couple (avec ou sans enfants).
- Comparativement aux autres types de familles, les familles monoparentales ont connu la plus forte augmentation proportionnelle du revenu familial total médian après impôt.
- La proportion de familles monoparentales vivant en situation de faible revenu a diminué entre 2001 et 2021, ce qui représente la baisse la plus marquée parmi tous les types de familles.
- À l’instar des tendances observées chez les femmes en général, les familles monoparentales dirigées par une femme gagnaient systématiquement moins que les familles monoparentales dirigées par un homme. Toutefois, les femmes monoparentales ont connu une croissance proportionnellement plus élevée de leur revenu au cours de la période de 21 ans.
- Comparativement aux autres sources de revenu, le revenu médian du marché pour les parents seuls a connu la plus forte augmentation proportionnelle.
- Les transferts gouvernementaux versés comme suppléments du revenu ont été particulièrement essentiels au bien-être financier des parents seuls lors des ralentissements économiques à l’échelle du pays, notamment durant la première année de la pandémie de COVID-19, où de nombreuses personnes ont perdu leur emploi. Les paiements de soutien gouvernemental, y compris la Prestation universelle pour la garde d’enfants (PUGE) et l’Allocation canadienne pour enfants (ACE), ont probablement contribué à la baisse du nombre des familles monoparentales se trouvant dans une situation de faible revenu.
- Les paiements annuels médians des pensions alimentaires pour enfants et conjoint reçus par les familles monoparentales est demeuré inchangé entre 2012 et 2022, si l’on tient compte de la hausse de l’indice des prix à la consommation. En 2022, les parents seuls, hommes et femmes, ont reçu les mêmes paiements annuels médians de pensions alimentaires pour enfants et conjoint.
- Toutes les familles monoparentales n’ont pas connu la même amélioration de leur bien-être financier. Les familles monoparentales autochtones ou ayant une incapacité et certaines familles monoparentales d’immigrants racisés ont éprouvé des formes distinctes de désavantage économique, et elles étaient plus susceptibles de vivre dans une situation de faible revenu que leurs homologues non autochtones, non immigrantes racisées et n’ayant pas une incapacité.
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