Attachement contraint par le traumatisme
L’attachement contraint par le traumatisme, souvent appelé lien traumatique, semble saisir l’émotion et les tensions de la relation dans R v Lopez. Bien que la définition opérationnelle de l’attachement contraint par le traumatisme soit souvent débattue, la plupart des définitions décrivent la relation dynamique allant des tactiques de contrôle coercitif à la récompense et à la punition intermittentes, et l’exploitation du déséquilibre de pouvoir entre la victime et l’auteur (Doychak et Raghavan, 2018). Les victimes qui vivent ce lien traumatique souffrent d’exploitation émotionnelle, physique et mentale, qui peut avoir une incidence sur leur sécurité et leur bien-être (Casassa et coll., 2021).
L’attachement contraint par le traumatisme (ACT) est une relation émotionnelle puissante et abusive qui est dynamique et en constante évolution, et l’attachement peut persister longtemps après la fin de la relation (Doychak et Raghavan, 2018). L’ACT oblige la victime à se soumettre à une exploitation continue et à protéger l’auteur de l’infraction malgré qu’elle ait toutes les raisons de faire le contraire (Casassa et coll., 2021). De plus, les victimes qui vivent un ACT sont plus susceptibles de retourner chez l’auteur de l’infraction ou dans le milieu de la traite des personnes à des fins d’exploitation sexuelle (Chambers et coll., 2022), ce qui rend difficile pour les policiers d’aider les victimes à sortir du milieu ou de voir une affaire se conclure devant le tribunal. Les avancées médicales dans la cartographie du cerveau, la compréhension des réponses neurobiologiques au stress et les avancées en psychologie fournissent des indications sur les raisons pour lesquelles les victimes se comportent et perçoivent parfois leur situation comme elles le font.
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