Section 4 : Idées, modèles et recommandations prometteurs

Nos entrevues et l’examen de la documentation ont fait l’objet de plusieurs recommandations préliminaires, ainsi que de modèles et d’idées prometteuses pour surmonter certains des obstacles, des inégalités et des défis présentés dans les conclusions. Il est important de noter que plusieurs appels ont été lancés en faveur d’une consultation accrue auprès des collectivités autochtones afin de créer conjointement des solutions plus complètes, fondées sur les distinctions et nuancées.

4.1 Amélioration de l’accessibilité

Le coût, la disponibilité et la proximité des services juridiques sont autant d’obstacles majeurs à l’accès équitable au SJF par les Autochtones. Nos entrevues et l’examen de la documentation ont décrit plusieurs approches possibles pour accroître l’abordabilité et la disponibilité des services juridiques, notamment :

4.2 Modèles juridiques alternatifs

La recherche a mis en évidence des modèles prometteurs pour les services juridiques qui peuvent aider à réduire les coûts, à accroître la portée des services, à améliorer l’efficacité et à fournir des services plus adaptés à la culture aux populations autochtones, dont les suivants :

Plusieurs sources ont souligné la nécessité d’accroître la disponibilité et la sensibilisation des processus alternatifs, en particulier dans les collectivités du Nord et rurales, et de développer des services juridiques plus spécifiques aux Autochtones, comme l’extension du Programme d’assistance parajudiciaire aux Autochtones afin d’apporter un plus grand soutien aux personnes concernées par le droit de la famille. La CVR comprend un appel visant à « reconnaître et à mettre en Å“uvre un système de justice autochtone Â» (2015, art. 42), alors que l’ENFFADA demandait de « favoriser l’accès à des pratiques juridiques efficaces et adaptées à la culture Â» (2019, art. 5.11).

Toutefois, les processus de règlement extrajudiciaire et/ou autochtone des différends ne peuvent répondre pleinement au besoin de services de justice familiale accessibles et culturellement sûrs pour les Autochtones. Comme l’indique la DNUDPA, les Autochtones « ont le droit de maintenir et de renforcer leurs institutions politiques, juridiques, économiques, sociales et culturelles distinctes, tout en conservant le droit, si tel est leur choix, de participer pleinement à la vie politique, économique, sociale et culturelle de l’État Â» (Nations Unies, 2007, art. 5). Il est impératif que les peuples autochtones soient libres de prendre une décision éclairée sur l’approche de la justice qui est la plus favorable pour leur famille au lieu d’être forcés par nécessité à un processus donné.

4.3 Sensibilité culturelle, sécurité et équité

Il faut accroître la sécurité culturelle, protéger les survivants de la VPI et mettre en place des pratiques qui servent mieux les collectivités qui méritent l’équité. Les recommandations sont les suivantes :

Ces mesures sont conformes à l’affirmation de la DNUDPA sur les droits des femmes et des enfants autochtones à une pleine protection contre la violence (2017, art. 22).

4.4 Autres orientations de recherche

Bien que le présent rapport donne un aperçu significatif des multiples facteurs qui peuvent avoir une incidence sur l’expérience des peuples autochtones dans le SJF, il existe plusieurs lacunes dans les connaissances et les données disponibles qui pourraient contribuer à des solutions solides et efficaces. Les domaines de recherche ou de consultation pourraient comprendre :