Sondage national sur la justice de 2007 : lutte contre la criminalité et confiance du public

1. Introduction

L’opinion publique représente un domaine de recherche complexe, surtout lorsqu’il est question des attitudes à l’égard de l’appareil de justice pénale. Des études antérieures ont montré que même si peu d’entre eux connaissent bien les aspects techniques et juridiques liés aux mesures d’imposition de peines, de nombreux Canadiens ont des opinions trés marquées et souvent polarisées sur le sujet. En outre, dans le cadre des recherches sur l’opinion publique, les questions relatives à l’appareil de justice pénale sont souvent simplifiées à outrance en faisant intervenir des concepts dichotomiques tels que « trop sévére » contre « trop indulgent ». Quoi qu’il en soit, les recherches sur l’opinion publique peuvent avoir une incidence de taille sur la politique de justice pénale. Par ailleurs, les gouvernements considérent de plus en plus l’opinion publique comme étant un critére valable pour mesurer leurs réalisations et pour faire ressortir des changements au fil du temps. Voilà pourquoi il est une tâche importante de cerner les déterminants de l’opinion publique.

Le sondage national sur la justice (SNJ) de 2007 était assorti d’un objectif à trois volets. Premiérement, le SNJ de 2007 visait à mesurer la confiance du public à l’égard du systéme de justice pénale en général et de différents éléments du systéme de justice en particulier (p. ex., services de police, tribunaux). Deuxiémement, le sondage avait pour objectif de cerner les attitudes du public à l’égard de grandes mesures de justice pénale. Étant donné que le gouvernement met actuellement beaucoup l’accent sur la « lutte contre la criminalité », on a voulu connaître les opinions du public au sujet de mesures de justice pénale qui sont actuellement à l’avant-plan sur la scéne politique, dont les peines minimales obligatoires, les peines d’emprisonnement avec sursis et les drogues illicites. Les questions ont été élaborées en se fondant essentiellement sur les priorités actuelles du ministére de la Justice et sur les discussions tenues au sein des comités parlementaires et des groupes de travail fédéraux-provinciaux-territoriaux. Troisiémement, les questions du SNJ de 2007 ont été structurées de façon à bien faire ressortir les facteurs déterminants de la confiance du public à l’égard du systéme de justice pénale, en mettant particuliérement l’accent sur la relation entre la politique en matiére de justice et la confiance du public.