Approche de mobilisation
Le processus de consultation en plusieurs étapes visant à mettre sur pied le Réseau s’est composé de discussions préalables à la consultation, suivies d’une consultation en ligne, et s’est terminé par deux séances d’écoute. Les renseignements qui ont été fournis à chaque étape ont été examinés et intégrés à l’activité de consultation suivante.
Étape préalable à la mobilisation
Entre janvier et mars 2024, des chercheurs et des praticiens de la justice réparatrice de partout au Canada ont été contactés pour déterminer s’ils étaient intéressés par la création d’un réseau de recherche comment ils souhaiteraient y participer. Une méthode de sondage en boule de neige a été utilisée pour identifier les personnes que la création d’un réseau pouvait intéresser. Des discussions virtuelles ont eu lieu avec plus de 60 personnesNote de bas de page 2 au cours de cette période, ce qui a permis de mettre sur pied une équipe de co-conception (ECC) multisectorielle et multidisciplinaire bénévole pour diriger le processus de mobilisation avec l’appui d’un groupe consultatif (GC) (voir la liste des membres à l’annexe A).
Principes directeurs
Voici les principes dégagés au cours de l’étape préalable à la mobilisation, qui ont été utilisés pour orienter les consultations et la mise sur pied du Réseau :
- Le Réseau sera créé de manière collaborative, relationnelle et respectueuse.
- La vision du réseau n’est pas de reproduire les travaux en cours dans tout le pays, mais plutôt de créer des mécanismes permettant de relier et d’amplifier ces travaux, de combler les lacunes en matière de recherche ou de données, et de créer un espace de collaboration afin de favoriser la croissance des communautés de recherche sur la justice réparatrice au pays.
- La collaboration entre les chercheurs autochtones, non autochtones, fédéraux, provinciaux et territoriaux, universitaires et communautaires ou non gouvernementaux est essentielle au succès et à la longévité du Réseau.
- La participation multisectorielle (p. ex. justice, santé, éducation, santé mentale, toxicomanie, logement) est essentielle pour raconter « l’histoire de la justice réparatrice », de sorte que les chercheurs de ces différents secteurs doivent être mobilisés.
- Le partage et la diffusion des connaissances sont fondamentaux.
Consultation en ligne
Une consultation en ligne, sur la plateforme Simple Survey, a été menée entre juillet et septembre 2024; 114 réponses complètes ont été reçues de chaque province et territoire, à l’exception du Nunavut. Environ la moitié des réponses reçues provenaient de l’Ontario et de la Colombie-Britannique. La plupart des répondants travaillaient pour des organismes sans but lucratif, des établissements d’enseignement ou des administrations publiques, tandis que d’autres provenaient du secteur privé ou étaient des étudiants, des retraités ou des bénévoles.
Les trois quarts des répondants avaient de l’expérience de la justice réparatrice (41 % avaient une expérience modérée et 35 % avaient beaucoup d’expérience), tandis que 21 % ont indiqué qu’ils avaient peu d’expérience, et 3 %, aucune expérience.
Plus de la moitié des répondants se sont identifiésNote de bas de page 3 comme praticien de la justice réparatrice (57 %), plus d’un tiers comme chercheur en justice réparatrice (35 %) et 9 % se sont identifiés comme agents des politiques de justice réparatrice. De nombreux répondants (30 %) ont indiqué « Autre », y compris des praticiens et des animateurs de programmes pouvant inclure des pratiques de justice réparatrice, des chercheurs dans d’autres domaines, des membres d’associations de justice réparatrice et des experts-conseils.
Séances d’écoute
Deux séances d’écoute ont eu lieu pour donner l’occasion de partager ce qui a été appris lors de la consultation en ligne et d’échanger davantage d’idées sur la création du Réseau dans un esprit de collaboration. Animée par les membres de l’ECC du Réseau, chaque séance commençait par une présentation visant à fournir de l’information générale et contextuelle sur les raisons pour lesquelles un réseau était mis sur pied, suivie de la communication des résultats de la consultation en ligne. Après la présentation, des cercles de discussion étaient utilisés pour examiner des questions qui s’articulaient autour de trois thèmes :
- Résonance et mobilisation : « Qu’est-ce qui vous interpelle dans cette présentation? Que manque-t-il? Qu’est-ce qui motivera les gens à aller de l’avant? »
- Diversité et inclusion : « Comment assurer la diversité et l’inclusion à l’avenir? »
- Invitation des dirigeants : « Comment pouvons-nous inviter les dirigeants à jouer un rôle dans le groupe directeur du réseau de recherche ou à développer une communauté de pratique en matière de recherche? »
Après les discussions en petits groupes, les animateurs ont ensuite rendu compte des discussions à l’ensemble du groupeNote de bas de page 4 avant de clore la séance.
La première séance d’écoute, qui a réuni 15 participants, a également eu lieu en personne le 19 novembre 2024, dans le cadre du Symposium national sur la justice réparatrice à Ottawa. La deuxième séance d’écoute s’est tenue virtuellement le 17 février 2025, avec 22 participantsNote de bas de page 5.
Nom et image de marque du réseau
Le nom du Réseau a changé tout au long du processus de mobilisation. Au départ, on demandait la création d’un réseau national de recherche sur la justice réparatrice. L’intention était de reconnaître que le Réseau avait pour objectif d’être ouvert et accessible à tous dans tout le pays afin de s’assurer que les communautés de pratique en matière de recherche puissent créer des liens entre les provinces pour accroître la sensibilisation et la compréhension. Cependant, une fois établi, il sera également important de le faire reconnaître comme un réseau canadien, à mesure que des liens avec d’autres chercheurs et praticiens seront établis dans des espaces internationaux.
Au cours des séances d’écoute, l’ECC du Réseau a également appris que le fait de définir étroitement le Réseau en tant que réseau de recherche pourrait créer un obstacle à la participation de certains, notamment les communautés autochtones et marginalisées qui ont été victimes de pratiques de recherche extractive néfastes, alors que pour d’autres, le terme « recherche » peut être perçu comme favorisant la recherche empirique plutôt que d’autres modes de connaissance, comme le partage d’histoires, l’art, l’expérience. Ainsi, le terme « connaissance » a été ajouté au nom, afin de refléter le fait que le but du Réseau est de mieux faire connaître et comprendre la justice réparatrice grâce à différentes façons d’acquérir des connaissances.
Le Réseau n’étant pas une initiative d’une organisation ou d’une association en particulier, l’ECC a reconnu l’importance de créer une identité unique et de le faire reconnaître en tant qu’entité distincte.
Entre janvier et mars 2025, l’ECC du Réseau a travaillé, en consultation avec le GC, avec une équipe de design autochtone de Design de Plume Inc. afin de créer un logo et une image de marque pour le Réseau, comme illustré dans le présent rapport, et le logo ci-dessous.
Version texte
Logo du « Réseau canadien de recherche et de connaissances sur la justice réparatrice ». À gauche du texte se trouve un symbole circulaire divisé en quatre segments colorés séparés par des lignes blanches qui représentent un C à gauche et un R à droite. Le haut du C est bleu clair, le bas du C est bleu foncé avec trois lignes ondulées blanches, le haut du R est doré et le bas du R est vert avec une ligne diagonale blanche. Le texte « Réseau canadien de recherche et de connaissances en justice réparatrice » apparaît en noir à droite du symbole, empilé sur trois lignes.
Le C du logo représente le Canada et la diversité culturelle, tandis que le haut du C est un diagramme circulaire pour représenter l’importance de la recherche et des connaissances fondées sur des données probantes. La couleur bleue du C représente l’eau, les lignes blanches symbolisant les ondulations. L’eau est une métaphore forte du changement et de la transformation, qui sont liés à l’objectif du Réseau.
Le R du logo représente la justice réparatrice et la recherche. Le haut du R, en jaune, représente le soleil, tandis que le vert, en bas, rappelle la forme d’une feuille, symbolisant la nature, une métaphore de l’interconnexion, de la croissance et du renouveau.
Lorsqu’il est placé dans la bannière, le logo se trouve dans un cercle non fermé qui symbolise le cycle continu de la croissance et du changement, l’ouverture symbolisant une voie à suivre. Ensemble, le logo capture l’esprit d’unité et de collaboration, de croissance et de durabilité, de changement et la voie à suivre, qui sont des objectifs clés pour le Réseau.
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