Messages des dirigeants autochtones
[Traduction] « ‘Aaanin / Boozhoo’,
À titre de Cheffe nationale de l’Assemblée des Premières Nations (APN), je suis honorée de défendre les droits, les intérêts et les priorités des Premières Nations, comme me l’ont demandé les Premières Nations en assemblée, et de veiller à ce que leurs voix soient entendues et respectées sur les questions qui les concernent. Le Rapport annuel sur l’avancement de la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, préparé par le ministère de la Justice, offre une occasion précieuse d’évaluer les progrès réalisés par le gouvernement et les moyens qu’il prend pour appuyer l’autodétermination des Premières Nations et faire en sorte qu’elles puissent exercer leur compétence.
La Loi sur la Déclaration des Nations Unies s’inscrit dans la foulée des efforts de défense des droits et des intérêts que déploient les Premières Nations depuis des décennies. Elle établit la voie à suivre afin que nous puissions, ensemble, assurer le respect des 46 articles de la Déclaration des Nations Unies. Nos efforts ont également inspiré des provinces comme la Colombie-Britannique et les Territoires du Nord-Ouest, qui s’emploient actuellement à mettre en œuvre des lois similaires. Les Premières Nations demandent à l’ensemble des provinces et des territoires de collaborer avec elles afin d’accélérer la reconnaissance de cet important cadre des droits de la personne.
Bien que le Rapport annuel mette en lumière les progrès importants qui ont été accomplis par le Canada, les Premières Nations et leurs gouvernements demeurent confrontés à des obstacles lorsqu’il s’agit de concevoir, de mettre en œuvre et d’évaluer des solutions de rechange aux lois, aux politiques et aux règlements actuels du Canada qui ne reconnaissent pas leurs droits inhérents et issus de traités, leurs titres ancestraux et leur compétence. Nous devons unir nos efforts afin d’accélérer cet important travail.
Le ministère de la Justice ne peut pas assurer la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies à lui seul. Il est essentiel d’améliorer la coordination entre les ministères fédéraux, d’établir des plans clairs et de prendre des engagements transparents quant aux approches qui seront mises en œuvre à l’échelle du gouvernement pour répondre aux priorités qui transcendent le mandat et les capacités d’un seul ministère fédéral. L’APN entend bien continuer à soutenir les Premières Nations dans leurs efforts pour faire progresser ce travail en partenariat avec le Canada.
Chi-meegwetch, »
Cindy Woodhouse Nepinak, Cheffe nationale
Assemblée des Premières Nations
« Le Rapport sur l’avancement de cette année met en lumière le besoin urgent d’accélérer les travaux visant à déterminer ce que signifient exactement « la consultation et la collaboration » et à établir une norme en la matière. Il fait également ressortir la nécessité d’élaborer un mécanisme officiel pour assurer la mise en œuvre systématique de l’article 5 de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies. L’impact que peut avoir la Loi sur la Déclaration des Nations Unies dépend en grande partie de notre capacité à réaliser des progrès dans ces domaines. Parallèlement, seuls une commission et un tribunal indépendants des droits de la personne peuvent exercer une surveillance efficace et assurer la mise en œuvre et le respect de nos droits de la personne. L’ITK se réjouit à l’idée de collaborer avec les représentants du gouvernement fédéral pour faire progresser les travaux dans ces domaines critiques de façon prioritaire. »
Natan Obed, président, Inuit Tapiriit Kanatami
[Traduction] « Je tiens à souligner le travail important qui a été accompli et qui se poursuit par l’intermédiaire de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies et du Plan d’action et j’estime qu’il a lieu, à la lumière du Rapport annuel de cette année, d’envisager l’avenir avec optimisme. Le Ralliement national des Métis, de concert avec les gouvernements métis, n’a pas ménagé ses efforts pour mettre en œuvre le Plan d’action et entend bien continuer de travailler avec les partenaires fédéraux, dans le cadre de processus de consultation et de collaboration, afin de rendre l’application et l’utilisation de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies et du Plan d’action plus uniformes et plus cohérentes à l’échelle du gouvernement fédéral. Nous devons poursuivre nos efforts avec diligence afin de parvenir rapidement à une compréhension commune de la consultation et de la collaboration, et assurer l’adoption d’une approche pangouvernementale uniforme pour la mise en œuvre des obligations du Canada au titre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies et du Plan d’action. Il est essentiel qu’un tribunal des droits de la personne pour les peuples autochtones soit mis en place à titre de mécanisme de responsabilisation, comme le prévoit la mesure no 19 du Plan d’action. Les consultations et la collaboration concernant ce tribunal doivent débuter dès maintenant, c’est-à-dire à l’étape de la conceptualisation, pour qu’un mécanisme véritablement fondé sur les distinctions et élaboré conjointement puisse être mis en place. »
Président Caron, Ralliement national des Métis
« Le gouvernement de la Nation crie travaille sans relâche depuis plus de quatre décennies, dans le cadre de la Déclaration des Nations Unies, pour faire valoir les droits des peuples autochtones au Canada. Le Canada a maintenant confirmé que les droits énoncés dans la Déclaration font partie du droit positif du Canada et que les lois et règlements actuels et futurs doivent, par conséquent, respecter ces droits. Il est important, alors que nous poursuivons nos efforts pour faire progresser la mise en œuvre du Plan d’action national, que les gouvernements autochtones qui entretiennent des relations de nation à nation travaillent en consultation et en collaboration avec le Canada afin que les peuples autochtones du Canada puissent exercer pleinement ces droits. »
Grande Chef Mandy Gull-Masty, gouvernement de la Nation crie
[Traduction] « La Fédération Métisse du Manitoba – le gouvernement national des Métis de la rivière Rouge – se réjouit à l’idée de travailler en partenariat avec le Canada pour protéger et faire progresser les droits, les intérêts et les revendications des Métis de la rivière Rouge dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies.
Le traité moderne qui a été promis et sera bientôt présenté établira, en conjugaison avec la Loi sur la Déclaration des Nations Unies, le cadre et les principes qui guideront notre relation de gouvernement à gouvernement avec le Canada et renouvellera les promesses constitutionnelles non tenues faites dans la Loi de 1870 sur le Manitoba.
Conjointement avec le Plan d’action distinct des Métis de la rivière Rouge, la Loi sur la Déclaration des Nations Unies représente un pas important vers la réconciliation et permettra de faire progresser notre relation avec le Canada. Sa mise en œuvre doit être effectuée de bonne foi, et de façon pleine et entière. »
Président Chartrand, Fédération Métisse du Manitoba – gouvernement national des Métis de la rivière Rouge
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