Examen de la législation provinciale et territoriale en matière de violence familiale et des stratégies d’application

5. MATÉRIEL D’INFORMATION ET DE SENSIBILISATION DU PUBLIC

PREMIÈRE PARTIE - EXAMEN DES PRINCIPALES QUESTIONS D’APPLICATION

5. MATÉRIEL D’INFORMATION ET DE SENSIBILISATION DU PUBLIC

Comme la présente étude repose sur une compilation du matériel aisément disponible, les points qui suivent ne tiennent pas compte de la télévision, de la radio ou des journaux comme moyens de sensibiliser le public au sujet de la législation en matière de violence familiale.

5.1 Sensibilisation du public

Dans les rapports d’évaluation réalisés tant en Saskatchewan (1998) qu’à l’Île-du-Prince-Édouard (1998), on affirme qu’il faut mieux informer le public au sujet de la législation, mais on ne formule pas de suggestions précises quant aux moyens à utiliser pour ce faire. En Saskatchewan, cette recommandation était fondée sur des entrevues avec les principaux intervenants ayant pour mission d’aider les victimes à obtenir des ordonnances. À l’Île-du-Prince-Édouard, elle l’était sur le fait que la moitié des victimes ayant obtenu des ordonnances d’intervention urgente n’avaient pas été informées de leur existence par des voies officielles.

La majorité des victimes ayant déjà entendu parler de la législation tenaient leur information des maisons de transition et d’hébergement. Les intervenants de première ligne dans les ministères du gouvernement ne représentaient généralement pas une source d’information importante. Au Nunavut, la radio communautaire, la télévision, les infirmières en santé communautaire, les maisons d’hébergement (lorsqu’elles existent) et les travailleurs juridiques communautaires pourraient constituer des canaux utiles d’information pour la collectivité.

5.2 Documentation écrite

Des exemples de documents écrits portant sur la Loi sont énumérés à l’Annexe A.7. Il s’agit de

Alors que les deux premiers types de documents sont utiles sans être trop techniques, les guides OAV ne seront peut-être pas suffisants pour aider les victimes, sauf les mieux renseignées et les plus assurées d’entre elles. Il est généralement admis que les ordonnances d’aide à une victime sont peu utilisées et que la plupart des victimes auraient besoin d’une aide juridique pour faire une requête en vue d’obtenir une ordonnance de ce type. Si cette aide est disponible, le moyen d’information publique le plus utile serait un document d’une page décrivant l’information ou la preuve que les clients auraient intérêt à recueillir pour leur avocat. Même si la moitié du petit nombre de victimes interrogées à l’Île-du-Prince-Édouard (Î.-P.É. 1998, p. 20) ont trouvé l’information sur les OAV utile et compréhensible, seulement deux ont présenté une requête d’ordonnance et une a éprouvé beaucoup de difficulté à le faire.