3.0 Résultats de l’enquête

3.1 Stade opérationnel

Le Canada est un pays diversifié en ce qui concerne la géographie, la population et les langues. En raison de cette diversité, les CAE/CAEJ ont adopté différentes structures organisationnelles et différents modèles de services afin de répondre au mieux aux besoins particuliers des collectivités qu’ils servent.

Les CAE/CAEJ de partout au Canada se trouvent à différents stades opérationnels. Certains sont en service, c’est-à-dire qu’ils sont en activité et fournissent des services aux enfants et aux jeunes victimes de violence ainsi qu’à leurs familles. D’autres sont sur le point d’être en service, mais sont encore en voie de mise en œuvre. Par exemple, ils peuvent être à la recherche de financement pour soutenir leurs services ou peuvent être en train de chercher ou de rénover un local, ou encore d’établir des relations avec les prestataires de services dans la collectivité et d’élaborer des protocoles. D’autres encore se trouvent à un stade plus précoce du processus et réalisent une étude de faisabilité pour déterminer si leur collectivité exprime de l’intérêt envers la mise en place d’un CAE ou d’un CAEJ et si elle dispose des ressources nécessaires pour le faire. Ce stade comprend généralement la mobilisation de partenaires clés, l’élaboration d’une stratégie de même qu’une réflexion sur la structure organisationnelle et le modèle de prestation de services nécessaires pour répondre aux besoins particuliers des enfants et des jeunes victimes de violence ainsi que de leurs familles au sein de leur collectivité.

La plupart (n=28) des répondants à l’enquête ont précisé que leur centre était en service5, tandis que cinq ont déclaré que leur centre était en voie de mise en œuvre et que deux ont révélé que leur centre faisait l’objet d’une étude de faisabilité6. Sur les 28 centres en service, la plupart (n=25) ont fait savoir qu’ils fonctionnaient sur la base d’un exercice financier allant du 1er avril au 31 mars. Les trois autres centres en service ont déclaré qu’ils fonctionnaient sur la base de l’année civile. Tous les centres en service (n=28) ont ouvert leurs portes entre 1994 et 2022; plus des deux tiers (70 %) sont devenus en service au cours de la dernière décennie, ce qui démontre l’expansion du modèle des CAE et des CAEJ au cours des dernières années.

La moitié des CAE/CAEJ en service et en voie de mise en œuvre (18/35) ont fait savoir qu’ils fonctionnaient sous l’égide d’un autre organisme sans but lucratif ou caritatif « hôte » ou « parapluie ». Treize CAE/CAEJ ont déclaré qu’ils étaient des organismes indépendants sans but lucratif ou caritatifs. Les quatre centres restants ont précisé qu’ils fonctionnaient dans le cadre d’un programme gouvernemental, en particulier un service de police, des services aux victimes, un hôpital ou un centre universitaire intégré de santé et de services sociaux.

Presque tous les CAE/CAEJ en service (27/28) ont adopté un modèle d’approche sur place7 pour leur centre. Dans ce genre de modèle, la plupart ou la totalité des services sont offerts au même endroit et sous un même toit. L’un de ces centres, le Big Bear Child and Youth Advocacy Centre (CYAC), a précisé qu’il utilisait une approche coordonnée sur place; les partenaires de ÉMD ont leurs propres locaux dans leur immeuble et se rendent au centre selon les besoins pour fournir des services collaboratifs et coordonnés.

En plus d’avoir un emplacement physique pour servir les clients, le Simcoe Muskoka Child and Youth Advocacy Centre (CYAC), le CYAC de la région de Waterloo, le Lanark CYAC et le Luna CYAC ont adopté une approche mobile, ce qui signifie qu’ils déploient également des professionnels pour rencontrer les clients à leur domicile ou près de chez eux. L’approche mobile peut être particulièrement utile pour les CAE/CAEJ qui desservent plusieurs collectivités.

Un seul centre a déclaré ne pas utiliser un modèle d’approche sur place; à la place, Safe Kids & Youth (SKY) Coordinated Response a adopté un modèle rural/virtuel, une approche selon laquelle l’ÉMD travaille à partir de différents emplacements. Par exemple, les entrevues judiciaires peuvent être menées dans des salles d’entrevue adaptées aux enfants qui ont été mises en place dans chaque collectivité, mais les réunions avec les clients peuvent se dérouler dans un autre lieu. Le modèle rural/virtuel peut permettre aux centres de servir autant de clients que possible dans une région à la population dispersée. Le Centre d’appui aux enfants et à la jeunesse Marie-Vincent a également adopté un modèle virtuel, en plus d’un modèle d’approche sur place; le modèle virtuel est principalement utilisé dans le cadre des services cliniques et des réunions de l’ÉMD sur des cas particuliers.

La majorité des centres (22/28) ont déclaré utiliser un local ou une unité au sein d’un immeuble plus grand, tandis que cinq étaient situés dans un immeuble indépendant. SKY Coordinated Response a précisé que, en raison de son utilisation d’un modèle rural/virtuel, le centre utilise des salles d’entrevue adaptées aux enfants dans chaque collectivité qu’il sert ou qu’autrement, les membres de l’ÉMD échangent les uns avec les autres de manière virtuelle.

Plus de la moitié des CAE/CAEJ en service (18/28) ont déclaré servir des régions urbaines et rurales, tandis que cinq centres ne servent que des régions urbaines, deux que des régions rurales et trois que des régions du Nord8. L’annexe A présente une liste des CAE/CAEJ en fonction de leur stade opérationnel.

3.2 Clientèle servie par les CAE/CAEJ

Les besoins de la collectivité au sein de laquelle un CAE/CAEJ mène des activités déterminent le mandat de ce centre. De même, par conséquent, les caractéristiques démographiques des clients servis peuvent varier d’un centre à l’autre. Bien que les CAE/CAEJ fournissent généralement des services aux enfants, aux jeunes et aux membres de leur famille, la présente section met l’accent uniquement sur le nombre d’enfants et de jeunes ayant reçu des services.

Entre avril 2021 et mars 20229, 10 665 enfants et jeunes victimes ont été pris en charge par 23 CAE/CAEJ10. La majorité des enfants et des jeunes clients visés étaient des filles, représentant environ 71 % de toutes les victimes servies. Les garçons représentaient 29 % et les enfants non binaires, environ 1 % des clients servis.

Presque tous les CAE/CAEJ (27/28) ont déclaré avoir servi des clients d’origines sociales et ethnoculturelles diverses au cours du dernier exercice11. La plupart des CAE/CAEJ ont déclaré servir des clients autochtones (n=27) et des clients 2ELGBTQI+ (n=25). Vingt-quatre centres ont également fait savoir qu’ils servaient des clients racialisés et des clients en situation de handicap, tandis que 18 servaient des clients récemment immigrés ou réfugiés. Le Koala Place Child and Youth Advocacy Centre (CYAC) a déclaré avoir offert des services à des victimes de la traite de personnes, à des victimes d’exploitation sexuelle et à des victimes de leurre sur Internet au cours de son dernier exercice financier.

3.2.1 Âge des clients

Les 28 CAE/CAEJ en service ont tous précisé qu’ils s’occupaient d’enfants et de jeunes victimes âgés de 3 à 15 ans (voir la figure 2). Bien que la plupart des CAE/CAEJ ont déclaré s’occuper d’enfants âgés de zéro à deux ans et de 16 à 18 ans, peu de centres ont affirmé s’occuper de clients âgés de plus de 18 ans.

Figure 2 : Âge des clients servis par les CAE/CAEJ

Figure 2 : Âge des clients servis par les CAE/CAEJ
Version texte

Il s’agit d’un graphique à colonnes comprenant 21 colonnes. L’axe des x indique l’âge des enfants et des jeunes clients, de 0 à 19 ans, et comprend une colonne supplémentaire pour ceux âgés de 18 ans et plus. L’axe des y indique le nombre de centres de 0 à 30 par multiples de 5.

La première colonne, « 0 », indique que 18 centres ont déclaré servir ce groupe d’âge. La deuxième colonne, « 1 », indique 18 centres. La troisième colonne, « 2 », indique 21 centres. La quatrième colonne « 3 », la cinquième colonne « 4 », la sixième colonne « 5 », la septième colonne « 6 », la huitième colonne « 7 », la neuvième colonne « 8 », la dixième colonne « 9 », la onzième colonne « 10 », la douzième colonne « 11 », la treizième colonne « 12 », la quatorzième colonne « 13 », la quinzième colonne « 14 » et la seizième colonne « 15 » indiquent toutes 28 centres. La dix-septième colonne, « 16 », indique 27 centres. La dix-huitième colonne, « 17 », indique 25 centres. La dix-neuvième colonne, « 18 », indique 22 centres. La vingtième colonne, « 19 », indique 6 centres. La dernière colonne, « 18+ », indique 5 centres.

La dernière colonne « 18+ » comporte une note de bas de page avec la lettre « a ». Sous le graphique, la note de bas de page se lit comme suit :

a Comprend des personnes de plus de 18 ans, telles que les victimes adultes ayant des besoins particuliers.

a Comprend des personnes de plus de 18 ans, telles que les victimes adultes ayant des besoins particuliers.
Remarque : Tous les CAE/CAEJ en service (28) ont répondu à la question.

Cinq CAE/CAEJ ont déclaré servir des clients âgés de 18 ans et plus :

3.2.2 Types de violence faite aux enfants

Vingt-six des 28 CAE/CAEJ en service qui ont répondu à l’enquête disposaient d’informations tirées de leur dernier exercice financier sur les types de violence faite aux enfants et aux jeunes. Au total, 7 436 de leurs clients (enfants et jeunes) ont subi des sévices sexuels et 2 913, de la violence physique. Comme le montre la figure 3 ci-dessous, 423 clients ont été exposés à de la violence familiale, 260 ont été victimes d’exploitation sexuelle en ligne, 244 ont subi de la violence psychologique, 122 ont souffert de négligence et 65 ont été victimes de la traite de personnes. Il est important de noter que certains enfants et jeunes clients peuvent avoir subi plus d’un type de violence et que, par conséquent, ces chiffres ne doivent pas être totalisés en raison d’un éventuel surcomptage12.

Figure 3 : Nombre d’enfants et de jeunes victimes servis au cours du dernier exercice financier, par type de violence faite aux enfants

Figure 3 : Nombre d’enfants et de jeunes victimes servis au cours du dernier exercice financier, par type de violence faite aux enfants
Version texte

Il s’agit d’un graphique à colonnes comprenant sept colonnes bleues. L’axe des x indique le type de violence faite aux enfants, des sévices sexuels à la traite de personnes. L’axe des y indique le nombre de clients de 0 à 8 000 par multiples de 1 000.

La première colonne, « Sévices sexuels », indique qu’il y a eu 7 436 clients. La deuxième colonne, « Violence physique », indique 2 913 clients. La troisième colonne, « Exposition à de la violence familiale », indique 423 clients. La quatrième colonne, « Exploitation sexuelle d’enfants en ligne », indique 260 clients. La cinquième colonne, « Violence psychologique », indique 244 clients. La sixième colonne, « Négligence », indique 122 clients. La dernière colonne, « Traite de personnes », indique 65 clients.

Remarques :

  1. Vingt-cinq CAE/CAEJ en service ont répondu à la question.
  2. Les options de réponse ne s’excluaient pas mutuellement, car certains clients pouvaient avoir subi plus d’un type de violence faite aux enfants.

Les CAE/CAEJ ont précisé d’autres types de violence faite aux enfants que leurs clients avaient subis. Les types comprennent notamment le fait d’avoir été témoin d’un crime (n=234), une agression physique par un pair (n=7), une tentative d’enlèvement ou de kidnapping d’enfant (n=3) et une mise en danger par la drogue13 (n=3).

3.2.3 Infractions présumées ayant fait l’objet d’une enquête criminelle

Parmi les 20 CAE/CAEJ disposant d’informations sur les enquêtes criminelles, 8 055 enquêtes criminelles ont été ouvertes au cours du dernier exercice financier des centres. Six centres ont fait savoir que 809 enquêtes criminelles étaient toujours en cours et huit centres ont précisé que 2 862 affaires avaient été conclues.

Il est important de noter que tous les cas de violence faite aux enfants ne sont pas considérés comme des infractions criminelles et que tous les types de violence faite aux enfants ne font pas non plus l’objet d’une enquête criminelle. Pour ces raisons, les CAE/CAEJ ont eu à répondre à une question de l’Enquête portant précisément sur le nombre et les caractéristiques des cas ayant fait l’objet d’une enquête criminelle au cours de leur dernier exercice (voir la figure 4). Tous les CAE/CAEJ n’ont pas été en mesure de préciser le nombre de cas ayant fait l’objet d’une enquête criminelle selon le type d’infraction. Cette situation s’explique peut-être par le fait que certains CAE/CAEJ n’ont pas collecté de données sur les enquêtes criminelles ou n’ont pas eu accès à ces données. Parmi les 16 centres qui ont pu fournir des informations, 2 769 agressions sexuelles et 1 671 agressions physiques14 ont fait l’objet d’une enquête criminelle au cours du dernier exercice financier. Les CAE/CAEJ ont également fait savoir que 116 cas d’exploitation sexuelle d’enfants en ligne, 73 cas de négligence et 32 cas de traite de personnes ont fait l’objet d’une enquête criminelle.

Les CAE/CAEJ ont eu la possibilité de mentionner d’autres infractions pour lesquelles des cas ont fait l’objet d’une enquête criminelle au cours de leur dernier exercice, les plus courantes étant le fait d’être témoin de violence familiale ou d’être exposé à de la violence familiale (n=130), l’agression physique par un pair (n=7), le fait d’être témoin d’un crime (n=4), la tentative d’enlèvement (n=3), le harcèlement (n=2) et le comportement inapproprié d’un enseignant à l’école (n=2). Deux CAE/CAEJ ont également précisé le nombre d’allégations ayant fait l’objet d’une enquête criminelle qui n’avaient pas encore été jugées viables : 258 enquêtes sur des allégations de violence familiale, 98 enquêtes sur des allégations de violence faite aux enfants et 70 enquêtes sur des rapports de violence. Dans ces cas, des allégations ont été formulées, des enquêtes ont été menées et des informations ont été recueillies, mais aucune accusation n’a été portée pour un certain nombre de raisons, comme le fait que le plaignant souhaite reporter l’enquête jusqu’à ce qu’il soit prêt à agir.

Figure 4 : Nombre de cas ayant fait l’objet d’une enquête criminelle au cours du dernier exercice financier, par type d’infraction

Figure 4 : Nombre de cas ayant fait l’objet d’une enquête criminelle au cours du dernier exercice financier, par type d’infraction
Version texte

Il s’agit d’un graphique à colonnes comprenant cinq colonnes bleues. L’axe des x indique le type d’infraction, de l’agression sexuelle à la traite de personnes. L’axe des y indique le nombre de cas ayant fait l’objet d’une enquête criminelle, de 0 à 3 000, par multiples de 500.0

La première colonne, « Agression sexuelle », indique qu’il y a eu 2 769 cas. La deuxième colonne, « Agression physique », indique 1 671 cas. La troisième colonne, « Exploitation sexuelle d’enfants en ligne », indique 116 cas. La quatrième colonne, « Négligence », indique 73 cas. La dernière colonne, « Traite de personnes », indique 32 cas.

La première colonne « Agression sexuelle » comporte une note de bas de page avec la lettre « a »; la deuxième colonne « Agression physique » comporte une note de bas de page avec la lettre « b »; la troisième colonne « Exploitation sexuelle d’enfants en ligne » comporte une note de bas de page avec la lettre « c »; la quatrième colonne « Négligence » comporte une note de bas de page avec la lettre « d » et la cinquième colonne « Traite de personnes » comporte une note de bas de page avec la lettre « e ». Sous le graphique, les notes de bas de page se lisent comme suit :

a Comprend les agressions sexuelles causant des lésions corporelles, les agressions sexuelles armées, les agressions sexuelles graves, les infractions sexuelles commises à l’encontre d’enfants et de jeunes, la pédopornographie et les infractions d’ordre sexuel commises à l’encontre d’enfants (p. ex. les attouchements sexuels, l’incitation à des attouchements sexuels, le leurre et l’exploitation sexuelle).

b Comprend les agressions physiques causant des lésions corporelles, les agressions physiques armées, les agressions graves, l’enlèvement, la séquestration, l’enlèvement d’enfants et l’homicide (meurtre, tentative de meurtre, infanticide, homicide involontaire).

c Comprend le matériel relatif à des sévices sexuels commis sur des enfants, le matériel généré par les jeunes et le sextage, le recours à la coercition et aux menaces pour extorquer des images ou des vidéos à un enfant ou à un jeune, la manipulation psychologique et le leurre, la diffusion en direct de sévices sexuels commis sur des enfants et la commande de vidéos ou d’images en fonction des préférences des délinquants.

d Comprend le manquement à l’obligation de fournir les produits de première nécessité, l’abandon d’enfant et la négligence criminelle.

e Comprend la traite d’une personne de moins de 18 ans, la réception d’un avantage financier ou d’un autre avantage matériel pour commettre ou faciliter la traite de personnes ainsi que la rétention ou la destruction des documents d’identité d’une personne afin de commettre ou de faciliter la traite de cette personne.

a Comprend les agressions sexuelles causant des lésions corporelles, les agressions sexuelles armées, les agressions sexuelles graves, les infractions sexuelles commises à l’encontre d’enfants et de jeunes, la pédopornographie et les infractions d’ordre sexuel commises à l’encontre d’enfants (p. ex. les attouchements sexuels, l’incitation à des attouchements sexuels, le leurre et l’exploitation sexuelle).

b Comprend les agressions physiques causant des lésions corporelles, les agressions physiques armées, les agressions graves, l’enlèvement, la séquestration, l’enlèvement d’enfants et l’homicide (meurtre, tentative de meurtre, infanticide, homicide involontaire).

c Comprend le matériel relatif à des sévices sexuels commis sur des enfants, le matériel généré par les jeunes et le sextage, le recours à la coercition et aux menaces pour extorquer des images ou des vidéos à un enfant ou à un jeune, la manipulation psychologique et le leurre, la diffusion en direct de sévices sexuels commis sur des enfants et la commande de vidéos ou d’images en fonction des préférences des délinquants.

d Comprend le manquement à l’obligation de fournir les produits de première nécessité, l’abandon d’enfant et la négligence criminelle.

e Comprend la traite d’une personne de moins de 18 ans, la réception d’un avantage financier ou d’un autre avantage matériel pour commettre ou faciliter la traite de personnes et la rétention ou la destruction des documents d’identité d’une personne afin de commettre ou de faciliter la traite de cette personne.

Remarques :

  1. Seize CAE/CAEJ en service ont répondu à la question.
  2. Les options de réponse ne s’excluaient pas mutuellement, car certains clients pouvaient avoir subi plus d’un type de violence faite aux enfants. Ainsi, le nombre de clients pour chaque type de violence faite aux enfants doit être analysé séparément et ne doit pas être additionné.

Tous les CAE/CAEJ ont déclaré avoir eu des cas de violence familiale et non familiale dont l’auteur présumé était une connaissance de la victime, par exemple un voisin, un ami de la famille, un enseignant ou un entraîneur. Tous les CAE/CAEJ (34/35)15, sauf un, ont également eu à traiter des cas où l’auteur présumé était une personne qui ne connaissait pas la victime.

3.3 Membres de l’équipe multidisciplinaire

L’ÉMD est un élément essentiel du modèle des CAE/CAEJ16. Une ÉMD comprend généralement des représentants de services chargés de l’application de la loi, des services de protection de l’enfance, des services de santé mentale, des services de santé et des services d’aide aux victimes et de défense de leurs droits. Cependant, la composition de cette équipe varie considérablement d’un CAE/CAEJ à l’autre, comme l’ont montré des recherches antérieures menées par le ministère de la Justice du Canada17.

Au cours de leur dernier exercice financier, les ÉMD des CAE/CAEJ renfermaient en moyenne sept types de prestataires de services (sur les 11 types de prestataires de services nommés dans l’enquête; voir la figure 5). Presque tous les CAE/CAEJ ont déclaré avoir un représentant de la protection de l’enfance et de l’application de la loi au sein de leur ÉMD. La plupart des centres ont également déclaré que des membres du personnel des CAE/CAEJ, des intervenants auprès des victimes, des professionnels de la santé mentale et des défenseurs des droits de l’enfant, de la victime et de la famille font partie de leur ÉMD. Les enquêteurs judiciaires, les professionnels de la santé, les procureurs de la Couronne et les professionnels du système éducatif sont moins souvent cités comme membres faisant partie des ÉMD. Bien que moins fréquents, les types de prestataires de services suivants ont été nommés comme faisant partie de l’ÉMD d’au moins un centre : travailleurs de soutien autochtones (n=3)18, travailleurs de soutien en cas d’agression sexuelle (n=2), maîtres de chiens de soutien (n=1), chercheurs universitaires (n=1)19, gestionnaires de projets cliniques (n=1), spécialistes des entrevues judiciaires (n=1) et représentants d’organismes, d’équipes ou de programmes locaux tels que le programme Providing Assistance, Counselling, & Education (PACE) (n=1), l’Alberta Vulnerable Infant Response Team (n=1) et Nunavut Tunngavik Inc.20 (n=1).

Figure 5 : Nombre de prestataires de services par type dans les ÉMD des CAE/CAEJ

Figure 5 : Nombre de prestataires de services par type dans les ÉMD des CAE/CAEJ
Version texte

Il s’agit d’un graphique à colonnes comprenant 10 colonnes bleues. L’axe des x indique le type de prestataire de services, des agents de protection de l’enfance aux professionnels du système d’enseignement. L’axe des y indique le nombre de centres de 0 à 35 par multiples de cinq.

La première colonne, « Agent de protection de l’enfance », indique que 33 centres ont déclaré avoir des agents de protection de l’enfance au sein de leur équipe multidisciplinaire. La deuxième colonne, « Services chargés de l’application de la loi », indique 33 centres. La troisième colonne, « Membre du personnel du CAE ou CAEJ », indique 30 centres. La quatrième colonne, « Professionnel de la santé mentale », indique 29 centres. La cinquième colonne, « Intervenant auprès des victimes », indique 29 centres. La sixième colonne, « Défenseur des droits », indique 23 centres. La septième colonne, « Enquêteur judiciaire », indique 18 centres. La huitième colonne, « Professionnel de la santé », indique 16 centres. La neuvième colonne, « Procureur de la Couronne », indique 12 centres. La dernière colonne, « Professionnel du système d’enseignement », indique 10 centres.

La troisième colonne, « Membre du personnel du CAE ou CAEJ », comporte une note de bas de page avec la lettre « a » et la sixième colonne, « Défenseur des droits », comporte une note de bas de page avec la lettre « b ». Sous le graphique, les notes de bas de page se lisent comme suit :

a Comprend les coordonnateurs, les navigateurs, les superviseurs, les gestionnaires, les directeurs, les défenseurs des droits, les enquêteurs judiciaires, les conseillers/thérapeutes, le personnel administratif et d’autres spécialistes (p. ex. communication, vie de l’enfant, évaluation, traumatisme).

b Comprend les défenseurs des droits de l’enfant, de la victime et de la famille.

a Comprend les coordonnateurs, les navigateurs, les superviseurs, les gestionnaires, les directeurs, les défenseurs des droits, les enquêteurs judiciaires, les conseillers/thérapeutes, le personnel administratif et d’autres spécialistes (p. ex. communication, vie de l’enfant, évaluation, traumatisme).

b Comprend les défenseurs des droits de l’enfant, de la victime et de la famille.
Remarques :

  1. Tous les CAE/CAEJ (35) ont répondu à la question.
  2. Les options de réponse n’étaient pas mutuellement exclusives. Il a été demandé aux CAE/CAEJ de sélectionner tous les types de prestataires de services représentés au sein de leur propre ÉMD.

Le regroupement des prestataires de services de l’ÉMD dans les locaux du CAE/CAEJ est souvent considéré comme un avantage important du modèle de CAE/CAEJ, car il peut faciliter l’obtention de réponses rapides, l’échange de renseignements, des réunions fréquentes sur les cas et un soutien coordonné21. Cependant, il n’est pas toujours possible d’accueillir tous les membres de l’ÉMD au centre. La recherche a montré que les ÉMD non colocalisées peuvent néanmoins fournir des services utiles pour les clients et que ces centres s’adaptent souvent pour répondre aux besoins et aux ressources des collectivités qu’ils servent22.

La plupart des CAE/CAEJ (31/35)23 ont au moins un prestataire de services au sein de l’ÉMD colocalisée. Les prestataires de services de l’ÉMD colocalisée les plus courants sont des membres du personnel des CAE/CAEJ et des défenseurs des droits (voir le tableau 1). Deux CAE/CAEJ ont mentionné que les prestataires de services de l’ÉMD ne sont pas colocalisés dans leur centre.

Tableau 1 : Nombre de prestataires de services au sein de l’équipe multidisciplinaire colocalisés dans les CAE/CAEJ
Prestataires de services représentés au sein de l’ÉMD colocalisés dans le CAE ou CAEJ Nombre de CAE/CAEJ
Membres du personnel du CAE ou CAEJ a 23
Défenseurs des droits de l’enfant, de la victime et de la famille 18
Agents de services chargés de l’application de la loi 14
Intervenants auprès des victimes 14
Professionnels de la santé mentale 13
Agents de protection de l’enfance 13
Professionnels de la santé 8
Enquêteurs judiciaires 7
Procureurs de la Couronne 3
Professionnels du système d’enseignement 2

a Comprend les coordonnateurs, les navigateurs, les superviseurs, les gestionnaires, les directeurs, les défenseurs des droits, les enquêteurs judiciaires, les conseillers/thérapeutes, le personnel administratif et d’autres spécialistes (p. ex. communication, vie de l’enfant, évaluation, traumatisme).

Remarque : Trente et un CAE/CAEJ ont répondu à la question.

3.4 Protocole de communication de renseignements/protocole d’entente

Comme élément clé du modèle de CAE/CAEJ, il y a la capacité des partenaires de l’ÉMD à communiquer des renseignements entre eux afin de réduire le nombre de fois où les victimes doivent être interrogées. L’échange de renseignements aide également les partenaires de l’ÉMD à travailler en collaboration pour fournir des services coordonnés aux enfants et aux jeunes clients ainsi qu’aux membres de leur famille. Pour faciliter l’échange de renseignements, il est utile que les centres disposent d’un protocole de communication de renseignements ou d’un protocole d’entente avec leurs partenaires24.

La plupart des CAE/CAEJ en service ou en voie de mise en œuvre (24/35) ont déclaré avoir mis en place des protocoles de communication de renseignements ou des protocoles d’entente avec les partenaires de leur ÉMD. Huit centres ont déclaré ne pas avoir de protocole de communication de renseignements en place25 et trois ont fait savoir que leur protocole de communication de renseignements était en cours d’élaboration.

3.5 Examens des cas

L’examen des cas permet aux CAE/CAEJ et aux partenaires de leur ÉMD de suivre les dossiers actifs en les examinant, en échangeant des renseignements actualisés sur les cas et en coordonnant les interventions si nécessaire. L’examen peut aider les partenaires à prendre des décisions éclairées, à exprimer des points de vue différents, à accroître la collaboration au sein de l’ÉMD, à améliorer le soutien et à renforcer la communication26. La plupart des CAE/CAEJ (21/28) ont affirmé que leur ÉMD procédait généralement à des examens de cas. Les sept autres centres ont précisé que leur ÉMD ne mène généralement pas d’examen de cas. Parmi ces centres, trois ont déclaré que les informations relatives à un cas sont échangées au besoin; cependant, des examens de cas sont rarement demandés ou organisés. L’un des centres a fait savoir que les examens de cas ne sont généralement pas nécessaires, car les partenaires de l’ÉMD travaillent en étroite collaboration.

Parmi les CAE/CAEJ qui ont déclaré procéder à des examens de cas, l’un d’eux l’a fait tous les jours, un autre chaque semaine, trois toutes les deux semaines et un dernier toutes les trois semaines. Sept centres ont affirmé qu’ils menaient des examens de cas chaque mois et un centre, chaque trimestre. Sept autres CAE/CAEJ ont déclaré avoir procédé à des examens de cas au besoin.

3.6 Suivi des cas

Les dossiers peuvent contenir des renseignements démographiques sur le client, des renseignements sur le cas ainsi que l’issue de l’enquête et de l’intervention. Un système de gestion ou de suivi des cas aide les centres à surveiller l’avancement des dossiers et à faire un suivi de l’issue tout au long du service27.  Vingt-huit CAE/CAEJ en service ou en voie de mise en œuvre ont déclaré avoir mis en place un système de gestion ou de suivi des cas. Cinq centres en voie de mise en œuvre ont déclaré que leur système de suivi des cas était en cours d’élaboration, tandis que les deux autres centres en service et en voie de mise en œuvre ont précisé qu’ils ne disposaient pas d’un tel système.

Parmi les CAE/CAEJ qui ont déclaré avoir mis en place un système de suivi des cas, la majorité (17/28) ont déclaré utiliser un logiciel spécialisé de gestion des cas, le plus souvent une base de données personnalisée développée par Fused Air Inc. et Nucleus Labs28. Sept centres ont déclaré utiliser Excel29.

Ceux qui ont déclaré disposer d’un système de suivi des cas ont été invités à nommer les partenaires de l’ÉMD qui sont responsables du suivi des cas au sein du CAE/CAEJ. La majorité des centres (21/24) ont déclaré que le partenaire responsable est un membre du personnel du CAE/CAEJ, généralement un coordonnateur, un défenseur des droits ou un intervenant auprès des victimes. Les autres partenaires de l’ÉMD qui sont parfois chargés du suivi des cas sont les défenseurs des droits30, les agents de services chargés de l’application de la loi, les intervenants auprès des victimes, les professionnels de la santé mentale, les professionnels de la santé, les travailleurs des services sociaux et les conseillers en développement de la recherche. Un centre a déclaré que tous les partenaires de l’ÉMD sont responsables de leur propre suivi.

3.7 Services

Les services fournis par les CAE/CAEJ représentent une partie essentielle de ces centres. Ces services peuvent comprendre la prévention, les interventions, les poursuites, le traitement et l’aide aux enfants et aux jeunes victimes ainsi qu’à leurs familles. Les 28 CAE/CAEJ en service ont tous déclaré avoir proposé des entrevues judiciaires au cours de leur dernier exercice financier, et presque tous ont offert des services de santé mentale ainsi qu’un service d’aide à la victime et à la famille et la défense de leurs droits (voir le tableau 2). Ces services peuvent être proposés au CAE/CAEJ, ailleurs ou à la fois au centre et ailleurs. D’après les réponses, les entrevues judiciaires se déroulent le plus souvent sur place, tandis que les examens médico-légaux ont le plus souvent lieu ailleurs. L’annexe B présente une répartition des services fournis par chaque CAE ou CAEJ.

Tableau 2 : Emplacement des services fournis par les CAE/CAEJ au cours de leur dernier exercice financier
  Nombre de CAE/CAEJ
 Services fournis  Sur place  Ailleurs Sur place et ailleurs Total
Entrevue judiciaire 18 1 9 28
Services de santé mentale (p. ex., services de counseling, intervention de crise) 11 8 8 27
Services d’aide aux victimes et à la famille et défense de leurs droits (p. ex., donner de l’information, orienter, agir comme intermédiaire) 10   17 27
Examen médico-légal 5 14 5 24
Aide à la préparation de la déclaration de la victime 6 4 10 20
Préparation à la comparution 5 4 10 19
Accompagnement au tribunal 1 8 10 19
Évaluation des traumatismes 8 3 7 18
Aide pour solliciter une indemnité 5 4 9 18
Autrea 2 1 3 6

a Comprend les services de protection de l’enfance (sur place et ailleurs), les réunions de planification scolaire (ailleurs), l’orientation vers d’autres partenaires ou mesures de soutien (sur place et ailleurs), l’accompagnement aux rencontres avec le procureur de la Couronne (sur place), les programmes de soutien social (sur place et ailleurs), les consultations de cas sur la sécurité de l’enfant (sur place), la gestion des témoins liés aux cas (sur place), et le groupe de jeunes de la Common Ground Church (sur place).

Remarque : Tous les CAE/CAEJ en service (28) ont répondu à la question.

Au cours du dernier exercice, 10 264 entrevues judiciaires ont été menées dans les CAE/CAEJ (n=25)31 (voir le tableau 3). La plupart des CAE/CAEJ (25/28) ont déclaré que des agents spécialisés de services chargés de l’application de la loi32 menaient généralement les entrevues judiciaires dans leur centre33. Les CAE/CAEJ ont également déclaré que des agents de protection de l’enfance (n=12) et des spécialistes des entrevues judiciaires (n=9) étaient leurs enquêteurs judiciaires; un centre a déclaré que des policiers ayant reçu une formation générale en entrevue judiciaire menaient les entrevues judiciaires sur place. Outre les entrevues judiciaires, parmi les CAE/CAEJ qui ont été en mesure de fournir un rapport, 1 936 clients ont reçu des services de santé mentale, 180 clients ont reçu une aide pour préparer une déclaration de la victime et 140 clients ont reçu une aide pour demander une indemnisation.

Tableau 3 : Services fournis par les CAE/CAEJ à leurs clients au cours de leur dernier exercice financier
Services fournis Nombre de clients Nombre de CAE/CAEJ
Entrevues judiciaires menées au CAE/CAEJ 8 430 25
Entrevues judiciaires menées ailleurs 1 834 6
Services de santé mentale fournis par le personnel des CAE/CAEJ ou les partenaires de l’ÉMD 1 936 16
Aide à la préparation des déclarations des victimes 180 7
Aide pour solliciter une indemnité 140 5

Remarque : Vingt-cinq CAE/CAEJ ont répondu à la question.

3.7.1 Chiens de soutien

Près de la moitié des CAE/CAEJ (13/28) ont déclaré avoir au moins un chien de soutien. En tout, ces centres disposaient de 23 chiens de soutien au moment de l’enquête, la médiane étant d’un chien de soutien par centre. Le type le plus courant de chien de soutien utilisé par les CAE/CAEJ est le chien de l’établissement (21/23), un chien dressé pour fournir des services et présenter des comportements particuliers répondant aux besoins de l’organisme. Un centre a déclaré avoir recours à un chien de thérapie et un autre à un chien d’assistance.

Une question complémentaire a été posée aux centres pour savoir quand et où les chiens de soutien étaient utilisés (voir le tableau 4). Tous les CAE/CAEJ disposant de chiens de soutien les utilisent généralement dans leur centre et la plupart d’entre eux les utilisent lors des rencontres des clients avec les partenaires de l’ÉMD et lors des entrevues judiciaires. Les chiens de soutien sont moins souvent utilisés lors d’un examen médico-légal ou lors de séances de counseling. Les CAE/CAEJ proposent généralement des chiens de soutien aux enfants et aux jeunes, ainsi qu’à leurs soignants, mais ils sont moins susceptibles de proposer des services de chiens de soutien aux soignants dans le cadre d’examens médico-légaux, d’accompagnements à l’audience, d’entrevues judiciaires et d’examens de témoignages en cour.

Tableau 4 : Moment où les chiens de soutien sont proposés par les CAE/CAEJ, par lieu
  Nombre de CAE/CAEJ
Moment où les chiens de soutien sont proposés Sur place Ailleurs a Sur place et ailleurs Total
Au CAE/CAEJ en général (p. ex. lors de la première visite) 7   6 13
Rencontres du client avec les partenaires de l’ÉMD 7   5 12
Entrevue judiciaire 9 1 2 12
Accompagnement à l’audience (y compris pendant le témoignage)   1 8 9
Préparation à la comparution 3 1 5 9
Examen du témoignage en cour 2 1 5 8
Aide à la préparation de la déclaration de la victime 2 1 3 6
Évaluation des traumatismes 3 1 2 6
Examen médico-légal 2 3   5
Séances de counseling 2   2 4
Autres b 1     1

a Le Sanare Centre a déclaré qu’il proposait des chiens de soutien ailleurs pour aider à la préparation des déclarations des victimes, à la préparation à la comparution, au témoignage en cours, aux entrevues judiciaires et aux examens médico-légaux, mais il était en train d’emménager dans un nouvel immeuble avec des partenaires au moment de l’enquête. Son objectif était de proposer des chiens de soutien sur place pour ces services dans leurs nouveaux locaux.

b Comprend le groupe de jeunes de la Common Ground Church.

Remarque : Treize CAE/CAEJ ont répondu à la question.

3.7.2 Services éducatifs

La majorité des CAE/CAEJ en service et en voie de mise en œuvre (29/33) ont déclaré qu’ils fournissaient un certain type de services éducatifs, quatre d’entre eux déclarant ne pas fournir de services éducatifs34. Les types de services éducatifs les plus courants proposés par les CAE/CAEJ sont les webinaires, les présentations et les ateliers (n=27)35, suivis par les campagnes médiatiques (n=19), les ressources en ligne (n=16), les activités communautaires (n=14) et les conférences (n=9). Les autres types de services éducatifs nommés par les centres comprennent la formation des partenaires de l’ÉMD (n=3) et la formation d’autres professionnels, des parents ou du public (n=2).

Tous les CAE/CAEJ qui fournissent des services éducatifs déclarent offrir au moins un type de service éducatif au grand public, et nombre d’entre eux fournissent également un service éducatif aux professionnels (28/29), aux enfants et aux jeunes (24/29) ainsi qu’aux parents et aux soignants (24/29). Les CAE/CAEJ ont généralement déclaré cibler des publics particuliers lorsqu’ils fournissent certains services éducatifs. Par exemple, les conférences, les webinaires, les présentations et les ateliers s’adressent généralement davantage aux professionnels. Les activités communautaires s’adressent davantage aux professionnels et au grand public. Les campagnes médiatiques s’adressent également plus souvent au grand public. D’autre part, les ressources en ligne sont généralement fournies à tous les publics, y compris les enfants et les jeunes, les parents et les soignants, les professionnels et le grand public.

3.8 Issues des cas

Il a été demandé aux CAE/CAEJ de communiquer des renseignements sur les issues des cas. Cependant, de nombreux centres n’ont pas accès à ces données ou ne sont pas en mesure de communiquer des données sur les issues des cas. Les CAE/CAEJ peuvent faire face à plusieurs difficultés en ce qui concerne la collecte des données sur les issues des cas et l’accès à de telles données. Certains ne sont parfois pas en mesure d’accéder aux données d’un partenaire de l’ÉMD qui utilise un système de base de données distinct; d’autres ne sont pas en mesure de recevoir les données d’un partenaire s’ils n’ont pas conclu d’entente de communication des données. Certains centres ont déclaré qu’ils ne disposaient pas des ressources nécessaires pour examiner le nombre de cas ou qu’un partenaire de l’ÉMD (p. ex. un agent de police) n’avait pas nécessairement le temps de compiler les données.

Bien que quelques CAE/CAEJ aient fourni des données sur les issues des cas, la plupart des données ont été exclues de cette section en raison d’un faible taux de réponse36. Neuf CAE/CAEJ ont déclaré que des accusations ont été portées dans 2 335 cas depuis le 1er janvier 2017. Ce chiffre n’est peut-être pas fiable et il convient d’être prudent lors de l’interprétation de cette information.

3.9 Installations adaptées aux enfants dans les palais de justice

Les installations adaptées aux enfants dans les palais de justice sont conçues de façon à ce que les enfants qui doivent témoigner se sentent aussi à l’aise que possible et que ces installations permettent d’atténuer l’anxiété et le stress qu’un enfant peut ressentir au tribunal. Ces palais de justice peuvent comprendre, par exemple, des salles d’attente, des salles d’audience et des couloirs adaptés aux enfants, colorés et dotés de meubles confortables et de jouets en peluche. Ces palais de justice peuvent également offrir une entrée arrière séparée et du personnel d’aide aux victimes pour les enfants et les jeunes qui témoignent. La moitié des CAE/CAEJ en service (14/28) ont déclaré que des installations adaptées aux enfants sont proposées dans les palais de justice de leur région. Dix ont déclaré que ces installations n’étaient pas proposées et quatre ont déclaré ne pas savoir si des installations adaptées aux enfants étaient proposées.

La plupart des centres (10/13)37 qui disposent d’installations adaptées aux enfants dans les palais de justice de leur région ont déclaré que ces installations comprennent des salles d’attente spécialement aménagées pour les enfants. Six CAE/CAEJ ont déclaré que les palais de justice disposent de salles de télévision en circuit fermé (TVCF), permettant à la victime ou au témoin de témoigner à l’extérieur de la salle d’audience par l’intermédiaire de la liaison vidéo de TVCF. Deux centres ont également déclaré que les palais de justice de leur région disposent d’une salle d’audience spécialement aménagée pour les enfants, qui peut offrir, par exemple, des écrans pour les témoins.

3.10 Salles de témoignage à distance dans les CAE/CAEJ

Ces dernières années, en partie sous l’impulsion de la pandémie de COVID-19, plusieurs CAE/CAEJ ont mis en place l’option de témoignage à distance pour faciliter la participation des enfants et des jeunes victimes et témoins aux procédures judiciaires. Les CAE/CAEJ peuvent proposer l’option de témoignage à distance soit dans une salle de témoignage à distance désignée, soit dans un autre local de leur centre. Cette nouvelle approche permet aux enfants et aux jeunes de témoigner dans un environnement sûr et adapté, où ils ne risquent pas de croiser l’accusé et où le risque d’être à nouveau traumatisés est réduit. Onze CAE/CAEJ ont déclaré avoir la possibilité de proposer l’option de témoignage à distance dans leur centre (voir la figure 6). Six CAE/CAEJ n’avaient pas la possibilité de proposer le témoignage à distance, tandis que 11 centres étaient en train de mettre en place ou d’envisager de proposer le témoignage à distance au moment de l’enquête.

Figure 6 : Capacité à offrir le témoignage à distance par CAE/CAEJ

Figure 6 : Capacité à offrir le témoignage à distance par CAE/CAEJ
Version texte

Il s’agit d’un diagramme circulaire comprenant trois sections colorées. La légende sous le graphique indique que la section verte correspond à « oui », la section orange à « en cours d’élaboration ou à l’étude » et la section rouge à « non ».

La première section est verte et représente les 11 centres qui ont déclaré être en mesure d’offrir le témoignage à distance. La deuxième section est orange et représente les 11 centres qui ont déclaré avoir développé ou envisagé de développer leur capacité à offrir le témoignage à distance. La dernière section est rouge et représente les six centres qui ont déclaré ne pas être en mesure d’offrir le témoignage à distance.

Remarque : Tous les CAE/CAEJ en service (28) ont répondu à la question.

Il a été demandé aux centres qui étaient en mesure de proposer l’option de témoignage à distance combien de fois le témoignage à distance avait été utilisé dans leur centre au cours du dernier exercice financier. Bien que la plupart des centres ont déclaré que le témoignage à distance était rarement (5/11) ou jamais (4/11) utilisé dans leur centre, deux CAE/CAEJ ont déclaré que le témoignage à distance avait été souvent utilisé dans leur centre au cours du dernier exercice. Pour mieux comprendre les obstacles à la mise en œuvre et à l’utilisation du témoignage à distance, le ministère de la Justice du Canada a mené des entrevues avec des représentants de centres qui offraient, n’offraient pas ou envisageaient d’offrir le témoignage à distance. Le rapport définitif sera accessible sur le site du ministère de la Justice du Canada.

3.11 Formation

La participation à la formation continue et aux possibilités de formation est essentielle au bon fonctionnement des CAE/CAEJ afin que le personnel et les membres de l’ÉMD soient correctement outillés pour répondre aux besoins de leurs clients. Les possibilités de formation peuvent inclure la participation à des ateliers ou à des conférences, les connaissances à jour au sujet des nouvelles recherches et de la nouvelle documentation, la participation à un examen interdisciplinaire par les pairs et l’apprentissage basé sur les compétences38. Tous les CAE/CAEJ en service et en voie de mise en œuvre (n=34)39 ont déclaré que leur personnel avait suivi une formation au cours du dernier exercice. En moyenne, le personnel des CAE/CAEJ a suivi environ six types de formation différents au cours de leur dernier exercice financier. La plupart des CAE/CAEJ ont déclaré que leur personnel avait suivi une formation sur les pratiques et les organismes tenant compte des traumatismes, sur la santé mentale, sur la diversité et l’inclusion et sur la violence faite aux enfants (voir le tableau 5).

Deux CAE/CAEJ ont également nommé d’autres sujets de formation, notamment :

Tableau 5 : Sujets des formations suivies par le personnel des CAE/CAEJ au cours de leur dernier exercice financier40

Sujets de formation
Nombre de CAE/CAEJ
Pratiques tenant compte des traumatismes/organismes tenant compte des traumatismes 30
Santé mentale a 28
Violence faite aux enfants b 27
Diversité et inclusion c 27
Aide aux victimes et défense de leurs droits d 25
Équipe multidisciplinaire e 24
Entrevue judiciaire f 17
Capacité organisationnelle g 7
Autre h 1

a Comprend le mieux-être des clients, le mieux-être du personnel et des partenaires du CAE/CAEJ, les services thérapeutiques, les traumatismes vicariants, les cours de premiers secours en santé mentale et la formation en counseling en cas de violence sexuelle.

b Comprend la prévention, l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet, la formation sur les signes de la traite de personnes et la sécurité sur Internet.

c Comprend le contexte culturel du traumatisme et la formation sur un groupe de clients particulier, comme les enfants autochtones.

d Comprend le rôle de défenseur des droits de la victime, la formation de chiens de soutien, la préparation à la comparution et le soutien connexe.

e Comprend des examens des cas et des exercices favorisant l’esprit d’équipe.

f Comprend la formation en sciences judiciaires et sur le processus d’enquête.

g Comprend le programme de bénévolat et les collectes de fonds.

h Comprend une formation sur les jeunes ayant des comportements sexuels problématiques, l’équité des données, la consommation de substances et la réduction de la violence, la compréhension de la haine et de l’extrémisme ainsi que les troubles de l’alimentation.

Remarques :

En outre, 17 CAE/CAEJ en service ou en voie de mise en œuvre ont fait part de sujets de formations qui pourraient être utiles pour leur personnel. La formation sur la santé mentale est l’un des types de formation les plus fréquemment suivis au cours de leur dernier exercice; c’est aussi le type de formation le plus souvent considéré comme potentiellement utile pour le personnel à l’avenir. Les CAE/CAEJ ont précisément déclaré que les formations sur les sujets de santé mentale suivants pourraient être utiles : risque de suicide et intervention, réponses thérapeutiques aux comportements sexuels problématiques, nouvelles approches de traitement, dissociation, interventions thérapeutiques lors de délinquance entre pairs, traumatisme vicariant et stratégies de réduction de l’anxiété pour les enfants lorsqu’ils ont à témoigner.

Les CAE/CAEJ estiment que d’autres sujets de formation pourraient être utiles pour le personnel :

3.12 Recherche et évaluation

La recherche permet de définir les mesures qui pourraient être et qui sont efficaces pour aider les enfants victimes et les jeunes victimes servis par les CAE/CAEJ. De même, l’évaluation permet de déterminer l’efficacité, l’efficience et la pertinence des modèles et des offres des CAE/CAEJ existants. Une évaluation peut être formative ou sommative et peut porter sur un service ou sur une partie ou l’ensemble du CAE ou CAEJ.

En tout, 22 CAE/CAEJ ont déclaré mener des activités de recherche, neuf ont déclaré ne pas en mener et quatre ont déclaré ne pas savoir si leur centre menait des activités de recherche. Parmi les CAE/CAEJ qui mènent des activités de recherche, 16 ont déclaré qu’ils menaient des activités de recherche en collaboration avec d’autres, le plus souvent avec des chercheurs universitaires affiliés à une université (8/16). Quelques centres ont également déclaré collaborer avec leur réseau provincial (5/16) ou avec un autre CAE ou CAEJ (2/16). En outre, deux CAE/CAEJ menant des activités de recherche ont déclaré qu’ils menaient ces activités à la fois de façon indépendante et en collaboration; quatre autres centres ont déclaré qu’ils menaient ces activités de façon indépendante.

Les CAE/CAEJ ont eu également à dire s’ils avaient participé à de la recherche menée par d’autres organismes, comme des organismes gouvernementaux, scolaires ou non gouvernementaux, au-delà de leur participation à l’enquête sur les opérations du ministère de la Justice du Canada. Environ un tiers des CAE/CAEJ (12/35) ont déclaré qu’ils participaient à de la recherche menée par d’autres organismes, tandis que 19 ne le font pas et quatre ne savent pas vraiment s’ils ont participé à des activités de recherche menées par d’autres organismes.

En ce qui concerne les évaluations, plus de la moitié (20/35) des CAE/CAEJ ont fait l’objet ou étaient en train de faire l’objet d’une évaluation. Sur ces 20 centres, la moitié a déclaré avoir fait l’objet d’une évaluation dans le passé et l’autre moitié a précisé être en train de faire l’objet d’une évaluation au moment de l’enquête41. En revanche, 14 CAE/CAEJ ont déclaré n’avoir jamais fait l’objet d’une évaluation42.

3.13 Financement

Le financement peut constituer une difficulté importante pour les CAE/CAEJ. Les CAE/CAEJ étant des organismes communautaires, il est essentiel pour eux d’obtenir du financement pour maintenir, améliorer et étendre leurs services et leurs activités. Le ministère de la Justice du Canada, par l’intermédiaire du Fonds d’aide aux victimes, fournit des fonds aux CAE/CAEJ pour soutenir la mise en œuvre de nouveaux centres, des centres en voie de mise en œuvre ou les premières étapes de la mise en œuvre de centres, la prestation de services de centres en service ainsi que la mise en œuvre de réseaux et le renforcement des capacités. Les CAE/CAEJ peuvent également recevoir du financement d’autres sources, comme d’autres ministères fédéraux, un gouvernement provincial ou territorial, une administration municipale, des fondations privées, des donateurs et des activités de collecte de fonds.

Presque tous les centres en service et en voie de mise en œuvre (33/35) ont communiqué leur budget annuel pour le dernier exercice43. Globalement, la majorité (21/33) disposait d’un budget annuel inférieur à 500 000 $ au cours de leur dernier exercice. Les 12 autres CAE/CAEJ ont déclaré avoir un budget annuel compris entre 500 000 $ et 5 millions de dollars (voir la figure 7).

Figure 7 : Budget annuel des CAE/CAEJ au cours de leur dernier exercice financier

Figure 7 : Budget annuel des CAE/CAEJ au cours de leur dernier exercice financier
Version texte

Il s’agit d’un graphique à colonnes comprenant six colonnes bleues. L’axe des x indique le budget annuel des CAE/CAEJ, allant de moins de 100 000 $ à entre 2 millions et 5 millions de dollars. L’axe des y indique le nombre de centres de 0 à 14 par multiples de deux.

La première colonne, « Moins de 100 000 $ », indique que 2 centres ont déclaré disposer de ce budget annuel. La deuxième colonne, « Entre 100 000 $ et 249 000 $ », indique 13 centres. La troisième colonne, « Entre 250 000 $ et 499 999 $ », indique 6 centres. La quatrième colonne, « Entre 500 000 $ et 999 999 $ », indique 4 centres. La cinquième colonne, « Entre 1 million et 1,99 million de dollars », indique 3 centres. La dernière colonne, « Entre 2 millions et 5 millions de dollars », indique 5 centres.

Remarque : Trente-trois CAE/CAEJ ont répondu à la question.

Tous les CAE/CAEJ en voie de mise en œuvre ont déclaré avoir un budget annuel inférieur à 250 000 $, à l’exception d’un centre en voie de mise en œuvre qui avait un budget annuel entre 250 000 $ et 499 999 $. En revanche, les CAE/CAEJ en service disposaient d’un budget annuel médian de 250 000 $ à 499 999 $ au cours de leur dernier exercice financier. Lors de l’interprétation de ces résultats, il est important de se rappeler que chaque CAE ou CAEJ a une structure différente et dessert des collectivités différentes pour ce qui est de la taille, de la situation géographique et de l’environnement socioculturel. Le budget de fonctionnement d’un centre peut également ne pas refléter les moyens nécessaires pour mettre pleinement en œuvre le modèle de CAE ou de CAEJ de manière à obtenir les meilleurs résultats pour les enfants, les jeunes et les familles qu’il sert.

Interrogés sur les aspects pour lesquels les CAE/CAEJ auraient besoin d’un appui et de fonds supplémentaires, presque tous les CAE/CAEJ au budget annuel inférieur à 500 000 $ (n=17)44 ont déclaré qu’ils avaient du mal à obtenir un financement suffisant pour couvrir les coûts de fonctionnement, comme les installations ou le personnel. En outre, six autres CAE/CAEJ, soit trois ayant un budget annuel de 500 000 $ à 999 999 $ et trois ayant un budget annuel de 2 millions à 5 millions de dollars, ont également déclaré avoir besoin de plus de fonds pour couvrir les coûts de fonctionnement; au total, plus des quatre cinquièmes des centres (23/27)45 ont soulevé cette difficulté. Quelques CAE/CAEJ ont également déclaré qu’ils auraient besoin de fonds pour mettre en place des salles de témoignage à distance et agrandir leur centre, soit en mettant en œuvre de nouveaux emplacements, soit en pilotant différents projets.

Tableau 6 : Sources de financement des CAE/CAEJ
Sources de financement Nombre de CAE/CAEJ
Subventions/financement du gouvernement fédéral 32
Secteur privé/donateurs 25
Subventions/financement du gouvernement provincial ou territorial 25
Activités de collecte de fonds 19
Fondations 18
Subventions/financement de l’administration municipale 14
Partenaires de l’ÉMD 7
Organisme d’accueil 6

Remarques :

  1. Tous les CAE/CAEJ (35) ont répondu à la question.
  2. Les options de réponse n’étaient pas mutuellement exclusives. Les CAE/CAEJ ont été invités à sélectionner toutes les sources par lesquelles ils ont reçu du financement.

Comme l’indique le tableau 6 ci-dessus, presque tous les CAE/CAEJ ont reçu des subventions ou du financement du gouvernement fédéral pour couvrir une partie de leurs coûts de fonctionnement. La majorité d’entre eux ont reçu une partie de leur financement sous forme de subventions ou de financement du gouvernement provincial ou territorial, ainsi que du secteur privé et de donateurs. Plus de la moitié d’entre eux ont également reçu une partie de leur financement par l’intermédiaire d’activités de collecte de fonds et de fondations. Certains centres ont reçu du financement d’autres sources, notamment par des subventions et du financement d’une administration municipale, des partenaires de l’ÉMD et de leur organisme d’accueil, s’il y a lieu. Lors de l’interprétation de ces résultats, il est important de se rappeler que le nombre de CAE/CAEJ ayant reçu du financement de ces différentes sources ne tient pas compte du montant du financement provenant de ces sources.

3.14 Plus grandes réussites et difficultés

Dans la dernière partie de l’enquête, les CAE/CAEJ en service et en voie de mise en œuvre ont été invités à faire part de leur plus grande réussite et de leur plus grande difficulté. Bien qu’il ait été demandé aux centres de donner seulement une réussite et une difficulté, certains CAE/CAEJ ont fait part de plusieurs réussites et de plusieurs difficultés. Par conséquent, les chiffres fournis ci-dessous ne correspondent pas au nombre total de centres ayant répondu aux questions sur le sujet.

En ce qui concerne les plus grandes réussites, les réponses varient considérablement, ce qui montre la situation de diversité au sein des CAE/CAEJ. La réussite la plus souvent mentionnée (8/33)46 repose sur les partenariats solides des centres avec les partenaires de l’ÉMD, par exemple, sur la façon des centres de renforcer leurs relations avec les partenaires grâce à un respect et à une confiance mutuels, sur la façon de travailler ensemble de manière transparente et sur l’inclusion de professionnels compétents et dévoués au sein de l’ÉMD. Une autre réussite mentionnée (7/33) concerne le modèle de CAE et de CAEJ, qui, selon les centres, aide les enfants, les jeunes et leurs familles et a apporté un changement considérable dans leur collectivité. Les CAE/CAEJ ont également dit connaître du succès dans leurs activités d’enseignement et de sensibilisation (6/33) et relativement au nombre de clients et de familles qu’ils servent (5/33).

Tous les CAE/CAEJ ont fait part de leurs plus grandes difficultés. Plus de la moitié (19/35) ont déclaré avoir des difficultés à obtenir un financement durable pour leur personnel, leurs services, leurs installations et leur expansion. En particulier, cinq de ces centres ont soulevé la difficulté d’obtenir un financement durable pour les ressources en personnel, qu’ils considèrent comme essentielles pour servir leur collectivité et ses besoins croissants.

Bien que les partenariats de l’ÉMD soient considérés comme une réussite par plusieurs CAE et CAEJ, la collaboration entre les partenaires est également considérée comme une difficulté par environ un quart des CAE/CAEJ (9/35). Ces difficultés comprennent la nécessité d’établir des relations continues, les problèmes liés à la création de changements et à la collaboration avec les partenaires de l’ÉMD pour changer les choses et s’adapter, les problèmes de communication, le manque de collaboration avec certains partenaires ou entre les partenaires ainsi que les difficultés à obtenir un financement de la part de leurs partenaires.

En outre, six centres ont fait état de difficultés en matière de ressources humaines, telles que des problèmes de maintien en poste et de roulement du personnel, la pénurie de main-d’œuvre, des problèmes pour combler les lacunes en matière d’expertise au sein de l’équipe et des difficultés à recruter du personnel autochtone. Quatre centres ont également fait état de difficultés à faire connaître leur centre, notamment en ce qui concerne son existence et ses services, le recrutement de champions et la reconnaissance du modèle de CAE et de CAEJ.