Rapport sur les résultats ministériels 2023-2024 du ministère de la Justice Canada

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Message du ministre

L’honorable Arif Virani de la Justice Canada

J’ai l’honneur de vous présenter le Rapport sur les résultats ministériels de 2023‑2024 du ministère de la Justice Canada pour la période du 1er avril 2023 au 31 mars 2024.

Pendant cette période, le Ministère a travaillé d’arrache-pied pour faire progresser une multitude de priorités du gouvernement du Canada en offrant des services législatifs, de consultation juridique et de contentieux et autres types de services professionnels à tous les ministères clients dans l’ensemble du gouvernement, ainsi qu’à moi‑même dans le cadre de mon double rôle à titre de ministre de la Justice et de procureur général du Canada. De plus, le Ministère a continué d’administrer un certain nombre de programmes qui assurent un financement et un soutien à certaines initiatives et certains services afin de contribuer à un système juridique canadien équitable, opportun et accessible.

À titre de ministre de la Justice, l’une de mes responsabilités fondamentales consiste à assurer la sécurité de la population canadienne, que ce soit dans nos communautés ou en ligne, et je suis fier du rôle que joue le ministère de la Justice Canada à l’égard de ces enjeux. Je parle notamment de sa contribution à l’élaboration et à la présentation du projet de loi C-63 pour créer une nouvelle Loi sur les préjudices en ligne, qui prévoit de lutter contre la propagation de la haine ainsi que des abus envers les enfants et leur exploitation sur le Web. De plus, le Ministère a soutenu Patrimoine canadien dans ses efforts d’élaborer le premier Plan d’action national de lutte contre la haine du Canada.

De plus, nous avons mis en œuvre des modifications législatives visant à améliorer le système de mise en liberté sous caution du Canada dans le cadre du projet de loi C-48. Ces réformes, élaborées en étroite collaboration avec les provinces et les territoires, sont entrées en vigueur le 4 janvier 2024. Nous avons également apporté des modifications au Code criminel afin de fournir des outils supplémentaires aux organismes d’application de la loi et aux procureurs pour lutter contre le vol de véhicules, y compris l’ajout de nouvelles infractions visant le détournement de voiture et les liens avec le crime organisé, ainsi que des infractions de possession ou de distribution d’outils électroniques utilisés pour commettre le vol de véhicules et le recyclage des produits de la criminalité au profit d’une organisation criminelle. Ces changements renforcent un cadre déjà solide pour lutter contre le crime organisé et le vol de véhicules.

Par l'entremise du projet de loi S-12, le Ministère a travaillé à la mise en œuvre de modifications législatives importantes en réponse à la décision de la Cour suprême du Canada dans l'affaire R. c. Ndhlovu. Ces modifications permettront de s'assurer que le Registre national des délinquants sexuels reste un outil utile pour la police afin de prévenir et d'enquêter sur les crimes de nature sexuelle, ainsi que pour renforcer le régime d'enregistrement des délinquants sexuels dans son ensemble.

L’un des objectifs les plus importants du Ministère est sans conteste la promotion d’une véritable réconciliation avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis en renforçant et en renouvelant les relations. Au cours de la dernière année, le Ministère a joué un rôle essentiel dans la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Notamment, il a dirigé l’élaboration du Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, publié le 21 juin 2023, qui contient 181 mesures transformatrices à mettre en place par plus de 25 ministères et organismes, en consultation et en collaboration avec les peuples autochtones. En outre, il a réalisé des consultations auprès de ses partenaires autochtones et a contribué à l’adoption par le Sénat du projet de loi S-13, qui prévoit d’ajouter une disposition de non‑dérogation à la Loi d’interprétation et de faire respecter les droits ancestraux et issus de traités des peuples autochtones reconnus et confirmés en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Le Ministère a également appuyé le travail de l’interlocutrice spéciale indépendante pour les enfants disparus et les tombes et les sépultures anonymes en lien avec les pensionnats indiens.

Par ailleurs, le Ministère a poursuivi le travail essentiel visant à élaborer la Stratégie en matière de justice autochtone, en consultation et collaboration avec une représentation diversifiée de partenaires autochtones, et en collaboration étroite avec les provinces et les territoires, pour réduire la discrimination systémique et la surreprésentation des peuples autochtones dans le système juridique du Canada.

Le Ministère a dirigé les efforts gouvernementaux pour élaborer la Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires afin de lutter contre le racisme et la discrimination systémique envers les personnes noires qui ont mené à leur surreprésentation dans le système de justice pénale, y compris en tant que victimes d’actes criminels. Il a collaboré avec un groupe directeur externe composé de neuf experts et dirigeants provenant de communautés noires de partout au Canada pour prodiguer des conseils sur l’élaboration de la Stratégie et veiller à ce qu’elle reflète la diversité des expériences et des contextes régionaux des personnes noires au Canada. 

Le ministère de la Justice Canada a travaillé à la mise sur pied d'une Commission indépendante d'examen des erreurs judiciaires par l'entremise du projet de loi C-40, pour remplacer le processus actuel d'examen ministériel et rendre le processus plus efficace et accessible. Une commission indépendante dédiée exclusivement à l'examen des erreurs judiciaires contribuera à améliorer l'accès à la justice en facilitant et en accélérant l'examen des demandes des personnes potentiellement condamnées à tort, y compris pour les Autochtones, les personnes noires et les membres d'autres populations racialisées ou marginalisées.

Pendant cette période, le Ministère a également contribué à la réforme du droit pénal en mettant en place une panoplie d’initiatives, et a travaillé à promouvoir la sécurité du public en rendant le système juridique plus équitable et accessible. Il continue également à soutenir les victimes et les survivants d’actes criminels, et cherche les moyens de leur garantir un traitement axé sur le respect et la dignité dans le système de justice pénale. Je remercie particulièrement le Ministère pour son renouvellement du financement fédéral à l’égard des Unités de liaison pour l’information à l’intention des familles. Non seulement ce travail a été conçu pour mettre en œuvre les engagements axés sur les victimes mentionnées dans la Voie fédérale concernant les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées et dans le Plan d’action national connexe corédigé en 2021, mais également pour donner vie (grâce à nos leviers fédéraux) à l’appel à l’action 40.

Beaucoup de progrès ont été réalisés au cours de la dernière année pour améliorer le système juridique au Canada, mais il nous reste encore de nombreux défis à relever.

J’aimerais remercier tous les employés du ministère de la Justice Canada pour la qualité et le professionnalisme qui caractérisent l'ensemble de leur travail, et pour leur engagement à servir le public et à rendre le système juridique plus équitable, accessible et pertinent pour tous.

L’honorable Arif Virani, C.P., député
Ministre de la Justice et procureur général du Canada

Résultats : Nos réalisations

Responsabilités essentielles et services internes

Responsabilité essentielle 1 : Services juridiques

Description

Le ministre de la Justice et procureur général du Canada offre des services juridiques au gouvernement fédéral et à ses ministères et organismes. Le Ministre est responsable de s’assurer que l’administration des affaires publiques est effectuée en vertu de la loi. Le Ministre est également responsable de l’examen de tous les projets de loi du gouvernement et de tous les règlements du gouvernement pour éviter la non-conformité avec la Charte canadienne des droits et libertés. De plus, le procureur général est responsable de la formulation de conseils pour les administrateurs généraux sur toutes les questions de droit et de la direction de tous les procès pour les ministères et organismes fédéraux qui sont en lien avec tous les sujets portant sur des matières de compétence fédérale.

Progrès à l’égard des résultats

Cette section présente les mesures prises par le ministère de la Justice Canada pour atteindre les résultats et les cibles relativement aux Services juridiques. Les renseignements sont présentés par résultat ministériel.

Tableau 1 : Cibles et résultats relativement aux services juridiques

Le tableau 1 fournit un résumé des cibles et des résultats réels pour chaque indicateur associé aux résultats liés aux Services juridiques.

Indicateurs de résultat ministériel
Cible
Date d’atteinte des cibles
Résultats réels
La cote de satisfaction moyenne des clients sur la qualité globale des services juridiques.
8,0 ou plus sur une échelle de 10 points
Mars 2024
2021-2022 : 8,6Note de bas de page 1
2022-2023 : 8,6Note de bas de page 2
2023-2024 : 8,7Note de bas de page 3
La cote de satisfaction moyenne des clients sur la prestation des services juridiques selon les normes de service.
8,0 ou plus sur une échelle de 10 points
Mars 2024
2021-2022 : 8,8Note de bas de page 4
2022-2023 : 8,7Note de bas de page 5
2023-2024 : 8,8Note de bas de page 6
Pourcentage des dossiers de contentieux résolus au cours d’un exercice de façon satisfaisante du point de vue de l’État (entendus ou réglés).
75 % ou plus
Mars 2024
2021-2022 : 92 %
2022-2023 : 90 %
2023-2024 : 93 %

Des renseignements supplémentaires sur les résultats détaillés et l’information sur le rendement pour le répertoire des programmes du ministère de la Justice Canada figurent dans l’InfoBase du GC.

Renseignements sur les résultats

La section suivante décrit les résultats obtenus relativement aux services juridiques en 2023‑2024 en les comparant aux résultats prévus dans le Plan ministériel du ministère de la Justice Canada pour l’exercice.

Principaux risques

Relations externes

Le fait d’établir et de conserver des relations productives avec les ministères clients, les partenaires et les intervenants permet au ministère de la Justice Canada d’atteindre les résultats escomptés.

Puisque les pratiques juridiques, les priorités des clients et les demandes de services juridiques évoluent, ces relations risquent d’être affaiblies si elles ne sont pas activement entretenues. Afin d’atténuer ces risques, le Ministère a déployé des efforts, conformément à sa priorité, afin de renforcer les partenariats axés sur la clientèle en continuant à améliorer les processus opérationnels, à fournir des évaluations significatives des risques juridiques, et à agir en tant que partenaire de confiance et de collaboration. Notamment, le Ministère a :

  • Continué de mettre l’accent sur la collaboration et la planification conjointe avec les ministères clients et les partenaires des organismes centraux afin de respecter les priorités du gouvernement et des clients. Par exemple, le Ministère a coprésidé un comité interministériel des sous-ministres permettant aux hauts fonctionnaires de se regrouper pour collaborer sur les questions de litige qui concernent le gouvernement.
  • Continué d’entretenir de manière proactive des discussions avec les ministères clients afin de répondre à leurs besoins juridiques, et de prendre en compte l’environnement, la position et les besoins des clients lors de la prestation de conseils juridiques pratiques et stratégiques fondés sur les pratiques exemplaires en matière de gestion des risques juridiques. Par exemple, le Ministère a élaboré des formations pour permettre aux clients de participer à la conduite et à la résolution de leurs dossiers juridiques d’une manière plus complète.
  • Examiné et revu l’approche de l’évaluation et de la communication du risque juridique. Un nouveau Cadre du risque juridique a été mis à jour pour soutenir les avocats du Ministère dans la prestation des services de conseils en matière de risque juridique de grande qualité, clairs, et judicieux qui répondent aux besoins des clients et qui guident la prise de décision. Le nouveau Cadre sera mis en œuvre en 2024‑2025.
  • Lancé le cinquième cycle du Sondage sur la satisfaction des clients des services juridiques. Ce cycle a utilisé une version renouvelée du sondage afin de s’assurer qu’il demeure pertinent et qu’il réponde toujours aux besoins des clients et aux normes de service.

Ressources nécessaires pour obtenir les résultats prévus

Tableau 2 : Aperçu des ressources requises pour les Services juridiques
Le tableau 2 fournit un résumé des dépenses prévues et réelles et des équivalents temps plein (ETP) requis pour atteindre ces résultats.
Ressources
Prévues
Réelles
Dépenses
234 869 583 $
226 652 246 $
ETP
3 681
3 897

Des renseignements exhaustifs sur les ressources financières et les ressources humaines en ce qui concerne le répertoire des programmes du ministère de la Justice Canada se trouvent dans l’InfoBase du GC.

L’écart entre les dépenses prévues et les dépenses réelles est principalement dû à une augmentation des services juridiques fournis, principalement dans le cadre de litiges. Cette augmentation des services a entraîné une hausse des recettes, ce qui a contrebalancé les dépenses.

L’écart entre les ETP prévus et réels s’explique par le personnel supplémentaire ajouté pour répondre à la hausse des demandes pour tous les types de services juridiques, y compris les efforts pour lutter contre la fraude fiscale, les engagements en matière de sécurité publique des Canadiens, les affaires concernant les peuples autochtones, les efforts pour promouvoir la sécurité économique et combattre l’ingérence étrangère, et les réponses en matière d’immigration et de réfugiés.

Priorités pangouvernementales connexes

Répertoire des programmes

Les Services juridiques sont appuyés par les programmes suivants :

  • Services de consultation juridique
  • Services de contentieux
  • Services législatifs

Des renseignements supplémentaires sur le répertoire des programmes pour les Services juridiques se trouvent sur la page Résultats dans l’InfoBase du GC.

Responsabilité essentielle 2 : Support au système de justice

Description

Le Ministère joue un rôle essentiel afin d’assurer un système de justice canadien juste, pertinent et accessible. Il s’agit d’une responsabilité partagée entre une vaste gamme d’intervenants, dont le Parlement, le pouvoir judiciaire, les ministères et organismes fédéraux, les partenaires des gouvernements provinciaux, territoriaux et municipaux, un large éventail d’organisations et d’intervenants non gouvernementaux et, en fin de compte, tous les Canadiens.

Progrès à l’égard des résultats

Cette section présente les mesures prises par le Ministère pour atteindre les résultats et les cibles en matière de Support au système de justice. Les détails sont présentés par résultat ministériel.

Tableau 3 : Cibles et résultats relativement au Support au système de justice

Le tableau 3 fournit un résumé des cibles et des résultats réels pour chaque indicateur associé aux résultats liés au Support au système de justice.

Les lois et politiques de Justice Canada respectent la règle de droit et favorisent le respect des droits et un cadre juridique juste, accessible et pertinent au Canada
Indicateurs de résultat ministériel
Cible
Date d’atteinte des cibles
Résultats réels
La cote internationale du Canada en ce qui a trait à la règle de droit
Premier 10 %
Mars 2024

2021-2022 : 8,6 % (12e/140)

2022-2023 : 8,5 % (12e/142)

2023-2024 : Non disponibleNote de bas de page 7

Pourcentage de Canadiens qui ont confiance que le système de justice pénale canadien est juste pour tous
Mars 2025

2021-2022 : 50 % des Canadiens ont une confiance modérée ou élevée que le système de justice pénale est justeNote de bas de page 9

2022-2023 : 50 % des Canadiens ont une confiance modérée ou élevée que le système de justice pénale est justeNote de bas de page 10

2023-2024 : Non disponibleNote de bas de page 11

Pourcentage de Canadiens qui ont confiance que le système de justice pénale canadien est accessible pour tous
Mars 2025

2021-2022 : 58 % des Canadiens ont une confiance modérée ou élevée que le système de justice pénale est accessibleNote de bas de page 13

2022-2023 : 58 % des Canadiens ont une confiance modérée ou élevée que le système de justice pénale est accessibleNote de bas de page 14

2023-2024 : Non disponible Note de bas de page 15

Nombre de contestations constitutionnelles devant les cours d’appel provinciales et territoriales et la Cour suprême du Canada
Sans objet
2021-2022 :
Cours d’appel provinciales/territoriales : 17
Cour d’appel fédérale : 1
Cour suprême du Canada : 4
2022-2023 :
Cours d’appel provinciales/territoriales : 35
Cour d’appel fédérale : 4
Cour suprême du Canada : 3
2023-2024 :
Cours d’appel provinciales/territoriales : 35
Cour d’appel fédérale : 0
Cour suprême du Canada : 5
Le système de justice pénale soutient d’autres moyens de répondre aux causes et conséquences des infractions
Indicateurs de résultat ministériel
Cible
Date d’atteinte des cibles
Résultats réels
Nombre de programmes de justice réparatrice offerts
Mars 2024

2021-2022 : 462 programmes de justice réparatrice

2022-2023 : 431 programmes de justice réparatriceNote de bas de page 18

2023-2024 : 394 programmes de justice réparatrice Note de bas de page 19

Pourcentage de cas portés devant les tribunaux pour adultes qui reçoivent une peine ne comportant pas de placement sous garde
Entre 52 % et 56 %
Mars 2024

2021-2022 : 62 % des adultes ont reçu une peine ne comportant pas de placement sous gardeNote de bas de page 20

2022-2023 : Non disponibleNote de bas de page 21

2023-2024 : Non disponibleNote de bas de page 22

Pourcentage de cas portés devant les tribunaux de la jeunesse qui reçoivent une peine ne comportant pas de placement sous garde
85 % ou plus
Mars 2024

2021-2022 : 91 %Note de bas de page 23

2022-2023 : Non disponibleNote de bas de page 24

2023-2024 : Non disponibleNote de bas de page 25

Nombre de jeunes recevant un traitement spécialisé dans le cadre du Programme de placement et de surveillance intensif de réadaptationNote de bas de page 26
90 ou plus
Mars 2024

2021-2022 : 107Note de bas de page 27

2022-2023 : 113Note de bas de page 28

2023-2024 : 124

Les Canadiens qui ont des démêlés avec le système de justice bénéficient de l’accès aux services appropriés, permettant un système de justice équitable, opportun et accessible
Indicateurs de résultat ministériel
Cible
Date d’atteinte des cibles
Résultats réels
Pourcentage de fonds du gouvernement fédéral auxquels ont accès les provinces, les territoires, les organisations non gouvernementales et d’autres intervenants afin d’assurer la prestation de services ciblés conformément aux priorités fédérales
Entre 97 % and 100 %
Mars 2024

2021-2022 : 97 %

2022-2023 : 99 %Note de bas de page 29

2023-2024 : 99 %

Nombre d’Autochtones ayant bénéficié des services d’un assistant parajudiciaire aux Autochtones
68 000 ou plus
Mars 2024

2021-2022 : 70 163

2022-2023 : 82 054

2023-2024 : Non disponibleNote de bas de page 30

Nombre de fois qu’un avocat de garde a fourni de l’aide dans des affaires criminelles
1 000 000 ou plus
Mars 2024

2021-2022 : 836 147Note de bas de page 31

2022-2023 : 1 109 380Note de bas de page 32

2023-2024 : Non disponible Note de bas de page 33

Nombre de demandes complètes de services d’aide juridique en matière criminelle approuvées
190 000 ou plus
Mars 2024

2021-2022 : 211 623Note de bas de page 34

2022-2023 : 222 708Note de bas de page 35

2023-2024 : Non disponibleNote de bas de page 36

Le pourcentage des demandes ou des plaintes des clients du Bureau de l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels qui sont évaluées et auxquelles on a donné suite
100 %
Mars 2024

2021-2022 : 100 %

2022-2023 : 100 %

2023-2024 : 100 %

Des renseignements supplémentaires sur les résultats détaillés et l’information sur le rendement pour le répertoire des programmes du ministère de la Justice Canada figurent dans l’InfoBase du GC.

Renseignements sur les résultats

Le ministère de la Justice Canada a poursuivi son travail sur différentes options stratégiques, des réformes et des mesures législatives, du financement de programme et des réponses en matière d’opérations qui tiennent compte des expériences vécues par les différents groupes d’intervenants.

La section suivante décrit les résultats obtenus relativement au Support au système de justice en 2023‑2024 en les comparant aux résultats prévus dans le Plan ministériel du ministère de la Justice Canada pour l’exercice.

Résultat ministériel : Les lois et politiques de Justice Canada respectent la règle de droit et favorisent le respect des droits et un cadre juridique juste, accessible et pertinent au Canada.

Résultats obtenus

Justice, lois et politiques autochtones

Le ministère de la Justice Canada a contribué au renouvellement des relations avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis en mobilisant et en consultant les gouvernements autochtones, les organisations représentatives nationales et régionales et les autres partenaires autochtones et en collaborant avec d’autres ministères du gouvernement fédéral, les provinces et les territoires dans le cadre d’initiatives telles que :

  • La mise en œuvre des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation. Le ministère de la Justice Canada a mené des travaux sur les politiques, les programmes et la législation dans des domaines qui traitent des appels à l’action en matière de justice, et a ensuite rendu compte des travaux en cours dans des rapports d’avancement publiés en ligne par Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada.
  • L’élaboration, la prestation et la mise en application du Plan d’action national pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées : Mettre fin à la violence contre les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones pour mettre fin aux causes systémiques de violence contre les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Le second Rapport d’avancement annuel sur la Voie fédérale a été publié en juin 2023.

Voici des exemples de travaux accomplis par le Ministère qui contribuent à ces engagements :

Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations

Les 181 mesures du Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies reflètent les priorités définies par les partenaires autochtones dans le cadre d’un processus de consultation et de coopération en deux phases auprès des Premières Nations, des Inuits et des Métis dans l’ensemble du Canada. Les voix des femmes, des Aînés, des jeunes, des personnes en situation de handicap, des personnes 2ELGBTQI+ autochtones ainsi que celles des Autochtones vivant en milieu urbain ou hors réserve ont joué un rôle important dans ce processus. 

En ce qui concerne la mise en œuvre du Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies, ainsi que les 18 mesures dont le ministère de la Justice Canada est responsable, ce dernier a entrepris les actions suivantes :

  • Consulter et coopérer pour ajouter une disposition de non-dérogation à l’article 35 de la Loi d’interprétation, ce qui a mené à la présentation du projet de loi S-13, la Loi modifiant la Loi d’interprétation et apportant des modifications connexes à d’autres lois, au Sénat le 8 juin 2023. Cette initiative législative répond à la mesure 2 des Priorités partagées du Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies.
  • Organiser un atelier interministériel visant à regrouper les fonctionnaires des différents ministères et organismes pour aborder et coordonner la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies et le Plan d’action en octobre 2023. Plus de 130 fonctionnaires de 35 ministères et organismes fédéraux étaient présents et 225 autres fonctionnaires participaient en ligne.
  • Collaborer avec l’École de la fonction publique du Canada pour organiser un événement de la fonction publique portant sur la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies avec des partenaires autochtones le 17 octobre 2023. Plus de 1 800 fonctionnaires fédéraux ont participé. Les panélistes autochtones et les fonctionnaires fédéraux ont fait part de leurs expériences et de leurs points de vue en ce qui a trait à la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies. Cet événement s’inscrit dans la foulée de la mesure 14 des Priorités partagées du Plan d’action.
  • Coordonner le Deuxième rapport annuel sur l’avancement de la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, qui a été publié en ligne le 19 juillet 2023, et y contribuer. Dix-sept partenaire autochtones, ainsi que 36 ministères et organismes gouvernementaux ont contribué à ce Deuxième rapport annuel. Ces efforts s’inscrivent dans la foulée de la mesure 20 des Priorités partagées du Plan d’action.
  • Attribuer 9 millions de dollars provenant du Fonds pour les partenariats avec les Autochtones aux organismes nationaux et régionaux représentant les Premières Nations, les Inuits et les Métis ainsi qu’aux Premières Nations et aux conseils tribaux, aux partenaires d’un traité moderne/d’un accord sur l’autonomie gouvernementale, aux organisations de femmes autochtones et d’Autochtones vivant en milieu urbain ou hors réserve, afin de financer leur capacité de base à contribuer de manière significative à la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies et du Plan d’action.
  • Continuer de fournir du leadership stratégique au Comité des sous-ministres chargé de la réconciliation avec les Autochtones. Les éléments abordés pendant cette période étaient, entre autres : la progression des tables de négociation de traités en Colombie‑Britannique; le Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies; le Cadre national de partage des bénéfices; le Cadre fédéral, provincial, territorial et autochtone; le leadership des femmes autochtones; et la gestion des situations d’urgence dans les communautés autochtones.
  • Prodiguer des conseils et un soutien continus au ministre de la Justice pour le travail actuel de l’interlocutrice spéciale indépendante pour les enfants disparus et les tombes et les sépultures anonymes en lien avec les pensionnats indiens. Ces efforts s’inscrivent dans la foulée de la mesure 107 des Priorités partagées du Plan d’action.   

Stratégie en matière de justice autochtone

Le ministère de la Justice Canada a continué de diriger l’élaboration d’une Stratégie en matière de justice autochtone (SJA) (en collaboration avec les Premières Nations, les Métis et les Inuits) afin de s’attaquer à la discrimination systémique et à la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice. En raison de leur rôle et autorité essentiels dans le cadre de l’administration de la justice au Canada, ce travail est également réalisé en collaboration étroite avec les provinces et les territoires.

Pour faire avancer les choses, le Ministère a offert 11 millions de dollars en financement à 38 gouvernements, communautés et organisations autochtones d’un peu partout au pays pour entreprendre leurs propres activités de consultation auprès de leurs membres et de leurs citoyens, reflétant ainsi la diversité des points de vue des Autochtones. Ces accords pluriannuels ont pris fin le 31 mars 2024. Les partenaires ont soumis leur rapport au Ministère sur les résultats des consultations et les recommandations pour la SJA.

Pour compléter ces consultations dirigées par des Autochtones, le ministère de la Justice Canada a consulté directement un large éventail de voix autochtones diversifiées, y compris des organismes représentants des Premières Nations, des Inuits et des Métis, des femmes autochtones, des jeunes, des Aînés, des personnes 2ELGBTQI+, des Premières Nations, des Inuits et des Métis vivant en milieu urbain, ainsi que des personnes ayant une expérience vécue dans le système de justice, dans le cadre de deux vagues de mobilisation impliquant des séances de dialogue virtuelles et des rassemblements régionaux en personne. Les fonctionnaires ministériaux, avec l’aide d’une société d’experts-conseils autochtones, ont entrepris des activités de consultation respectueuses et tenant compte des traumatismes avec l’aide d’Aînés et de personnes offrant un soutien en matière de santé mentale. En août 2023, la publication Ce que nous avons appris : Phase 1 de la mobilisation dirigée par le ministère de la Justice Canada a été diffusée en ligne. La publication Ce que nous avons appris : Phase 2 de la mobilisation dirigée par le ministère de la Justice Canada, comprenant les séances Personnes ayant une expérience concrète du système de justice, a été diffusée en ligne en mars 2024.

Le ministère de la Justice Canada utilise le Groupe de travail fédéral, provincial et territorial sur la justice autochtone (GTJA) comme principal forum pour la collaboration provinciale et territoriale au sujet de la SJA. Les membres du GTJA ont continué d’être des partenaires constructifs dans le cadre du processus de mobilisation de la SJA, notamment en contribuant et en participant aux rassemblements régionaux en personne de la Phase 2 qui ont eu lieu dans l’ensemble du pays.

En mai 2023, les sous-ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux (FPT) responsables de la justice et de la sécurité publique ont approuvé la version définitive de la Stratégie pancanadienne pour remédier à la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice pénale et ses recommandations, qui ont reçu un appui unanime des ministres FPT responsables de la justice et de la sécurité public en octobre 2023. Cette Stratégie comprend 20 recommandations et l’identification de mesures concrètes et collaboratives. La Stratégie alimentera et informera l’élaboration en cours de l’IJS et sa mise en œuvre éventuelle, qui pourrait à son tour être utilisée comme un moyen de mettre en œuvre les recommandations de la Stratégie.

Ententes sur l’administration de la justice

En ce qui concerne les travaux en cours sur les ententes sur l’administration de la justice, le ministère de la Justice Canada a entrepris les activités suivantes :

  • Augmenter de 16 à 21 le nombre de tables de négociation auprès des communautés autochtones.
  • Continuer de travailler avec les communautés autochtones, en collaboration avec Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, Sécurité publique Canada et d’autres ministères du gouvernement fédéral, sur des affaires concernant la revitalisation des législations autochtones et des systèmes judiciaires, l’administration de la justice et l’application des lois autochtones, en participant à des tables de négociation dans le cadre du processus de reconnaissance des droits autochtones et d’autodétermination, et en négociant des traités modernes et des accords sur l’autonomie gouvernementale.
  • Continuer de coprésider la Table technique collaborative tripartite sur l’application des lois des Premières Nations et les poursuites qui en découlent avec les Chefs de l’Ontario et le ministère du Procureur général de l’Ontario. Cette Table a examiné les obstacles à l’application des lois des Premières Nations et a commencé à trouver des solutions possibles qui pourraient aider les Premières Nations à regagner le contrôle de la justice dans leurs communautés.
  • Participer à des discussions avec le Manitoba Keewatinowi Okimakanak à propos de l’application des lois, de la sécurité communautaire et d’autres sujets en lien avec l’administration de la justice.
Examen interne du système de justice pénale canadien pour les jeunes 

Le ministère de la Justice Canada a entamé un examen interne du système de justice pénale canadien pour les jeunes. L’un des principaux objectifs de cet examen interne était d’étudier les moyens de remédier à la surreprésentation des jeunes Autochtones dans le système de justice pénale. Cet examen était directement lié à l’appel à l’action 38 de la Commission de vérité et réconciliation, qui demande aux gouvernements FPT ainsi qu’aux gouvernements autochtones de s’engager à éliminer la surreprésentation des jeunes Autochtones en détention au cours de la prochaine décennie. Deux groupes de travail FPT (le Sous-comité sur les modifications législatives et le Sous-comité créé en vertu de l’appel à l’action 38) ont été mis en place pour formuler des recommandations et des pratiques exemplaires, déterminer les principaux problèmes de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, et discuter de questions législatives et politiques en lien avec la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. Ces recommandations et pratiques exemplaires ont également servi à soutenir l’élaboration continue d’une SJA et d’une Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires. Ces travaux permettront d’aborder la question de la surreprésentation sous l’angle des jeunes et des gouvernements FPT.

Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires

La Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires vise à lutter contre le racisme et la discrimination systémique envers les personnes noires qui ont mené à leur surreprésentation dans le système de justice pénale, y compris en tant que victimes d’actes criminels. En février 2023, le gouvernement du Canada a mis sur pied le Groupe directeur externe pour fournir des conseils au gouvernement sur l’élaboration de la Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires. Le Groupe directeur a élaboré un Cadre, qui a été publié en ligne en septembre 2023 pour orienter les activités de mobilisation et de consultation auprès des communautés noires à propos de la Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires.

Ces activités de mobilisation et de consultation ont eu lieu dans neuf provinces et territoires entre septembre et octobre 2023. Les membres de ces communautés incapables de participer en personne dans leur région ont eu la chance d’exprimer leurs opinions grâce à un sondage en ligne disponible sur le site Web du ministère de la Justice Canada pendant cette période.

Les recommandations fournies dans le rapport du Groupe directeur intitulé Étapes pour un changement transformateur : Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires, sont inspirées des activités de mobilisation et de consultation auprès des communautés noires, des résultats des rencontres du Groupe directeur et du Cadre. Les travaux de mise en œuvre de la Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires commenceront en 2024 avec la diffusion de la Réponse du gouvernement qui est en cours d'élaboration par Justice Canada.

Autres réformes du système de justice pénale

Le ministère de la Justice Canada a poursuivi la réforme du droit pénal et a amélioré la manière dont le système de justice pénale répond aux infractions pour le rendre plus équitable et accessible, pour assurer la sécurité publique et pour protéger les personnes vulnérables. Par exemple, le Ministère a :

  • Dirigé des travaux d’élaboration des politiques législatives en lien avec le projet de loi C-63 au sujet des éléments suivants :
    • Des modifications à la Loi canadienne sur les droits de la personne qui proposent de définir le « discours haineux » et de permettre aux individus et aux groupes de déposer des plaintes contre les gens qui publient des discours haineux en ligne. La définition repose sur des arrêts de la Cour suprême du Canada.
    • Des modifications au Code criminel qui proposent de définir le sens de « haine », de créer une nouvelle infraction de crime haineux, d’augmenter les peines maximales pour les infractions de propagande haineuse, et de créer un nouvel engagement de ne pas troubler l’ordre public pour aider à prévenir les infractions de propagande haineuse et du nouveau crime haineux.
    • Des modifications à la Loi concernant la déclaration obligatoire de la pornographie juvénile sur Internet par les personnes qui fournissent des services Internet qui visent à améliorer la capacité des forces de l’ordre à intervenir face aux crimes impliquant ce matériel, afin d’assurer la sécurité des enfants.
  • Surveillé les effets des réformes adoptées en vertu de la Loi modifiant le Code criminel et la Loi réglementant certaines drogues et autres substances (l’ancien projet de loi C-5), y compris en communiquant avec les provinces et les territoires par l’intermédiaire du Comité de coordination des hauts fonctionnaires et des chefs de l’administration judiciaire. L’ancien projet de loi C-5 abroge les peines minimales obligatoires prévues dans la Loi réglementant certaines drogues et autres substances ainsi que certaines infractions en vertu du Code criminel, offre un plus grand pouvoir judiciaire discrétionnaire dans la détermination des peines, permet davantage l’utilisation des programmes de déjudiciarisation, et permet de conserver les condamnations passées et futures pour possession simple de drogues contrôlées séparément des autres condamnations pénales après une certaine période.
  • Publié une mise à jour du Tableau de bord sur l’état du système de justice pénale le 25 mai 2023. Il s’agit notamment de l’ajout d’un nouveau résultat concernant la surreprésentation des personnes noires dans le système de justice pénale et d’un nouveau thème basé sur la population des jeunes, qui reflète leurs expériences dans le système correctionnel, les tribunaux et auprès de la police.
  • Continué d’appuyer les priorités du Canada en matière de justice pénale lors des forums internationaux, y compris le Forum sur la criminalité transfrontalière Canada–États-Unis d’avril 2023, la réunion des ministres de la Justice du G7 de juillet 2023 et la réunion des ministres de la Justice du Commonwealth de mars 2024.
  • Continué d’appuyer le ministre de la Justice pour créer une commission indépendante d’examen des erreurs du système judiciaire conformément au projet de loi C-40, la Loi sur la Commission d’examen des erreurs du système judiciaire (Loi de David et Joyce Milgaard).
  • Continué de travailler en étroite collaboration avec les provinces et les territoires pour régler les problèmes de mise en œuvre et les autres difficultés en lien avec les retards du système de justice pénale et des activités des tribunaux. Par exemple, le ministère de la Justice Canada élabore un sondage pour les intervenants qui permettra d’évaluer l’efficacité des modifications adoptées par la Loi modifiant le Code criminel et la Loi sur l’identification des criminels et apportant des modifications connexes à d’autres lois (réponse à la COVID-19 et autres mesures) (l’ancien projet de loi S-4).
  • Appuyé l’examen du gouvernement du projet de loi C-332, la Loi modifiant le Code criminel (contrôle coercitif d’un partenaire intime), qui a mené à l’adoption des modifications du gouvernement par le Comité permanent de la justice et des droits de la personne le 22 mars 2024. Ces modifications reflètent la constante collaboration du Ministère avec les provinces et les territoires et son processus de mobilisation auprès des intervenants, qui a été réalisé en étroite collaboration avec ses homologues provinciaux et territoriaux.
  • Répondu aux questions en matière de sécurité liées à la mise en liberté sous caution en présentant et adoptant la Loi modifiant le Code criminel (réforme sur la mise en liberté sous caution) (l’ancien projet de loi C-48) afin d’effectuer des modifications ciblées au régime de mise en liberté sous caution prévu par le Code criminel et d’ainsi mieux répondre aux infractions violentes graves et répétées impliquant l’usage d’armes à feu, de couteaux, de répulsif à ours et d’autres types d’armes. Ces modifications traitent également des risques accrus occasionnés par la violence conjugale. L’ancien projet de loi C-48 a reçu la sanction royale le 5 décembre 2023.
Autres initiatives relatives au système de justice

Le ministère de la Justice Canada a soutenu de multiples initiatives relatives au système de justice. Par exemple, le Ministère a :

  • Publié des données ainsi que les constatations du Sondage national sur la justice de 2023, qui visait à recueillir des renseignements sur la connaissance du public des processus de justice réparatrice, de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, des systèmes et processus de justice autochtones, ainsi que sur la confiance du public envers le système de justice pénale et le système de justice civil.
  • Continué à mener et à commander des recherches pour examiner l’incidence de politiques, de lois et de programmes sociaux sur les démêlés avec le système de justice pénale de différents groupes de population dans le cadre de l’Initiative de modernisation des données de la justice. En septembre 2023, des ententes ont été conclues avec des universitaires afin d’entreprendre des recherches dans le cadre de la collaboration avec le Réseau canadien des centres de données de recherche.
  • Continué d’appuyer le Comité d’action sur la modernisation des activités judiciaires ainsi que le Groupe consultatif autochtone, dont le mandat vise à appuyer la réconciliation en veillant à ce que le Comité d’action tienne compte du point de vue des Autochtones.
  • Poursuivi les efforts d’élaboration de politiques en ce qui concerne la modernisation de la Loi sur la protection des renseignements personnels, qui est orientée, entre autres, par les commentaires formulés par les partenaires autochtones. En octobre 2023, le ministère de la Justice Canada a publié en ligne son Rapport sur la mobilisation de 2022 avec les partenaires autochtones, qui présentait les réponses obtenues des partenaires autochtones aux questions soulevées dans le rapport précédent.
  • Offert un appui dans le cadre du processus parlementaire lié à la Loi modifiant la Loi sur les juges (anciennement le projet de loi C-9), afin de réformer le processus disciplinaire applicable aux juges fédéraux du Canada pour le rendre équitable, efficace et efficient. L’ancien projet de loi C‑9 a reçu la sanction royale le 22 juin 2023.
  • Contribué à l’analyse et à la réponse du gouvernement au rapport du Comité mixte spécial sur l’aide médicale à mourir, qui a été publié en ligne le 29 janvier 2024. Ce rapport a conclu que le système de santé du Canada n’est pas prêt pour une application sûre de l’aide médicale à mourir lorsque le trouble mental est le seul problème médical invoqué.
  • Offert un appui en ce qui concerne les modifications législatives à l’application de la partie I de la Loi d’aide à l’exécution des ordonnances et des ententes familiales et à la phase 1 du nouveau Règlement sur la communication de renseignements pour l’aide à l’exécution des ordonnances et des ententes familiales qui est entré en vigueur le 15 novembre 2023. Ces modifications permettent au gouvernement fédéral de fournir des renseignements financiers aux fonctionnaires de justice lorsque les parties ne respectent pas leurs obligations en matière de divulgation du revenu conformément aux lois FPT sur le droit de la famille. Cela présente autant d’avantages pour le système de justice familiale que pour les parents qui vivent un éclatement de la famille, notamment en réduisant le temps passé devant les tribunaux et les coûts financiers connexes, et en contribuant à réduire la pauvreté chez les enfants et les parents qui vivent une séparation ou un divorce.
  • Lancé un outil d’évaluation des répercussions sur les droits de l’enfant ainsi qu’une formation en ligne connexe pour aider les fonctionnaires fédéraux à évaluer les répercussions qu’une loi, une politique, un programme ou toute autre initiative proposée peut avoir sur les droits des enfants.
  • Appuyé le dépôt de l’instrument d’adhésion du Canada à la Convention du 5 octobre 1961 supprimant l’exigence de la légalisation des actes publics étrangers de la Conférence de La Haye de droit international privé (Convention Apostille de 1961), qui rend l’utilisation d’actes publics canadiens à l’étranger moins compliqué et plus abordable. La Convention Apostille de 1961 est entrée en vigueur au Canada le 11 janvier 2024. 
  • Appuyé le dépôt de l’instrument de ratification du Canada à la Convention du 23 novembre 2007 sur le recouvrement international des aliments destinés aux enfants et à d’autres membres de la famille (Convention Recouvrement des aliments de 2007) de la Conférence de La Haye de droit international privé. La Convention Recouvrement des aliments de 2007 est entrée en vigueur au Canada le 1er février 2024, lorsqu’elle a commencé à être mise en application au Manitoba et en Ontario. La Convention s’applique aussi en Colombie‑Britannique depuis le 1er mars 2024.
  • Appuyé, en collaboration avec le ministère du Patrimoine canadien, le quatrième examen périodique universel des antécédents en matière de respect des droits de la personne du Canada devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, notamment en aidant le ministre de la Justice à exercer ses fonctions à titre de chef de délégation du Canada lors de sa comparution devant les Nations Unies, le 10 novembre 2023. La délégation a comparu devant les Nations Unies dans le but de souligner les initiatives prises par le Canada en ce qui concerne les droits de la personne depuis sa dernière comparution en 2018. Le rapport du Canada répondant aux recommandations formulées par les États membres lors de l’examen périodique universel a été remis aux Nations Unies en mars 2024.
Résultat ministériel : Le système de justice pénale soutient d’autres moyens de répondre aux causes et conséquences des infractions.

Résultats obtenus

Programmes et services spécialisés

Le ministère de la Justice Canada a soutenu d’autres moyens de répondre aux causes et aux conséquences des infractions en entreprenant des travaux d’élaboration des politiques et en remettant du financement aux provinces, territoires et organisations non gouvernementales pour la mise en œuvre de services et de programmes pertinents. Outre le Programme de financement des services de justice pour les jeunes, le Programme de placement et de surveillance dans le cadre d’un programme intensif de réadaptation, et le Fonds du système de justice pour les jeunes, les mécanismes de financement du Ministère incluent les programmes suivants :

  • Le Programme de financement des tribunaux de traitement de la toxicomanie, qui a continué de fournir du financement aux provinces et aux territoires afin de trouver des solutions de rechange à l’incarcération pour les contrevenants admissibles ayant un trouble lié à l’usage de substances. De nouvelles ententes de financement ont été signées avec les provinces et territoires participants en mars 2024.
  • Le Programme de justice autochtone, qui a continué de collaborer avec ses partenaires provinciaux et territoriaux à la mise en place d’un financement pour appuyer le programme d’assistance post-pénale de type Gladue. Ce financement a appuyé 41 programmes de justice communautaires à offrir de l’aide à des personnes qui font l’objet d’un rapport de type Gladue à respecter les conditions de leur peine et à suivre les autres recommandations de leur rapport.
Résultat ministériel : Les Canadiens qui ont des démêlés avec le système de justice bénéficient de l’accès aux services appropriés, permettant un système de justice équitable, opportun et accessible.

Résultats obtenus

Langues officielles

Grâce au Fonds d’appui à l’accès à la justice dans les deux langues officielles, un financement d’environ 13,5 millions de dollars a été accordé à 80 projets au cours de l’exercice 2023‑2024, dans le cadre du Plan d’action pour les langues officielles 2023-2028 : Protection-promotion-collaboration. Ces projets ont permis d’appuyer les communautés de langues officielles en situation minoritaire (CLOSM) du Canada ainsi que la capacité bilingue du système de justice. Grâce au Fonds :

  • 36 projets ont reçu du financement pour accroître l’offre d’information juridique et de services de soutien sociojuridique pour les CLOSM.
  • 14 organismes communautaires ont reçu du financement pour continuer à offrir aux membres des CLOSM des services facilitant l’accès à des services juridiques dans la langue officielle de leur choix.
  • 30 projets ont reçu du financement pour renforcer la capacité bilingue du système de justice grâce à des activités de formation linguistique, de perfectionnement professionnel et de promotion des deux langues officielles dans le droit linguistique afin de favoriser la croissance dans les domaines de la jurilinguistique et de la terminologie juridique. Cela comprend 13 projets voués à la formation linguistique de professionnels de la justice, trois projets visant à soutenir la traduction de jugements, trois projets visant à soutenir la formation dans le domaine de la justice familiale dans les deux langues officielles, et quatre projets visant à soutenir les centres jurilinguistiques.

Le ministère de la Justice Canada a également continué d’appuyer la mise en œuvre de la nouvelle disposition sur les droits linguistiques dans la Loi sur le divorce, qui vise à faire en sorte que les Canadiens et les Canadiennes de toutes les régions du pays puissent obtenir un divorce dans la langue officielle de leur choix. À cette fin, sept provinces et territoires ont reçu du financement par l’intermédiaire du Fonds canadien de justice familiale et du Fonds d’appui à l’accès à la justice dans les deux langues officielles. Ces accords de contribution ont permis, entre autres, d’acquérir de l’équipement technologique servant à l’interprétation simultanée.

Grâce au Fonds pour l’application de la Loi sur les contraventions, le Ministère a continué de fournir du financement aux provinces et municipalités qui appliquent le régime de la Loi sur les contraventions au nom du gouvernement fédéral. Le Fonds veille à ce que les Canadiens et les Canadiennes des régions désignées qui ont reçu une contravention fédérale soient en mesure de communiquer et de recevoir des services juridiques dans la langue officielle de leur choix dans n’importe quel palais de justice. Le Ministère a fourni des fonds à six provinces et une municipalité où il n’existe aucune obligation provinciale concernant les droits linguistiques des contrevenants.

Victimes et survivants d’actes criminels

Le ministère de la Justice Canada a mené la Stratégie fédérale d’aide aux victimes et a continué de promouvoir la collaboration et la coordination FPT, la réforme du droit pénal, les initiatives stratégiques et le financement de programme afin d’accroître l’accès aux services et d’améliorer l’expérience des victimes et des survivants d’actes criminels dans le système de justice pénale. Pour ce faire, le Ministère a collaboré avec un large éventail de partenaires afin de faciliter la mise en œuvre de plans d’action et de stratégies centrés sur les victimes et les survivants d’actes criminels, comme la réponse du gouvernement du Canada au rapport final de la Commission des pertes massives, Redresser la barre ensemble, chapeauté par Sécurité publique Canada. La réponse décrit les efforts déployés pour répondre aux recommandations du rapport final dans les domaines où le gouvernement fédéral peut agir ou prendre l'initiative.

Le Ministère a également fourni un appui continu en matière de politique et de financement pour la mise en œuvre de la Stratégie fédérale pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe, qui représente la contribution du gouvernement du Canada au Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe ainsi qu’à la mise en œuvre des recommandations d’action axées sur les victimes formulées dans le cadre de la Voie fédérale, du Plan d’action national pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées et de l’appel à l’action 40 de la Commission de vérité et réconciliation.

Dans son Budget de 2023, le gouvernement du Canada a annoncé un financement de 95,8 millions de dollars sur cinq ans et de 20,4 millions de dollars annuellement par la suite (qui serait géré par le Ministère) afin d’accroître et d’élargir le soutien offert aux familles des femmes, filles, hommes, garçons et personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparus et assassinés, ainsi que pour créer un nouveau fonds visant à aider les Autochtones victimes ou survivants d’actes criminels dans le cadre de la Stratégie fédérale d’aide aux victimes. Grâce à ce financement additionnel, le ministère de la Justice Canada a :

  • Favorisé la continuité des activités des Unités de liaison pour l’information à l’intention des familles (ULIIF) afin d’aider les familles autochtones à obtenir de l’information au sujet de leur être cher disparu ou assassiné, et collaborer avec ses partenaires provinciaux, territoriaux et communautaires afin de renforcer les activités à l’échelle nationale grâce à la conclusion d’ententes de financement ainsi qu’à la collaboration et au partage d’information sur les politiques intersectorielles auprès de toutes les équipes des ULIIF. Le financement annuel nouveau et élargi injecté dans les ULIIF permet d'accroître le soutien aux familles d'hommes et de garçons disparus, de sensibiliser les membres des familles et les agences judiciaires aux services fournis par les ULIIF; et permettent d’établir de nouveaux partenariats avec les organismes gouvernementaux et communautaires qui viennent en aide aux familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
  • Amélioré l’Initiative Soutien communautaire et guérison pour les familles, en améliorant l’accès à un soutien communautaire dirigé par des Autochtones afin d'aider les familles de personnes autochtones disparues ou assassinées à surmonter le chagrin et le traumatisme lié à leur perte. Ces améliorations permettent également d’approfondir, lorsque nécessaire, les services de soutien et de guérison communautaires pour les familles de toutes les personnes autochtones disparues et assassinées, y compris les hommes et les garçons; d’accroître la disponibilité des services de soutien et de guérison communautaires offerts à ces familles; et de veiller à ce qu’elles aient accès à un soutien communautaire dirigé par des Autochtones pour les aider à surmonter leur deuil et à cheminer vers la guérison, et ce aussi longtemps que nécessaire.
  • Augmenté l’accès à un large éventail de services et de mesures de soutien communautaires fondés sur la culture dirigés et élaborés conjointement par des Autochtones pour les Autochtones victimes et survivants d’actes criminels.

Dans le cadre de la Stratégie fédérale d’aide aux victimes, le ministère de la Justice Canada a collaboré avec d’autres partenaires fédéraux et avec les gouvernements provinciaux et territoriaux en 2023‑2024 afin de continuer à renforcer la mise en œuvre de la Charte canadienne des droits des victimes. En voici quelques exemples :

  • Renforcer les droits des victimes à la protection et à l’information en dirigeant la réforme du droit pénal, notamment en édictant de nouvelles lois, comme la Loi modifiant le Code criminel, la Loi sur l’enregistrement de renseignements sur les délinquants sexuels et la Loi sur le transfèrement international des délinquants (anciennement le projet de loi S-12), qui a reçu la sanction royale le 26 octobre 2023. La Loi comprend des modifications du régime d’interdiction de publication afin de mieux répondre aux préoccupations des victimes, ainsi que de nouvelles procédures liées au droit d’accès à l’information des victimes concernant leur cas après la détermination de la peine.
  • Renforcer les droits des victimes grâce à la conclusion d’ententes de financement fédéraux pluriannuels en place entre le Fonds d’aide aux victimes et les gouvernements provinciaux et territoriaux. Les projets financés concernaient une grande variété de domaines, comme la création de programmes de dédommagement, les déclarations de la victime et les aides au témoignage.

Le ministère de la Justice Canada a également entrepris et appuyé plusieurs activités de recherche et de collecte de données afin d’approfondir les connaissances et d’augmenter la sensibilisation en lien avec les droits des victimes, soit :

Afin d’accroître la sensibilisation aux enjeux liés aux victimes, aux lois connexes et aux services qui leur sont offerts, et de développer la capacité d’offrir des services appropriés et adaptés aux victimes et aux survivants d’actes criminels, le ministère de la Justice Canada a :

  • Organisé la 18e Semaine des victimes et survivants d’actes criminels. L’événement annuel, qui a été organisé par le Ministère, a eu lieu en ligne en mai 2023 et a offert un symposium virtuel d’une semaine constitué de neuf ateliers portant sur un large éventail d’enjeux liés aux victimes. L’événement a d’ailleurs permis de remettre plus de 1,4 million de dollars en financement à 187 événements communautaires partout au pays.
  • Animé six webinaires sur une panoplie d’enjeux émergents et continus liés aux victimes, comme la traite des personnes, les crimes haineux, la thérapie de conversion et les services adaptés aux cultures pour les Autochtones victimes ou survivants d’actes criminels.
  • Entrepris des activités de recherche axées sur les victimes dans les domaines des crimes haineux, de la justice réparatrice et de la maltraitance et la fraude envers les aînés. Le Ministère a aussi collaboré avec ses partenaires pour développer des ressources et des outils axés sur les victimes afin d’améliorer les compétences des professionnels de la justice pénale et d’ainsi leur permettre de travailler avec les victimes et les survivants d’actes criminels, tout en tenant compte de leurs traumatismes. Ces efforts ont nécessité l’élaboration d’outils ciblant deux domaines précis : l’expérience de la traite des personnes ainsi que les expériences des victimes de crimes haineux.

Afin de mieux appuyer les victimes et les survivants d’agression sexuelle et de violence conjugale, le ministère de la Justice Canada a entrepris les activités suivantes :

  • Conclure des ententes de financement avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, des cliniques d’aide juridique ou des organismes de vulgarisation et d’information juridiques dans chacune des 13 administrations, afin d’offrir un accès à des conseils juridiques et à une représentation juridique indépendante aux victimes d’agression sexuelle et de violence conjugale.
  • Veiller à ce que le Programme juridique de partenariats et d’innovation puisse continuer de soutenir 18 projets ayant améliorés l’appui et l’accès à la justice des victimes de violence conjugale qui sont en contact avec le système de justice familiale.

L’aide juridique favorise l’accès à la justice et est essentielle pour assurer l’équité de l’administration de la justice et protéger la confiance du public envers le système de justice. Le ministère de la Justice Canada a fourni du financement afin d’assurer la prestation des services suivants :

  • L’aide juridique en matière criminelle pour les personnes qui ne peuvent pas retenir les services d’un avocat à leurs frais. Le financement offert au Programme d’aide juridique en matière criminelle a été augmenté en 2023‑2024 pour remédier à la surreprésentation de groupes marginalisés devant la cour criminelle, notamment les peuples autochtones, les membres des communautés noires et des autres communautés racisées, et les personnes atteintes d’un trouble de santé mentale ou d’un trouble lié à l’usage de substances.
  • L’aide juridique aux réfugiés et aux immigrants, qui vise à assurer une prise de décision juste, efficace et efficiente en ce qui concerne les demandes d’asile et d’autres demandes d’immigration. Des ententes de contribution ont été conclus pour appuyer la prestation de services d’aide juridique aux réfugiés et aux immigrants dans huit provinces (la Colombie‑Britannique, l’Alberta, le Manitoba, l’Ontario, le Québec, le Nouveau‑Brunswick, la Nouvelle‑Écosse et Terre‑Neuve‑et‑Labrador). Un financement accru a été fourni pour répondre aux pressions exercées et pour veiller à offrir un accès continu aux services d’aide juridique aux réfugiés et aux immigrants pour les demandeurs d’asile et les personnes participant à certaines instances en immigration.
  • La prestation de renseignements et de conseils juridiques aux personnes subissant du harcèlement sexuel au travail et la création d’un programme de sensibilisation du public pancanadien pour informer les travailleurs, et surtout ceux qui sont les plus vulnérables, de leurs droits et des options juridiques qui s’offrent à eux. L’initiative de financement quinquennal connexe s’est conclue le 31 mars 2024. Dans le Budget de 2024, le gouvernement du Canada a proposé de nouveaux investissements pour continuer à financer des services de conseils juridiques et de sensibilisation destinés aux victimes de harcèlement sexuel en milieu de travail.
Bureau de l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels

Le Bureau de l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels (BOFVAC), qui exerce ses activités indépendamment du ministère de la Justice Canada, a offert des services directs d’information, d’aiguillage vers des organismes de défense des victimes de partout au Canada et d’examen de plaintes aux victimes et aux survivants d’actes criminels. Le BOFVAC a ouvert 1 035 cas de cette nature au cours de l’exercice 2023‑2024, ce qui représente une augmentation de 59,7 % par rapport à l’exercice précédent.

En plus de sa collaboration directe avec les victimes, le BOFVAC s’efforce de sensibiliser les décideurs politiques et le personnel du système de justice pénale aux problèmes systémiques et il fournit des recommandations et des conseils au gouvernement du Canada par l’intermédiaire du ministre de la Justice Canada. Le BOFVAC a veillé à ce que les besoins et les préoccupations des victimes soient pris en compte dans les politiques. En voici quelques exemples :

Le 11 mars 2024, le BOFVAC a annoncé le lancement d’une enquête systémique sur les expériences vécues par les survivants d’agression sexuelle au sein du système de justice pénale canadien. L’enquête portera sur les interactions des survivants avec les forces de l’ordre et le système de justice, depuis le premier contact jusqu’à la détermination de la peine, et comprendra des activités de sensibilisation et de consultation approfondies auprès des survivants et d’autres experts, intervenants, ministères et professionnels du système de justice.

Autres programmes et services

Le ministère de la Justice Canada a continué d’appuyer les activités qui visent à répondre aux conditions changeantes qui affectent la politique canadienne en matière de justice. En voici quelques exemples :

  • Le financement pour la préparation des évaluations de l’incidence de l’origine ethnique et culturelle (EIOEC) fourni à six administrations avec 105 EIOEC financées. Les rapports des EIOEC aident les juges chargés de déterminer la peine à mieux comprendre les effets de la pauvreté, de la marginalisation, du racisme et de l’exclusion sociale sur le délinquant et son expérience de vie. En outre, le financement a permis d’organiser des formations de sensibilisation et des activités de perfectionnement professionnel pour les professionnels du système de justice ainsi que des formations pour les rédacteurs des rapports des EIOEC.
  • Le Fonds canadien de justice familiale, qui a permis au Ministère de favoriser l’accès aux services appropriés pour les familles vivant une séparation ou un divorce. Le financement a appuyé la prestation de programmes et de services liés aux droits de la famille aux familles vivant une séparation ou un divorce, ainsi que des projets au Manitoba, en Ontario, au Québec, en Nouvelle‑Écosse, à l’Île‑du‑Prince‑Édouard et à Terre‑Neuve‑et‑Labrador qui ont permis la prestation de services de supervision pour les périodes de parentage dans des cas de séparation ou de divorce.
  • Le Programme d’assistance parajudiciaire aux Autochtones a financé des services d’assistance parajudiciaire aux Autochtones afin d’aider les Autochtones en contact avec le système de justice à obtenir un traitement juste, équitable et adapté à leur culture. Le ministère de la Justice Canada a collaboré avec ses partenaires provinciaux et territoriaux afin de mettre en place le financement annoncé à l’automne 2020, en soutien à la rédaction des rapports de type Gladue, ainsi que la dernière année de financement du tribunal de la famille annoncé dans le Budget de 2021.

De plus, grâce au Programme juridique de partenariats et d’innovation, le ministère de la Justice Canada a été en mesure d’appuyer :

  • Deux nouveaux projets qui fournissent de l’information juridique, des ressources et des services de conseils juridiques appropriés aux communautés autochtones de l’Ontario et des Territoires du Nord-Ouest. Au total, le Programme a appuyé 30 projets dans l’ensemble du Canada afin d’offrir de la vulgarisation et de l’information juridiques, ainsi que des services de conseils juridiques gratuits, dans le but d’accroître l’accès à la justice des communautés racisées et autochtones. À ce jour, ces projets ont permis de concevoir plus de 70 produits de vulgarisation et d’information juridiques dans plus de 10 différentes langues afin d’aider les communautés racisées à se retrouver dans le système juridique.
  • 21 projets liés au droit autochtone qui soutiennent l’élaboration, la mise en application et la compréhension des lois autochtones ainsi que l’accès à la justice en conformité avec les cultures uniques des peuples autochtones du Canada, en réponse à l’appel à l’action 50 de la Commission de vérité et réconciliation. Ces projets ont été menés par des organismes autochtones, ou en collaboration avec eux, et avaient pour objectif de renforcer les capacités afin d’appuyer les efforts de revitalisation des lois et traditions juridiques autochtones.
  • Des projets pilotes de centre de justice communautaire, qui sont maintenant lancés en Ontario, au Manitoba et en Colombie‑Britannique. D’ailleurs, le financement de deux nouveaux projets pilotes de centre de justice communautaire au Manitoba (Manitoba Keewatinowi Okimakanak et Manitoba Métis Federation) a été approuvé en juin 2023 et en mars 2024, respectivement. Une entente de financement a également été signée avec le Québec pour soutenir l’engagement communautaire concernant les centres de justice communautaire. 

Principaux risques

Relations externes

Entretenir de façon active des relations fructueuses avec des partenaires et des intervenants essentiels du système de justice est important pour veiller à ce que le ministère de la Justice Canada soit en mesure de respecter ses priorités et d’atteindre les résultats escomptés.

Le Ministère a continué d’adopter une approche axée sur les gens dans le cadre de ses initiatives de consultation et de mobilisation pour atténuer les risques liés à ces relations essentielles, dans le but d’entreprendre des activités plus accessibles, inclusives et concrètes, tout en tenant compte des traumatismes et en étant anti-oppressifs et respectueux. Cette approche axée sur les gens et fondée sur des données probantes guide la prise de décisions ministérielles de façon à répondre aux difficultés actuelles avec des lois, des politiques et des programmes de plus en plus prospectifs et novateurs.

Par exemple, les travaux liés aux affaires autochtones, comme la SJA, les appels à la justice de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, la mise en œuvre de la Voie fédérale et le Plan d’action national pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées, ainsi que la mise en œuvre actuelle de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies et de son Plan d’action, sont fortement tributaires de l’établissement et du maintien de relations fructueuses avec les partenaires externes. Afin d’aider le gouvernement du Canada à progresser sur la voie de la réconciliation auprès des Premières Nations, des Inuits et des Métis, le Ministère a régulièrement consulté et mobilisé les organismes autochtones nationaux et régionaux, les nations signataires de traités, les gouvernements autochtones et leurs organismes représentants, y compris ceux qui représentent les femmes et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones, ainsi que les partenaires FPT, les partenaires du secteur et les autres intervenants.

Notamment, les engagements pris dans le cadre de la SJA ont suivi une approche qui place les commentaires et les points de vue des Autochtones au cœur des efforts. À la suite d’un appel de propositions, le ministère de la Justice Canada a octroyé un financement à 38 organisations, communautés et gouvernements autochtones pour appuyer leurs propres activités de consultation auprès de leurs membres et de leurs citoyens. Les représentants du ministère de la Justice Canada ont aussi lancé deux vagues de consultation afin d’obtenir des points de vue diversifiés auprès d’Autochtones de partout au pays, y compris ceux qui ont une expérience vécue dans le système de justice. La première vague a permis d’organiser 26 séances de dialogue virtuelles de novembre 2022 à mars 2023 et d’ainsi rassembler plus de 700 participants de différentes distinctions et régions. La deuxième vague, qui a eu lieu d’avril à décembre 2023, a permis d’organiser des rassemblements régionaux en personne dans chaque province et territoire (à l’exception des Territoires du Nord-Ouest, en raison des feux de forêt) ainsi que plusieurs grands rassemblements virtuels. Cette vague a également compris 14 séances en personnes tenues dans 11 établissements correctionnels fédéraux et établissements visés à l’article 81. Compte tenu de la nature délicate de ces discussions, les activités de consultation tenaient compte des traumatismes, étaient respectueuses et incluaient des Aînés, ainsi que des personnes offrant un soutien en matière de santé mentale. Elles ont été organisées de manière à être le plus accessible possible.

En outre, la rédaction et la publication du Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies, en juin 2023, étaient le résultat d’un processus de consultation et de collaboration en deux étapes, inclusif et fondé sur les distinctions, auprès des peuples autochtones, de leurs gouvernements et de leurs organismes représentants. La première étape du processus a mené à la publication d’une version provisoire du Plan d’action, alors que la deuxième étape visait à valider les mesures proposées dans la version provisoire du Plan d’action, afin de relever les lacunes et d’y ajouter de nouvelles mesures. Ce processus de validation a nécessité la tenue de plus de 100 réunions bilatérales, séances thématiques et tables rondes avec des partenaires autochtones, qui ont entraîné la rédaction de 60 nouveaux mémoires et l’ajout de plus de 80 nouvelles mesures au Plan d’action. Le Ministère continuera de tirer parti des relations établies au cours de l’élaboration du Plan d’action avec d’importants titulaires de droits des peuples autochtones et leurs organismes représentants ainsi qu’avec les groupes de diversité autochtones, y compris les femmes, les jeunes, les Aînés, les personnes 2ELGBTQI+ et les organismes situés en milieu urbain ou hors réserve, afin de mettre en œuvre les mesures du Plan d’action.

Ressources nécessaires pour obtenir les résultats prévus

Tableau 4 : Aperçu des ressources requises pour le Support au système de justice

Le tableau 4 fournit un résumé des dépenses prévues et réelles et des ETP requis pour atteindre les résultats.

Le tableau 4 fournit un résumé des dépenses prévues et réelles et des ETP requis pour atteindre les résultats.
Ressources
Prévues
Réelles
Dépenses
667 792 826 $
750 690 516 $
ETP
372
390

Des renseignements exhaustifs sur les ressources financières et les ressources humaines relatifs au répertoire des programmes du ministère de la Justice Canada se trouvent dans l’InfoBase du GC.

L’écart entre les dépenses prévues et celles réelles est principalement attribuable à une augmentation des dépenses de contributions, principalement dans le cadre du Programme d’aide juridique aux immigrants et aux réfugiés et du Fonds d’aide aux victimes. Cette augmentation a été partiellement compensée par la diminution des dépenses de subventions et contributions dans le cadre d’autres programmes de paiements de transfert, comme le Fonds pour l’application de la Loi sur les contraventions, le Programme d’avocats payés par l’État, le Fonds pour les partenariats avec les Autochtones, le Fonds canadien de justice familiale et le Programme d’assistance parajudiciaire aux Autochtones.

L’écart entre le nombre d’ETP prévu et réel s’explique principalement par l’embauche d’employés supplémentaires pour venir en aide au Bureau de l’interlocutrice spéciale indépendante.

Priorités pangouvernementales connexes

Répertoire des programmes

La responsabilité essentielle « Support au système de justice » est appuyée des programmes suivants :

  • Politiques juridiques, Lois et Gouvernance
  • Représentation juridique
  • Régime des contraventions
  • Programme de financement des tribunaux de traitement de la toxicomanie
  • Victimes d’actes criminels
  • Justice pour les jeunes
  • Justice pour la famille
  • Justice pour les Autochtones
  • Partenariats avec le système de justice
  • Ombudsman des victimes d’actes criminels

Des renseignements supplémentaires sur le répertoire des programmes du ministère de la Justice Canada se trouvent sur la page Résultats dans l’InfoBase du GC.

Services internes

Description

Les services internes sont les services fournis au sein d’un ministère afin qu’il puisse respecter ses obligations intégrées et exécuter ses programmes. Les dix catégories de services internes sont les suivantes :

  • services de gestion et de surveillance;
  • services de communication;
  • services juridiques;
  • services de gestion des ressources humaines;
  • services de gestion des finances;
  • services de gestion de l’information;
  • services des technologies de l’information;
  • services de gestion des biens immobiliers;
  • services de gestion du matériel;
  • services de gestion des acquisitions.

Progrès à l’égard des résultats

Cette section présente les mesures prises par le ministère pour atteindre les résultats et les cibles en ce qui a trait aux services internes.

Progrès à l’égard des résultats

Cette section présente les mesures prises par le ministère de la Justice Canada pour atteindre les résultats et les cibles en ce qui a trait aux services internes.

Solutions d’intelligence artificielle

Le Ministère a présenté JUSTraduire, un outil d’intelligence artificielle novateur qui offre un environnement sécurisé pour la traduction. Cet outil assure une efficience de temps et de coûts en permettant aux employés du Ministère de traduire rapidement différents types de documents.

Le Ministère a également développé une série de prototypes d’intelligence artificielle réussis qui sont dotés des fonctionnalités avancées, comme la capacité de résumer des documents légaux et d’en extraire des données. Ces prototypes font actuellement l’objet d’une évaluation de la sécurité et des technologies de l’information, ainsi que d’un programme pilote visant à évaluer les outils et à améliorer leur qualité et leur efficience.

Capacités en matière d’outils numériques et de données

Le ministère de la Justice Canada a encouragé l’échange collaboratif de renseignements numériques en continuant de s’appuyer sur ses infrastructures infonuagiques existantes, en faisant progresser la migration vers l’infonuagique et en améliorant l’accès à des services infonuagiques intégrés sécurisés, comme la plateforme Power Apps. Par le fait même, le Ministère a observé des pratiques de cybersécurité rigoureuses et s’est concentré sur l’expérience des utilisateurs.

En outre, le Ministère a travaillé sur sa stratégie afin d’intégrer les observations et les renseignements fondés sur les données dans la prise de décision. Pour ce faire, le Ministère a continué d’utiliser davantage la plateforme Power BI pour permettre l’amélioration de la connectabilité des données et de l’analyse de nouvelles sources de données. De plus, il a lancé le Programme d’éducation de données pour les gestionnaires et le nouveau Programme d’analyse de données pour acquérir de l’expertise en analyse de données.

Communications accessibles

Dans ses efforts pour fournir des communications accessibles et inclusives dans un langage clair et simple, le Ministère a :

  • Offert davantage de rapports et de publications du ministère de la Justice Canada dans des supports de substitution, comme le braille et les fichiers audio.
  • Continué d’amélioré ses efforts pour répondre aux besoins en information et en collaboration des employés en rendant le site intranet plus accessible à tous les employés du Ministère, y compris ceux qui travaillent au sein des Services juridiques ministériels. Ce site interne constitue dorénavant une voie de communication centrale pour échanger des renseignements ministériels de haut niveau. Il offre également un accès simplifié aux ressources, aux services et aux outils.
  • Mis en œuvre et favorisé le formulaire de rétroaction sur l’accessibilité sur le site Web du Ministère.
  • Appliqué la planification de l’accessibilité à l’empreinte numérique croissante du Ministère.
Gestion des ressources humaines

À l’appui du recrutement stratégique, du perfectionnement des employés et du maintien en poste d’une main-d’œuvre diversifiée et inclusive, et dans le but d’harmoniser les travaux en vertu de sa Stratégie de gestion des ressources humaines 2021-2024 et des modifications apportées à la Loi sur l’emploi dans la fonction publique, le ministère de la Justice Canada a :

  • Créé un nouveau Centre d’accessibilité, santé et mieux-être en milieu de travail, qui offre des services aux employés travaillant dans des domaines comme la gestion d’invalidité et la santé mentale.
  • Augmenté l’ampleur de son programme de formation linguistique interne.
  • Élargi son processus de gestion des talents pour les groupes de relève jusqu’au niveau de la direction.
  • Mis à jour le cadre de dotation ministériel, y compris l’Instrument de délégation des ressources humaines et la Directive sur les nominations.
  • Tenu plus de 80 séances de formation interne ou d’ateliers pour la collectivité des ressources humaines et les gestionnaires subdélégués pour s’assurer que les outils d’évaluation soient exempts de partialité et d’obstacles.
  • Élaboré le Plan de recrutement stratégique 2024-2027, qui comprend le lancement de campagnes numériques et de médias sociaux pour élargir le champ d’action, la planification d’événements ciblant divers bassins d’employés talentueux, ainsi que la formation des candidats aux processus d’embauche dans la fonction publique.
Équité en matière d’emploi, de diversité et d’inclusion

Comme énoncé dans le Plan d’équité en matière d’emploi 2022-2025 et le Plan d’accessibilité 2022-2025, le ministère de la Justice Canada a mis en œuvre des initiatives pour favoriser un milieu de travail plus représentatif, respectueux, inclusif, accessible et exempt d’obstacles. En voici quelques exemples :

  • Offrir des formations aux employés sur des sujets qui leur permettront de réduire le racisme et la discrimination et d’être conscients de l’islamophobie, de l’antisémitisme et du racisme envers les personnes noires.
  • Créer, par l’entremise d’activités de recrutement ciblé, des bassins de candidats juristes préqualifiés issus de groupes en quête d’équité afin de combler les lacunes en matière de représentation au sein du Ministère. Cet effort souligne l’engagement ministériel en faveur d’un effectif représentatif.
  • Fixer des objectifs d’embauche à l’aide des points de référence de la version de 2021 du Demosim, un modèle de projections démographiques de Statistique Canada. Le Ministère a également autorisé les ressources humaines à prendre des décisions qui ciblent les possibilités de dotation, les programmes de formation et de perfectionnement pour les groupes en quête d’équité au moyen d’une auto-identification et d’une autodéclaration volontaires, lesquelles permettent aux employés d’échanger des renseignements sur l’identité, y compris leur consentement à son utilisation. Ces efforts permettront au Ministère d’atteindre ses objectifs d’équité en matière d’emploi, ainsi que de lutte contre le racisme et contre la discrimination.
  • Continuer d’appuyer les démarches réparatrices et de combattre le harcèlement et la discrimination en milieu de travail par l’intermédiaire du Bureau de l’ombuds et des services de résolution informelle. Ce Bureau de l’ombuds organisationnel a continué de favoriser un milieu de travail psychologiquement sain et sécuritaire, équitable et inclusif en offrant des espaces confidentiels, indépendants et impartiaux pour que tous les employés du Ministère puissent discuter des problèmes en milieu de travail comme le harcèlement, la haine, la discrimination ou le racisme, sans crainte de jugement ou de représailles.
  • Lancer une nouvelle fonctionnalité de rapport et un processus d’examen de la conformité pour le suivi et le contrôle de l’utilisation des considérations relatives à l’accessibilité dans l’approvisionnement.
  • Commencer à intégrer des fonctions d’accessibilité dans la technologie et les programmes existants, et à évaluer la technologie et les programmes actuels afin de repérer les lacunes en matière de fonctions d’accessibilité.
Gestion du savoir juridique

Le ministère de la Justice Canada a ajouté de nouvelles fonctions novatrices à son système officiel de gestion du savoir juridique, lequel simplifie les flux de travail, améliore les recherches et diminue le temps de rédaction et de recherche. Ces fonctions comprennent l’ajout automatique des hyperliens dans les documents juridiques et la proposition de suggestions en fonction des recherches.

Le Ministère a également rédigé des documents de gouvernance interne relatifs à la gestion du savoir juridique, qui sert d’approche globale pour saisir, organiser et échanger le savoir et les renseignements juridiques afin de permettre au Ministère de fournir des services juridiques efficaces, cohérents et de grande qualité. En outre, le Ministère a conçu des outils pour appuyer le transfert du savoir juridique lors du départ de ses employés.

Rémunération et Phénix

Le Ministère a continué de mettre en œuvre des stratégies pour minimiser les enjeux liés à la rémunération des employés et de résoudre l’arriéré causé par le système de paie Phénix en utilisant un nouvel outil de rapprochement des fichiers de paie et en communiquant aux gestionnaires et aux employés des renseignements sur les façons d’éviter les problèmes de rémunération. Au cours de l’exercice financier de 2023-2024, 1 875 cas démontrant des problèmes de rémunération des employés ont été résolus grâce aux efforts combinés des équipes dédiées à résoudre l’arriéré des cas pour les employés du Ministère.

Stratégie fédérale de développement durable

Afin de soutenir la Stratégie fédérale de développement durable de 2022 à 2026 et la Stratégie de développement durable du ministère de la Justice de 2020 à 2023, le ministère de la Justice Canada a :

  • Augmenté la sensibilisation aux initiatives écologiques en organisant régulièrement des activités de sensibilisation (comme la Semaine de l’environnement), lesquelles comprennent l’apport ministériel pour atteindre les objectifs de développement durable.
  • Rendu obligatoire la formation sur l’approvisionnement écologique pour tous les nouveaux agents responsables de la gestion de l’approvisionnement et du matériel.
  • Soutenu des pratiques de travail respectueuses de l’environnement en réduisant les émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements du Ministère, en limitant la quantité de déchets envoyés aux sites d’enfouissement grâce au réacheminement des déchets, et en réduisant la consommation de papier et le stockage à l’aide des pratiques numériques.
Milieu de travail sain

Le ministère de la Justice Canada a rédigé la dernière version du Plan d’action en santé mentale 2020-2023 et la version provisoire du Plan d’action en santé mentale 2024-2027. Le Plan offre du soutien en matière de santé mentale, de bien-être et de sécurité psychologique aux employés grâce à de la formation, à des campagnes de sensibilisation et à la création de nouvelles ressources. En outre, le Ministère a perfectionné sa stratégie d’amélioration de la charge de travail afin d’élaborer des solutions pour contrer les pressions découlant de la charge de travail.

Le Ministère a utilisé de nouveaux outils pour s’adapter à un modèle de travail hybride et pour s’harmoniser à sa Stratégie nationale d’aménagement des locaux. Par exemple, le Ministère a :

  • Continué de fournir aux employés les outils et le soutien nécessaires pour travailler efficacement dans un environnement de travail hybride dans les espaces de travail fournis par le ministère de la Justice Canada et par les clients.
  • Appuyé les projets pilotes de lieu de travail hybride pour que les normes d’aménagement énoncées dans la Stratégie nationale d’aménagement des locaux du Ministère demeurent valides. Le Ministère a continué de mettre à profit les leçons apprises de ces projets et de les intégrer dans la planification à venir.

Principaux risques

Cybersécurité

Afin de réduire l’exposition du ministère de la Justice Canada aux nouvelles cybermenaces, pertes ou perturbations en raison d’attaques ou de brèches dans l’infrastructure technologique, le Ministère a établi un programme ministériel de sensibilisation à la sécurité et a mis sur pied un programme global de sécurité de la technologie de l’information.

Le Ministère a mené des activités d’intervention clés relatives à la cybersécurité, y compris la mise en œuvre d’une solution de transfert de fichiers sécurisés, ainsi que l’élaboration d’une directive sur le travail à distance avec des renseignements du Ministère. Cette directive présente la marche à suivre pour se servir de renseignements ministériels de nature sensible dans des situations de travail hybride.

Autres principaux risques

Les stratégies et les plans des Services internes énoncés dans le présent rapport ont contribué également à l’atténuation des risques en lien avec le bien-être des employés, au maintien des capacités de prestation de services et d’une main-d’œuvre compétente qui représente la population canadienne. Ces réponses aux risques comprennent le Plan d’action en santé mentale, des efforts pour améliorer la charge de travail, et la Stratégie de gestion des ressources humaines. En outre, le ministère de la Justice Canada a continué de gérer les risques relatifs aux données et aux renseignements ainsi qu’au milieu de travail du futur. Le Ministère a géré ces risques en fonction des priorités et des stratégies mentionnées précédemment, comme l’accès accru à des services infonuagiques intégrés sécurisés et à la Stratégie nationale d’aménagement des locaux.

Ressources nécessaires pour obtenir les résultats prévus

Tableau 5: Ressources nécessaires pour atteindre les résultats prévus en ce qui a trait aux Services internes pour l’exercice
Le tableau 5 fournit un résumé des dépenses prévues et réelles et des ETP requis pour atteindre ces résultats.
Ressources
Prévues
Réelles
Dépenses
84 890 347 $
132 643 466 $
ETP
1 127
1 156

Des renseignements exhaustifs sur les ressources financières et les ressources humaines en ce qui concerne le répertoire des programmes du ministère de la Justice Canada se trouvent dans l’InfoBase du GC.

L’écart entre les dépenses prévues et les dépenses réelles s’explique principalement par l’augmentation des dépenses en lien avec les fonds en cours d’exercice des projets et des priorités. Notamment :

  • Les projets de technologie de l’information, qui sont exclus des dépenses prévues (p. ex., des investissements pour augmenter la connectabilité, améliorer les services logiciels des praticiens du droit, appuyer les services infonuagiques, réapprovisionner l’équipement de la technologie de l’information, et appuyer les applications et l’équipement déployés pour permettre le travail hybride).
  • L’appui offert au Secrétariat de la lutte contre la discrimination et le racisme.

L’écart entre les ETP prévus et réels s’explique principalement par une augmentation de la main-d’œuvre des Services de technologies de l’information afin d’appuyer les solutions d’intelligence artificielle et les capacités numériques et de données.

Marchés attribués à des entreprises autochtones

Chaque année, les ministères du gouvernement du Canada doivent respecter une cible de 5 % de la valeur totale des marchés en ce qui concerne l’attribution de marchés à des entreprises autochtones. Cet engagement doit être entièrement mis en œuvre d’ici la fin de l’exercice 2024-2025.

Résultat du ministère de la Justice Canada pour 2023-2024

Dans son Plan ministériel 2024-2025, le ministère de la Justice Canada prévoyait que, d’ici la fin de l’exercice 2023-2024, il aurait attribué 5 % de la valeur totale de ses marchés à des entreprises autochtones.

Tableau 6 : Valeur totale des marchés attribués à des entreprises autochtonesNote de bas de page 37

Comme il est indiqué dans le tableau 6, le ministère de la Justice Canada a attribué 13.6 % de la valeur totale de tous ses marchés à des entreprises autochtones pour l’exercice.

Tableau 6 : Valeur totale des marchés attribués à des entreprises autochtones
Indicateurs de rendement liés à l’attribution de marchés
Résultats 2023-2024
Valeur totale des marchés attribués à des entreprises autochtonesNote de bas de page 38 (A)
7 602 539 $
Valeur totale des marchés attribués à des entreprises autochtones et non autochtonesNote de bas de page 39 (B)
55 936 295 $
Valeur des exceptions approuvées par l’administrateur général (C)
0 $
Pourcentage de marchés attribués à des entreprises autochtones [A / (B − C) × 100]
13.6 %

Le ministère de la Justice Canada a adopté une approche à multiples facettes pour atteindre ce résultat, laquelle comprend l’augmentation de la sensibilisation des intervenants impliqués dans les processus d’approvisionnement aux marchés publics autochtones. De plus, le Ministère s’est livré à des activités de sensibilisation auprès des communautés de fournisseurs autochtones en participant à des foires commerciales inversées où les fournisseurs viennent rencontrer les responsables des marchés publics.

En outre, le Ministère a réussi à mettre en place divers outils et mesures. Il a déployé des efforts continus pour sensibiliser tous les intervenants (dont les chargés de projet) à la Stratégie d’approvisionnement auprès des entreprises autochtones. Notamment, les considérations des marchés publics autochtones ont été ajoutées au processus d’approbation de la Commission de révision des projets et des marchés publics du Ministère en ce qui concerne les principaux dossiers d’approvisionnement. Par ailleurs, le Ministère a étroitement suivi l’état d’avancement de l’atteinte de la cible de 5 % énoncée dans la Stratégie grâce à des rapports internes. Ces efforts collectifs favorisent un état d’esprit où les agents d’approvisionnement prennent en considération de manière proactive l’idée de réserver les marchés publics aux fournisseurs autochtones au début du processus d’approvisionnement, conformément aux dispositions énoncées dans la Stratégie.

Dépenses et ressources humaines

Dépenses

Cette section présente un aperçu des dépenses prévues et réelles du ministère de la Justice Canada de 2021-2022 à 2026-2027.

Graphique 1 : Dépenses réelles par responsabilité essentielle en 2023-2024Note de bas de page 40

Le graphique 1 montre les dépenses engagées par le Ministère en 2023-2024 pour s’acquitter de ses responsabilités essentielles et assurer la prestation de ses services internes.

Graphique 1 : Dépenses réelles par responsabilité essentielle en 2023-2024. Version texte ci-dessous :

Sommaire du rendement budgétaire

Tableau 7 : Dépenses réelles de trois exercices pour les responsabilités essentielles et les services internes (en dollars)

Le tableau 7 indique la somme d’argent dépensée par le ministère de la Justice Canada au cours des trois derniers exercices pour s’acquitter de ses responsabilités essentielles et assurer la prestation de ses services internes.

Tableau 7 : Dépenses réelles de trois exercices pour les responsabilités essentielles et les services internes (en dollars)
Responsabilités essentielles et services internes
Budget principal des dépenses 2023-2024
Autorisations totales pouvant être utilisées pour 2023-2024
Dépenses réelles de trois exercices (autorisations utilisées)
Services juridiques
234 869 583 $
239 266 480 $
  • 2021-2022: 222 168 257 $
  • 2022-2023: 204 647 663 $
  • 2023-2024: 226 652 246 $
Support au système de justice
667 792 826 $
761 261 746 $
  • 2021-2022: 582 469 495 $
  • 2022-2023: 662 843 664 $
  • 2023-2024: 750 690 516 $
Total partiel
902 662 409 $
1 000 528 226 $
  • 2021-2022: 804 637 752 $
  • 2022-2023: 867 491 327 $
  • 2023-2024: 977 342 762 $
Services internes
84 890 347 $
140 412 452 $
  • 2021-2022: 102 779 851 $
  • 2022-2023: 115 831 245 $
  • 2023-2024: 132 643 466 $
Total
987 552 756 $
1 140 940 678 $
  • 2021-2022: 907 417 603 $
  • 2022-2023: 983 322 572 $
  • 2023-2024: 1 109 986 228 $

Des renseignements financiers plus détaillés des exercices précédents se trouvent dans la section Finances de l’InfoBase du GC.

Tableau 8 : Dépenses prévues au cours des trois prochains exercices pour les responsabilités essentielles et les services internes (en dollars)

Le tableau 8 indique la somme d’argent que le ministère de la Justice Canada prévoit dépenser au cours des trois prochains exercices pour s’acquitter de ses responsabilités essentielles et assurer la prestation de ses services internes.

Tableau 8 : Dépenses prévues au cours des trois prochains exercices pour les responsabilités essentielles et les services internes (en dollars)
Responsabilités essentielles et services internes
Dépenses prévues
2024-2025
Dépenses prévues
2025-2026
Dépenses prévues
2026-2027
Services juridiques
230 876 958 $
220 933 846 $
219 520 417 $
Support au système de justice
602 493 696 $
583 922 997 $
543 140 193 $
Total partiel
833 370 654 $
804 856 843 $
762 660 610 $
Services internes
94 541 217 $
94 056 937 $
92 975 627 $
Total
927 911 871 $
898 913 780 $
855 636 237 $
Analyse des dépenses des trois prochains exercices

Les dépenses prévues du Ministère devraient diminuer entre 2024-2025 (927,9 millions de dollars) et 2026-2027 (855,6 millions de dollars). Cette réduction globale de 72,3 millions de dollars (-7,8 %) est principalement attribuable à la diminution du financement et à la fin du financement temporaire annoncé dans les budgets fédéraux précédents (initiatives approuvées dans le cadre des budgets de 2018 à 2022) au chapitre de la responsabilité essentielle de Support au système de justice, principalement pour les programmes suivants :

  • Programme juridique de partenariats et d’innovation
  • Fonds d’aide aux victimes
  • Fonds canadien de justice familiale
  • Fonds pour les partenariats avec les Autochtones

De plus, les dépenses prévues pour les prochains exercices reflètent les réductions des dépenses en lien avec le recentrage des dépenses gouvernementales annoncé dans le Budget de 2023.

Des renseignements financiers plus détaillés des exercices précédents se trouvent dans la section Finances de l’InfoBase du GC.

Tableau 9 : Résumé budgétaire des dépenses brutes réelles et des dépenses nettes prévues (en dollars)

Le tableau 9 fait le rapprochement des dépenses brutes prévues et des dépenses nettes pour 2023-2024.

Tableau 9 : Résumé budgétaire des dépenses brutes réelles et des dépenses nettes prévues (en dollars)
Responsabilités essentielles et services internes
Dépenses brutes réelles 2023-2024
Revenus réels affectés aux dépenses 2023-2024
Dépenses nettes réelles 2023-2024 (autorisations utilisées)
Services juridiques
643 286 870 $
416 634 624 $
226 652 246 $
Support au système de justice
750 690 516 $
0 $
750 690 516 $
Total partiel
1 393 977 386 $
416 634 624 $
977 342 762 $
Services internes
187 111 572 $
54 468 106 $
132 643 466 $
Total
1 581 088 958 $
471 102 730 $
1 109 986 228 $

Tableau 10 : Dépenses brutes réelles pour l’exercice 2023-2024 (y compris les recettes nettes en vertu d’un crédit)

Tableau 10 : Dépenses brutes réelles pour l’exercice 2023-2024 (y compris les recettes nettes en vertu d’un crédit)
Recettes nettes en vertu d’un crédit
Budget principal des dépenses pour l’exercice 2023-2024
Recettes nettes en vertu d’un crédit prévuesNote de bas de page 41
Dépenses réelles sur trois ans (autorisations utilisées)
Services juridiques
442 000 000 $
  • 2023-2024: 442 000 000 $
  • 2024-2025: 442 000 000 $
  • 2025-2026: 442 000 000 $
  • 2021-2022: 393 268 421 $
  • 2022-2023: 437 921 450 $
  • 2023-2024: 471 102 730 $

En 2023-2024, un montant de 471,1 millions de dollars en recettes nettes en vertu d’un crédit a été généré, représentant une augmentation de 33,2 millions de dollars par rapport à 2022-2023 (437,9 millions de dollars). Cette hausse est principalement due à une augmentation des demandes pour les services juridiques par les ministères et les organismes clients, dans des domaines comme la lutte contre l’évasion fiscale, la sécurité du public canadien, les questions autochtones, le travail pour promouvoir la sécurité économique et combattre l’ingérence étrangère, et l’appui des réactions aux questions d’immigration et de réfugiés.

Des renseignements sur l’harmonisation des dépenses du ministère de la Justice Canada avec les dépenses et les activités du gouvernement du Canada figurent dans l’InfoBase du GC.

Financement

Cette section présente un aperçu du financement voté et législatif du Ministère par rapport à ses responsabilités essentielles et à ses services internes. Pour en savoir plus sur les autorisations de financement, consulter les budgets et dépenses du gouvernement du Canada.

Graphique 2: Financement approuvé (législatif et voté) pour une période de six exercicesNote de bas de page 42

Le graphique 2 résume le financement législatif et voté du Ministère pour la période de 2021-2022 à 2026-2027.

Graphique 2: Financement approuvé (législatif et voté) pour une période de six exercices. Version texte ci-dessous :

Faits saillants des états financiers

Les états financiers du ministère de la Justice Canada (non audités) pour l’exercice se terminant le 31 mars 2024 sont publiés sur le site Web du Ministère.

Tableau 11 : État condensé des résultats (non vérifiés) pour l’exercice se terminant le 31 mars 2024 (en dollars)

Le tableau 11 résume les dépenses et les revenus pour 2023-2024 qui affectent le coût de fonctionnement avant le financement et transferts gouvernementaux.

Tableau 11 : État condensé des résultats (non vérifiés) pour l’exercice se terminant le 31 mars 2024 (en dollars)
Renseignements financiers
Résultats réels 2023-2024
Résultats prévus 2023-2024
Différence (résultats réels moins prévus)
Total des dépenses
1 681 945 192 $
1 526 547 278 $
155 397 914 $
Total des revenus
471 112 909 $
442 000 000 $
29 112 909 $
Coût de fonctionnement net avant le financement et les transferts gouvernementaux
1 210 832 283 $
1 084 547 278 $
126 285 005 $

Les renseignements sur les résultats prévus pour 2023-2024 proviennent de l’état des résultats prospectif de 2023-2024 du ministère de la Justice Canada.

Tableau 12 : Résumé des dépenses et des revenus actuels (en dollars)

Le tableau 12 résume les dépenses et les revenus réels affectant le coût de fonctionnement avant le financement et les transferts gouvernementaux.

Tableau 12 : Résumé des dépenses et des revenus actuels (en dollars)
Renseignements financiers
Résultats réels 2023-2024
Résultats réels de 2022-2023
Différence
(2023-2024 moins 2022-2023)
Total des dépenses
1 681 945 192 $
1 512 723 472 $
169 221 720 $
Total des revenus
471 112 909 $
437 931 708 $
33 181 201 $
Coût de fonctionnement net avant le financement et les transferts gouvernementaux
1 210 832 283 $
1 074 791 764 $
136 040 519 $

Charges par responsabilité essentielle

Les charges par responsabilité essentielle ont totalisé 1,68 milliards de dollars en 2023-2024 et incluaient 871,1 millions de dollars (51,8 %) en salaires et avantages sociaux des employés et 671,8 millions de dollars (39,9 %) en paiements de transfert. Les charges totales en 2023-2024 dépassent de 155,4 millions de dollars les résultats prévus principalement en raison :

  • D’une augmentation d’ETP, pour répondre à une demande accrue de services juridiques de la part des ministères et organismes clients.
  • D’une augmentation des dépenses en subventions et contributions, résultant de nouveaux investissements annoncés dans le budget de 2023 et l’Énoncé économique de l’automne de 2023, notamment pour le Programme d’aide juridique aux immigrants et aux réfugiés.

Les charges totales ont augmenté de 169,2 millions de dollars (11,2 %) par rapport à 2022-2023. Cet écart est essentiellement attribuable à :

  • Une augmentation des dépenses liées aux salaires et avantages sociaux des employés (85,4 millions de dollars ou 10,9 %), associée à l’augmentation de l’effectif, ainsi que les rajustements de rémunération annuels à la suite de la ratification de différentes conventions collectives.
  • Une augmentation des dépenses liées aux subventions et contributions (76,5 millions de dollars ou 12,9 %), attribuable aux initiatives annoncées dans le budget de 2023 et l’Énoncé économique de l’automne de 2023 pour le Programme d’aide juridique aux immigrants et aux réfugiés et le Budget de 2022 pour le Programme d’aide juridique en matière criminelle.
Graphique 3 : Dépenses par responsabilité essentielle

Le graphique ci‑dessous illustre les dépenses du ministère de la Justice Canada par responsabilité essentielle.

Graphique 3 : Dépenses par responsabilité essentielle. Version texte ci-dessous :

Revenus par type

Le total des revenus s’est élevé à 471,1 millions de dollars en 2023-2024, et découlait principalement de la prestation de services consultatifs, judiciaires et législatifs fournis par le Ministère à d’autres ministères et organismes gouvernementaux. Les revenus totaux en 2023-2024 ont dépassé de 29,1 millions de dollars (6,6 %) les prévisions. Cette hausse est principalement due à une augmentation de la prestation de services juridiques à un large éventail de clients.

Les revenus totaux ont augmenté de 33,2 millions de dollars (7,6 %) par rapport à 2022-2023. Cet écart s’explique principalement par une augmentation des revenus de services juridiques résultant d’une demande accrue, qui a été comblée par une augmentation de l’effectif.

Graphique 4 : Revenus par type (bruts)

Le graphique 4 illustre les revenus bruts du ministère de la Justice Canada par type, excluant les revenus gagnés pour le compte du gouvernementNote de bas de page 44 totalisant 108,2 millions de dollars.

Graphique 4 : Revenus par type (bruts). Version texte ci-dessous :

Tableau 13 : État condensé de la situation financière (non vérifié) au 31 mars 2024 (en dollars)

Le tableau 13 fournit un résumé des passifs (ce qu’il doit) et des actifs (ce qu’il possède) du Ministère, qui aident à déterminer la capacité de celui-ci à mettre en œuvre des programmes et des services.

Tableau 13 : État condensé de la situation financière (non vérifié) au 31 mars 2024 (en dollars)
Renseignements financiers
Exercice en cours (2023-2024)
Exercice précédent
(2022-2023)
Différence
(2023-2024 moins 2022-2023)
Total du passif net
506 279 773 $
458 472 424 $
47 807 349 $
Total des actifs financiers nets
459 483 799 $
412 905 365 $
46 578 434 $
Dette nette du Ministère
46 795 974 $
45 567 059 $
1 228 915 $
Total des actifs non financiers
19 483 765 $
21 753 059 $
(2 269 294) $
Situation financière nette du Ministère
(27 312 209) $
(23 814 000) $
(3 498 209) $

De 2022-2023 à 2023-2024, la situation financière nette ministérielle a diminué de 3,5 millions de dollars en raison d’un certain nombre de facteurs, qui sont reflétés dans les renseignements présentés ci-dessous.

Passifs par type

Le passif net total s’élevait à 506,3 millions de dollars à la fin de 2023-2024, ce qui représente une augmentation de 47,8 millions de dollars (10,4 %) par rapport à 2022-2023. L’écart s’explique principalement par une augmentation des paiements de transfert payables conformément au calendrier des paiements.

Graphique 5 : Passifs par type
Graphique 5 : Passifs par type. Version texte ci-dessous :

Actifs financiers et non financiers

Le total net des actifs financiers a augmenté de 46,6 millions de dollars (11,3 %) en 2023-2024 par rapport à 2022-2023. L’écart s’explique principalement par l’augmentation des sommes dues par le Trésor, en raison de l’augmentation des paiements de transfert payables en fin d’exercice et des revenus reconnus mais non encore perçus ou déposés au Trésor en date du 31 mars 2024.

Le total des actifs non financiers a diminué de 2,3 millions de dollars (10,4 %) en 2023-2024 par rapport à 2022-2023. L’écart s’explique principalement par la diminution des immobilisations corporelles résultant de l’amortissement en partie compensée par les acquisitions d’actifs de construction.

Graphique 6 : Actifs par type
Graphique 6 : Actifs par type. Version texte ci-dessous :

Ressources humaines

Cette section présente un aperçu des ressources humaines réelles et prévues du Ministère pour la période de 2021-2022 à 2026-2027.

Tableau 14 : Ressources humaines réelles pour les responsabilités essentielles et les services internes

Le tableau 14 fournit un résumé des ressources humaines, en ETP, lesquels sont associés aux responsabilités essentielles et aux services internes du ministère de la Justice Canada pour les trois derniers exercices.

Tableau 14 : Ressources humaines réelles pour les responsabilités essentielles et les services internes
Responsabilités essentielles et services internes
ETP réels 2021-2022
ETP réels 2022-2023
ETP réels 2023-2024
Services juridiques
3 477
3 676
3 897
Support au système de justice
332
366
390
Total partiel
3 809
4 042
4 287
Services internes
1 091
1 116
1 156
Total
4 900
5 158
5 443

Tableau 15 : Sommaire de la planification des ressources humaines pour les responsabilités essentielles et les services internes

Le tableau 15 présente des renseignements sur les ressources humaines, en ETP, pour chaque responsabilité essentielle et les services internes du ministère de la Justice Canada au cours des trois prochains exercices. Les ressources humaines pour l’exercice en cours sont prévues en fonction des données de l’exercice à ce jour.

Le tableau 15 présente des renseignements sur les ressources humaines, en ETP, pour chaque responsabilité essentielle et les services internes du ministère de la Justice Canada au cours des trois prochains exercices. Les ressources humaines pour l’exercice en cours sont prévues en fonction des données de l’exercice à ce jour.
Responsabilités essentielles et services internes
ETP prévus en 2024-2025
ETP prévus en 2025-2026
ETP prévus en 2026-2027
Services juridiques
3 918
3 918
3 918
Support au système de justice
394
394
394
Total partiel
4 312
4 312
4 312
Services internes
1 144
1 144
1 144
Total
5 456
5 456
5 456

Renseignements ministériels

Tableaux de renseignements supplémentaires

Les tableaux de renseignements supplémentaires ci-dessous sont accessibles sur le site Web du ministère de la Justice Canada :

Dépenses fiscales fédérales

Il est possible de recourir au système fiscal pour atteindre des objectifs de politique publique en appliquant des mesures spéciales, comme de faibles taux d’imposition, des exemptions, des déductions, des reports et des crédits. Le ministère des Finances Canada publie chaque année des estimations et des projections du coût de ces mesures dans le Rapport sur les dépenses fiscales fédérales. Ce rapport fournit aussi des renseignements détaillés sur les dépenses fiscales, dont des descriptions, des objectifs, des données historiques et des renvois aux programmes de dépenses fédérales connexes, ainsi qu’aux évaluations et aux résultats de l’ACS Plus liés aux dépenses fiscales.

Définitions