La conduite automobile sous l’influence de drogues : recueil d’études de recherche

Sources annotées (suite)

France

40. Marquet, P., P. Delpla, S. Kerguelen, J. Bremond, F. Facy, M. Garnier, B. Guery, M. Lhermitte, D. Mathe, A. Pelissier, C. Renaudeau, P. Vest et J. Seguela.

« Prevalence of drugs of abuse in urine of drivers involved in road accidents in France: A collaborative study », Journal of Forensic Sciences, vol. 43, no 4 (1998), p. 806-811.

Aperçu

Étude cas-témoins de patients admis à l’urgence en France

Type d’étude, population(s) et fraction contrôlée

296 personnes, âgées de 18 à 35 ans, qui conduisaient des véhicules à moteur (tous types) et qui ont été recrutées en France dans des salles d’urgence, quelle que soit la gravité de leur blessure

Groupe témoin de 278 patients (âgés de 18 à 35 ans) admis pendant la même période pour des raisons autres qu’un traumatisme

Étude cas-témoins

Délai prescrit non précisé

Drogues examinées (valeurs repères pour détection)
Méthode de dépistage et moyen utilisés

Échantillon d’urine

Autres variables dépendantes
Constatations (y compris méthodes statistiques)

Régression logistique par degrés

En général, aucune différence significative entre les conducteurs de véhicules et les patients sur le plan de la prévalence du cannabis (14 % c. 8 %, p=0,054)

Parmi les conducteurs, consommation surtout masculine (deux fois plus d’hommes que de femmes)

Cette différence est significative dans la partie de l’étude portant uniquement sur les femmes (avec ajustement selon l’âge) (8 % chez les conductrices c. 2 % chez les patientes)

Prévalence significativement plus élevée de cannabinoïdes chez les conducteurs par rapport aux conductrices (16 % c. 8 %) ainsi qu’aux patients (12 % c. 2 %)

En général, par de différences significatives entre les conducteurs et les patients pour ce qui est de la prévalence d’opiacés (11 % c. 10 %)

En ce qui concerne les sujets dépistés positifs à la fois aux cannabinoïdes et aux opiacés, on constate, tant chez les conducteurs et que chez les patients de sexe masculin, une prévalence significative des opiacés plus élevée que chez les conducteurs et les patients dépistés négatifs aux cannabinoïdes