Conclusion
Cette population particulière a connu, et continue de connaître, un degré élevé de vulnérabilité par rapport à la population générale. La probabilité d’un traumatisme dans la petite enfance en raison d’un environnement familial instable a induit un fort degré de vulnérabilité à un jeune âge, que les trafiquants ont exploité à leur propre profit. Le traumatisme consécutif qu’a engendré la traite de personnes n’a fait qu’ajouter à cette vulnérabilité.
Depuis qu’elles ont échappé à la traite de personnes, les participantes continuent à vivre dans l’ombre de cette expérience, et essuient les conséquences d’une jeune vie perturbée par l’exploitation sexuelle. Bon nombre d’entre eux n’ont pas les compétences requises, qu’elles soient professionnelles ou interpersonnelles, pour s’adapter à un emploi qui ne comporte pas de danse, d’effeuillage ou de travail sexuel. Certains participantes ont souligné que leur curriculum vitae comportait de grandes lacunes en matière d’emploi. Une (1) participante a expliqué qu’elle n’avait pas terminé ses études secondaires parce qu’elle avait été victime de la traite de personnes à un très jeune âge, et la plupart des participantes ont invoqué la lutte mentale et émotionnelle importante qu’elles mènent pour s’adapter à la « vie normale ».
Si ces femmes continuent à bénéficier d’un soutien, de nombreuses victimes de la traite de personnes ne jouiront pas des mêmes possibilités. Les participantes ont évoqué la nécessité de sensibiliser davantage le public à la traite de personnes et de mettre en œuvre des programmes de prévention, en particulier pour les jeunes à risque, afin d’éviter que la traite de personnes ne fasse d’autres victimes. Ces femmes ont décrit de manière très détaillée cet aspect très sombre de notre monde, un appel à l’action pour que cesse la traite de personnes à des fins sexuelles.
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