Rapport annuel du procureur général du Canada concernant les engagements assortis de conditions
Du 15 juillet 2020 au 14 juillet 2021

Section I – Introduction

En vertu du paragraphe 83.31(2) du Code criminel, le procureur général du Canada doit déposer devant le Parlement, et le procureur général de chaque province doit publier – ou mettre à la disposition du public de toute autre façon – un rapport sur l’application de la disposition sur l’engagement assorti de conditions.

En vertu du paragraphe 83.31(3), chaque année, les ministres de la Sécurité publique et de la Protection civile doit déposer devant le Parlement, et le ministre responsable  de la  sécurité publique dans chaque province doit publier – ou mettre à la disposition du public de toute autre façon – un rapport sur le nombre d’arrestations effectuées sans mandat en vertu de la procédure d’engagement assorti de conditions et sur le nombre de cas d’arrestation sans mandat et de mise en liberté.

En vertu du paragraphe 83.31(3.1), le procureur général du Canada et les ministres de la Sécurité publique et de la Protection civile expriment dans leur rapport annuel leur opinion quant  à la nécessité de proroger l’application de l’engagement assorti de conditions et la motivent.

La disposition relative aux engagements assortis de conditions a tout  d’abord été créée dans le Code criminel par la Loi antiterroriste de 2001. Cette mesure a cessé d’avoir effet en mars 2007, mais a été renouvelée en juillet 2013 pour une période initiale  de cinq  ans lorsque  la  Loi sur la lutte contre le terrorisme est entrée en vigueur. La Loi antiterroriste de 2015 a apporté des modifications  additionnelles  à la  disposition  sur l’engagement  assorti de conditions.  La disposition était visée par une clause de temporarisation et a cessé d’avoir effet le 25 octobre 2018.

La Loi de 2017 sur la sécurité nationale, ayant reçu la sanction royale le 21 juin  2019,  a modifiée l’engagement  assorti de conditions  et adoptée une  nouvelle  clause  de temporarisation qui fera en sorte que l’engagement assorti de conditions cesse d’avoir effet à la fin du cinquième anniversaire de la date de la sanction royale de la Loi, sauf si avant cette date, il est prorogé par résolution adoptée par les deux chambres du Parlement.

Comme le  prévoit  l’ancienne  clause de temporisation  prévue à l’article  83.32 du  Code criminel, la Loi de 2017 sur la sécurité nationale exige qu’un comité soit du Sénat, soit de la Chambre des Communes, soit mixte, fasse un examen approfondi de l’application de la disposition sur l’engagement assorti de conditions. Toutefois, contrairement à l’ancienne article, la modification exige que le rapport du comité soit déposé au plus tard un an avant que l’engagement assorti de conditions ne cesse d’avoir effet. Ceci accorderait au gouvernement suffisamment de temps pour demander la prorogation de l’engagement assorti de conditions, s’il décidait de le faire, avant que celui-ci ne cesse d’avoir effet.

L’article 83.32, tel qu’il a été modifié par le projet la Loi de 2017 sur la sécurité nationale, énonce aussi la procédure par laquelle le texte de la résolution visant à proroger l’engagement assorti de conditions est établi et permettrait de proroger l’engagement assorti de conditions au- delà de la période de temporarisation initiale de cinq ans.

Section II – Statistiques

Exigences relatives au rapport en vertu du paragraphe 83.31(2)

Rapport sur l’application de l’article 83.3

Le Service des poursuites pénales du Canada et la Gendarmerie royale du Canada déclarent tous deux qu’aucun consentement au dépôt d’une dénonciation n’a été demandé et qu’il n’y a pas eu délivrance de sommations ni de mandats d’arrestation en lien avec le pouvoir d’accorder un engagement assorti de conditions au cours de la  période  qui  se situe  entre le 15 juillet  2020 et le 14 juillet 2021.

Section III – Évaluation de la nécessité de ces outils

Cet outil continue de pouvoir être utilisé par les  responsables de l’application  de la  loi  dans les cas appropriés afin d’empêcher la réalisation d’une activité terroriste, et, par conséquent, j’en appuie la prorogation.