Immigration et établissement
Peu de personnes interrogées ont été confrontées à des problèmes liés à l’immigration et à l’établissement. Seulement trois d’entre elles sur 25 (12 %) du Centre du Canada, et aucune de l’Est du Canada ont mentionné des problèmes liés à l’immigration. Aucune n’était une personne immigrante; on ne leur a pas refusé la possibilité d’immigrer et elles n’ont pas éprouvé de difficultés à immigrer en raison de leur orientation sexuelle. Elles ont plutôt évoqué les expériences d’autres personnes dans leur vie.
La relation d’une personne a pris fin parce que leur partenaire a été expulsé. La relation d’une deuxième personne a également pris fin en raison de problèmes d’immigration. Ces personnes ont évoqué la difficulté de naviguer dans le système. Une autre personne du Centre du Canada a évoqué le danger auquel son ami a été confronté dans son pays d’origine, ce qui l’a poussé à immigrer au Canada :
[Traduction] J’ai reçu toutes ces lettres d’appui d’amis qui m’ont dit qu’il était dans une situation désespérée. Il ne peut pas rester [au/en pays]. Il ne peut même pas rentrer chez lui. Il ne peut pas dire à ses parents qu’il est marié à [nom du partenaire]. C’est dangereux. Et je l’ai supplié de ne pas rentrer chez lui. Quand il est rentré chez lui et que je n’ai pas eu de nouvelles pendant quelques jours, j’étais terrifié. Parce que c’est grave là-bas (CC# 14).
En fin de compte, cette personne a estimé que l’aide juridique pour les questions d’immigration des personnes 2ELGBTQI+ n’était pas du tout utile, notant qu’elle avait eu beaucoup de mal à trouver un avocat qui voulait ou pouvait fournir de l’aide.
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