Suggestions de changement

Compte tenu des attitudes défavorables des personnes interrogées à l’égard du système juridique actuel, il n’est pas surprenant que plusieurs aient suggéré des réformes. Une personne a déclaré :

[Traduction] [Le système de justice pénale ne devrait plus exister. Je ne pense pas qu’il joue un rôle important dans notre société et je pense que nous devrions chercher des alternatives au système de justice pénale (CC# 3).

Les personnes interrogées ont ensuite évalué d’autres dimensions du système de justice qui étaient « déphasées », mais davantage d’un point de vue bureaucratique et technique. Pour eux :

[Traduction] [I]l y a des cours et des tribunaux qui ont encore une raison d’être, mais ces cours, ces tribunaux, ces conseils et ces commissions ont tous besoin d’être modernisés, d’entrer dans le 21e siècle.. En fin de compte, le système de justice a besoin d’utiliser la technologie. Cela devrait être une arrière-pensée. Le système devrait être plus agile et plus enclin au changement (CC# 3).

Bien que vagues sur les détails, d’autres personnes interrogées ont appelé à une approche plus « expansive » ou « variée » des questions juridiques (CC# 4), peut-être en utilisant des mécanismes plus informels ou réparateurs. Une personne bispirituelle a souligné la valeur potentielle de l’extension des considérations formulées dans l’arrêt Gladue au-delà des tribunaux pénaux :

[Traduction] [L]es [facteurs Gladue] sont des répercussions très précises de la colonisation qui ont été cernées dans le droit en général. Ces éléments doivent être pris en compte chaque fois qu’une personne entre en conflit avec la loi, qu’il s’agisse d’une affaire criminelle, d’un divorce, de la garde ou de la protection de l’enfant, d’une affaire entre propriétaire et locataire, de la CSPAAT [Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail], de l’assurance-emploi, des droits de la personne, de tout cela, à chaque fois (CC# 12).

Les personnes interrogées ont également souhaité que d’autres formes de soutien soient mises à leur disposition. De leur point de vue, il pourrait s’agir d’organisations non gouvernementales (ONG) offrant une assistance, car « il aurait été bon que quelqu’un soit présent dans la salle d’audience pour évaluer ce qui se passait » (CC# 6). Il pourrait également s’agir de développer les structures existantes telles que les services d’aide aux victimes. La suggestion la plus fréquente, cependant, est de consacrer davantage de ressources à « une formation appropriée, et plus de formation » pour le personnel judiciaire existant, qui comprendrait une sensibilisation et une sensibilité accrues aux expériences et aux besoins uniques des personnes 2ELGBTQI+.

Enfin, une personne a indiqué que le système de justice pénale ne répondait pas à ses besoins, étant donné l’accent mis sur les réponses punitives et l’absence apparente de programmes de traitement une fois les délinquants incarcérés. Elle préférerait une approche plus réparatrice : « Je veux savoir que cette personne est désolée pour ce qu’elle a fait. Je veux recevoir ces excuses. Et je veux savoir que cela ne se reproduira plus jamais. Notre système de justice peut-il faire cela pour moi? Probablement pas » (CC# 2).