Autres problèmes juridiques graves
Afin de nous assurer que les personnes interrogées puissent réfléchir à tous les types possibles de problèmes juridiques graves, nous leur avons demandé : « Y a-t-il d’autres domaines dans lesquels vous avez rencontré un litige ou un problème grave? » Celles qui ont rencontré de tels problèmes provenaient toutes de l’Est du Canada, soit trois sur 17 (17 %). Aucune personne du Centre du Canada n’a rencontré de problèmes ne relevant pas des catégories de domaines juridiques prédéterminés par le questionnaire d’entretien. Les domaines mentionnés par les personnes de l’Est du Canada comprenaient une variété d’expériences : troubles de santé mentale, violence interpersonnelle, travail du sexe et identité autochtone.
La personne ci-dessous a été victime de discrimination parce que ses troubles de santé mentale et son orientation sexuelle se recoupaient. En raison de l’anxiété qu’elle ressentait, cette personne a demandé un congé de son travail. Ce faisant, elle a été obligée de révéler son homosexualité à son employeur puisqu’elle a dû lui expliquer certains des problèmes de santé mentale qu’elle vivait et qu’elle s’inquiétait de la réaction de son employeur. Elle avait vu une collègue faire l’objet de discriminations lorsqu’elle avait déclaré ouvertement être membre de la communauté LGBTQ. Comme le dit la personne interrogée, « étant donné que mon employeur a si peu d’expérience avec les personnes LGBTQ, étant donné cette seule expérience négative avec ce collègue, je craignais d’être victime de discrimination » (EC#10).
La personne suivante pensait être victime de discrimination en raison d’un incident de violence interpersonnelle. Elle s’était livrée, en compagnie d’une autre personne, à une consommation excessive d’alcool pendant plusieurs jours; leur comportement s’aggravant jusqu’au bris de la fenêtre d’un bureau. Un spectateur a assisté à l’incident et a pris l’initiative de retenir cette personne contre son gré jusqu’à l’arrivée de la police. Elle a expliqué les conséquences de l’incident et les inquiétudes qu’elle a eues à propos de la procédure judiciaire. Elle a été condamnée à un an de liberté conditionnelle et a dû se tourner vers le travail du sexe pour payer les dommages, en précisant : j’avais déjà ce genre de travail dans le passé, mais c’était comme si je me traumatisais à nouveau. Pour quelque chose que j’avais détruit, mais je ne sais pas. Le système est très défaillant (EC#13).
Enfin, la dernière personne croyait avoir été victime de discrimination en raison de son identité autochtone, plus précisément parce qu’elle voulait avoir accès à un centre autochtone et à des ressources propres à sa culture (Oneida), mais que de telle ressources n’étaient pas disponibles dans la province où elle vivait à l’époque. Elle a accédé à ces [types de] centres en Nouvelle-Écosse, mais s’identifie comme Oneida (en Ontario), et a donc eu l’impression de ne pas avoir accès à sa propre culture. Elle a également noté un manque de ressources pour les peuples autochtones en général, suggérant que la recherche de ressources est toujours difficile, et qu’elle est continuellement renvoyée au centre mi’kmaq. Elle a insisté sur ses préoccupations concernant les ressources pour les Autochtones de la côte Est et a reconnu qu’il n’y avait personne de sa culture Oneida pour l’aider à explorer son identité autochtone.
Elle a poursuivi en décrivant une interaction avec la police, qui avait été appelée parce que son partenaire se comportait mal. Elle s’est inquiétée parce que le policier qui est intervenu était agressif et l’a rendue mal à l’aise : « il était extrêmement agressif et il essayait d’appeler mon partenaire au téléphone en lui a dit des choses comme : si jamais je te trouve, je vais te tuer » (EC#14). La personne interrogée a noté que le policier aurait dû être là pour l’aider, mais qu’au lieu de cela, son comportement est devenu inquiétant. En fin de compte, aucune accusation n’a été portée contre son partenaire.
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