Comité permanent de la justice et des droits de la personne - Nomination de l'honorable Nicholas Kasirer à la Cour suprême du Canada - 25 juillet 2019

Onglet D Documents clés de mise en contexte - processus de 2016 et de 2017

Résumé de l’audience du Comité de la justice sur la nomination du juge Rowe
24 octobre 2016, de 15 h 30 à 17 h

Résumé du rapport du 25 novembre 2016 du Comité consultatif indépendant

Le 25 novembre 2016, le Comité consultatif indépendant sur la nomination des juges de la Cour suprême du Canada (CCI) a soumis son rapport au premier ministre sur le processus de nomination qui avait eu lieu cette même année. Conformément au mandat du CCI, ce rapport comporte des renseignements sur l’exécution dudit mandat et sur les frais liés aux activités du CCI, de même que des statistiques relatives aux candidatures reçues. Il comporte aussi des recommandations visant à améliorer le processus. Les faits saillants en ces matières sont résumés ci-dessous.

Processus

Le CCI a effectué son travail au moyen de réunions en personne et de conférences téléphoniques. Ses membres ont rencontré la juge en chef du Canada pour obtenir son point de vue sur les besoins de la Cour, et ils ont pris contact avec diverses organisations des domaines juridique et judiciaire en vue d’encourager les personnes qualifiées à poser leur candidature. Dans les cas où ces organisations ont proposé des candidatures, le CCI a écrit directement aux personnes concernées pour leur demander d’envisager de se porter candidates. Le CCI a rencontré en entrevue dix personnes candidates, dont le degré de bilinguisme a été évalué par le Commissariat à la magistrature fédérale (CMF). Sur la liste restreinte fournie au premier ministre, les cinq candidatures proposées étaient présentées sans ordre de préférence, et on y résumait les qualités de chacune des personnes candidates ainsi que les résultats de leur évaluation en matière de bilinguisme.

Coûts

Le CCI estime que le processus a coûté environ 215 000 $. Cette somme comprend les 92 772,74 $ consacrés aux frais de déplacement et aux indemnités journalières de ses membres, de même que les 10 000 $ de frais de déplacement remboursés aux personnes candidates rencontrées en entrevue. Les coûts restants ont été assumés par le CMF relativement aux salaires supplémentaires, aux services professionnels, à la traduction, aux TI, aux télécommunications et aux fournitures.

Statistiques

Le CCI a reçu 31 candidatures. Le bassin de personnes candidates était relativement diversifié : 13 femmes; 7 francophones; 12 membres de groupes ethniques, culturels ou autres; 3 membres de minorités visibles; 4 autochtones; 2 personnes handicapées; 2 LGBTQ2. Il est à noter que certaines personnes candidates ont déclaré leur appartenance à plus d’un groupe visé. La portée pancanadienne du processus a permis d’attirer des candidatures de bien au-delà du Canada atlantique : en fait, des personnes candidates se sont manifestées dans huit provinces différentes. Quatorze de ces personnes représentaient le Canada atlantique, mais il n’y a eu aucune candidature de l’Île-du-Prince-Édouard. Il y en a eu onze de l’Ontario, trois du Québec, une du Manitoba, une de la Saskatchewan et une de la Colombie-Britannique. Aucune personne candidate ne représentait l’Alberta ou les territoires.

Recommandations aux fins d’amélioration

Selon le CCI, le processus pourrait être amélioré à quatre égards :

Résumé du rapport du 22 février 2017 du Comité de la justice

Le Comité permanent de la justice et des droits de la personne de la Chambre des communes (Comité de la Justice) a déposé le 22 février 2017 son rapport intitulé Le nouveau processus de nomination des juges à la Cour suprême du Canada.

Ce rapport unanime du Comité de la justice est rédigé sur un ton globalement très positif, et il est favorable aux éléments clés du nouveau processus qu’a utilisé le gouvernement pour nommer le juge Rowe. Ce rapport comporte sept recommandations, dont on retrouve la liste complète à partir de la page 11. Voici le résumé de ces recommandations :

Recommandation 1 – que le Comité consultatif indépendant (CCI) devienne un élément permanent du processus, et que la majorité de ses membres soient nommés par des organisations juridiques non gouvernementales et comprennent aussi des membres exerçant des professions autres que juridique (comme c’était le cas pour le processus qui a mené à la nomination du juge Rowe). Il y a lieu de noter que, selon le Comité, la réussite du processus tenait « au fait que les membres du Comité consultatif étaient qualifiés et qu’ils avaient tous été nommés de manière non partisane ». Le rapport ne propose à aucun moment d’assurer la représentation des parlementaires au CCI.

Recommandation 2 – que la sélection des membres du CCI tienne compte de la diversité du Canada.

Recommandation 3 – que tous les membres du Comité de la justice qui sont prêts à signer un accord de confidentialité soient consultés au sujet de la courte liste de candidatures et à ce qu’ils reçoivent toute l’information dont dispose le CCI à propos des personnes figurant sur cette liste. Dans le cadre du processus qui avait mené à la nomination du juge Rowe, trois membres du Comité avaient été consultés.

Recommandation 4 – que la séance de questions et réponses à laquelle est soumise la personne choisie par le gouvernement ait lieu dans le cadre d’une réunion télédiffusée du Comité de la justice, où le privilège parlementaire (y compris l’immunité) s’appliquerait. D’autres parlementaires pourraient être invités à y participer. Le rapport confirme que la réunion a pour objectif de mieux connaître la personne candidate, et non d’effectuer un vote sur le choix d’une candidature.

Recommandation 5 – que les qualifications et les critères d’évaluation incluent « une déclaration sur l’importance du maintien de la représentation de chacune des régions du Canada, en fonction du calcul proportionnel historiquement reconnu ». Tout en soulignant « l’importance de la diversité au sein de la magistrature », le Comité a précisé « que cette diversité ne devrait pas s’obtenir aux dépens de la représentation régionale au sein de la magistrature ». Le Comité était d’avis que le déroulement du processus ayant mené à la nomination du juge Rowe représentait un écart par rapport à la convention établie, bien qu’ultimement le poste vacant ait été pourvu par un candidat de cette région.

Recommandation 6 – qu’une période d’au moins 90 jours soit prévue afin de permettre aux personnes intéressées de présenter leur candidature pour pourvoir un poste vacant. Selon le Comité de la justice, cette période « donnerait également au Comité consultatif suffisamment de temps pour solliciter des candidatures partout au pays ».

Recommandation 7 – que le ministère de la Justice et le président du CCI continuent de comparaître devant le Comité de la justice pour expliquer le déroulement du processus et le choix de la personne à nommer.

Résumé de l’audience du Comité de la justice sur la nomination de la juge Martin
4 décembre 2017, de 15 h 30 à 16 h 30

Résumé du rapport du 17 janvier 2018 du Comité consultatif indépendant

Le 17 janvier 2018, le Comité consultatif indépendant sur la nomination des juges de la Cour suprême du Canada (CCI) a soumis son rapport au premier ministre sur le processus de nomination qui avait eu lieu en 2017. Conformément au mandat du CCI, ce rapport comporte des renseignements sur l’exécution dudit mandat et sur les frais liés aux activités du CCI, de même que des statistiques relatives aux candidatures reçues. Il comporte aussi des recommandations visant à améliorer le processus. Les faits saillants en ces matières sont résumés ci-dessous.

Processus d’examen des candidatures

Statistiques démographiques

Coûts

Recommandations concernant les améliorations à apporter au processus