JusteRecherche – Édition no. 8

Revues (suite)


Revues (suite)

Délinquants sexuels mis en liberté et condamnés de nouveau à long terme

Hood, R., Shute, S., Feilzer, M. et Wilcox, A. (2002). Sex offenders emerging from long-term imprisonment: A study of their long-term reconviction rates and parole board members’ judgements of their risk. British Journal of Criminology, 42, 371-394.
Révisé par : Karin Stein, agente de recherche

La mise en liberté anticipée des délinquants sexuels est une question très controversée, particulièrement lorsque les victimes sont des enfants. L’évaluation du risque à laquelle la Commission des libérations conditionnelles procède avant de décider si un contrevenant peut ou non être libéré nous éclaire lorsqu’il s’agit de prévoir quels délinquants commettront de nouvelles infractions ou, à tout le moins, quels délinquants seront condamnés de nouveau. Même s’il n’existe aucune donnée fiable au chapitre de la récidive, on peut suivre le fil des cas où le délinquant se voit imposer une nouvelle condamnation. Selon les résultats de cette étude, il est assez peu probable qu’un délinquant sexuel qui a commis une infraction grave, même celui qui a commis un crime contre un enfant, soit condamné de nouveau pour une infraction de nature sexuelle ou une infraction avec violence. L’étude est unique parce que, dans la plupart des études qui portent sur les nouvelles condamnations de ce genre, on ne se penche pas sur la gravité de la nouvelle infraction.

Les auteurs examinent le cas de 192 prisonniers en Angleterre et au pays de Galles qui purgent une peine d’emprisonnement d’une durée déterminée de quatre ans ou plus, qui ont été condamnés pour une infraction de nature sexuelle grave et dont le dossier est étudié par la Commission des libérations conditionnelles. Les décisions relatives à la libération conditionnelle ont été prises en 1992, 1993 et 1994. Près de la moitié des 192 prisonniers (46 pour cent) en étaient presque rendus au dernier examen possible de leur cas en vue d’une libération conditionnelle, lequel a lieu environ un an avant que les deux tiers de la peine soient purgés. Dans le reste des cas (soit 54 pour cent), l’examen pouvait survenir après que le tiers de la sentence ait été purgé. On disposait d’information sur la mise en liberté et l’imposition d’une nouvelle peine dans le cas de 174 libérés conditionnels. De ce nombre, 173 pouvaient être suivis pendant deux ans, 162, pendant quatre ans, et 94, pendant six ans. Un dossier relatif à chaque contrevenant contenait de l’information sur la nature de l’infraction commise et cette information a permis de créer deux catégories de contrevenants, lesquelles ont été subdivisées.

Pour ce qui est des délinquants qui ont été condamnés de nouveau, les auteurs font une distinction entre ceux qui ont commis une infraction de nature sexuelle, ceux qui ont commis une infraction avec violence qui n’est pas de nature sexuelle et ceux qui ont commis d’autres types d’infractions. Pour mesurer la gravité de la nouvelle condamnation, on pouvait, par exemple, examiner si on imposait une peine d’emprisonnement. Au moment où les données ont été colligées, les contrevenants n’étaient plus en prison depuis un certain temps (entre 19 mois et 8 ans). Sur les 162 contrevenants qui étaient libres depuis au moins quatre ans, 11 ont été condamnés de nouveau pour avoir commis une infraction de nature sexuelle. En moyenne, les délinquants ont été condamnés de nouveau 38 mois après avoir été libérés. Dans la plupart des cas, les peines imposées alors portent à croire que le tribunal considère les infractions comme extrêmement graves.

Aucun de ceux qui avaient initialement commis une infraction contre un enfant de leur propre famille n’a été condamné de nouveau ni emprisonné pour une infraction de nature sexuelle ou une infraction grave avec violence, même après avoir été libre depuis six ans. Sur les 19 contrevenants condamnés initialement pour une infraction extra-familiale, cinq ont été condamnés de nouveau parce qu’ils ont commis une infraction contre un autre enfant. Par conséquent, après six ans, près du tiers (32 pour cent) des contrevenants qui avaient commis une infraction extra-familiale avaient été condamnés de nouveau pour avoir commis un crime de nature sexuelle ou un crime grave avec violence. Pour ce qui est des infractions commises contre des adultes, le pourcentage de nouvelles condamnations après quatre et six ans était respectivement de 7,5 pour cent et 15 pour cent.

La conclusion la plus intéressante de cette étude est peut-être la manière dont l’évaluation du risque imposée par la Commission des libérations conditionnelles se rapporte à la nouvelle condamnation. Même s’il s’agit d’un petit groupe, les contrevenants condamnés de nouveau après quatre ans ont tous été désignés par la Commission des libérations conditionnelles comme étant « à risque élevé ». À l’exception d’un seul, tous les contrevenants dont on a suivi le cas pendant six ans ont été désignés de la même manière (le « vrai positif »). Réciproquement, un pourcentage élevé de contrevenants (87 pour cent) désignés à « risque élevé » n’a pas été condamné de nouveau après quatre ans de suivi. Ce taux tombe à 78 pour cent après six ans. Le taux « faux positif » était le plus élevé parmi les contrevenants qui avaient initialement été reconnus coupables d’une infraction commise contre un enfant de leur propre famille. Pour les 62 prisonniers qui n’étaient pas considérés « à risque élevé », on ne relève aucune condamnation ultérieure pour une infraction de nature sexuelle après quatre ans de suivi (les « vrais négatifs »). Deux d’entre eux ont été condamnés de nouveau et ont été emprisonnés pour avoir commis une infraction avec violence mais non une infraction de nature sexuelle, ce qui signifie qu’ils sont considérés comme des « faux négatifs ». Après six ans de suivi, il n’y avait qu’un seul « faux négatif » condamné de nouveau pour une infraction de nature sexuelle.

L’un des éléments étudiés par la Commission des libérations conditionnelles est à la fois un facteur de risque et un paramètre permettant de prévoir si le contrevenant sera condamné de nouveau une fois qu’il sera en liberté : c’est le déni de la réalité. On considère que le déni de la réalité est particulièrement hasardeux parce que le prisonnier qui refuse d’admettre sa culpabilité n’est pas un candidat indiqué pour les programmes de réadaptation (Hood et al., 2002: 387). Dans l’étude, on considérait qu’un tiers des contrevenants du groupe refusaient de reconnaître la réalité; cela était vrai pour chaque catégorie de délinquants (ceux ayant commis une infraction contre un membre de la famille et ceux ayant commis une infraction extra-familiale) et dans le cas d’infractions commises contre un enfant ou un adulte. La conclusion qui indique qu’un seul délinquant à risque élevé qui refusait d’admettre sa culpabilité a été condamné de nouveau pour avoir commis une infraction de nature sexuelle est importante du point de vue de la statistique, et met en question l’hypothèse qui veut que les délinquants sexuels qui ne complètent pas les programmes de traitement parce qu’ils refusent de reconnaître la réalité risquent davantage d’être condamnés de nouveau. Les auteurs offrent quelques explications possibles, mais indiquent que cette conclusion doit être étudiée de plus près dans les études à venir.

Les auteurs comparent également l’évaluation du risque à laquelle procède la Commission des libérations conditionnelles à un outil de prévision mathématique dont on a prouvé la justesse et qui sert à évaluer le risque que posent les délinquants sexuels : le Static-99. Aux termes de cette démarche, on utilise des données reliées aux infractions antérieures ainsi que diverses caractéristiques personnelles et on classe les contrevenants en quatre catégories : risque peu élevé, risque peu élevé à moyen, risque moyen à élevé et risque élevé. Après avoir comparé les scores atteints en fonction du Static-99 à l’évaluation de la Commission des libérations conditionnelles, on a trouvé que la moitié des 82 contrevenants dont on a suivi le cas pendant quatre ans et qui avaient été classés « à risque élevé » par la Commission des libérations conditionnelles étaient considérés comme « à risque peu élevé » ou « à risque peu élevé à moyen » aux termes du Static-99. De même, la Commission des libérations conditionnelles avait déterminé que plus de la moitié des prisonniers étaient « à risque élevé » alors que seuls 13 pour cent d’entre eux étaient classés ainsi aux termes du Static-99. On peut donc se poser la question suivante : le nombre de faux positifs aurait-il pu être réduit si la Commission des libérations conditionnelles avait utilisé davantage l’outil de prévision et s’était moins fondée sur ses propres opinions ? Les auteurs ont découvert que, en fin de compte, on aurait réduit le nombre de faux positifs en utilisant le Static-99, mais que cela n’aurait pas permis à la Commission des libérations conditionnelles de déterminer avec plus de justesse les vrais positifs.

Conséquences et conclusions :

  1. L’étude confirme que les délinquants qui ont commis une agression sexuelle grave sont rarement condamnés de nouveau pour agression sexuelle.
  2. Toutefois, ceux qui sont condamnés de nouveau le sont parce qu’ils ont commis une nouvelle infraction grave.
  3. À l’exception d’un contrevenant, la Commission des libérations conditionnelles avait initialement déterminé que tous ceux qui ont été condamnés de nouveau étaient « à risque élevé ».

Les auteurs concluent que le défi le plus important consiste à obtenir plus d’information valable sur le lien qui existe entre la récidive, la nouvelle condamnation, les circonstances qui mènent à la récidive sexuelle et les facteurs qui permettraient de réduire le risque de récidive sexuelle. L’étude met en question un certain nombre d’hypothèses au sujet des contrevenants sexuels qui sortent de prison après avoir fait l’objet d’une longue peine d’emprisonnement. Il faut analyser la validité des résultats en utilisant un échantillon élargi, de l’information plus complète et des périodes de suivi plus longues.

Les résultats de l’étude sont pertinents au contexte canadien, en particulier lorsqu’il s’agit du traitement. Un rapport récent du Solliciteur général indique que les programmes spécialisés destinés aux délinquants sexuels contribuent effectivement à réduire le récidivisme sexuel et le récidivisme en général (Hanson et al., 2002). Les auteurs de l’étude qui a eu lieu au Canada en arrivent à une conclusion analogue à celle des auteurs de l’étude menée au Royaume-Uni, en ce sens que les gestionnaires du risque, dont la Commission des libérations conditionnelles, ne doivent pas supposer que n’importe quel traitement est préférable à l’absence de traitement. Encore une fois, les programmes de traitement ne sont qu’un élément d’une stratégie détaillée de la gestion du risque (Hanson et al., 2002), et on peut présumer qu’en ayant recours à l’évaluation du risque par la Commission des libérations conditionnelles et à un outil mathématique de prévision, on sera à même d’atteindre le meilleur équilibre possible entre la sécurité du public et les droits du contrevenant.

Références :

Hanson, R.K., Gordon, A., Harris, A.J.R., Marques, J.K., Murphy, W., Quinsey, V.L. et Seto, M.C. (2002). «  First report of the Collaborative Outcome Data project on the effectiveness of psychological treatment for sexual offenders ». Sexual Abuse: A Journal of Research and Treatment, 14(2), 169-194.

Les femmes qui ont recours à la violence : Le contexte en tant qu'inclusion fondamentale

Swan, S., et Snow, D. (2002). A typology of women’s use of violence in intimate relationships. Women’s Use of Violence, 8(3), 286-319.
Révisé par : Allison Millar, agente de la statistique

Ces dernières années, nombre d’études ont rendu compte de la violence utilisée par les femmes, mais en fonction de nombres bruts (combien de cas y a-t-il eu, qui a recours à la violence, etc.). Peu d’études sont allées au-delà des simples résultats quantitatifs et ont intégré le contexte propre à ces actes et les motivations qui en sont à la base, ce qui peut constituer des variables intermédiaires. Les auteurs de la présente étude entendent combler les lacunes des ouvrages existants et soutiennent qu’on ne peut comprendre pourquoi les femmes ont recours à la violence que si l’on étudie le contexte pertinent, à savoir, la violence et les mauvais traitements infligés par les hommes.

En fonction des ouvrages examinés par les auteurs, on a retenu cinq hypothèses :

Méthodologie

On a utilisé un échantillon autosélectionné pour recruter 108 femmes qui prendraient part à l’étude. Pour être admissible, la participante devait avoir eu recours à une forme quelconque de violence physique contre un partenaire intime de sexe masculin au cours des six mois précédents. L’étude comprenait une entrevue structurée de deux heures, de nature quantitative, menée au moyen du test Conflict Tactics Scale-2 (« CTS-2 »); lorsqu’on utilise cette échelle, on classe les comportements de manière linéaire, « du moins grave au plus grave » (Dekeserdy et Schwartz, 1998:2). Plus particulièrement, on a appliqué le test CTS-2 pour évaluer les cas de violence physique, de contrainte sexuelle et de lésions corporelles. Malgré sa popularité, la validité de l’échelle CTS est controversée. Certains soutiennent qu’en utilisant cet outil, on ne rend pas compte de tous les résultats puisqu’on pose des questions sur des types précis de mauvais traitements, mais qu’on laisse de côté un grand nombre d’autres types de sévices (Dekeserdy et Schwartz, 1998:2).

Les auteurs tiennent compte des limites de l’échelle CTS-2 et appliquent des mesures multiples, dont un outil comprenant dix points et mesurant la « désirabilité sociale » (cet outil est fondé sur l’échelle Marlowe-Crowne), et un instrument qui permet de mesurer le « contrôle par la contrainte » en utilisant la sous-échelle d’évaluation applicable à la dominance et à l’isolement tirée du Psychological Maltreatment of Women Inventory (PMWI) (Inventaire de la violence psychologique infligée aux femmes).

Résultats

L’hypothèse 1 (la plupart des partenaires des femmes qui usent de violence infligeront à ces femmes des blessures corporelles) a été confirmée. En moyenne[1], les femmes avaient posé 58,1 (DS = 39,83) gestes violents contre leur partenaire au cours des six mois précédents (cela comprend tous les cas de violence émotive, de contrôle exercé au moyen de la contrainte[2], de violence physique et de contrainte sexuelle), mais les hommes avaient infligé à leur partenaire beaucoup plus de mauvais traitements, la moyenne, pour la même période, étant de 74,1 (DS = 51,17) gestes violents.

L’hypothèse 2a (globalement, la fréquence de la violence physique sera analogue pour les femmes et leurs partenaires) n’a pas été confirmée. Les femmes ont commis beaucoup plus d’actes de violence physique modérée que leurs partenaires. Elles ont déclaré qu’elles ont lancé des objets à la tête de leurs partenaires et qu’elles ont fréquemment menacé de les frapper.

L’hypothèse 2b (les partenaires infligeront probablement aux femmes des mauvais traitements de nature sexuelle plus graves et des blessures plus sérieuses, et auront recours à la contrainte pour les contrôler) a été confirmée. Les hommes ont eu recours à la contrainte presque deux fois plus souvent que les femmes; ils ont employé une contrainte de nature sexuelle deux fois et demi plus souvent que les femmes; ils ont infligé des blessures plus d’une fois et demi plus souvent que les femmes (notamment des blessures qui font toujours souffrir le jour suivant, qui sont si graves que la victime s’évanouit, qu’elle se rend chez le médecin ou qu’elle doit voir un médecin).

L’hypothèse 3 (à partir des données recueillies, on obtiendra une typologie des relations de violence que vivent les femmes; cette typologie sera fondée sur les variations propres à deux dimensions, soit la violence physique qui leur est infligée et la contrainte qui est utilisée pour les contrôler) a été confirmée. On a isolé trois types de relations :

  1. Les femmes en tant qu’agresseurs (12 pour cent).
  2. Les femmes en tant que victimes (34 pour cent). Les auteurs soulignent que, malgré le fait que ces femmes commettent très souvent des actes violents, il faut remarquer qu’environ un tiers d’entre elles sont considérées comme des victimes et que la probabilité qu’elles soient classées comme victimes et non comme agresseurs est presque trois fois plus élevée.
  3. Le type le plus courant (50 pour cent) est celui des relations mixtes (dans ce cas, un partenaire est plus violent que l’autre, mais celui-ci exerce plus de contrôle). Les relations mixtes comprennent deux sous-types. Il y a la relation mixte où l’homme use de contrainte (32 pour cent), c’est-à-dire la relation dans laquelle l’homme est plus violent que la femme, mais où la femme a recours à des actes de violence grave aussi souvent que son partenaire. (Les auteurs font remarquer que ces résultats indiquent que même si ces femmes sont tout aussi violentes que leur partenaire, sinon plus, c’est quand même l’homme qui contrôle le comportement de la femme.) Il y a aussi la relation mixte où la femme use de contrainte (18 pour cent) et, dans ce cas-ci, la femme exerce une contrainte équivalente ou supérieure à celle de son partenaire.

L’hypothèse 4 (la typologie comprendra un nombre plus élevé de femmes qui sont victimes que de femmes qui sont agresseurs) a été confirmée étant donné que seulement 12 pour cent des femmes ont été classées comme agresseurs.

L’hypothèse 5 (globalement, il y aura moins de violence dans la relation si la femme est l’agresseur) a été confirmée dans une certaine mesure. Les scores indiquant les relations où l’homme est l’agresseur (174) et ceux indiquant les relations où la femme est l’agresseur (163) sont à peu près les mêmes. De plus, le nombre d’actes violents commis par une femme (114) n’est que légèrement inférieur au nombre d’actes violents commis par un homme (122). Les femmes qui sont agresseurs (64) commettent autant d’actes violents que les hommes qui sont agresseurs (71). Toutefois, l’agresseur de sexe masculin exerce plus de contrainte pour contrôler sa partenaire.

Limites de l’étude et recherche à venir

Dans cette étude, les femmes rendent compte librement des gestes violents qu’elles posent à l’égard de leurs partenaires et du comportement de ceux-ci, ce qui peut être biaisé. Dans la recherche à venir, on devrait songer à utiliser des méthodes complémentaires ou des méthodes multiples pour éviter ce genre de perspective biaisée.

On conclut que les hommes et les femmes n’utilisent pas la violence de la même façon. Cependant, dans quelle mesure « peut-on comparer la violence à laquelle recourent les femmes à l’endroit de leurs partenaires hétérosexuels à la violence utilisée par les hommes, pour ce qui est du contexte, de la motivation, des résultats et des conséquences » ? (Dasgupta, 2001: 3)

Enfin, les auteurs reconnaissent qu’il importe de procéder à une comparaison interculturelle, mais cet élément ne fait pas partie de l’étude. Il s’agit là d’une variable importante lorsqu’on se fie à un compte rendu libre puisque « les femmes de milieux culturels différents n’ont pas nécessairement le même point de vue au chapitre de la violence. Dans nombre de cultures, on peut considérer qu’il est « courant » de faire usage de violence physique envers les femmes » (Dasgupta, 2001:13). Dans certains cas, il est probable que les femmes dénoncent moins les actes de violence commis contre elles.

Malgré ses limites, l’étude porte sur un domaine de recherche qui, jusqu’à maintenant, n’a pas été examiné à fond. En isolant une typologie propre à la violence utilisée par les femmes, on dégage la dynamique relationnelle existante, ce qui permet de procéder à une analyse plus approfondie. Les chercheurs en général trouveront que les conclusions de l’étude sont utiles; qui plus est, grâce à elles, les porte-parole de la lutte contre la violence, les intervenants et les responsables des orientations politiques seront mieux à même de prendre des décisions éclairées lorsqu’ils se penchent sur la question complexe du recours à la violence chez les femmes.

Références :