Un examen qualitatif des problèmes d’ordre juridique graves auxquels font face les immigrants à London et à Toronto (Ontario)

Résultats

Première question de recherche : Quels types de problèmes les immigrants récents ont-ils éprouvés au cours des trois dernières années? Lorsqu’il y a plus d’un problème, quel est le lien entre ces problèmes?

Description des types de problèmes juridiques graves qu’éprouvent les immigrants

Les immigrants ont signalé avoir éprouvé des problèmes juridiques graves dans les cinq domaines suivants : 1) immigration, 2) logement, 3) problèmes familiaux et ruptures de relations, 4) emploi et 5) problèmes d’obtention d’aide/services gouvernementaux. Les types de problèmes les plus fréquents étaient les problèmes d’immigration, suivis de près par les problèmes de logement et les problèmes familiaux et les ruptures de relations (voir figure 1). En quatrième position, on trouve les problèmes liés à l’emploi, suivis des problèmes d’obtention d’une aide ou de services gouvernementaux. Ce dernier type de problème n’a concerné que trois cas.

Figure 1 : Fréquence de chaque type de problème juridique signalé par les immigrants

Figure 1 : Fréquence de chaque type de problème juridique signalé par les immigrants

Figure 1 : Fréquence de chaque type de problème juridique signalé par les immigrants – Version texte

Il s’agit d’un diagramme en bâtons comportant cinq colonnes, la première étant la plus élevée et chaque colonne suivante étant un peu plus courte. La première colonne est la plus haute (9 sur l’échelle de 10) - elle dit « problèmes d’immigration ». La suivante (7 sur 10) indique « problèmes de logement »; la troisième colonne (6 sur 10) indique « problèmes familiaux et ruptures de relations »; la quatrième colonne (5 sur 10) indique « problèmes liés à l’emploi », et la dernière colonne (3 sur 10) indique « Difficultés à obtenir une aide ou des services gouvernementaux ».

Problèmes liés à l’immigration : les types de problèmes liés à l’immigration éprouvés par les immigrants dans la présente étude dépendaient de leur catégorie d’immigration et de leur situation particulière. Voici des exemples de cas associés à l’immigration :

Problèmes de logement : les problèmes liés au logement sont un autre type de problème courant avec lequel les personnes interrogées sont souvent aux prises. Les immigrants ont éprouvé différents problèmes de logement, notamment des différends avec leurs propriétaires et leurs colocataires (menaces de mise à la porte, intrusions dans la vie privée, ordres illégaux de la part des propriétaires). Dans de nombreux cas, les propriétaires étaient eux-mêmes d’anciens immigrants issus de milieux similaires à ceux des immigrants interrogés dans le cadre de la présente étude. Voici des exemples de cas présentant des problèmes de logement :

Une autre femme dans une situation similaire ne pouvait pas se permettre de mettre un terme à son contrat de location d’un an et a mentionné qu’elle mettrait des barrières sur sa porte au cas où le propriétaire tenterait d’entrer ou de faire quelque chose contre elle et ses enfants.

Problèmes familiaux et ruptures de relations : les conflits familiaux ou les problèmes relationnels sont un autre problème courant auquel sont confrontés les immigrants de la présente étude. Les problèmes étaient notamment les suivants : subir un divorce, essayer de quitter des relations marquées par la violence conjugale et se disputer au sujet de la pension alimentaire pour enfants. Voici quelques exemples de cas de problèmes familiaux et de ruptures relationnelles :

Problèmes liés à l’emploi : une quatrième catégorie de problèmes rencontrés par certains des immigrants interrogés dans le cadre de la présente étude était axée sur les questions d’emploi. Il s’agissait notamment de cas de mauvaises conditions de travail, de salaires inférieurs au salaire minimum, de retenues de salaire et de licenciements sans raison précise (selon l’immigrant). Dans une autre affaire, un immigrant (qui était un travailleur étranger temporaire) a subi un accident du travail et les employeurs ont contesté le résultat de la demande de la Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail (CSPAATabbr>). Dans deux cas, l’employeur était une organisation importante. Dans les autres cas, les employeurs étaient d’autres immigrants. Voici des exemples de cas présentant des problèmes liés à l’emploi :

Problèmes d’obtention d’aide ou de services gouvernementaux : le dernier type de problème rencontré par les immigrants interrogés dans le cadre de la présente étude concerne l’obtention d’une aide ou de services gouvernementaux. Voici quelques exemples de cas de problèmes d’obtention d’aide ou de services gouvernementaux :

La connexité des problèmes

Neuf des 21 personnes interrogées ont signalé avoir connu deux problèmes juridiques graves. Cependant, seul un immigrant a pensé qu’il y avait un lien entre ses problèmes. Le demandeur d’asile qui attendait son audience s’est senti particulièrement vulnérable lors d’un différend avec son colocataire. La personne interrogée a indiqué que son colocataire connaissait son statut de demandeur d’asile et qu’il était anxieux à l’idée d’avoir des ennuis parce qu’il attendait les audiences du tribunal. Il pense que son colocataire a profité de cette situation pour le maltraiter.

Facteurs contribuant aux problèmes juridiques graves avec lesquels les immigrants au Canada sont aux prises

Les entrevues ont révélé cinq thèmes expliquant certains des facteurs qui semblent avoir contribué aux problèmes juridiques graves qu’éprouvent les immigrants. Ces thèmes sont les suivants : 1) la méconnaissance par les immigrants des lois canadiennes et de leurs droits, 2) la méconnaissance par les immigrants des coutumes et des normes canadiennes fondamentales qui régissent la vie quotidienne, 3) la discrimination autodéclarée, 4) le manque de communication ou l’inefficacité de la communication de la part du gouvernement ou des organismes gouvernementaux, et 5) la pandémie.

Méconnaissance des lois canadiennes et de leurs droits : un facteur courant signalé comme contribuant aux problèmes juridiques graves des immigrants est le fait de ne pas connaître ou de mal connaître les lois canadiennes et leurs droits au Canada, ce qui les rend plus vulnérables à la manipulation et aux mauvais traitements de la part des propriétaires, des responsables du travail (p. ex., ils peuvent ne pas recevoir un salaire équitable) ou des membres de la famille. Les exemples suivants illustrent la méconnaissance des lois canadiennes et des droits des immigrants :

Méconnaissance des coutumes canadiennes et des normes fondamentales qui régissent la vie quotidienne : un autre facteur souvent décrit comme contribuant aux problèmes juridiques graves des immigrants est leur méconnaissance des coutumes canadiennes, en particulier du processus de location.

Discrimination autodéclarée : un troisième facteur décrit comme contribuant aux problèmes juridiques graves des immigrants est la discrimination. Au cours des entrevues, lorsqu’on leur a demandé quels étaient les facteurs ayant contribué à l’apparition de leurs problèmes juridiques graves, certains immigrants ont invoqué la discrimination comme l’un des facteurs. Dans ces cas, la discrimination a été signalée par les immigrants eux-mêmes, plutôt que d’être interprétée comme telle par les enquêteurs. Les immigrants n’ont pas reçu de définition de la discrimination, mais celle-ci a été enregistrée si les personnes interrogées ont elles-mêmes désigné l’expérience à ce titre. Cette catégorie ne comprend donc que les cas de discrimination autodéclarée. La discrimination autodéclarée était particulièrement répandue dans les différends relatifs à l’emploi, mais elle est également apparue dans un différend relatif au logement et dans un cas de problèmes d’obtention d’aide ou de services gouvernementaux. En voici des exemples :

Manque de communication ou communication inefficace de la part du gouvernement ou des organismes gouvernementaux : un quatrième facteur qui a été signalé comme contribuant aux problèmes juridiques des immigrants est le manque perçu de communication ou les processus de communication inefficaces entre le gouvernement ou les organismes gouvernementaux et les particuliers. L’exemple ci-dessous montre le cas d’une femme qui a cessé de recevoir sa prestation fiscale pour enfants :

J’ai donc appelé l’ARC et vous savez combien de temps vous restez au téléphone, une heure chaque fois, et puis, « Non, désolé, nous devons étudier votre dossier ». Ils ont mis à jour tout ce que je leur ai dit au téléphone, et ils m’ont dit : « Nous allons communiquer de nouveau avec vous ». Et le temps a passé. Cela fait trois mois, et je n’ai rien reçu. Ils ne m’ont même pas envoyé de courrier ou quoi que ce soit qui dise ce qui se passe dans mon cas. Et puis l’entreprise où j’ai loué m’a envoyé un courriel disant : « Ça fait trois mois maintenant, et vous ne payez pas votre loyer – il faut qu’on en parle ». En recevant cet avis par courriel, je me suis sentie très mal à l’aise, car je ne veux pas nuire à mon crédit. J’ai travaillé si dur pour garder ma cote de crédit élevée ».

La pandémie : la pandémie semble avoir eu des répercussions sur les problèmes juridiques graves des immigrants de diverses manières. Il s’agit notamment de retards dans le traitement des demandes d’immigration, de retards dans l’obtention de renseignements sur le statut d’immigration des personnes, et de menaces sur le statut juridique d’un étudiant international et de sa famille. Il a été estimé que l’information et la communication auraient réduit une partie du stress associé à ces problèmes.

Deuxième question de recherche : Comment les immigrants récents ont-ils essayé de résoudre leurs problèmes? Quels ont été les résultats de ces efforts?

Stratégies utilisées et difficultés rencontrées

Les thèmes suivants sont apparus en ce qui concerne la manière dont les participants ont essayé de résoudre leurs problèmes :

Issue des problèmes juridiques graves des immigrants

Cinq des 21 immigrants ne s’occupaient plus de leurs problèmes juridiques graves. Deux de ces personnes ont pu résoudre leurs problèmes et ont déclaré être satisfaites de cette résolution. Les trois autres n’ont pas résolu leurs problèmes, mais ont simplement appris à les laisser derrière eux et à aller de l’avant. Pour 11 immigrants, leurs problèmes juridiques graves étaient toujours en cours ou seulement partiellement résolus au moment de l’entrevue. Dans les cinq autres cas, les immigrants avaient été en mesure de résoudre un problème, mais essayaient toujours de trouver une solution pour un autre problème.

Certaines stratégies se sont-elles avérées particulièrement utiles aux immigrants pour résoudre leurs problèmes juridiques graves?

Les deux immigrants qui étaient satisfaits de la manière dont leurs problèmes ont été résolus ont utilisé des méthodes différentes. Dans un cas, l’immigrant s’est appuyé sur l’assistance d’un avocat payé par l’aide juridique. Dans l’autre cas, l’immigrant s’est appuyé sur l’aide d’un agent d’intégration des immigrants. Dans les deux cas, les immigrants étaient satisfaits de l’aide qu’ils avaient reçue.

La plupart des autres cas qui n’étaient plus actifs étaient des affaires liées au logement. Les immigrants ont pu faire face à leurs problèmes en trouvant un autre endroit où vivre. Ils ont notamment compté sur les conseils et l’aide d’amis et d’agents d’intégration des immigrants, ainsi que sur la recherche active d’un autre logement. Enfin, une tendance générale qui s’est dégagée est que, quelle que soit l’issue du problème juridique grave, les immigrants ont été reconnaissants de recevoir et d’obtenir les conseils des amis et des parents et les ont trouvé utiles. Ils ont apprécié également les conseils des enseignants, des médecins et des agents d’intégration des immigrants, qui sont souvent obtenus dans le cadre d’interactions fortuites, sans que les immigrants ne cherchent délibérément à obtenir des conseils pour résoudre leurs problèmes.

Troisième question de recherche : Les immigrants récents ont-ils résolu leurs problèmes en ayant recours à l’appareil judiciaire officiel? Dans la négative, pourquoi ne l’ont-ils pas fait?

Les immigrants recherchent-ils des conseils juridiques?

Neuf immigrants n’ont pas essayé de résoudre leurs problèmes juridiques graves par l’intermédiaire de l’appareil judiciaire. Ils n’ont pas cherché à obtenir des conseils juridiques ou à passer par l’appareil judiciaire officiel.

Sur les 12 immigrants qui tentaient de résoudre leurs problèmes par l’intermédiaire de l’appareil judiciaire, cinq avaient obtenu des conseils juridiques au moment de l’entrevue – trois de ces personnes ont reçu des conseils juridiques gratuitement grâce à l’aide juridique et à un parajuriste qui a travaillé bénévolement, et deux de ces personnes ont payé un avocat pour obtenir des conseils juridiques. Cinq autres immigrants avaient des affaires en cours représentées par des avocats payés par l’aide juridique. Une autre personne interrogée attendait une comparution au tribunal après avoir été agressée physiquement par son conjoint. Elle n’a pas retenu les services d’un avocat, car elle pensait que l’affaire lui était favorable. Enfin, un immigrant a payé pour retenir les services d’un consultant en immigration et d’un avocat spécialisé en immigration. Dans la plupart des cas, les immigrants ont trouvé utiles les conseils et la représentation juridiques qu’ils ont reçus.

Les immigrants ne disposaient pas d’un vaste réseau qui pouvait les aider à trouver facilement des conseils et une représentation juridiques. Au lieu de cela, les immigrants ont demandé à leurs amis et à d’autres personnes avec lesquelles ils étaient en contact à un autre titre de les aiguiller. En fin de compte, les immigrants qui ont payé pour obtenir des conseils juridiques auprès d’avocats ont trouvé ces derniers par l’intermédiaire d’amis. Les immigrants qui ont obtenu l’aide juridique ont souvent été dirigés vers leurs avocats par leurs agents d’intégration des immigrants.

Pourquoi certains immigrants n’ont-ils pas cherché à obtenir des conseils juridiques ou à passer par l’appareil judiciaire?

Trois thèmes sont pertinents à la question de savoir pourquoi certains immigrants n’ont pas cherché à obtenir des conseils juridiques ou à régler leurs problèmes par l’intermédiaire du système judiciaire : 1) la crainte des conséquences d’une action en justice, 2) les coûts associés à l’obtention de conseils juridiques et 3) le fait de préférer se concentrer sur l’avenir.

Crainte des conséquences : les immigrants avaient parfois peur d’intenter une action en justice contre d’autres personnes, par crainte que cela ne se répercute sur eux ou ne porte atteinte à leur statut d’immigrant ou au processus de demande. Voici quelques exemples pour illustrer ce point :

Coûts : il est arrivé que les immigrés n’intentent pas d’action en justice en raison des coûts prévus, notamment les coûts financiers, mais également de ce qu’il en coûte en temps. En voici trois exemples :

Je me suis toujours demandé quel genre de conseil juridique je pourrais obtenir. J’ai obtenu le nom, le numéro de téléphone et l’adresse d’une avocate qui parle espagnol, mais elle fait payer 200 $ pour un rendez-vous. En raison de ma situation professionnelle (je viens de commencer à travailler en juillet), je n’avais pas l’argent nécessaire pour fixer un rendez-vous avec elle. De plus, la pandémie a commencé et la COVID a rendu les choses plus difficiles. J’ai attendu que la situation liée à la pandémie de COVID s’améliore pour pouvoir lui demander conseil. Je veux juste obtenir une séparation légale d’avec mon mari. Je ne veux pas de pension alimentaire ou autre, je veux juste être légalement séparée.

Le stress était pire que tout, parce qu’en tant qu’étudiants étrangers, nous sommes vulnérables, nous n’avons pas beaucoup de renseignements ou d’outils auxquels nous pouvons accéder lorsque nous sommes en difficulté. Nous ne sommes pas des réfugiés, nous ne sommes pas des résidents permanents, donc l’aide que nous pouvons recevoir est très limitée. Si vous avez de l’argent, vous pouvez résoudre la plupart des problèmes, mais si vous n’en avez pas, c’est plus difficile.

Nous avons demandé des conseils juridiques; nous sommes allés voir un avocat. Nous sommes en train de monter nous-mêmes le dossier de demande fondée sur des motifs d’ordre humanitaire. Nous sommes allés voir un avocat. Nous sommes allés à une première consultation pour qu’ils nous expliquent où aller et comment faire, mais financièrement, nous ne pouvons pas nous le permettre parce que c’est presque 5 000 $ pour tout le processus. Nous avons donc décidé de faire nous-mêmes notre demande de visa fondée sur des motifs humanitaires, et c’est là où nous en sommes maintenant dans le processus.

Le fait de préférer se concentrer sur l’avenir : certains immigrants ne voulaient pas avoir continuellement des problèmes et ont décidé de se concentrer sur l’avenir plutôt que d’entamer une action en justice.

Quatrième question de recherche : Quelles ont été les répercussions économiques, sociales et sur la santé de ces problèmes sur les immigrants récents?

Répercussions économiques

Un thème qui est apparu est que les immigrants avaient des dépenses supplémentaires en raison de leurs problèmes juridiques graves. Il s’agissait notamment de payer pour un consultant en immigration/avocat, de verser des dépôts supplémentaires lors d’un déménagement et de payer de l’argent pour des services insuffisants ou non satisfaits (p. ex., escroquerie de nature parajuridique, paiement pour la mise en place d’un logement avant l’arrivée au Canada). Par conséquent, les immigrants devaient souvent emprunter de l’argent à leurs amis et voisins. Il s’agissait d’immigrants ayant différents types de problèmes juridiques, comme une femme qui voulait se séparer de son mari et n’avait pas assez d’argent pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses enfants, et un réfugié pris en charge par le gouvernement qui a attendu longtemps pour obtenir son numéro d’assurance sociale et a dû refuser un emploi en conséquence, ratant ainsi l’occasion de gagner de l’argent. Une autre conséquence économique courante était que les immigrants devaient souvent faire une demande d’aide sociale (p. ex., programme Ontario au travail, prestations d’assurance-emploi). Par exemple, deux femmes qui se sont séparées de leurs maris ont dû faire une demande au titre du programme Ontario au travail. Deux hommes ayant des problèmes liés à l’emploi (salaires impayés, congédiement) se sont inscrits au programme Ontario au travail tout en faisant une demande de prestations d’assurance-emploi.

Une autre répercussion économique est qu’il est arrivé parfois que les conditions de logement des immigrants soient touchées. C’est le cas des immigrés ayant des problèmes de logement et des immigrés en rupture de couple qui ont dû trouver un autre endroit pour vivre. Le résultat est qu’ils doivent accepter des conditions de vie médiocres ou des locations coûteuses, car ils n’ont souvent pas le temps de chercher un nouveau logement.

Le texte suivant est une citation d’une femme qui s’est séparée de son mari :

Il nous a laissés sans argent, sans rien. L’argent que nous recevons du programme Ontario au travail n’était pas suffisant pour payer le loyer, donc nous ne pouvions pas payer. Un jour, nous avons été choqués par la décision du propriétaire qui nous a dit que nous devions partir à une date précise. C’était une décision définitive pour lui. J’ai essayé, j’ai cherché partout un endroit où emménager jusqu’à ce que je trouve un appartement, deux chambres seulement. Bien que ce fût petit pour nous, c’était la seule option qui s’offrait à moi. Donc, nous avons déménagé dans ce petit appartement.

Répercussions sociales

Les immigrés présentant différents types de problèmes ont également subi des répercussions sociales. En voici quelques exemples :

Répercussions sur la santé

Dans l’ensemble, la plupart des immigrants ont connu des problèmes de santé en raison de leurs problèmes juridiques. Cela comprend ce qui suit :

Trois immigrants ont également exprimé le désir de déménager ou de s’installer ailleurs une fois leurs problèmes résolus, en raison de craintes pour leur sécurité ou de leur désir de prendre un nouveau départ.