Processus de mobilisation
Le processus de mobilisation des personnes ayant une expérience concrète du système de justice a été conçu pour être adaptable afin de permettre l’inclusion du plus grand nombre de participants possible dans chacun des 14 établissements/pavillons où nous nous sommes rendus. Dans chacun de ces endroits, le ministère de la Justice a collaboré avec les agents de liaison autochtones (ALA) et les Aînés pour s’assurer de mener les séances de mobilisation de la façon qui convenait le mieux aux participants, au personnel et à l’établissement.
Le ministère de la Justice a également collaboré avec chaque établissement/pavillon afin d’évaluer l’intérêt préalablement aux visites. Les ALA et les Aînés ont établi un calendrier de visites en fonction du nombre de personnes qui souhaitaient participer. Des séances de mobilisation ont été organisées sous la forme de cercles de partage, petits et grands, et de discussions individuelles. Afin d’assurer l’indépendance des participants, la participation était anonyme et volontaire. Outre les discussions en personne, les participants ont également eu la possibilité de présenter des observations écrites et de prendre part à des conversations de suivi virtuelles.
Un document d’information et un guide de discussion ont été remis aux participants afin de faciliter les échanges. Le guide comprenait :.
- une brève description des objectifs poursuivis par la Stratégie en matière de justice autochtone et des raisons pour lesquelles une mobilisation était menée par le ministère de la Justice;
- des exemples de sujets et de questions axés sur les trois thèmes suivants :
- situation avant le premier contact/au moment du premier contact avec le système de justice;
- pendant l’incarcération;
- après l’incarcération.
Les discussions avec les participants ont porté sur ce qui était important à leurs yeux. Le ministère de la Justice s’est entretenu avec des participants de tous les niveaux de sécurité (sécurité minimale, sécurité moyenne et sécurité maximale), selon les disponibilités de chacun.
Lieux des séances de mobilisation
| Sécurité minimale | Sécurité moyenne | Sécurité maximale |
|---|---|---|
| Pénitencier de Dorchester | Établissement Archambault | Établissement de Collins Bay |
| Établissement Archambault | Établissement de Collins Bay | Établissement d’Edmonton |
| Établissement de Joyceville | Établissement Joliette pour femmes | Établissement de Kent |
| Établissement Grand Valley pour femmes | Établissement Nova pour femmes | Établissement Nova pour femmes |
| Maison de ressourcement Buffalo Sage (article 81) | Établissement Grand Valley pour femmes | Établissement Joliette pour femmes |
| Centre de guérison Stan Daniels (article 81) | Établissement d’Edmonton pour femmes | Établissement Grand Valley pour femmes |
| Centre de guérison Waseskun (article 81) | Établissement de la vallée du Fraser pour femmes | Établissement d’Edmonton pour femmes |
Tableau 1. Sites visités – Version texte
Il s'agit d'un tableau de 3x8 cellules répertoriant les institutions visitées triées par niveau de sécurité. La barre horizontale supérieure est brun foncé et indique les trois catégories de colonnes suivantes en blanc: niveau de sécurité minimal, niveau de sécurité moyen, niveau de sécurité maximum.
Dans la colonne « Niveau de sécurité minimal », les huit emplacements suivants sont énumérés ci-dessous, chacun dans sa propre cellule. Les institutions sont étiquetées en texte noir sur des fonds de cellules de couleur blanche et jaune pâle.
Pénitencier de Dorchester, répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur blanche.
Établissement Archambault, répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur jaune pâle.
Établissement de Joyceville, répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur blanche.
Établissement Grand Valley pour femmes, répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur jaune pâle.
Maison de ressourcement Buffalo Sage (article 81), répertoriée en texte noir sur un fond de cellule de couleur blanche.
Centre de guérison Stan Daniels (article 81), répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur jaune pâle.
Centre de guérison Waseskun (article 81), répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur blanche.
Dans la colonne « Niveau de sécurité moyen », les huit emplacements suivants sont énumérés ci-dessous, chacun dans sa propre cellule. Les institutions sont étiquetées en texte noir sur des fonds de cellules de couleur blanche et jaune pâle.
Établissement Archambault, répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur blanche.
Établissement de Collins Bay, répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur jaune pâle.
Établissement Joliette pour femmes, répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur blanche.
Établissement Nova pour femmes, répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur jaune pâle.
Établissement Grand Valley pour femmes, répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur blanche.
Établissement d’Edmonton pour femmes, répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur jaune pâle.
Établissement de la vallée du Fraser pour femmes, répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur blanche.
Dans la colonne « Niveau de sécurité maximal », les huit emplacements suivants sont énumérés ci-dessous, chacun dans sa propre cellule. Les institutions sont étiquetées en texte noir sur des fonds de cellules de couleur blanche et jaune pâle.
Établissement de Collins Bay, répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur blanche.
Établissement d'Edmonton, répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur jaune pâle.
Établissement de Kent, répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur blanche.
Établissement Nova pour femmes, répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur jaune pâle.
Établissement Joliette pour femmes, répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur blanche.
Établissement Grand Valley pour femmes, répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur jaune pâle.
Établissement d'Edmonton pour femmes, répertorié en texte noir sur un fond de cellule de couleur blanche.
Près de 230 participants ont participé à ce volet de la mobilisation. En plus de s’entretenir avec des personnes autochtones incarcérées, le ministère de la Justice a eu l’occasion de discuter avec des travailleurs autochtones de première ligne, dont des Aînés, des ALA, des agents de programmes autochtones et un agent de probation autochtone.
Le ministère de la Justice n’a pas été en mesure de rencontrer toutes les parties intéressées, mais il a accepté les observations écrites afin que tous aient la possibilité d’apporter une contribution. La mobilisation en personne a eu lieu d’août à novembre 2023, et les observations écrites ont été acceptées jusqu’en mars 2024.
Les participants se sont concentrés sur les thèmes qui les touchaient plus directement dans le cadre de leur placement du moment. Ceux qui en étaient au début de leur peine avaient un souvenir plus net du processus judiciaire et de leur premier contact avec le système de justice. Les commentaires des participants ayant une cote de sécurité maximale ont surtout porté sur l’accès aux programmes et aux mesures de soutien culturel à l’intérieur des établissements. Les résidents des pavillons de ressourcement visés par l’article 81 ont, quant à eux, axé leurs commentaires sur le processus de transfèrement, les mesures de soutien culturel par rapport à l’établissement précédent, et la préparation à la mise en liberté et à la réinsertion dans la collectivité.
Les Autochtones rencontrés dans les établissements correctionnels étaient pour la plupart réticents à participer aux séances, mais leur intérêt s’est accru au fil des conversations initiales et lorsqu’ils ont compris que la mobilisation était dirigée par un représentant autochtone du ministère de la Justice. Les participants ont indiqué que la présence d’un représentant autochtone a fait en sorte qu’ils se sont sentis plus à l’aise de partager leurs expériences.
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