Méthodologie et approche

La préparation du présent rapport annuel prend appui sur les commentaires que nous avons reçus des partenaires autochtones relativement à la version préliminaire du rapport de l’an dernier. Certains partenaires ont indiqué que le rapport ne contenait pas suffisamment d’information pour permettre au lecteur de bien comprendre l’état d’avancement de la mise en œuvre. Entre juillet et décembre 2024, nous avons rencontré divers partenaires afin de déterminer quels renseignements nous devrions recueillir pour rendre compte des progrès réalisés de façon concrète. Ces partenaires nous ont dit qu’il serait souhaitable d’inclure davantage de renseignements narratifs sur les travaux en cours et leur déroulement, ainsi que sur les activités de consultation et de collaboration qui ont eu lieu et auprès de qui. Ils ont également souligné la nécessité que les rapports présentent aussi bien les points de vue du gouvernement fédéral que ceux des peuples autochtones en ce qui concerne les progrès réalisés.

Parallèlement, un comité interministériel fédéral a travaillé à élaborer un questionnaire exhaustif afin de mieux cerner les besoins internes et publics en matière de rapports. Ce questionnaire a été élaboré au cours de l’été 2024 en collaboration avec divers ministères, puis, d’octobre à décembre 2024, nous avons sollicité la rétroaction des ministères fédéraux et des partenaires autochtones. Des améliorations ont été apportées au questionnaire destiné aux partenaires autochtones à la suite de discussions qui ont lieu pendant la même période. À la différence des années précédentes, le questionnaire contenait une section permettant aux partenaires de décrire leur participation aux travaux visant à faire progresser les mesures du Plan d’action (MPA). Nous avons bon espoir que les changements apportés au processus du rapport annuel nous permettront de présenter, cette année, un portrait plus complet des progrès réalisés au cours de la période visée par le rapport.

Les partenaires autochtones ont également formulé des suggestions quant aux meilleures façons de refléter leurs points de vue. Ils ont transmis des observations sous diverses formes (écrites et verbales) et dans le format de leur choix, notamment au moyen du questionnaire, par courriel, en format Word ou PDF, ou lors de rencontres virtuelles. Plusieurs partenaires ont souligné que les délais accordés l’an dernier étaient trop courts pour permettre une réelle participation. En conséquence, nous avons lancé l’invitation à présenter des observations en vue du Rapport annuel de 2025 plus tôt, soit le 9 janvier 2025, et avons fixé la date limite au 8 avril 2025, accordant ainsi aux partenaires trois mois pour transmettre leurs observations, comparativement à trois semaines l’an dernier. Au cours de cette période, nous avons reçu des observations, soit par écrit soit verbalement, de la part de 58 partenaires autochtones (Annexe A : Liste des partenaires autochtones qui ont présenté des observations). Nous prenons acte des préoccupations soulevées par les partenaires en ce qui a trait au délai alloué pour examiner la version préliminaire du rapport, et nous soulignons, à cet égard, que les retards engendrés par l’élection fédérale de 2025 ont eu une incidence sur l’échéancier et le temps restant pour examiner la version préliminaire du rapport et formuler des commentaires.

Dans le cadre des efforts déployés en vue d’accroître ses capacités numériques et de traitement de données, le ministère a, pour la première fois, eu recours à un outil d’intelligence artificielle (IA), appelé OTTO, pour compiler et synthétiser les renseignements contenus dans les questionnaires. Grâce à cet outil, nous avons pu aisément résumer un grand volume de texte et faire ressortir les thèmes communs. Bien que l’outil OTTO ait été utilisé pour soutenir le travail, les fonctionnaires du ministère de la Justice ont lu et analysé chacune des observations reçues et ont passé en revue l’ensemble du contenu généré afin de repérer et de corriger toute anomalie ou incohérence. Lors de nos consultations et de nos rencontres avec les partenaires, comme dans les messages qui leur ont été envoyés, nous avons été transparents quant à l’utilisation de l’outil OTTO et avons spécifié que les renseignements fournis seraient utilisés aux fins de l’élaboration du présent rapport annuel, et non pour entraîner l’outil d’IA ou à d’autres fins non liées à la souveraineté des données autochtones.