La conduite automobile sous l’influence de drogues : recueil d’études de recherche

Sources annotées (suite)

Canada

19. Adlaf, E. M., R. E. Mann et A. Paglia

« Drinking, cannabis use and driving among Ontario students»,
Journal de l’Association médicale canadienne
, no 168 (2003), p. 565-566.

Aperçu

Enquête par autodéclaration sur la conduite sous l’influence de drogues auprès d’étudiants ontariens

Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée
  1. 1 846 élèves de la 7e à la 13e année en Ontario
  2. 1 119 élèves de la 10e à la 13e année titulaires d’un permis de conduire
  3. 508 élèves de la 10e à la 13e année titulaires d’un permis de conduire
Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
Méthode de dépistage et moyen utilisés

Enquête sur la consommation de drogues parmi des étudiants ontariens – Enquête par autodéclaration

  1. Combien de fois au cours des 12 derniers mois avez-vous été passager dans un véhicule conduit par quelqu’un qui avait bu?
  2. Combien de fois au cours des 12 derniers mois avez-vous pris le volant une heure ou moins après avoir pris deux verres ou plus?
  3. Combien de fois au cours des 12 derniers mois avez-vous pris le volant une heure ou moins après avoir fumé de la marijuana?
Autres variables dépendantes
Constatations (y compris méthodes statistiques)
  1. 31,9 % -- augmentation du pourcentage au fil des années (17,5 % en 7e année ; 43,4 % en 13e année)
  2. 15,1 % -- 20 % (élèves de sexe masculin); 8,9 % (élèves de sexe féminin) -- pourcentages plus élevés chez les élèves de 12e et de 13e année
  3. 19,7 % ont déclaré avoir pris le volant après avoir fumé de la marijuana – 24,5 % (élèves de sexe masculin); 13,7 % (élèves de sexe féminin)

20. Beirness, D. J., H. M. Simpson et K. Desmond

Sondage sur la sécurité routière 2002. Les drogues et la conduite, Ottawa, Fondation de recherches sur les blessures de la route, 2003.

Aperçu

Enquête par téléphone sur la consommation de drogue et la conduite auprès d’une population de conducteurs canadiens

Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée

N=1 214 conducteurs canadiens âgés de plus de 16 ans

Enquête aléatoire par téléphone

Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
Méthode de dépistage et moyen utilisés

Autodéclaration concernant la consommation et la conduite

Autres variables dépendantes

Conduite et consommation d’alcool

Constatations (y compris méthodes statistiques)

Les hommes de moins de 30 ans sont les plus susceptibles de prendre le volant après avoir consommé une drogue

Un tiers des répondants qui ont déclaré avoir conduit sous l’influence du cannabis ont aussi déclaré avoir pris le volant après avoir bu

21. Beirness, D. J., H. M. Simpson et K. Desmond.

Sondage sur la sécurité routière 2004. La conduite en état d’ivresse, Ottawa, Fondation de recherches sur les blessures de la route, 2004.

Aperçu

Enquête par téléphone sur la consommation de drogue et la conduite auprès d’une population de conducteurs canadiens

Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée

N=1 214 conducteurs canadiens âgés de plus de 16 ans
Enquête aléatoire par téléphone

Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
Méthode de dépistage et moyen utilisés

Autodéclaration

Autres variables dépendantes
Constatations (y compris méthodes statistiques

22. Boase, P., N. Dawson et R. Mann.

« Cannabis and road safety in Canada: Summary of information on cannabis found in drivers & recent legislative developments », dans J. Oliver, P. Williams et A. Clayton (éd.), Proceedings of the 17th International Conference on Alcohol, Drugs and Traffic Safety (CD), Glasgow, Scottish Executive, 2004.

Aperçu

Examen de la conduite sous l’influence du cannabis au Canada

Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée

Divers
Étude de documents d’enquêtes

Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
Méthode de dépistage et moyen utilisés

Autodéclaration sur la consommation de cannabis

Autodéclaration sur la conduite sous l’influence du cannabis

Autres variables dépendantes
Constatations (y compris méthodes statistiques)

Prévalence de la consommation en hausse

Taux actuel de prévalence de la conduite sous l’influence du cannabis : de 1,9 à 2,1 %

Plus élevé parmi les étudiants et semble être en hausse

23. Bramness, J. G., S. Skurtveit et J. Mørland.

« Clinical impairment of benzodiazepines - Relation between benzodiazepine concentrations and impairment in apprehended drivers », dans D.R. Mayhew et C. Dussault (éd.) Actes de la 16e Conférence internationale sur l’alcool, les drogues et la sécurité routière, Québec, Société de l’assurance automobile du Québec, 2002.

Aperçu

Évaluation clinique de l’affaiblissement des facultés de conducteurs dépistés positifs aux benzodiazépines en Norvège

Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée

Conducteurs soupçonnés de conduire avec des facultés affaiblies entre 1987 et 1998, chez qui une seule benzodiazépine a été dépistée (n=818)

En 1987, groupe témoin de conducteurs ayant consommé uniquement de l’alcool (n=10 759)

Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
Méthode de dépistage et moyen utilisés

Prélèvements sanguins

Alcootest clinique (Clinical Test for Drunkenness - CTD)

Autres variables dépendantes
Constatations (y compris méthodes statistiques)

Dans le groupe sous l’influence d’une benzodiazépine, 81 % avaient des « facultés affaiblies »

Chez les conducteurs dont les facultés étaient « affaiblies », des concentrations significativement plus élevées de diazépam et d’oxazépam ont été détectées

Dans le groupe sous l’influence de l’alcool, 91 % avaient des « facultés affaiblies »

RC pour déterminer des facultés « affaiblies » significativement plus élevé au fur et à mesure que la dose passe de thérapeutique à légèrement forte (1,6), puis à moyennement forte (3,7) et à très forte (4,1)

Même tendance pour l’alcool, quoiqu’on ait constaté un RC correspondant à la dose très forte plus élevé (10.5)

24. Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH)

« Cannabis Use and Driving Among Ontario Adults », Population Studies eBulletin, no 20 (mai/juin 2003).

Aperçu

Enquête par téléphone auprès d’adultes résidant en Ontario, à propos de la consommation de cannabis et de la conduite sous l’influence du cannabis

Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée

Résultats du CAMH Monitor de 2002 et de l’Ontario Drug Monitor 1986-1997
(enquêtes par téléphone dans les deux cas)

Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
Méthode de dépistage et moyen utilisés
Autres variables dépendantes
Constatations (y compris méthodes statistiques)

Consommation de cannabis : 11,4 % (10 - 13) au moins une fois au cours des 12 derniers mois

Hommes 15,1 %
18 - 34 22 %

Femmes 7,9 %
>55 3 %

Parmi les conducteurs 2,9 % (2,1 - 4) ont pris le volant dans l’heure qui a suivi la consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois

Hommes 4,7 % Femmes 1 %

Hausse par rapport à 1,9 % en 1996-1997

26. Chipman, M. L., S. Macdonald et R. E. Mann.

« Being "at fault" in traffic crashes: does alcohol, cannabis, cocaine, or polydrug abuse make a difference? », Injury Prevention no 9 (2003), p. 343-348.

Aperçu

Étude du taux d’accident chez une cohorte historique de toxicomanes en traitement

Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée

Toxicomanes (alcool, cannabis ou cocaïne) commençant un traitement au CAMH, à Toronto, en 1994

N=590 (411 conducteurs)

Groupe témoin : 518 conducteurs appariés

Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
Méthode de dépistage et moyen utilisés

Analyse de données secondaires; aucun test de dépistage

Autres variables dépendantes

Accidents par 100 années-personnes à risque

Condamnations pour infraction au code de la route par 100 années-personnes à risque

Constatations (y compris méthodes statistiques)

Régression de Poisson pour tenir compte des variations relatives à la durée de la période à risque, à l’âge et au sexe

RR ajusté : Plus élevé avant qu’après le traitement
Pas de différence entre la période de traitement et l’après-traitement
Plus élevé dans les cas d’accidents avec responsabilité

Observations

Les résultats font présumer que, parmi les sujets en traitement, le nombre élevé d’accidents dans lesquels ils ont été impliqués avant de suivre le traitement est une conséquence du fait qu’ils conduisaient sous l’influence de drogues, mais il n’y a pas d’éléments probants à l’appui de cette hypothèse

25. Dussault, C., A. M. Lemire, J. Bouchard et M. Brault

« Drug use among Quebec drivers: The 1999 roadside survey », dans 15th International Conference on Alcohol, Drugs & Traffic Safety, 22-26 mai 2000, Stockholm, Suède, International Council on Alcohol, Drugs & Traffic Safety, 2000.

Aperçu

Rapport sur l’enquête routière sur l’alcool et les drogues menée en 1999 au Québec

Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée

Enquête routière aléatoire menée au Québec

N=5 509 de jour et de nuit, pendant le mois d’août
95,9 % se sont soumis à un alcootest (échantillon d’haleine)
41,4 % ont fourni un échantillon d’urine; parmi ceux qui ont refusé ce test, 70,1 % ont fourni un échantillon de salive
en tout, 82,5 % ont fourni un échantillon soit d’urine, soit de salive aux fins du dépistage de drogues

Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
Méthode de dépistage et moyen utilisés

Échantillon d’haleine pour l’alcool
Échantillon d’urine et/ou de salive pour les drogues
Dépistage de drogue dans l’urine confirmé par la méthode GC-MS

Autres variables dépendantes

Âge, sexe

Constatations (y compris méthodes statistiques)
Alcootest :
Analyse d’urine :

Grande variation selon l’âge, le sexe et l’heure de la journée
Consommation de drogues illicites plus répandue chez les hommes que chez les femmes
Consommation de médicaments d’ordonnance plus répandue chez les femmes que chez les hommes

Observations

Ce rapport fait partie d’une plus large étude cas-témoins entreprise au Québec. Il porte sur les résultats recueillis au cours de la première année d’une enquête routière. Des données seront recueillies l’année suivante. Les données routières (témoins) seront comparées aux résultats chez des conducteurs victimes d’accidents mortels (cas)

26. Dussault, C., M. Brault, J. Bouchard et A. M. Lemire.

« Le rôle de l’alcool et d’autres drogues dans les accidents mortels de la route au Québec : quelques résultats préliminaires », dans Actes de la 16e Conférence internationale sur l’alcool, les drogues et la sécurité routière, D. R. Mayhew et C. Dussault (éd.). Québec, Société de l’assurance automobile du Québec, 2002.

Aperçu

Étude cas-témoins comparant la consommation de drogues et d’alcool chez des conducteurs victimes d’accidents mortels (cas) et celle détectée chez un échantillon aléatoire de conducteurs au cours d’une enquête routière (témoins)

Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée

Étude cas-témoins menée au Québec. Dépistage d’alcool >95 %; drogues (dépistées dans l’urine) 41 %

Drogues examinées (valeurs repères pour détection)

Tous les tests de dépistage positifs confirmés par la méthode GC-MS

Méthode de dépistage et moyen utilisés

Enquête routière - urine (haleine pour l’alcool)
Accidents mortels - sang/sérum

Autres variables dépendantes

Les seuls cas et témoins inclus sont ceux pour lesquels on disposait d'échantillons biologiques
(c.-à-d. haleine et urine pour les témoins; sang et urine pour les cas)

Appariés pour 354 cas

Constatations (y compris méthodes statistiques)

Fondées sur l’urine

Drogue RC Cas/Témoin RC Analyse responsabilité
Alcool 51-80 3,7 (1,6 – 8,3) 1,6 (0,2 – 1,5)
>80 39,2 (25,5 - 60,2) 8,1 (1,0 - 34,8)
Cannabis 2,2 (1,5 - 3,4) 1,2 (0,4 - 3,9)
(avec alcool > 80) 80,5 (28,2 - 230,2) 2,5 (0,3 - 20,2)
Cocaïne 4,9 (1,4 - 17,4) -
Benzodiazépines 2,5 (1,4 - 4,3) 3,6 (0,5 - 28,2)

Drogue Cas (%) Témoins (%)
Alcool 35 5,1
Cannabis 19,5 6,7
Cocaïne 6,8 1,1
Benzodiazépines 8,5 3,6
Opiacés 1,4 1,2
Amphétamines 0,8 0,1
Barbituriques 0,3 0,5
CPC 1,1 0,03

Alcool détecté dans > 40 % des cas où des drogues ont été dépistées; drogues dépistées dans 35 % des cas où l’alcool a été détecté

Observations

Taux de participation au dépistage fondé sur une analyse d’urine : 41,1 % pour les témoins

Résultats du dépistage fondé sur une analyse d’urine parmi les cas : révèlent la consommation mais non l’affaiblissement des facultés

28. Hemmelgarn, B., S. Suissa, A. Huang, J. Boivin et G. Pinard.

« Benzodiazepine use and risk of motor vehicle crash in the elderly », Journal of the American Medical Association, no 278 (1997), p. 27-31.

Aperçu

Étude cas-témoins sur le lien entre les benzodiazépines et les accidents de la route au Québec

Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée

Conducteurs âgés de 67 à 84 ans impliqués dans un accident ayant fait au moins un blessé (5 579 cas)
Témoins : échantillon sélectionné de façon aléatoire dans la cohorte (18 490 témoins)
Cohorte étudiée entre le 1er juin 1990 et le 31 mai 1993

Drogues examinées
Méthode de dépistage et moyen utilisés

La consommation de médicaments d’ordonnance a été repérée en se fondant sur les dossiers électroniques de la Régie de l’assurance-maladie du Québec (l’organisme chargé de l’administration des services de santé dans la province)

Autres variables dépendantes

Sexe, âge, région et implication dans des accidents par le passé (deux ans avant l’entrée dans la cohorte)

Constatations (y compris méthodes statistiques)

29. Jeffery, W. K., K. W. Hindmarsh et P. W. Mullen.

« The involvement of drugs in driving in Canada: An update to 1994 », Canadian Society of Forensic Sciences Journal, no 29 (1996), p. 93-98.

Aperçu

Présentation des résultats toxicologiques de cas soumis à des laboratoires judiciaires au Canada

Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée

Tous les cas (conducteurs avec facultés affaiblies et conducteurs victimes d’accidents mortels) soumis à des laboratoires judiciaires canadiens pour dépistage de drogues jusqu’à novembre 1994

Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
Méthode de dépistage et moyen utilisés

Pas indiqué

Autres variables dépendantes
Constatations (y compris méthodes statistiques)
  Conducteurs facultés affaiblies Victimes accidents mortels
Alcool < 100 mg/dL 32% 18%
≥ 100 mg/dL 19% 30%
zéro 49% 52%
Benzodiazépines 66% 21,4%
Cannabis 40,2% 62,1%
Stimulants 21,8% 14,5%
Opiacés 18,8% 8,2%
Barbituriques 15,5% 3,1%

Alcool détecté dans la majorité des cas positifs au cannabis

Observations

La méthode de sélection de l’échantillon n’est pas précisée Vraisemblablement, il fallait que l’on soupçonne les conducteurs en question d’avoir été sous l’influence de drogues ou d’alcool pour que l’on ait fait appel à des laboratoires judiciaires

Dépistage de drogues inhabituel en présence d’un taux d’alcoolémie de ≥100 mg/dL

Contrôles négatifs aux drogues pas signalés

30. Mann, R. E., B. Brands, S. Macdonald et G. Stoduto.

Effets du cannabis sur la conduite : une analyse de l’état actuel des connaissances centrée sur les données canadiennes, Rapport TP 14179F, Ottawa, Transports Canada, 2003.

Aperçu

Étude sur la conduite sous l’influence du cannabis

Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée

Étude documentaire

Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
Méthode de dépistage et moyen utilisés

Six thèmes sont abordés dans le rapport :

  1. Recherches expérimentales sur les effets du cannabis
  2. Prévalence de la consommation de cannabis
  3. Prévalence de la conduite sous l’influence du cannabis
  4. Études épidémiologiques sur les risques d’accident
  5. Méthodes de dépistage du cannabis chez les conducteurs
  6. Mesures législatives
Autres variables dépendantes
Constatations (y compris méthodes statistiques)
  1. On considère qu’une dose moyenne à élevée affaiblit les facultés
  2. Le cannabis est la substance psychotrope la plus consommée au Canada : 33 % au cours de la vie, 7,3 % au cours de l’année écoulée
  3. Consommation par les conducteurs : de 1,5 % à 1,9 % -- parmi les jeunes conducteurs : 19,3 %
  4. Le cannabis est la drogue le plus fréquemment dépistée chez les conducteurs tués ou blessés dans des accidents : de 13,9 % à 19,5 %Difficile de déterminer le risque d’accident à cause de problèmes de données et de méthodologie
  5. Le prélèvement sanguin est la meilleure méthode pour déterminer la dose de cannabis consommée. Les mesures fondées sur des échantillons de salive et de sueur, ainsi que sur le comportement sont prometteuses
  6. À l’heure actuelle la conduite avec facultés affaiblies par l’alcool ou une drogue est une infraction

31. Mercer, G. W., et W. K. Jeffery.

« Alcohol, drugs, and impairment in fatal traffic accidents in British Columbia », Accident Analysis and Prevention, vol. 27, no 3 (1995), p. 335-343.

Aperçu

Étude portant sur des conducteurs victimes d’accidents mortels en Colombie-Britannique

Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée

227 conducteurs victimes d’accidents mortels, décédés dans les 24 heures suivant un accident en Colombie-Britannique
Délai prescrit : du 1er octobre 1990 au 31 septembre 1991

Drogues examinées
Méthode de dépistage et moyen utilisés

Prélèvement sanguin

Autres variables dépendantes
Constatations (y compris méthodes statistiques)
Observations

Les critères de sélection des conducteurs qui ont été testés ne sont pas clairement définis

32. Neutel, C. I.

«Risk of traffic accident injury after a prescription for benzodiazepine », Annals of Epidemiology, vol. 5, no 3 (1995), p. 239-244.

Aperçu

Étude cas-témoins de la consommation de benzodiazépines et de l’implication dans un accident

Population(s) et fraction contrôlée (y compris type d’étude)

147 726 personnes auxquelles des anxiolytiques ont été prescrits, et 97 862 témoins en Saskatchewan

Suivi assuré pendant deux mois à compter de la date à laquelle la première ordonnance a ét é exécutée, pour vérifier l’implication dans des accidents de la route

Délai prescrit : de 1979 à 1986

Drogues examinées (valeurs repères pour détection)

Benzodiazépines
Habitudes de consommation d’autres drogues (p.ex., stupéfiants, alcool, etc.)

Méthode de dépistage et moyen utilisés

Informations tirées du dossier d’inscription au régime d’assurance-maladie, des données de l’assurance-médicaments et des bases de données des hôpitaux sur les admissions

Autres variables dépendantes

Âge, sexe, année où l’ordonnance a été établie, consommation concomitante d’autres drogues, alcoolisme, bénéficiaire de l’aide sociale

Constatations (y compris méthodes statistiques)

Les personnes utilisant des hypnotiques couraient un risque 3,9 fois plus grand de subir une blessure accidentelle par rapport aux témoins

Les personnes utilisant des anxiolytiques couraient un risque 2,5 fois plus grand de subir une blessure accidentelle par rapport aux témoins

Dans un créneau de 2 semaines, le RR a augmenté, passant à 6,5 et 5,6

La consommation concomitante d’autres médicaments à effets sédatifs multipliait par deux le risque d’accident

Observations

La consommation de benzodiazépines n’a pas été mesurée chez les conducteurs impliqués dans un accident

33. Stoduto, G., E. Vingilis, B. M. Kapur, W. Sheu, B. A. McLellan et C. Liban.

« Alcohol and drug use among motor vehicle collision victims admitted to a regional trauma unit: demographic, injury, and crash characteristics », Accident Analysis and Prevention, vol. 25, no 4 (1993), p. 411-420.

Aperçu

Étude portant sur des victimes d’accidents de la route hospitalisées dans un centre de traumatologie de Toronto

Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée

854 personnes gravement blessées dans des accidents de la route et hospitalisées dans un centre de traumatologie de Toronto (conducteurs et passagers)
Délai prescrit : du 1er août 1986 au 31 août 1989

Drogues examinées
Méthode de dépistage et moyen utilisés

Prélèvements sanguins pour l’alcool et échantillons supplémentaires de sang et d’urine pour les drogues

Autres variables dépendantes

Sexe, âge, position dans le véhicule, type de prise en charge, temps écoulé depuis l’accident, gravité de la blessure et variables concernant l’accident (port d’une ceinture de sécurité, type d’accident, vitesse, éjection du véhicule)

Constatations (y compris méthodes statistiques)

Sur les 339 conducteurs dont les échantillons ont été analysés pour détecter la présence d’alcool ou de drogues, 35 % ont été dépistés positifs à l’alcool et 41 % à au moins une drogue autre que l’alcool

La prévalence des cannabinoïdes est la plus forte (14 %), suivie des benzodiazépines (12 %), puis de la coca ïne et de la morphine (5 % dans les deux cas)

Pourcentage plus élevé de sujets dont le taux d’alcoolémie était positif dans des accidents présentant les caractéristiques suivantes : un seul véhicule impliqué, ceinture de sécurité pas bouclée, éjecté du véhicule

34. Walsh, G., et R. E. Mann.

« On the high-road: Driving under the influence of cannabis in Ontario », Revue canadienne de santé publique, no 90 (1999), p. 260-263.

Aperçu

Enquête aléatoire par téléphone auprès d’une population adulte en Ontario

Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée

N=5 497 adultes vivant en Ontario sur deux ans
Taux de réponse > 60 %

Sous-échantillon de 4 735 titulaires d’un permis de conduire utilisé pour analyser la conduite sous l’influence du cannabis

Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
Méthode de dépistage et moyen utilisés
Autres variables dépendantes
Constatations (y compris méthodes statistiques)

1,9 % ont déclaré conduire sous l’influence du cannabis (22,8 % des consommateurs)

Analyse de régression logistique utilisée pour montrer que la population la plus à risque est constituée d’hommes de moins de 25 ans, jamais mariés ou ayant été mariés précédemment, sans diplôme collégial

47 % des répondants qui ont déclaré conduire sous l’influence du cannabis ont aussi admis prendre le volant après avoir bu