Étude des besoins des victimes de crimes motivés par la haine

3. Examen de la recherche et des données (suite)

3. Examen de la recherche et des données (suite)

3.4 Besoins des victimes de crimes motivés par la haine (suite)

3.4.2 Recherches américaines

Dans la revue International Journal of Sociology and Social Policy, Jenny Ardley soutient, dans un document de travail, que les victimes de crimes motivés par la haine peuvent être doublement victimes du fait que [TRADUCTION] « leur origine ethnique, leur orientation sexuelle ou leur race ne sont pas seulement une statistique démographique en relation avec le crime, mais la raison de leur victimisation ». Elle ajoute que [TRADUCTION] « cela a, non seulement une incidence profonde sur la victime à long terme, mais aussi sur son milieu et sur la collectivité toute entière qui l’entoure » (Ardley, 2005, p. 62). Cette notion et ce sentiment sont repris dans plusieurs articles et dans des études menées aux États-Unis et dans la communauté internationale.

Au printemps et à l’hiver 1999, à Boston (Massachusetts), des chercheurs ont entrepris une série d’entrevues avec 16 témoins privilégiés afin de voir quelle perception ils avaient de la valeur de la législation sur les crimes motivés par la haine. D’après les renseignements recueillis dans le cadre de cette étude, Iganski (2001, p. 629) soutient, dans l’article intitulé « Hate Crimes Hurt More », qu’il y a cinq [TRADUCTION] « vagues de préjudices » créées par les crimes motivés par la haine :

  1. préjudice pour la victime initiale;
  2. préjudice pour le groupe de la victime (voisinage);
  3. préjudice pour le groupe de la victime (en dehors du voisinage);
  4. préjudice pour les autres communautés ciblées;
  5. préjudice pour les normes et les valeurs de la société.

Au niveau de l’individu, on constate une souffrance et un préjudice psychologiques, voire physiques. Au niveau du groupe du voisinage, il peut y avoir [TRADUCTION] « des représailles et une tension commune » (Iganski, 2001, p. 630). Au niveau du groupe en dehors du voisinage, il existe des preuves supplémentaires que les crimes motivés par la haine servent de crimes à message, [TRADUCTION] « en particulier, les crimes motivés par la haine à grande visibilité médiatique » (Iganski, 2001, p. 631). Les vagues de préjudices s’étendent alors aux autres communautés ciblées et risquent de modifier les normes et les valeurs de la société dans son ensemble. Iganski soutient aussi que [TRADUCTION] « le caractère distinct des crimes motivés par la haine n’est pas fonction de la gravité du préjudice subi par la victime individuelle … mais plutôt du préjudice qui est infligé en dehors des circonstances de tout crime particulier » (Iganski, 2001, p. 635).

Dans une discussion théorique sur la notion d’identité sociale, Blake soutient que le crime motivé par la haine découle d’une notion selon laquelle [TRADUCTION] « la victime est attaquée du simple fait qu’elle appartient à un certain groupe socialement défavorisé » (2001, p. 123 et 124). Le crime est commis en fonction de caractéristiques ou d’aspects de la victime qui sont immuables ou [TRADUCTION] « particulièrement difficiles ou coûteux à changer » et, habituellement, ce sont des caractéristiques attribuées à des groupes identitaires, qui constituent pour leurs membres un moyen de se situer dans l’univers social » (Blake, 2001, p. 125). Blake (2001, p. 133) poursuit en disant :

[TRADUCTION][…] il n’est pas nécessaire que la personne se croie membre d’un groupe ou que son adhésion à ce groupe soit une partie fondamentale de son identité, pour qu’elle se rende compte de sa vulnérabilité du fait de sa perception d’appartenance. Une attaque contre une personne socialement isolée crée chez les autres personnes socialement marginalisées le sentiment qu’ils sont susceptibles de faire l’objet d’attaques violentes.

Adams examine les arguments qui touchent la peine à infliger aux auteurs de crimes motivés par la haine et son lien avec le concept d’égalité et il soutient, à cet égard, que [TRADUCTION] « la violence motivée par la haine a de toute évidence des conséquences graves pour ceux qui en sont victimes et [qu’]il est facile de reconnaître que les victimes d’attaques haineuses subissent effectivement des traumatismes psychologiques, se sentent humiliées, souffrent d’insécurité et de méfiance et se retrouvent avec un sens réduit de leur propre valeur » (2005, p. 26). Il poursuit en disant que [TRADUCTION] « ces expériences et ces sentiments découlent de la conscience du rôle que la haine ou les préjugés ont joué dans les motifs de l’auteur de l’attaque » (2005, p. 26).

Dans une étude réalisée en 1989, McDevitt (1989) a conclu que les victimes d’actes de violence motivés par la haine ressentent 21 % de plus des symptômes psychologiques normaux liés au stress que les victimes de crimes non motivés par la haine. Les données de l’étude étaient extraites des comptes rendus d’incident pour la police et, par conséquent, elles étaient limitées aux cas signalés au service de police de Boston entre 1983 et 1987. À l’aide de renseignements tirés du National Crime Survey, Levin et McDevitt (1993) concluent que, pour les victimes de crimes motivés par la haine, les sentiments de stress et de crainte peuvent perdurer sur une longue période. Selon Schaffer, [TRADUCTION] « ces résultats offrent un argument supplémentaire pour soutenir que les actes de violence motivés par la haine diffèrent des autres formes de violence et qu’ils sont plus graves » (1995, p. 212).

Un exposé de position publié en 1998 par l’American Psychological Association, sous le titre « Hate Crimes Today: An Age-old Foe in Modern Dress », montre que les victimes de crimes motivés par la haine expriment souvent des émotions comme [TRADUCTION] « la vulnérabilité, la colère et la dépression, qui peuvent ensuite donner lieu à un certain nombre de malaises physiques, de problèmes d’apprentissage et de conflits interpersonnels »(American Psychological Association, 1998, par. 18). Le document offre un bon résumé global de la recherche sur les crimes motivés par la haine et la victimisation dans les années quatre-vingt-dix.

À l’aide d’un échantillon de 59 victimes de crimes motivés par la haine provenant de neuf villes des États-Unis, Barnes et Ephross ont pu mettre en évidence plusieurs réactions. Bien que la plupart des victimes (68 %) aient ressenti de la colère contre l’agresseur, bon nombre d’entre elles (51 %) craignaient que leur famille ou elles-mêmes soient à nouveau visées (Barnes et Ephross, 1994). Bon nombre ont réagi en augmentant le niveau de sécurité à leur domicile par l’achat de dispositifs de sécurité ou d’armes, ou même en quittant le quartier où avait eu lieu l’attaque.

Dans une enquête téléphonique nationale sur la victimisation menée auprès de 2 078 répondants, Ehrlich et coll. (1994, p. 27) ont trouvé des différences importantes dans l’incidence des actes de violence motivés par la haine. Parmi les quatre sous-groupes (les non-victimes, les victimes de diffamation collective, les victimes de crimes contre la personne et les victimes de crimes motivés par les préjugés), les victimes de crimes motivés par les préjugés étaient celles qui avaient le plus grand nombre de symptômes et de variations de comportements sur une échelle de 19 symptômes psychophysiologiques liés au stress post-traumatique et de 12 changements sociaux et comportementaux.

Dans son article intitulé « Defending the Color Line: Racially and Ethnically Motivated Hate Crimes », Perry a examiné la violence des Blancs contre les minorités raciales et ethniques. Elle soutient que cette violence à motivation raciale [TRADUCTION] « est en elle-même un mécanisme de pouvoir social » (Perry, 2002, p. 84). Elle réitère la notion de victimisation communautaire parce qu’un individu qui appartient à un groupe victimisé n’a pas besoin d’être lui-même victimisé, mais plutôt [TRADUCTION] « que tous les individus sont conscients de leur vulnérabilité en permanence, du fait de leur race » et que [TRADUCTION] « l’immuabilité de leur identité raciale provoque un sens de désespoir car ils sont victimisés pour des raisons qu’ils ne peuvent pas changer » (Perry, 2002, p. 85). Pour Perry, cette victimisation vient consolider le [TRADUCTION] « statut à caractère subordonné des communautés en situation minoritaire » (Perry, 2002, p. 85).

Dans une étude publiée en 2004 sous le titre « Distinctive Characteristics of Assaults Motivated by Bias », Messner, McHugh et Felson ont examiné la relation entre le délinquant et la victime, plus précisément la façon dont les agressions motivées par la haine ou par les préjugés différaient des agressions de type classique. À l’aide d’une grande série de données, le National Incident Based Reporting System, qui couvre onze États, ils étudient des facteurs comme la toxicomanie, les caractéristiques démographiques des victimes et des délinquants, la relation entre la victime et le délinquant, le lieu et les blessures corporelles. Les auteurs distinguent les agressions motivées par les préjugés raciaux de celles qui le sont par des préjugés d’autres genres (orientation sexuelle, religion, etc.). Ils concluent que les Afro-Américains, ainsi que les membres d’autres minorités ethniques, ont plus de probabilités d’être victimes de crimes motivés par les préjugés que les Américains de race blanche. Selon les résultats de cette étude, les hommes, qui risquent déjà plus que les femmes d’être victimes d’une agression, [TRADUCTION] « courent un risque particulièrement élevé d’être victimes de crimes motivés par les préjugés » (Messner, McHugh et Felson, 2004, p. 607). Les auteurs indiquent aussi que les victimes de crimes motivés par les préjugés ont plus de probabilités d’être blessées par leur agresseur que s’il s’agit de crimes non motivés par les préjugés (2004, p. 608). Pour les auteurs, ce type de recherche quantitative est très limité et il faut aussi dire que c’est une recherche qui ne serait pas possible au Canada parce que le Code criminel ne prévoit pas d’infraction précise pour les agressions motivées par la haine.

Ces résultats sont analogues à ceux de McDevitt, Balboni, Garcia et Gu (2001). McDevitt et ses collaborateurs ont fait parvenir par la poste un questionnaire de sondage à chaque victime de voies de fait graves motivées par les préjugés entre 1992 et 1997 et ont tiré un échantillon aléatoire de 10 % des victimes d’agression non motivée par les préjugés à titre de comparaison. En dépit des tentatives visant à améliorer le faible taux de réponses, le nombre de répondants s’est chiffré, en définitive, à 91 victimes de crimes motivés par les préjugés et à 45 victimes d’agressions non motivées par les préjugés. Les auteurs analysent bien les défis du recrutement et les considérations déontologiques qui sont présents dans ce type d’étude (2001, p. 48 et 49). L’étude a permis d’examiner des variables démographiques, la relation de la victime avec le délinquant et les réactions de la victime à l’agression, et de déterminer si elle a demandé des soins médicaux et si elle a déclaré l’incident à la police.

Quarante-six pour cent des victimes de crimes non motivés par les préjugés ne se sentaient pas en sécurité après l’attaque; toutefois, un nombre bien supérieur de victimes de crimes motivés par les préjugés ne se sentaient pas en sécurité (59 %) (McDevitt et coll., 2001, p. 54). Par ailleurs, en utilisant l’échelle appelée « Impact of Event Scale »[12] d’Horowitz, bien que six éléments seulement ont montré des écarts importants entre le groupe des victimes de crimes motivés par les préjugés et l’autre groupe, [TRADUCTION] « chaque mesure de l’incidence psychologique avec cette échelle avait une valeur moyenne supérieure pour les groupes de victimes de crimes motivés par les préjugés par rapport à l’autre groupe » (McDevitt et coll., 2001, p. 53). Les auteurs en déduisent que [TRADUCTION] « ces conclusions permettent de dire que les crimes motivés par les préjugés touchent, de fait, leurs victimes de manière différente et qu’en conséquence, les organismes d’application de la loi et de services sociaux devraient tenir compte de ces différences quand ils aident les victimes de crimes motivés par les préjugés » (2001, p. 56).

Dans l’étude de l’incidence psychologique des crimes motivés par la haine fondés sur l’orientation sexuelle, qui a été faite à Sacramento au milieu des années 1990, Herek a conclu que les victimes de crimes motivés par la haine fondés sur l’orientation sexuelle avaient plus de probabilités de présenter plus de signes de détresse, ou de le faire à un degré plus élevé, que les victimes lesbiennes ou gaies de crimes non motivés par les préjugés. Herek utilise des données d’entrevues réalisées auprès de 450 volontaires. L’échantillon le plus grand (n = 2 259) d’adultes des minorités sexuelles à Sacramento a rempli un questionnaire assez long sur la victimisation et la santé mentale. Cet échantillon avait été recruté par différentes méthodes de sensibilisation du public, et les répondants qui avaient indiqué leur consentement à une entrevue avaient alorsété contactés.

Herek a attribué cette souffrance psychologique accrue de façon potentielle au [TRADUCTION] « sentiment accru de danger personnel et de vulnérabilité, qui s’associe alors à leur identité en tant que gai ou lesbienne » (Herek, 1999). Il est aussi probable que ces victimes attribuent ce sentiment de vulnérabilité ou cet état de détresse à leur identité gaie ou lesbienne. Bien que les autres groupes n’aient peut-être pas eu les mêmes expériences des crimes motivés par la haine que les gais ou les lesbiennes, selon Herek : [TRADUCTION] Il est raisonnable de s’attendre à ce que les victimes de crimes motivés par la haine fondés sur la race, l’origine ethnique, la religion ou toute autre caractéristique comparable ressentent aussi une souffrance psychologique accrue parce que l’incident constitue une attaque grave contre un aspect fondamental de l’identité personnelle de la victime. (Herek, 1999, p. 2.)

Herek et ses collaborateurs ont conclu que les victimes de crimes motivés par la haine fondés sur l’orientation sexuelle [TRADUCTION] « croyaient beaucoup moins en la bienveillance des gens », qu’elles craignaient encore plus le crime et qu’elles se sentaient plus vulnérables que les autres victimes de crimes comparables non motivés par les préjugés (Herek et coll., 1999). Les auteurs signalent aussi que les [TRADUCTION] « survivants de crimes motivés par la haine ont des inquiétudes particulières, en plus de celles des victimes des autres crimes » (Herek et coll., 1999) et qu’il faut, par conséquent, leur offrir éventuellement des services spécialisés en plus de ceux qui existent déjà pour toutes les victimes d’actes criminels. Selon cette étude, il est justifié de détecter et de différencier les crimes motivés par la haine des autres types de victimisation parce que [TRADUCTION] « les crimes motivés par la haine semblent avoir une incidence beaucoup plus grave sur la victime que tous les autres crimes » (Herek et coll., 1999). Il faut peut-être étendre les services existants d’aide aux victimes ou en créer de nouveaux, qui soient axés sur les besoins mis en évidence des victimes de crimes motivés par la haine.

Dans un article plus récent, fondé sur les mêmes données et intitulé « Victim Experiences in Hate Crimes Based on Sexual Orientation » publié en 2002, Herek, Cogan et Gillis soutiennent qu’il est généralement approprié de nommer le crime ressenti par la victime comme étant un crime motivé par la haine parce qu’ [TRADUCTION] « il est courant que les agresseurs fassent des déclarations explicites, que l’attaque se produise dans un endroit connu comme un lieu fréquenté par les homosexuels ou que le crime soit étroitement associé à des comportements de la victime qui l’identifiaient comme étant homosexuelle » (2002, p. 332). Bien qu’Herek et ses associés n’aient pas noté de différences importantes dans les niveaux de crainte pendant l’attaque, ils ont été surpris par la [TRADUCTION] « brutalité physique et psychologique des crimes motivés par la haine décrits dans les entrevues », celle-ci ayant donné lieu à [TRADUCTION] « une souffrance psychologique accrue et prolongée après le crime » (2002, p. 336).

Il est important de voir, selon les chercheurs, que [TRADUCTION] « du fait que la recherche sur l’incidence psychosociale des crimes homophobes en est encore à ses débuts, il faut décrire systématiquement les expériences qui y sont associées » (Herek et coll., 2002, p. 320). Les auteurs de l’étude insistent sur la valeur des questionnaires à questions fermées, mais il faut, selon eux, avoir des données qualitatives approfondies tirées d’entrevues personnelles pour bien comprendre les subtilités de la victimisation par les crimes motivés par la haine.

Cogan, dans un article de 2002, intitulé « Hate Crime as a Crime Category Worthy of Policy Attention », a recensé deux incidences précises des crimes motivés par la haine. La première est l’incidence sur la collectivité qui, selon Cogan, est particulièrement dévastatrice, car les crimes motivés par la haine sont des [TRADUCTION] « crimes à messages par lesquels l’agresseur avise les membres d’un certain groupe qu’ils sont méprisés, dépréciés ou jugés indésirables dans un quartier, une collectivité, une école ou un lieu de travail particulier » (Cogan, 2002, p. 177 et 178). La deuxième incidence, qui touche la victime individuelle, peut entraîner le rejet de [TRADUCTION] « cet aspect d’eux-mêmes qui a été ciblé par l’attaque ou l’association d’une partie essentielle de l’identité à une crainte, une perte et une vulnérabilité » (Cogan, 2002, p. 178).

Dans un article intitulé « Psychological Distress, Crime Features, and Help-Seeking Behaviors Related to Homophobic Incidents », Rose et Mechanic font ressortir que les [TRADUCTION] « agressions homophobes à caractère sexuel … entraînaient beaucoup plus de symptômes du syndrome de stress post-traumatique que les autres types de crimes motivés par les préjugés » et qu’il [TRADUCTION] « s’agissait d’une incidence à long terme qui perdurait même pour les agressions ayant eu lieu plus de deux ans auparavant » (2002, p. 22). Bien que les victimes de menaces de violence motivées par la haine ne reçoivent pas la plus grande attention, il s’agit du groupe de victimes le plus important d’après cette étude (49 %) et selon les auteurs, [TRADUCTION] « dans certains cas, mêmes des menaces d’agression pouvaient être assez inquiétantes pour les victimes » (2002, p. 24).

3.5 Résumé

En 2005, selon Alden et Parker, même l’étude des crimes motivés par la haine comme telle ne comportait que peu de tests empiriques sur les motivations des délinquants et l’efficacité de la législation en matière de crimes motivés par la haine (Alden et Parker, 2005). Une bonne partie de la recherche examinée ici provient des États-Unis. Bien que les Canadiens aient travaillé sur bon nombre d’éléments des crimes motivés par la haine (enquêtes, rapports, prévention, recherche, etc.) pendant des années, la recherche sur les victimes ne fait que commencer. L’approche de Janoff (2005), qui fait appel à des méthodes multiples pour documenter les tragédies liées aux crimes inspirés par la haine contre un groupe de personnes particulier, constitue une des manières de traiter les défis de la collecte directe de données. L’initiative du Centre canadien de la statistique juridique en matière de collecte de données, financée par Patrimoine canadien, est un autre exemple dont il sera question plus loin.

Il est clair que davantage de recherche peut être faite au Canada et ailleurs pour mieux comprendre la question sous tous les angles. L’importance des données qualitatives et quantitatives a été mise en évidence du fait qu’il s’agit d’un domaine de recherche émergent (Herek et coll., 2002, p. 320). Dans la partie intitulée « Discussion » du présent rapport, il sera proposé de faire des recherches pour aider les victimes de crimes motivés par la haine et répondre à leurs besoins.


[12] HOROWITZ, M., M. WILNER et W. ALVAREZ. 1979. Impact of Event Scale. L’Impact of Event Scale est une échelle élaborée par Horowitz, Wilner et Alvarez pour mesurer la détresse associée à un événement précis. Il s’agit d’une mesure fondée sur les déclarations de l’intéressé, qui consiste en 15 éléments que les sujets doivent classer sur une échelle de 4 points, selon la fréquence de survenance de chaque élément au cours de semaine précédente.