La conduite automobile sous l’influence de drogues : recueil d’études de recherche
Sources annotées (suite)
Canada
19. Adlaf, E. M., R. E. Mann et A. Paglia
« Drinking, cannabis use and driving among Ontario students»,
Journal de l’Association médicale canadienne, no 168 (2003), p. 565-566.
Aperçu
Enquête par autodéclaration sur la conduite sous l’influence de drogues auprès d’étudiants ontariens
Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée
- 1 846 élèves de la 7e à la 13e année en Ontario
- 1 119 élèves de la 10e à la 13e année titulaires d’un permis de conduire
- 508 élèves de la 10e à la 13e année titulaires d’un permis de conduire
Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
- Cannabis
- Alcool
Méthode de dépistage et moyen utilisés
Enquête sur la consommation de drogues parmi des étudiants ontariens – Enquête par autodéclaration
- Combien de fois au cours des 12 derniers mois avez-vous été passager dans un véhicule conduit par quelqu’un qui avait bu?
- Combien de fois au cours des 12 derniers mois avez-vous pris le volant une heure ou moins après avoir pris deux verres ou plus?
- Combien de fois au cours des 12 derniers mois avez-vous pris le volant une heure ou moins après avoir fumé de la marijuana?
Autres variables dépendantes
Constatations (y compris méthodes statistiques)
- 31,9 % -- augmentation du pourcentage au fil des années (17,5 % en 7e année ; 43,4 % en 13e année)
- 15,1 % -- 20 % (élèves de sexe masculin); 8,9 % (élèves de sexe féminin) -- pourcentages plus élevés chez les élèves de 12e et de 13e année
- 19,7 % ont déclaré avoir pris le volant après avoir fumé de la marijuana – 24,5 % (élèves de sexe masculin); 13,7 % (élèves de sexe féminin)
20. Beirness, D. J., H. M. Simpson et K. Desmond
Sondage sur la sécurité routière 2002. Les drogues et la conduite, Ottawa, Fondation de recherches sur les blessures de la route, 2003.
Aperçu
Enquête par téléphone sur la consommation de drogue et la conduite auprès d’une population de conducteurs canadiens
Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée
N=1 214 conducteurs canadiens âgés de plus de 16 ans
Enquête aléatoire par téléphone
Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
- Médicaments d’ordonnance
- Cannabis
- Médicaments en vente libre
- Drogues illicites
Méthode de dépistage et moyen utilisés
Autodéclaration concernant la consommation et la conduite
Autres variables dépendantes
Conduite et consommation d’alcool
Constatations (y compris méthodes statistiques)
- 17,7 % ont déclaré avoir pris le volant après avoir consommé des substances risquant d’affaiblir leurs facultés au cours des 12 derniers mois
- 2,3 % médicaments d’ordonnance
- 15,9 % médicaments en vente libre
- 1,5 % cannabis
- 0,9 % autres drogues illicites
Les hommes de moins de 30 ans sont les plus susceptibles de prendre le volant après avoir consommé une drogue
Un tiers des répondants qui ont déclaré avoir conduit sous l’influence du cannabis ont aussi déclaré avoir pris le volant après avoir bu
21. Beirness, D. J., H. M. Simpson et K. Desmond.
Sondage sur la sécurité routière 2004. La conduite en état d’ivresse, Ottawa, Fondation de recherches sur les blessures de la route, 2004.
Aperçu
Enquête par téléphone sur la consommation de drogue et la conduite auprès d’une population de conducteurs canadiens
Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée
N=1 214 conducteurs canadiens âgés de plus de 16 ans
Enquête aléatoire par téléphone
Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
- Cannabis
- Alcool
Méthode de dépistage et moyen utilisés
Autodéclaration
Autres variables dépendantes
Constatations (y compris méthodes statistiques
- 2,1 % ont déclaré avoir pris le volant après avoir consommé du cannabis
Augmentation par rapport au pourcentage noté deux ans auparavant : 1,5 % - 44 % ont déclaré avoir aussi pris le volant après avoir bu
Comportement plus courant chez les hommes de < 30 ans
22. Boase, P., N. Dawson et R. Mann.
« Cannabis and road safety in Canada: Summary of information on cannabis found in drivers & recent legislative developments », dans J. Oliver, P. Williams et A. Clayton (éd.), Proceedings of the 17th International Conference on Alcohol, Drugs and Traffic Safety (CD), Glasgow, Scottish Executive, 2004.
Aperçu
Examen de la conduite sous l’influence du cannabis au Canada
Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée
Divers
Étude de documents d’enquêtes
Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
- Cannabinoïdes
Méthode de dépistage et moyen utilisés
Autodéclaration sur la consommation de cannabis
Autodéclaration sur la conduite sous l’influence du cannabis
Autres variables dépendantes
Constatations (y compris méthodes statistiques)
Prévalence de la consommation en hausse
Taux actuel de prévalence de la conduite sous l’influence du cannabis : de 1,9 à 2,1 %
Plus élevé parmi les étudiants et semble être en hausse
23. Bramness, J. G., S. Skurtveit et J. Mørland.
« Clinical impairment of benzodiazepines - Relation between benzodiazepine concentrations and impairment in apprehended drivers », dans D.R. Mayhew et C. Dussault (éd.) Actes de la 16e Conférence internationale sur l’alcool, les drogues et la sécurité routière, Québec, Société de l’assurance automobile du Québec, 2002.
Aperçu
Évaluation clinique de l’affaiblissement des facultés de conducteurs dépistés positifs aux benzodiazépines en Norvège
Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée
Conducteurs soupçonnés de conduire avec des facultés affaiblies entre 1987 et 1998, chez qui une seule benzodiazépine a été dépistée (n=818)
En 1987, groupe témoin de conducteurs ayant consommé uniquement de l’alcool (n=10 759)
Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
- Benzodiazépines
Méthode de dépistage et moyen utilisés
Prélèvements sanguins
Alcootest clinique (Clinical Test for Drunkenness - CTD)
Autres variables dépendantes
Constatations (y compris méthodes statistiques)
Dans le groupe sous l’influence d’une benzodiazépine, 81 % avaient des « facultés affaiblies »
Chez les conducteurs dont les facultés étaient « affaiblies », des concentrations significativement plus élevées de diazépam et d’oxazépam ont été détectées
Dans le groupe sous l’influence de l’alcool, 91 % avaient des « facultés affaiblies »
RC pour déterminer des facultés « affaiblies » significativement plus élevé au fur et à mesure que la dose passe de thérapeutique à légèrement forte (1,6), puis à moyennement forte (3,7) et à très forte (4,1)
Même tendance pour l’alcool, quoiqu’on ait constaté un RC correspondant à la dose très forte plus élevé (10.5)
24. Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH)
« Cannabis Use and Driving Among Ontario Adults », Population Studies eBulletin, no 20 (mai/juin 2003).
Aperçu
Enquête par téléphone auprès d’adultes résidant en Ontario, à propos de la consommation de cannabis et de la conduite sous l’influence du cannabis
Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée
Résultats du CAMH Monitor de 2002 et de l’Ontario Drug Monitor 1986-1997
(enquêtes par téléphone dans les deux cas)
Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
- Autodéclaration sur la consommation de cannabis et sur la conduite sous l’influence du cannabis
Méthode de dépistage et moyen utilisés
Autres variables dépendantes
Constatations (y compris méthodes statistiques)
Consommation de cannabis : 11,4 % (10 - 13) au moins une fois au cours des 12 derniers mois
Hommes 15,1 %
18 - 34 22 %
Femmes 7,9 %
>55 3 %
Parmi les conducteurs 2,9 % (2,1 - 4) ont pris le volant dans l’heure qui a suivi la consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois
Hommes 4,7 % Femmes 1 %
Hausse par rapport à 1,9 % en 1996-1997
26. Chipman, M. L., S. Macdonald et R. E. Mann.
« Being "at fault" in traffic crashes: does alcohol, cannabis, cocaine, or polydrug abuse make a difference? », Injury Prevention no 9 (2003), p. 343-348.
Aperçu
Étude du taux d’accident chez une cohorte historique de toxicomanes en traitement
Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée
Toxicomanes (alcool, cannabis ou cocaïne) commençant un traitement au CAMH, à Toronto, en 1994
N=590 (411 conducteurs)
Groupe témoin : 518 conducteurs appariés
Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
- Cocaïne
- Cannabinoïdes
- Alcool
- Combinaisons des drogues ci-dessus
Méthode de dépistage et moyen utilisés
Analyse de données secondaires; aucun test de dépistage
Autres variables dépendantes
Accidents par 100 années-personnes à risque
Condamnations pour infraction au code de la route par 100 années-personnes à risque
Constatations (y compris méthodes statistiques)
Régression de Poisson pour tenir compte des variations relatives à la durée de la période à risque, à l’âge et au sexe
RR ajusté : Plus élevé avant qu’après le traitement
Pas de différence entre la période de traitement et l’après-traitement
Plus élevé dans les cas d’accidents avec responsabilité
Observations
Les résultats font présumer que, parmi les sujets en traitement, le nombre élevé d’accidents dans lesquels ils ont été impliqués avant de suivre le traitement est une conséquence du fait qu’ils conduisaient sous l’influence de drogues, mais il n’y a pas d’éléments probants à l’appui de cette hypothèse
25. Dussault, C., A. M. Lemire, J. Bouchard et M. Brault
« Drug use among Quebec drivers: The 1999 roadside survey », dans 15th International Conference on Alcohol, Drugs & Traffic Safety, 22-26 mai 2000, Stockholm, Suède, International Council on Alcohol, Drugs & Traffic Safety, 2000.
Aperçu
Rapport sur l’enquête routière sur l’alcool et les drogues menée en 1999 au Québec
Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée
Enquête routière aléatoire menée au Québec
N=5 509 de jour et de nuit, pendant le mois d’août
95,9 % se sont soumis à un alcootest (échantillon d’haleine)
41,4 % ont fourni un échantillon d’urine; parmi ceux qui ont refusé ce test, 70,1 % ont fourni un échantillon de salive
en tout, 82,5 % ont fourni un échantillon soit d’urine, soit de salive aux fins du dépistage de drogues
Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
- Cocaïne (300 ng/100ml)
- Cannabinoïdes (25/ng/100ml)
- Alcool (20mg/100ml)
- Benzodiazépines (50ng/100ml)
- Opiacés (100 ng/100ml)
- Barbituriques (200 ng/100ml)
- Amphétamines (300ng/100ml)
- PCP (25 ng/100ml)
Méthode de dépistage et moyen utilisés
Échantillon d’haleine pour l’alcool
Échantillon d’urine et/ou de salive pour les drogues
Dépistage de drogue dans l’urine confirmé par la méthode GC-MS
Autres variables dépendantes
Âge, sexe
Constatations (y compris méthodes statistiques)
Alcootest :
- 0,8 % > 80 mg % (24 heures)
- 1,8 % > 80 mg % (mercredi à samedi de 21 h. à 3 h)
- (résultat en 1981 : 5,9 %)
Analyse d’urine :
- Cannabis 5,22 % (baisse avec l’âge)
- Benzodiazépines 3,66 % (augmente avec l’âge)
- Cocaïne 1,09 %
- Opiacés 1,08 %
- Barbituriques 0,35 %
- Amphétamines 0,07 %
- PCP 0,03 %
Grande variation selon l’âge, le sexe et l’heure de la journée
Consommation de drogues illicites plus répandue chez les hommes que chez les femmes
Consommation de médicaments d’ordonnance plus répandue chez les femmes que chez les hommes
Observations
Ce rapport fait partie d’une plus large étude cas-témoins entreprise au Québec. Il porte sur les résultats recueillis au cours de la première année d’une enquête routière. Des données seront recueillies l’année suivante. Les données routières (témoins) seront comparées aux résultats chez des conducteurs victimes d’accidents mortels (cas)
26. Dussault, C., M. Brault, J. Bouchard et A. M. Lemire.
« Le rôle de l’alcool et d’autres drogues dans les accidents mortels de la route au Québec : quelques résultats préliminaires », dans Actes de la 16e Conférence internationale sur l’alcool, les drogues et la sécurité routière, D. R. Mayhew et C. Dussault (éd.). Québec, Société de l’assurance automobile du Québec, 2002.
Aperçu
Étude cas-témoins comparant la consommation de drogues et d’alcool chez des conducteurs victimes d’accidents mortels (cas) et celle détectée chez un échantillon aléatoire de conducteurs au cours d’une enquête routière (témoins)
Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée
Étude cas-témoins menée au Québec. Dépistage d’alcool >95 %; drogues (dépistées dans l’urine) 41 %
Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
- Valeurs repères (urine, sang) ng/100ml
- Cocaïne (300, 100)
- Cannabinoïdes (25, 40)
- Benzodiazépines (50, 25)
- Opiacés (100, 50)
- Barbituriques (200, 200)
- Amphétamines (300, 200)
- PCP (25, 10)
Tous les tests de dépistage positifs confirmés par la méthode GC-MS
Méthode de dépistage et moyen utilisés
Enquête routière - urine (haleine pour l’alcool)
Accidents mortels - sang/sérum
Autres variables dépendantes
Les seuls cas et témoins inclus sont ceux pour lesquels on disposait d'échantillons biologiques
(c.-à-d. haleine et urine pour les témoins; sang et urine pour les cas)
Appariés pour 354 cas
Constatations (y compris méthodes statistiques)
Fondées sur l’urine
| Drogue | RC Cas/Témoin | RC Analyse responsabilité |
|---|---|---|
| Alcool 51-80 | 3,7 (1,6 – 8,3) | 1,6 (0,2 – 1,5) |
| >80 | 39,2 (25,5 - 60,2) | 8,1 (1,0 - 34,8) |
| Cannabis | 2,2 (1,5 - 3,4) | 1,2 (0,4 - 3,9) |
| (avec alcool > 80) | 80,5 (28,2 - 230,2) | 2,5 (0,3 - 20,2) |
| Cocaïne | 4,9 (1,4 - 17,4) | - |
| Benzodiazépines | 2,5 (1,4 - 4,3) | 3,6 (0,5 - 28,2) |
| Drogue | Cas (%) | Témoins (%) |
|---|---|---|
| Alcool | 35 | 5,1 |
| Cannabis | 19,5 | 6,7 |
| Cocaïne | 6,8 | 1,1 |
| Benzodiazépines | 8,5 | 3,6 |
| Opiacés | 1,4 | 1,2 |
| Amphétamines | 0,8 | 0,1 |
| Barbituriques | 0,3 | 0,5 |
| CPC | 1,1 | 0,03 |
Alcool détecté dans > 40 % des cas où des drogues ont été dépistées; drogues dépistées dans 35 % des cas où l’alcool a été détecté
Observations
Taux de participation au dépistage fondé sur une analyse d’urine : 41,1 % pour les témoins
Résultats du dépistage fondé sur une analyse d’urine parmi les cas : révèlent la consommation mais non l’affaiblissement des facultés
28. Hemmelgarn, B., S. Suissa, A. Huang, J. Boivin et G. Pinard.
« Benzodiazepine use and risk of motor vehicle crash in the elderly », Journal of the American Medical Association, no 278 (1997), p. 27-31.
Aperçu
Étude cas-témoins sur le lien entre les benzodiazépines et les accidents de la route au Québec
Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée
Conducteurs âgés de 67 à 84 ans impliqués dans un accident ayant fait au moins un blessé (5 579 cas)
Témoins : échantillon sélectionné de façon aléatoire dans la cohorte (18 490 témoins)
Cohorte étudiée entre le 1er juin 1990 et le 31 mai 1993
Drogues examinées
- Benzodiazépines
- Demie-vie d’élimination longue (> 24 heures)
- Demie-vie d’élimination brève (≤ 24 heures)
Méthode de dépistage et moyen utilisés
La consommation de médicaments d’ordonnance a été repérée en se fondant sur les dossiers électroniques de la Régie de l’assurance-maladie du Québec (l’organisme chargé de l’administration des services de santé dans la province)
Autres variables dépendantes
Sexe, âge, région et implication dans des accidents par le passé (deux ans avant l’entrée dans la cohorte)
Constatations (y compris méthodes statistiques)
- Consommation actuelle de benzodiazépines, sans tenir compte de la durée d’utilisation : 7 % pour les cas et 5 % pour les témoins
- Augmentation du risque d’accident de la route liée à la consommation actuelle de benzodiazépines à demie-vie d’élimination longue : RR=1,28
- Dans les 7 premiers jours suivant le début du traitement : RR=1,45
- Dans les cas d’utilisation prolongée (de 61 à 365 jours) : RR=1,26
29. Jeffery, W. K., K. W. Hindmarsh et P. W. Mullen.
« The involvement of drugs in driving in Canada: An update to 1994 », Canadian Society of Forensic Sciences Journal, no 29 (1996), p. 93-98.
Aperçu
Présentation des résultats toxicologiques de cas soumis à des laboratoires judiciaires au Canada
Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée
Tous les cas (conducteurs avec facultés affaiblies et conducteurs victimes d’accidents mortels) soumis à des laboratoires judiciaires canadiens pour dépistage de drogues jusqu’à novembre 1994
- N=1 158 cas
- N=767 conducteurs avec facultés affaiblies
- N=391 victimes d’accidents mortels (vraisemblablement conducteurs)
Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
- Cannabinoïdes
- Alcool
- Benzodiazépines
- Stimulants
- Opiacés
- Autres
Méthode de dépistage et moyen utilisés
Pas indiqué
Autres variables dépendantes
Constatations (y compris méthodes statistiques)
| Conducteurs facultés affaiblies | Victimes accidents mortels | |
|---|---|---|
| Alcool < 100 mg/dL | 32% | 18% |
| ≥ 100 mg/dL | 19% | 30% |
| zéro | 49% | 52% |
| Benzodiazépines | 66% | 21,4% |
| Cannabis | 40,2% | 62,1% |
| Stimulants | 21,8% | 14,5% |
| Opiacés | 18,8% | 8,2% |
| Barbituriques | 15,5% | 3,1% |
Alcool détecté dans la majorité des cas positifs au cannabis
Observations
La méthode de sélection de l’échantillon n’est pas précisée Vraisemblablement, il fallait que l’on soupçonne les conducteurs en question d’avoir été sous l’influence de drogues ou d’alcool pour que l’on ait fait appel à des laboratoires judiciaires
Dépistage de drogues inhabituel en présence d’un taux d’alcoolémie de ≥100 mg/dL
Contrôles négatifs aux drogues pas signalés
30. Mann, R. E., B. Brands, S. Macdonald et G. Stoduto.
Effets du cannabis sur la conduite : une analyse de l’état actuel des connaissances centrée sur les données canadiennes, Rapport TP 14179F, Ottawa, Transports Canada, 2003.
Aperçu
Étude sur la conduite sous l’influence du cannabis
Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée
Étude documentaire
Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
- Cannabis
Méthode de dépistage et moyen utilisés
Six thèmes sont abordés dans le rapport :
- Recherches expérimentales sur les effets du cannabis
- Prévalence de la consommation de cannabis
- Prévalence de la conduite sous l’influence du cannabis
- Études épidémiologiques sur les risques d’accident
- Méthodes de dépistage du cannabis chez les conducteurs
- Mesures législatives
Autres variables dépendantes
Constatations (y compris méthodes statistiques)
- On considère qu’une dose moyenne à élevée affaiblit les facultés
- Le cannabis est la substance psychotrope la plus consommée au Canada : 33 % au cours de la vie, 7,3 % au cours de l’année écoulée
- Consommation par les conducteurs : de 1,5 % à 1,9 % -- parmi les jeunes conducteurs : 19,3 %
- Le cannabis est la drogue le plus fréquemment dépistée chez les conducteurs tués ou blessés dans des accidents : de 13,9 % à 19,5 %Difficile de déterminer le risque d’accident à cause de problèmes de données et de méthodologie
- Le prélèvement sanguin est la meilleure méthode pour déterminer la dose de cannabis consommée. Les mesures fondées sur des échantillons de salive et de sueur, ainsi que sur le comportement sont prometteuses
- À l’heure actuelle la conduite avec facultés affaiblies par l’alcool ou une drogue est une infraction
31. Mercer, G. W., et W. K. Jeffery.
« Alcohol, drugs, and impairment in fatal traffic accidents in British Columbia », Accident Analysis and Prevention, vol. 27, no 3 (1995), p. 335-343.
Aperçu
Étude portant sur des conducteurs victimes d’accidents mortels en Colombie-Britannique
Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée
227 conducteurs victimes d’accidents mortels, décédés dans les 24 heures suivant un accident en Colombie-Britannique
Délai prescrit : du 1er octobre 1990 au 31 septembre 1991
Drogues examinées
- Alcool
- Pas de liste de drogues particulières
- Résultats concernant cannabinoïdes, cocaïne et dépresseurs du SNC
Méthode de dépistage et moyen utilisés
Prélèvement sanguin
Autres variables dépendantes
- Nombre de véhicules
- Moment de la journée
- Jour de la semaine
- Âge
Constatations (y compris méthodes statistiques)
- 48 % positifs à l’alcool, 37 % alcool seulement
- 13 % positifs aux cannabinoïdes
- 4 % positifs à la cocaïne (tous de sexe masculin)
- 5 % positifs au diazépam (dépresseur du SNC)
- 11 % positifs à la fois à l’alcool et à des drogues, 9 % drogues seulement
- Les conducteurs chez qui des drogues et/ou de l’alcool ont été détectés avaient tendance à être plus jeunes
- Les conducteurs chez qui des drogues et/ou de l’alcool ont été détectés avaient tendance à être victimes d’accidents impliquant un seul autre véhicule
- Les conducteurs chez qui des drogues et/ou de l’alcool ont été détectés avaient tendance à être impliqués dans des accidents la nuit et pendant les fins de semaine
Observations
Les critères de sélection des conducteurs qui ont été testés ne sont pas clairement définis
32. Neutel, C. I.
«Risk of traffic accident injury after a prescription for benzodiazepine », Annals of Epidemiology, vol. 5, no 3 (1995), p. 239-244.
Aperçu
Étude cas-témoins de la consommation de benzodiazépines et de l’implication dans un accident
Population(s) et fraction contrôlée (y compris type d’étude)
147 726 personnes auxquelles des anxiolytiques ont été prescrits, et 97 862 témoins en Saskatchewan
Suivi assuré pendant deux mois à compter de la date à laquelle la première ordonnance a ét é exécutée, pour vérifier l’implication dans des accidents de la route
Délai prescrit : de 1979 à 1986
Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
Benzodiazépines
Habitudes de consommation d’autres drogues (p.ex., stupéfiants, alcool, etc.)
Méthode de dépistage et moyen utilisés
Informations tirées du dossier d’inscription au régime d’assurance-maladie, des données de l’assurance-médicaments et des bases de données des hôpitaux sur les admissions
Autres variables dépendantes
Âge, sexe, année où l’ordonnance a été établie, consommation concomitante d’autres drogues, alcoolisme, bénéficiaire de l’aide sociale
Constatations (y compris méthodes statistiques)
Les personnes utilisant des hypnotiques couraient un risque 3,9 fois plus grand de subir une blessure accidentelle par rapport aux témoins
Les personnes utilisant des anxiolytiques couraient un risque 2,5 fois plus grand de subir une blessure accidentelle par rapport aux témoins
Dans un créneau de 2 semaines, le RR a augmenté, passant à 6,5 et 5,6
La consommation concomitante d’autres médicaments à effets sédatifs multipliait par deux le risque d’accident
Observations
La consommation de benzodiazépines n’a pas été mesurée chez les conducteurs impliqués dans un accident
33. Stoduto, G., E. Vingilis, B. M. Kapur, W. Sheu, B. A. McLellan et C. Liban.
« Alcohol and drug use among motor vehicle collision victims admitted to a regional trauma unit: demographic, injury, and crash characteristics », Accident Analysis and Prevention, vol. 25, no 4 (1993), p. 411-420.
Aperçu
Étude portant sur des victimes d’accidents de la route hospitalisées dans un centre de traumatologie de Toronto
Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée
854 personnes gravement blessées dans des accidents de la route et hospitalisées dans un centre de traumatologie de Toronto (conducteurs et passagers)
Délai prescrit : du 1er août 1986 au 31 août 1989
Drogues examinées
- Benzodiazépines
- Cocaïne
- Cannabinoïdes
- Opiacés
- Alcool
Méthode de dépistage et moyen utilisés
Prélèvements sanguins pour l’alcool et échantillons supplémentaires de sang et d’urine pour les drogues
Autres variables dépendantes
Sexe, âge, position dans le véhicule, type de prise en charge, temps écoulé depuis l’accident, gravité de la blessure et variables concernant l’accident (port d’une ceinture de sécurité, type d’accident, vitesse, éjection du véhicule)
Constatations (y compris méthodes statistiques)
Sur les 339 conducteurs dont les échantillons ont été analysés pour détecter la présence d’alcool ou de drogues, 35 % ont été dépistés positifs à l’alcool et 41 % à au moins une drogue autre que l’alcool
La prévalence des cannabinoïdes est la plus forte (14 %), suivie des benzodiazépines (12 %), puis de la coca ïne et de la morphine (5 % dans les deux cas)
Pourcentage plus élevé de sujets dont le taux d’alcoolémie était positif dans des accidents présentant les caractéristiques suivantes : un seul véhicule impliqué, ceinture de sécurité pas bouclée, éjecté du véhicule
34. Walsh, G., et R. E. Mann.
« On the high-road: Driving under the influence of cannabis in Ontario », Revue canadienne de santé publique, no 90 (1999), p. 260-263.
Aperçu
Enquête aléatoire par téléphone auprès d’une population adulte en Ontario
Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée
N=5 497 adultes vivant en Ontario sur deux ans
Taux de réponse > 60 %
Sous-échantillon de 4 735 titulaires d’un permis de conduire utilisé pour analyser la conduite sous l’influence du cannabis
Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
- Cannabinoïdes
- Alcool
Méthode de dépistage et moyen utilisés
Autres variables dépendantes
Constatations (y compris méthodes statistiques)
1,9 % ont déclaré conduire sous l’influence du cannabis (22,8 % des consommateurs)
Analyse de régression logistique utilisée pour montrer que la population la plus à risque est constituée d’hommes de moins de 25 ans, jamais mariés ou ayant été mariés précédemment, sans diplôme collégial
47 % des répondants qui ont déclaré conduire sous l’influence du cannabis ont aussi admis prendre le volant après avoir bu
- Date de modification :