ENTRE VOUS ET MOI : PROGRAMME DE VULGARISATION ET D'INFORMATION JURIDIQUES (PVIJ) PAR DES PAIRS POUR LES FEMMES VICTIMES DE VIOLENCE FAMILIALE
3. Constatations de la recherche
3. Constatations de la recherche
Le projet « Entre vous et moi » a été très bien accueilli dans la collectivité, particulièrement par les participantes, mais également par les diverses personnes et organisations touchées d'une façon ou d'une autre par l'objectif visé. Par exemple, Donna Woldanski, agente des communications de l'Algoma University College, a été enthousiasmée par le concept et s'est assurée que la conférence de presse initiale organisée pour lancer le projet soit une réussite. Tout au long du projet, les organisations communautaires les plus directement touchées – centres d'hébergement pour femmes, cliniques médicales et services de counselling – ont fréquemment fait des commentaires à l'équipe de recherche et offert leur appui et leur encouragement. Les membres du groupe consultatif ont aussi volontiers donné de leur temps et partagé leurs compétences pour assurer le succès du projet.
3.1 Recrutement des pairs
Pour réaliser le projet, il avait été proposé de recruter des participantes dans deux collectivités : le centre urbain de Sault Ste. Marie et la collectivité autochtone de la région. L'intention était de trouver des participantes grâce à des annonces transmises par télécopieur à diverses organisations dans l'ensemble de la région de Sault Ste. Marie. L'équipe de recherche a toutefois décidé de commencer par « lancer le projet »
au cours d'une conférence de presse qui devait coïncider avec un salon de services tenu à l'Algoma University College. Le salon devait se tenir en novembre et comme son but était d'accroître la sensibilisation à la violence faite aux femmes, il semblait être une excellente occasion de promouvoir le programme dans la collectivité. La conférence de presse s'est avérée un véritable succès et des représentants des médias électroniques (radio, télévision, sites Web) et des médias imprimés y ont assisté. Elle a aussi bénéficié de la couverture régionale de la chaîne anglaise de Radio-Canada (CBC Radio).
La conférence de presse s'est révélée un outil de recrutement de grande valeur. Plusieurs des participantes ont mentionné que c'est grâce à cet événement qu'elles ont eu vent du programme. Une femme a déclaré qu'elle était au volant de sa voiture lorsqu'elle a entendu la mention du programme au bulletin de nouvelles, et qu'elle a stationné sa voiture sur l'accotement pour noter le numéro de téléphone de la personne-ressource. L'annonce dans les médias a également suscité beaucoup d'intérêt dans l'ensemble de la collectivité, et l'équipe de recherche a répondu à d'innombrables questions sur le programme, sur son financement et sur la possibilité qu'il soit offert de nouveau. À un certain moment, un groupe francophone de Sudbury a manifesté un intérêt suffisant pour obtenir du financement en vue d'organiser un programme semblable, mais les membres du groupe ont éventuellement déterminé qu'il était préférable de mettre d'abord sur pied des services d'intermédiaires juridiques avant de lancer un programme de soutien par les pairs[3].
La conférence de presse a aussi suscité beaucoup d'intérêt pour le projet dans la collectivité, et tout au long du programme, les personnes membres de l'équipe de recherche ont été interrogées sur les progrès des participantes. Plusieurs demandes de renseignements portaient sur la prestation du programme à une date ultérieure. Des particuliers et des organisations ont demandé aux membres de l'équipe de recherche si le programme serait offert de nouveau. Il est plutôt improbable qu'un intérêt aussi vif se serait maintenu n'eût été de l'attention éveillée par la conférence de presse.
Les invitations individuelles ont été un autre outil de recrutement très efficace, particulièrement chez les femmes autochtones. Cette démarche a été entreprise par les membres de l'équipe de recherche et par certaines employées des groupes communautaires qui ont reçu l'annonce par télécopieur. Par exemple, l'une des pairs a déclaré qu'elle avait d'abord été pressentie par une travailleuse du Centre d'amitié autochtone, puis par Connie Manitowabi, et que c'est à la suite de la deuxième invitation qu'elle a eu l'impression que « ...mon cheminement me menait ici »
. Plusieurs participantes ont affirmé que c'est parce qu'elles connaissaient une ou plusieurs membres de l'équipe de recherche qu'elles avaient décidé de participer[4].
En collaboration avec le groupe consultatif, l'équipe de recherche a conçu un outil de sélection consistant en une lettre de demande ou un curriculum vitae et de deux lettres de références, suivie d'une entrevue au cours de laquelle la candidate devait répondre à une série de questions (voir l'annexe A ci-jointe). Au cours de l'entrevue, on demandait aux candidates de signer un formulaire d'engagement destiné à s'assurer qu'elles suivraient les huit semaines de formation jusqu'à la fin.
Le recrutement initial des pairs s'est fait par contacts personnels, grâce à la conférence de presse et aux annonces diffusées par des réseaux d'organisations sociales, en particulier celles qui offrent des services aux femmes. Cinquante-trois femmes ont répondu à la demande de volontaires. Un membre de l'équipe de recherche a par la suite communiqué avec chacune pour l'inviter à faire parvenir une lettre de demande accompagnée de deux lettres de références.
Ce processus a permis de recueillir environ 16 demandes, dont moins de la moitié provenaient de femmes autochtones. Pour atteindre l'objectif du projet, c'est-à-dire que la moitié des participantes soient des femmes autochtones, des contacts personnels additionnels ont été établis avec plusieurs organisations qui ont prêté main forte pour recruter des participantes additionnelles. Toutes les participantes ont fait parvenir une lettre de demande et des lettres de références, à l'exception d'une employée de l'Algoma University College – où le cours était donné – qui n'a pas réalisé avant le premier cours que c'était là une exigence.
Des efforts ont aussi été faits pour inciter des femmes de tous les âges et de toutes les origines ethniques à présenter leur candidature. Lors de l'étude des demandes, les membres de l'équipe de recherche ont constaté qu'une seule candidate mentionnait être d'origine italienne alors qu'environ le tiers de la population de Sault Ste. Marie est de descendance italienne. Les noms des femmes qui avaient manifesté leur intérêt par téléphone ont été passés en revue et beaucoup d'autres candidates ont été encouragées à présenter une demande; il en est résulté que quatre femmes de descendance italienne ont fait partie du groupe final.
Les pairs potentielles ont ensuite été interviewées par deux membres de l'équipe de recherche et toutes sauf trois ont été acceptées. Les entrevues ont permis de découvrir que deux candidates avaient très récemment quitté des relations de violence, et il a été jugé qu'elles n'étaient pas encore remises du traumatisme. En tant que travailleuse sociale, Gisèle Beausoleil croyait qu'il serait contraire à l'éthique de risquer de traumatiser ces femmes encore plus en leur permettant de suivre le cours. Une autre candidate a été jugée inapte à cause de ses très faibles habiletés d'écoute.
L'élaboration du contenu et le processus de recrutement se sont terminés à la fin de décembre, mais pour atteindre l'objectif fixé quant au nombre de participantes autochtones, le recrutement s'est poursuivi pendant la première semaine de janvier 2004, et des 20 membres du groupe définitif, neuf étaient des femmes autochtones.
Pendant l'examen du processus de recrutement au cours d'une réunion du groupe consultatif, les membres se sont demandé si le processus choisi était trop exigeant pour les pairs participantes : cinquante-trois personnes avaient manifesté le désir de suivre le cours, mais une fois qu'elles ont appris qu'elles devaient soumettre une demande, seules treize ont vraiment fait le suivi et présenté un curriculum vitae et des lettres de références. En bout de ligne, grâce aux appels téléphoniques et au suivi, un total de 20 femmes ont soumis des demandes, ce qui indique un taux d'abandon élevé au moment de la demande.
Les participantes ont également déclaré avoir trouvé le processus difficile – elles n'étaient pas sûres de ce qu'elles devaient indiquer dans la lettre ni des personnes à qui demander des références; elles ont ajouté que l'entrevue était quelque peu intimidante. Plusieurs des participantes ont mentionné qu'elles ne savaient pas en quoi consisteraient le processus et la formation, ce qu'elles apprendraient, etc., et qu'elles auraient préféré recevoir plus de renseignements avant le début du cours.
L'une des pairs n'a pas participé au processus de recrutement : elle n'a pas rempli de demande ni subi d'entrevue; elle s'est simplement présentée le premier soir des cours. À cause de la confusion qui régnait au sein de l'équipe de recherche, elle a été admise dans le groupe, mais le lendemain, elle s'est adressée à la chef de l'équipe de recherche pour lui demander si elle devait abandonner puisqu'elle n'avait pas suivi le processus de recrutement. Après discussion entre les membres de l'équipe de recherche, il a été décidé de l'inviter à poursuivre car elle respectait les conditions de participation. Cette participante a réussi le programme, mais l'équipe de recherche maintient qu'il faut utiliser un processus de recrutement rigoureux, pour les motifs énoncés plus haut.
Le processus de recrutement a permis d'obtenir un groupe de participantes fort varié. L'âge des pairs allait du début de la vingtaine à la soixantaine, ces femmes sont actives dans un large éventail de groupes – loisirs, groupes de quartier, complexes résidentiels – et une participante est membre de la petite collectivité francophone (environ 5 % de la population). Certaines sont des femmes de carrière, d'autres ne travaillent pas à l'extérieur du foyer, et plusieurs font activement du bénévolat.
Réflexion faite sur le processus de recrutement, les membres du groupe consultatif et de l'équipe de recherche recommandent qu'à l'avenir, une séance d'information soit organisée peu après l'annonce du programme, afin que tous les intéressés puissent y assister. Cette séance d'information présenterait des renseignements additionnels, et de l'aide pourrait être offerte aux personnes qui le désirent pour remplir leur demande. Il est en outre recommandé qu'un dépliant décrivant les principaux éléments du programme et donnant des renseignements sur les personnes-ressources soit remis à toutes les personnes qui assistent à la séance d'information pour qu'elles puissent en prendre connaissance à la maison.
Les personnes membres de l'équipe de recherche sont convaincues qu'il faut garder l'entrevue comme une étape du recrutement des pairs. Les entrevues ont permis de déterminer que les candidates qui étaient toujours dans des relations de violence ou qui souffraient toujours de traumatismes considérables étaient inaptes à suivre le cours au moment où il était offert; le processus a également permis d'éliminer une candidate qui avait de très faibles habiletés d'écoute.
3.2 Contenu du PVIJ
D'après le cadre d'évaluation, l'élargissement des connaissances constitue l'un des buts du PVIJ et le contenu des séances de formation a été conçu pour élargir les connaissances des participantes sur les aspects juridiques et sociaux de la violence faite aux femmes.
Des problèmes d'échéanciers ont empêché l'équipe de recherche de tenir un groupe de discussion qui aurait facilité l'élaboration du contenu des cours tel que prévu. Par contre, on a mené des entrevues auprès de femmes pour connaître la nature de l'information juridique dont elles avaient besoin au moment où elles cherchaient à quitter une relation de violence. Une chercheure devait notamment assurer l'équilibre culturel et elle a interviewé à cet effet trois femmes autochtones.
Ces entrevues ont permis de constater que les femmes ayant quitté une relation de violence avaient eu recours à différents éléments d'information qu'elles jugeaient utiles. Comme l'indique la recherche de Hill (2003), en période de crise, le soutien subjectif est tout aussi important que le soutien effectif. Pour une des femmes, juste le fait de savoir que des services étaient disponibles suffisait à la rassurer. Les entrevues ont révélé que les principaux points qui constituaient de l'information utile pour quitter ce genre de relation sont les suivants :
- Reconnaître et déterminer ce qu'est la violence.
- Savoir où trouver du soutien émotif.
- Obtenir de l'information sur les programmes de soutien du revenu et sur les critères d'admissibilité.
- Obtenir de l'information juridique précise sur la famille et sur la criminalité.
- Se persuader que la femme victime de violence n'est pas « folle », qu'elle est compétente et capable de prendre ses propres décisions.
- Trouver un lieu sûr où se réfugier.
- Faire défendre ses intérêts par des amis, des parents ou des intermédiaires juridiques[5].
On a ajouté les suggestions du groupe consultatif à cette information. Ce groupe a notamment recommandé d'ajouter de l'information sur les enjeux éthiques, comme l'obligation de signaler des cas soupçonnés de violence faite aux enfants et la confidentialité. L'équipe de recherche a alors proposé une série de huit sujets d'atelier (voir annexe B). En harmonie avec les principes du PVIJ, les thèmes d'atelier combinent à la fois les aspects sociaux et juridiques de la violence faite aux femmes, y compris de l'information sur les effets de la violence contre les femmes, la défense des intérêts, le soutien du revenu, les services de soutien aux victimes de violence, les enjeux touchant le droit de la famille et le droit pénal et l'autonomie.
L'équipe de recherche a utilisé une vaste gamme de documents existants du PVIJ provenant d'autres groupes et organisations. Des organismes comme Community Legal Education Ontario (CLEO), Metropolitan Action Committee on Violence Against Women and Children (METRAC) et Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOCVF) ont fourni le plus grand nombre de documents, mais les ressources locales ont également été utilisées, notamment une série de vidéos intitulée « Know More ». On a rédigé une brochure destinée aux pairs participant au programme, brochure qu'elles peuvent consulter en toutes occasion[6] même si d'autres documents ont été copiés et remis au groupe lors des diverses séances.
L'utilisation des documents existants comportait plusieurs avantages importants :
- Les documents du CLEO, de METRAC et d'AOCVF renferment des recherches documentées et à jour, assurant ainsi l'exactitude de diverses questions sur le plan juridique. Il aurait été très difficile de trouver une telle expertise juridique au sein d'une équipe de recherche.
- Les participantes ont mieux connu divers fournisseurs de VIJ en cours de route, qui leur ont dit où s'adresser pour continuer d'avoir accès à des documents et à de l'information exacte et à jour, sans avoir à toujours communiquer avec les responsables du programme.
- En utilisant des documents existants, l'équipe de recherche a pu concentrer ses efforts pour déterminer quels documents seraient les plus efficaces à cette fin précise, et consacrer davantage de temps à la recherche de bons outils pédagogiques.
En général, les pairs ont indiqué que cette expérience avait répondu à leurs attentes. Elles ont dit croire qu'elles comprenaient mieux les processus juridiques et la dynamique de la violence familiale. De même, elles apprécient qu'on leur ait inculqué des compétences interpersonnelles importantes, comme le fait d'apprendre comment écouter et comment défendre les intérêts d'une autre personne.
Tout au long du processus d'évaluation, les pairs participant au programme ont pu mettre le doigt sur certains domaines dans lesquels il y avait lieu d'améliorer les connaissances. Les femmes ont été invitées à dire ce qu'elles avaient appris et, collectivement, elles ont classé ces éléments d'information par ordre d'importance. Les domaines d'apprentissage que le groupe a considéré comme étant les plus critiques pour les femmes étaient les suivants : procédures judiciaires, compréhension des avis juridiques, compréhension de la terminologie juridique, indemnisation des victimes d'actes criminels, modalités de participation au programme Ontario au travail, effets que doivent emporter les femmes lorsqu'elles quittent une situation de violence familiale et façon de traiter avec les avocats. Le droit de la famille, l'obligation de signaler un cas de violence faite aux enfants, le Tribunal pour l'instruction des causes de violence conjugale, le Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées, les enjeux de sécurité dans les problèmes de violence familiale, les lignes directrices sur le droit de visite des enfants, le Programme d'aide aux victimes et aux témoins et la marche à suivre pour défendre les intérêts d'une autre femme ont été jugés comme des éléments d'information et d'apprentissage également importants.
3.2.1 Rédaction des documents de formation
Les documents de formation ont été créés en s'inspirant de nombreuses sources facilement accessibles, de programmes et de services existants, par exemple ceux d'Action ontarienne contre la violence faite aux femmes, Education Wife Assault, METRAC et CLEO. L'expertise de l'équipe de recherche à cet égard a été extrêmement utile pour trouver à la fois les sources et les documents existants. Le groupe consultatif a également fourni une excellente rétroaction et, comme nous l'avons indiqué plus avant, les entrevues menées avec six personnes ayant quitté une relation de violence nous ont guidés, au départ, pour élaborer les cours.
Le programme de cours a été conçu en tenant compte de diverses préoccupations soulevées dans le cadre d'évaluation. Les enjeux pris en compte durant l'élaboration du programme sont les suivants :
- assurer l'exactitude des documents sur le plan juridique;
- corriger les perceptions erronées les plus courantes;
- placer l'information juridique dans le contexte du problème social de la violence faite aux femmes.
On a également tenu compte de plusieurs autres questions dans la prestation des cours :
- prestation du programme dans un milieu sûr;
- utilisation d'un langage simple;
- utilisation de diverses méthodes pédagogiques;
- sensibilités culturelles;
- intégration de l'expérience des apprenantes au processus de prestation.
Ainsi donc, le programme d'études a été réparti en une série de huit séances pour que les pairs fassent graduellement confiance au PVIJ. Par exemple, une séance vise spécifiquement à les conforter dans le fait de devoir se retrouver dans un environnement juridique (séance nº 3 : « Quoi faire pour être un pair dans le cadre du PVIJ »).
Au début des discussions, l'équipe de recherche avait prévu consacrer plus de temps au droit de la famille et au droit pénal. En bout de ligne, seulement une soirée a été consacrée à chacun de ces volets. Cependant, après avoir réfléchi à la recherche sur d'autres initiatives du PVIJ, on a convenu que le plus grand besoin des pairs était la possibilité d'accéder à de l'information et à des conseils juridiques. Manifestement, si elles veulent garder leur information à jour et précise, elles devront continuer à accéder régulièrement à de l'information juridique, d'où la très grande importance de cette question. En les aidant à trouver les sources de VIJ mises à leur disposition dans la collectivité, et en leur fournissant les compétences nécessaires pour faire les renvois et obtenir l'information, le programme peut leur fournir des connaissances qui s'élargissent constamment.
Nombre des pairs participant au programme ont indiqué que les brochures sur les ressources qu'on leur a remises étaient très utiles. Elles leur permettent d'avoir plus confiance en elles parce qu'elles savent qu'elles peuvent accéder à de l'information rapidement lorsqu'elles en ont besoin. Lors de la première séance, les pairs participant au programme ont manifesté l'intention d'obtenir de l'information juridique exacte et à jour, car elles s'étaient rendu compte qu'une grande partie de la loi avait changé depuis qu'elles-mêmes en avaient été informées pour la dernière fois. On a réglé le problème en fournissant aux pairs une liste de sites Web et de documents de référence mis à jour régulièrement de sorte qu'elles puissent actualiser leurs connaissances au besoin.
Le programme de cours a été divisé en huit sections couvrant l'information sur les avantages de la formation et de l'apprentissage des pairs, la violence faite aux femmes, la défense de leurs intérêts et les questions juridiques, le soutien du revenu et les services de soutien communautaire, la terminologie juridique et les processus généraux, le droit de la famille et le droit pénal et l'autonomie.
- [3] Les membres du groupe, soit le Centre Victoria, ont décidé que le personnel du centre devait être mieux informé des questions juridiques avant de pouvoir offrir de la formation aux pairs. Le groupe a par conséquent eu accès à de la formation dans le cadre d'une initiative parrainée par METRAC. Le Centre Victoria compte une seule employée à Sault Ste. Marie, et cette employée a suivi la formation.
- [4] Soulignons que la plupart des participantes connaissaient certains membres de l'équipe de recherche à cause de leur travail dans le domaine de la violence faite aux femmes, de leur travail dans le domaine juridique, non par l'intermédiaire d'amis ou de relations familiales.
- [5] Ces entrevues n'ont pas fait ressortir la nécessité d'obtenir de l'information sur les effets que ressentent les enfants témoins de violence familiale. La question a été mise de côté jusqu'à l'examen final du rapport mais il est fortement recommandé de l'inclure dans le rapport.
- [6] L'équipe de recherche tient à remercier le ministère du Développement du Nord et des Mines pour le soutien qu'il a accordé à la création de la brochure intitulée « Violence Prevention Initiatives » en assumant les coûts de publication du document.
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