3. Méthodologie
La présente analyse s’appuie principalement sur les données du Recensement de la population (2001 à 2021) et du Fichier des familles T1 (2001 à 2021), ainsi que sur certaines données provenant de diverses enquêtes de Statistique Canada, notamment l’Enquête canadienne sur le revenu (2012 à 2022), l’Enquête sur la population active (2001 à 2021) et l’Enquête canadienne sur l’incapacité (2015 et 2020). Étant donné que le Recensement de la population est la principale source de données, et que les données du dernier recensement datent de 2021, le présent rapport analysera les tendances entre 2001 et 2021. Il est important de noter que la période de référence (2001 à 2021) comprend les années touchées par la pandémie de COVID-19Note de bas de page 9, qui a eu une incidence considérable sur les finances des Canadiens à l’échelle du paysNote de bas de page 10.
Statistique Canada utilise trois concepts pour mesurer le revenu des groupes de personnes vivant ensemble : les familles de recensement, les familles économiques et les ménages. Dans le présent rapport, le concept de famille de recensement est utilisé pour la majeure partie de l’analyse. Veuillez consulter le glossaire pour les définitions des concepts clés utilisés dans le rapport. Idéalement, une analyse devrait porter sur une seule mesure du faible revenu et sur un seul concept de la famille. Cependant, le présent rapport fait appel aux données qui étaient mises à la disposition du public en ligne; par conséquent, plusieurs mesures de faible revenu et concepts de familles ont été utilisés.
Afin d’évaluer le bien-être économique des familles monoparentales, plusieurs mesures de faible revenu ont été utilisées, notamment la Mesure de faible revenu de la famille de recensement – Après impôt (FRMFR -ApI); la Mesure de faible revenu – Après impôt (MFR-ApI) et la Mesure du panier de consommation (MPC). Selon la définition qu’en donnent la FRMFR-ApI et la MFR-ApI, une famille est en situation de faible revenu si son revenu après impôt rajusté est inférieur au revenu médian après impôt rajusté de la population totaleNote de bas de page 11. Le revenu médian après impôt rajusté de la population totale est déterminé en fonction du nombre de personnes vivant au sein d’un ménage (ou au sein d’une famille de recensement pour la FRMFR-ApI). Certaines limites de la FRMFR-ApI et de la MFR-ApI sont qu’elles ne tiennent pas compte du coût de la vie, de la région ou de la taille de la collectivité. Cependant, elles prévoient des mesures communes à l’ensemble du Canada.
La MPC, quant à elle, est fondée sur le coût d’un panier précis de biens et de services (c.-à -d. nourriture, logement, transport, vêtements) représentant un niveau de vie de base modeste pour une famille de référence dans une région géographique donnée. Ces coûts sont comparés au revenu disponible des familles afin de déterminer si elles se situent ou non en dessous du seuil de pauvreté. Depuis l’adoption de la Loi sur la réduction de la pauvreté, en 2019Note de bas de page 12, la MPC a été désignée comme le seuil officiel de la pauvreté au Canada. Bien que les statistiques sur la MPC soient priorisées dans le présent rapport, les mesures de la MFRFC-ApI et de la MFR-ApI seront utilisées dans le cas où les statistiques sur la MPC ne sont pas disponiblesNote de bas de page 13.
Il est important de noter que les comparaisons entre les familles monoparentales, les familles comptant un couple et les personnes hors famille de recensement ne tiennent pas compte des différences de coût de la vie entre chaque ménage. Le coût de la vie varie selon l’endroit. Par exemple, les familles vivant dans une région éloignée ou dans le Nord auront généralement un coût de la vie plus élevé, ce qui peut les amener à dépenser plus d’argent. En outre, il existe peu de données permettant de ventiler le nombre de membres de la famille (c.-à -d. un enfant, deux enfants, trois enfants). Une autre difficulté liée à l’estimation de la différence du coût de la vie entre les types de familles est que les données disponibles ont tendance à se limiter aux dépenses du ménage engagées par les familles, plutôt qu’au montant d’argent qu’elles doivent dépenser. Bien que le montant dépensé par une famille dépende du nombre de personnes vivant dans le ménage, il varie également en fonction du revenu de la famille. Par exemple, les familles comptant un couple peuvent dépenser plus d’argent si les deux adultes sont sur le marché du travail et qu’ils ont un revenu disponible plus élevé. En même temps, les dépenses du ménage pourraient également être plus élevées pour une famille comptant un couple avec deux enfants que pour une famille monoparentale avec deux enfants, car plus de personnes vivent dans le premier ménage (4 dans la famille comptant un couple avec deux enfants, contre 3 dans la famille monoparentale avec deux enfants). Il est à noter que, lorsqu’il y a des comparaisons entre les montants de revenu, le revenu est présenté en dollars constants, ce qui signifie que les montants de revenu ont été ajustés en fonction de l’indice des prix à la consommation. Les dollars constants donnent des résultats plus précis lorsque l’on effectue des analyses de tendances au fil du temps, car les montants des revenus reflètent leur valeur réelle (c.-à -d. pas seulement les augmentations de prix des articles au fil du temps).
Le présent document recourt à une approche d’analyse comparative entre les sexes Plus pour aider à saisir le paysage complexe de la stabilité financière des familles. L’Analyse comparative entre les sexes Plus renvoie à une prise en compte du contexte de vie unique d’une personne en fonction de la façon dont elle se définit par des facteurs tels que le sexe, l’identité autochtone et la cultureNote de bas de page 14. Elle tient compte de la façon dont ces facteurs peuvent interagir et avoir une incidence sur le bien-être économique d’une famille.
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