Examen critique des recherches en sciences sociales sur le déménagement des parents à l'extérieur de la région après une séparation ou un divorce
4.0 Évaluation critique des études incluses sur le déménagement des parents à l'extérieur de la région après une séparation ou un divorce
4.1 Mises en garde et problèmes relatifs aux études
En fonction de la faible qualité globale des études retenues, les conclusions tirées dans les 11 études ne devraient pas être considérées comme des commentaires généralisés concernant le déménagement à l'extérieur de la région, mais plutôt comme des points à prendre en considération et des mises en garde lorsque vient le moment d’analyser les circonstances de chaque cas de déménagement à l'extérieur de la région. La recherche de données pertinentes et à jour est un problème continu; plus d'un tiers des études examinées datent de 10 ans et plus. Par ailleurs, bon nombre d'études n'abordent pas directement la question des répercussions du déménagement à l'extérieur de la région sur les enfants qui vivent ces situations, ni les conséquences précises pour les enfants. C'est dans l’optique de cette mise en garde que les études incluses ont été examinées encore plus en profondeur afin d'obtenir de l'information sur les divers facteurs liés au déménagement à l'extérieur de la région et à l'adaptation des enfants après une séparation ou un divorce.
4.1.1 Problèmes liés à la méthodologie
Les études analysées dans le cadre du présent document ont été effectuées à partir de toute une panoplie de méthodes de recherche. Certaines études ont eu recours à des questionnaires qualitatifs autoadministrés, à des entrevues et à des sondages (Asher & Bloom, 1983; Booth & Amato, 1993; Freeman, 2009; Parkinson, Cashmore & Single, 2011), tandis que d'autres études ont eu recours à des questionnaires quantitatifs (Braver et al., 2003; Fabricius & Braver, 2006). Une approche multiméthodes, incluant des entrevues semi-structurées et des analyses des données détaillées, l'évaluation des sondages et l’attribution de cotes a également été utilisées (Behrens & Smyth, 2010), de même qu’une autre extraction des données et une analyse faite à partir d’une compilation de données tirées du recensement national (Grundy, 1985). Enfin, certaines études ont utilisé un modèle chronologique des activités dans une étude longitudinale (Parkinson et al. 2001; Taylor & Gallop, 2010). Cela dit, il n’y a aucune méthode normalisée pour étudier le déménagement des parents à l’extérieur de la région après une séparation ou un divorce.
La majorité des études sont truffées d’erreurs et de failles méthodologiques, telles que l’absence d’échantillonnage aléatoire, l’incapacité de démontrer l’ordre temporel, et la trop grande insistance sur les sources de données uniques. Bien que certains efforts aient été déployés dans l’ensemble des études retenues pour contrôler les variables externes, la majorité de ces études ont négligé plusieurs variables clés, telles que le conflit parental, l’exposition à de la violence conjugale et la violence envers les enfants. En fait, moins du quart des études examinées ont abordé la question de la violence conjugale. Il y a également une confiance excessive envers la documentation portant sur le déménagement à l’extérieur de la région et la prise de mesures déclarées par l’intéressé. L’inclusion de sources secondaires (p. ex., le point de vue d’un enseignant ou une copie des relevés de notes de l’étudiant) est importante si l’on veut valider l’information fournie par les parents dans le cadre de ces études.
4.1.2 Endroits où ont été menées les études
La majorité des études sur le déménagement à l'extérieur de la région ont été menées aux États-Unis. Aucune des 11 études incluses n'a été menée au Canada. Les études portant sur le déménagement à l'extérieur de la région, autres que celles qui ont été menées aux États-Unis, ont été menées en Australie, en Finlande, au Danemark, en Écosse et en Irlande du Nord. En raison du vaste territoire géographique et des différences régionales que l'on retrouve au Canada, il est impératif que des études soient effectuées sur le déménagement à l'extérieur de la région dans le contexte canadien.
4.1.3 Problèmes de définition
Une des principales limites des données empiriques sur le déménagement à l'extérieur de la région est le manque d'uniformité dans la définition du déménagement à l'extérieur de la région. Le fait de déménager après une séparation peut inclure : déménager dans une résidence du même quartier, dans une ville différente, dans une province différente ou dans un pays différent. Il n'y a aucun consensus quant à la distance nécessaire pour distinguer un déménagement à l'extérieur de la région de déménagement local qui se produit après une séparation ou un divorce. Ce manque de définition uniforme du concept de déménagement à l'extérieur de la région rend difficile la comparaison des résultats des études vu le manque d'uniformité dans les variables prises en compte. De nombreuses études (voir la note de bas de page no 4) ont été exclues parce qu'elles mettaient l'accent sur les déménagements locaux (mobilité résidentielle) plutôt que sur le déménagement géographique après une séparation ou un divorce. Pour faire avancer le domaine, il est important de définir clairement et de rendre opérationnel des termes comme le « déménagement à l'extérieur de la région » et le « déménagement local » afin d'établir une compréhension commune est une méthode de mesure à l'égard des déménagements dans le cadre d'études qui seront effectuées.
4.1.4 Opérationnalisation des concepts
Il n'y a pas non plus d'uniformité, dans l'ensemble des études retenues, en ce qui concerne l'opérationnalisationNote de bas de la page 5 des principaux concepts liés aux incidences sur les enfants. Par exemple, la mesure des « incidences sur les enfants » englobe l'évaluation des problèmes de toxicomanie, des problèmes de comportement (qui varient selon les définitions) et des comportements à caractère sexuel. Ce qui est difficile dans l'évaluation des incidences sur les enfants après un déménagement à l'extérieur de la région, c'est qu'il n'y a toujours pas de consensus dans la documentation existante sur ce que sont les incidences principales et secondaires sur les enfants. Par exemple, les incidences positives pour les enfants peuvent inclure : une adaptation affective et du comportement, des relations parents-enfants positives, du soutien positif par les pairs, un sentiment de satisfaction, etc. Sans un cadre clair d'évaluation des incidences sur les enfants, on peut tirer différentes conclusions à propos du mérite relatif du déménagement à l'extérieur de la région, simplement en mettant l'accent sur les différentes incidences.
4.2 Facteurs qui ont été désignés comme pertinents au déménagement à l'extérieur de la région dans le cadre des examens
Les parties suivantes du rapport présentent les résultats concernant les facteurs qui ont été désignés comme pertinents au déménagement à l'extérieur de la région selon les 11 études empiriques incluses dans le présent examen. En incluant seulement les études portant sur le déménagement à l'extérieur de la région, on s'est permis d'examiner les facteurs liés au déménagement à l'extérieur de la région chez les personnes ayant vécu une séparation, c'est-à-dire : 1) les motifs du déménagement; 2) l'âge des personnes formant l'échantillon; 3) l’opinion des enfants par rapport à la décision; 4) la relation avec chacun des parents à la suite du déménagement; 5) les ententes de garde et de droit de visite conclues après le déménagement à l’extérieur de la région; 6) l’incidence économique du déménagement à l’extérieur de la région; la division des biens, et 7) l’incidence du déménagement à l’extérieur de la région sur les enfants.
4.2.1 Motifs du déménagement
Lorsque les parents demandent à déménager à l'extérieur de la région, c'est souvent parce que l'un des deux parents estime que le déménagement aura des incidences positives pour lui et pour l'enfant, telles que de meilleures possibilités d’emploi, de logement, d’éducation et de soutien familial et la possibilité de s'éloigner de la violence familiale, etc.
Selon les études qui ont envisagé les motifs du déménagement à l'extérieur de la région, les principaux motifs du déménagement à l'extérieur de la région sont liés au divorce des parents, aux difficultés financières, à l'avancement professionnel, aux améliorations résidentielles familiales et au remariage (Fabricius & Braver, 2006;). Asher & Bloom (1983) ont observé que le motif invoqué le plus fréquemment par les hommes pour justifier un déménagement est les considérations liées à l'emploi (55 %), tandis que les femmes invoquaient le plus souvent la présence d'un système de soutien social (65 %). Quarante pour cent (40 %) des hommes et des femmes qui déménagent ont indiqué avoir quitté la collectivité à laquelle ils vivaient pendant qu'ils étaient mariés afin d'établir une certaine distance physique entre eux et leur ex‑conjoint(e). Quarante-huit pour cent (48 %) des parents qui ont déménagé sont retournés dans une région où ils avaient déjà habité auparavant. Fabricius and Braver (2006) ont conclu qu’un bon nombre de mères étaient motivées à déménager loin de leur ex-conjoint pour des raisons de violence conjugale. Fait intéressant : Behrens and Smyth (2010) ont relevé qu’un des principaux motifs pour lesquels les gens de la population australienne déménagent à l’extérieur de la région est pour se ressourcer.
Dans l’étude Parkinson, Cashmore and Single (2011), soixante-dix-neuf motifs de déménager ont été invoqués par les 28 femmes interviewées. Ces motifs comprennent : « Déménager plus près de la famille et/ou des amis; retourner à la maison; style de vie; raisons financières; nouveau conjoint; s’éloigner; fuir la violence; travail/nouvel emploi; éducation des enfants et autres » [traduction] (p. 12). Pour les pères interviewés, les motifs invoqués étaient les suivants : « style de vie, y compris les raisons financières; déménager plus près de la famille/retourner dans sa région d’origine; travail/nouvel emploi; nouveau départ/m’éloigner de mon style de vie actuel; nouvelle conjointe» [traduction] (p. 21).
4.2.2 Âge des personnes formant l'échantillon
Les études incluaient des personnes de différents groupes d’âge, tant chez les enfants que chez les parents. Par exemple, Freeman (2009) a mené son étude auprès de jeunes de 0 à 18 ans. Par contre, Fabricius and Braver (2006) ont mis l’accent sur les étudiants de premier cycle universitaire qui, une fois à l’âge adulte, jettent un regard sur leur passé. Vu la nature des études, il n’est pas possible de tirer des conclusions concernant l’âge de l’enfant ni l’incidence du déménagement à l’extérieur de la région.
4.2.3 Opinion des enfants par rapport à la décision
Un nombre limité d’études comprennent des discussions sur les opinions et les préférences des enfants au moment où la décision sur le déménagement à l’extérieur de la région a été prise. Taylor and Gallop (2010) ont inclus dans leur étude les résultats des entrevues menées auprès de 44 enfants qui ont vécu un déménagement et qui, en général, semblaient l’accepter et être satisfaits de la situation, peu importe s’ils avaient déménagé ou non. Les facteurs qui, selon les chercheurs, semblent aider les enfants à s’adapter au déménagement à l’extérieur de la région comprennent : 1) se faire des amis au nouvel endroit et participer à des activités parascolaires ou sportives; 2) déménager près de membres de la famille élargie; 3) déménager lorsque l’enfant est en bas âge; 4) être en mesure d’apporter avec lui à la nouvelle demeure ses affaires personnelles et ses animaux domestiques, le cas échéant, et 5) avoir l’appui de ses parents et de ses frères et sœurs.
4.2.4 Relation avec chacun des parents à la suite du déménagement
Braver, et al., (2003) ont remarqué que le déménagement à l'extérieur de la région a de nombreuses incidences néfastes sur les enfants. Les enfants qui ont déménagé avec leur mère ou qui sont demeurés avec leur mère pendant que le père déménageait étaient beaucoup plus en détresse que les enfants dont les parents n'ont pas déménagé. En règle générale, les enfants entretenaient de bonnes relations avec leurs parents et considéraient beaucoup plus leurs parents comme des modèles avant qu'il n’y ait des déménagements.
En ce qui concerne la relation d'un enfant avec son père après un déménagement à l'extérieur de la région, Fabricius and Braver (2006) (en utilisant le même échantillon que pour l'étude de Braver et al., 2003), ont remarqué que le statut de déménagement compte pour 4,5 % de la variabilité dans la relation des étudiants avec leur père, pourcentage qui est semblable à celui attribuable à la « violence conjugale » (5 %) et à la maltraitance de la mère par le père après le divorce (3 %). Le déménagement des parents à l'extérieur de la région après un divorce semble avoir une incidence négative sur les relations à long terme des enfants avec leur père, sur l'adaptation des enfants au divorce de leurs parents, et sur l'expérience continue des enfants à l'égard de la relation de ses parents. Toutes ces incidences négatives à long terme sur les enfants ne peuvent s’expliquer par l’exposition à des conflits parentaux ou à de la violence conjugale avant, pendant ou après le divorce. De même, Parkinson, et al., (2010) indiquent que le déménagement d’un parent à l’extérieur de la région pourrait isoler l’enfant du parent qui ne déménage pas.
Des études montrent que le déménagement à l’extérieur de la région peut avoir une incidence sur la relation des deux parents avec leurs enfants, mais que l’incidence est différente selon les facteurs qui influent sur la situation. Behrens & Smyth (2010) ont montré que le déménagement à l’extérieur de la région représente rarement la fin d’une relation parent-enfant, mais qu’il peut plutôt être considéré comme un point de transition important que les parents doivent gérer différemment selon leurs propres pratiques parentales, leurs relations, leurs ressources personnelles et le soutien qui s’offre à eux. Les auteurs décrivent deux types de relation parentale à distance : 1) Résidences séparées, vies séparées : les parents connaissent peu de la vie de l’enfant avec l’autre parent; 2) Engagement parental aux deux endroits : le parent participe activement à la vie de l’enfant, peu importe où l’enfant se trouve.
4.2.5 Ententes de garde et de droit de visite conclues après le déménagement à l’extérieur de la région
Behrens and Smyth (2010) ont remarqué qu’avant les procédures judiciaires, près de la moitié (48 %) des dossiers relatifs au déménagement à l’extérieur de la région mettaient en jeu des contacts parent-enfant durant la fin de semaine et pendant les congés scolaires. Également, dans un tiers (30 %) des dossiers, il y avait très peu ou pas du tout de contact ou de séjour de plus de 24 heures avec le parent n’ayant pas la garde. Les auteurs ont désigné trois catégories pour décrire les caractéristiques les plus communes relatives aux situations avant et après le déménagement à l’extérieur de la région : 1) Routes cahoteuses : la plus commune, cette catégorie est caractérisée par une série de conflits qui mènent à une demande de déménagement à l’extérieur de la région, et les conflits se poursuivent souvent après le déménagement; 2) Sentiers battus : pour cette catégorie, le déménagement à l’extérieur de la région est la principale raison pour laquelle les parents se disputent, et les conflits s’estompent avant et après le déménagement; et 3) Chemins séparés : la situation la moins commune, où l’un des parents a très peu ou pas de contact avec les enfants et l’autre parent avant et après le déménagement à l’extérieur de la région.
Freeman (2009) remarque qu’une fois le déménagement effectué, les parents qui ne déménagent pas ont des contacts moins fréquents avec l’enfant. Plusieurs parents ont indiqué que les contacts indirects (p. ex., l’utilisation du téléphone et/ou d’Internet), conçus pour s’ajouter aux visites rares entre un parent et un enfant, ont rarement lieu et ne peuvent pas être considérés une méthode fiable permettant d’assurer les contacts entre parent et enfant. En effet, Parkinson, Cashmore & Single (2010) ont observé que lorsqu’une demande de déménagement à l’extérieur de la région est approuvée par le tribunal, les contacts n’ont pas toujours lieu ou alors ils ont lieu pendant un certain temps, puis ils cessent. Lorsqu’un déménagement à l’extérieur de la région a lieu, les contacts peuvent parfois sembler prendre fin en raison du sentiment d’« isolement » et du fait que ce sont les enfants qui choisissent de ne pas voir le parent avec lequel ils n’habitent plus.
Parkinson, Cashmore & Single (2010) ont conclu que les droits de visite après un déménagement peuvent diminuer en raison de l’isolement, situation où l’enfant ne veut plus rendre visite à son autre parent. De plus, il peut y avoir un problème de respect des arrangements, situation où les parents ne respectent pas les arrangements prévus dans la décision rendue par le juge. Cette situation est souvent liée aux frais de déplacement nécessaires pour que les visites aient lieu selon les arrangements prévus.
Freeman (2009) a observé que les coûts des visites à l’étranger doivent être envisagés de façon réaliste par le tribunal qui impose les visites, et ne doivent pas être mis de côté et considérés comme un des fardeaux que doit porter le parent qui ne déménage pas. Il est possible que le parent qui ne déménage pas ne puisse pas payer les frais de déplacement et que l’enfant souffre pour cette raison du peu ou de l’absence de contact avec ce parent.
4.2.6 L’incidence économique du déménagement à l’extérieur de la région
Trois études ont donné des résultats précis liés à l’incidence de la mobilité et du déménagement à l’extérieur de la région sur le revenu. Les tensions économiques sur le parent qui déménage et sur celui qui ne déménage pas sont associées au montant de soutien social qu’auront besoin chacun des parents, qu’ils aient ou non un nouveau partenaire et peu importe si le parent qui ne déménage pas change de résidence ou non. Parkinson, Cashmore, & Single (2010) ont remarqué que les finances sont souvent citées comme une source de motivation pour déménager à l’extérieur de la région. Bien que le déménagement à l’extérieur de la région n’ait pas une incidence directe sur le revenu, les deux parties ont souvent des fardeaux financiers dus aux frais judiciaires et aux frais de déplacement si celui-ci est accordé.
4.2.7 L’incidence du déménagement à l’extérieur de la région sur les enfants
Le manque d’études longitudinales portant sur le déménagement à l’extérieur de la région rend difficile l’évaluation des liens de causalité concernant les conséquences de ce type de déménagement pour les enfants. Autrement dit, sans évaluer la relation parent-enfant avant le déménagement à l’extérieur de la région, il est impossible de tirer des conclusions à propos de la contribution potentielle du déménagement à l’extérieur de la région, même si on a remarqué que les relations parent-enfant étaient difficiles après ce type de déménagement. Behrens and Smyth (2010) n’ont pas relevé de données concernant les effets néfastes sur le bien-être psychologique des enfants après un déménagement à l’extérieur de la région. Par contre, d’autres études ont bel et bien montré qu’il y a des effets néfastes sur les enfants et les jeunes. Fabricius and Braver (2006) ont remarqué, par exemple, que le déménagement à l’extérieur de la région est un facteur de risque pour les enfants, qui dépasse les risques associés aux conflits parentaux et à la violence conjugale. Ils n’ont pas trouvé de données claires indiquant que les déménagements étaient profitables pour les enfants puisqu’ils permettent de réduire le niveau de conflits parentaux par rapport à ce qu’il aurait été si le déménagement n’avait pas eu lieu.
Fait intéressant : certaines études montrent que le déménagement à l’extérieur de la région a des effets néfastes précis sur les enfants selon le sexe des deux parents et des enfants. Braver et al., (2003) ont observé que la santé globale des enfants était considérablement minée lorsqu’un étudiant déménageait avec sa mère, que lorsqu’aucun des parents ne déménage. De plus, on a remarqué principalement chez les étudiantes, une détérioration de leur santé lorsqu’elles déménagent loin de leur père.
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