Rapport sur les résultats ministériels 2023-2024 du ministère de la Justice Canada
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© Sa Majesté le Roi du chef du Canada, représenté par le ministre de la Justice et procureur général du Canada, 2024
ISSN 2560-9459
No de cat. J1-21F-PDF
Message du ministre
J’ai l’honneur de vous présenter le Rapport sur les résultats ministériels de 2023‑2024 du ministère de la Justice Canada pour la période du 1er avril 2023 au 31 mars 2024.
Pendant cette période, le Ministère a travaillé d’arrache-pied pour faire progresser une multitude de priorités du gouvernement du Canada en offrant des services législatifs, de consultation juridique et de contentieux et autres types de services professionnels à tous les ministères clients dans l’ensemble du gouvernement, ainsi qu’à moi‑même dans le cadre de mon double rôle à titre de ministre de la Justice et de procureur général du Canada. De plus, le Ministère a continué d’administrer un certain nombre de programmes qui assurent un financement et un soutien à certaines initiatives et certains services afin de contribuer à un système juridique canadien équitable, opportun et accessible.
À titre de ministre de la Justice, l’une de mes responsabilités fondamentales consiste à assurer la sécurité de la population canadienne, que ce soit dans nos communautés ou en ligne, et je suis fier du rôle que joue le ministère de la Justice Canada à l’égard de ces enjeux. Je parle notamment de sa contribution à l’élaboration et à la présentation du projet de loi C-63 pour créer une nouvelle Loi sur les préjudices en ligne, qui prévoit de lutter contre la propagation de la haine ainsi que des abus envers les enfants et leur exploitation sur le Web. De plus, le Ministère a soutenu Patrimoine canadien dans ses efforts d’élaborer le premier Plan d’action national de lutte contre la haine du Canada.
De plus, nous avons mis en œuvre des modifications législatives visant à améliorer le système de mise en liberté sous caution du Canada dans le cadre du projet de loi C-48. Ces réformes, élaborées en étroite collaboration avec les provinces et les territoires, sont entrées en vigueur le 4 janvier 2024. Nous avons également apporté des modifications au Code criminel afin de fournir des outils supplémentaires aux organismes d’application de la loi et aux procureurs pour lutter contre le vol de véhicules, y compris l’ajout de nouvelles infractions visant le détournement de voiture et les liens avec le crime organisé, ainsi que des infractions de possession ou de distribution d’outils électroniques utilisés pour commettre le vol de véhicules et le recyclage des produits de la criminalité au profit d’une organisation criminelle. Ces changements renforcent un cadre déjà solide pour lutter contre le crime organisé et le vol de véhicules.
Par l'entremise du projet de loi S-12, le Ministère a travaillé à la mise en œuvre de modifications législatives importantes en réponse à la décision de la Cour suprême du Canada dans l'affaire R. c. Ndhlovu. Ces modifications permettront de s'assurer que le Registre national des délinquants sexuels reste un outil utile pour la police afin de prévenir et d'enquêter sur les crimes de nature sexuelle, ainsi que pour renforcer le régime d'enregistrement des délinquants sexuels dans son ensemble.
L’un des objectifs les plus importants du Ministère est sans conteste la promotion d’une véritable réconciliation avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis en renforçant et en renouvelant les relations. Au cours de la dernière année, le Ministère a joué un rôle essentiel dans la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Notamment, il a dirigé l’élaboration du Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, publié le 21 juin 2023, qui contient 181 mesures transformatrices à mettre en place par plus de 25 ministères et organismes, en consultation et en collaboration avec les peuples autochtones. En outre, il a réalisé des consultations auprès de ses partenaires autochtones et a contribué à l’adoption par le Sénat du projet de loi S-13, qui prévoit d’ajouter une disposition de non‑dérogation à la Loi d’interprétation et de faire respecter les droits ancestraux et issus de traités des peuples autochtones reconnus et confirmés en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Le Ministère a également appuyé le travail de l’interlocutrice spéciale indépendante pour les enfants disparus et les tombes et les sépultures anonymes en lien avec les pensionnats indiens.
Par ailleurs, le Ministère a poursuivi le travail essentiel visant à élaborer la Stratégie en matière de justice autochtone, en consultation et collaboration avec une représentation diversifiée de partenaires autochtones, et en collaboration étroite avec les provinces et les territoires, pour réduire la discrimination systémique et la surreprésentation des peuples autochtones dans le système juridique du Canada.
Le Ministère a dirigé les efforts gouvernementaux pour élaborer la Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires afin de lutter contre le racisme et la discrimination systémique envers les personnes noires qui ont mené à leur surreprésentation dans le système de justice pénale, y compris en tant que victimes d’actes criminels. Il a collaboré avec un groupe directeur externe composé de neuf experts et dirigeants provenant de communautés noires de partout au Canada pour prodiguer des conseils sur l’élaboration de la Stratégie et veiller à ce qu’elle reflète la diversité des expériences et des contextes régionaux des personnes noires au Canada.
Le ministère de la Justice Canada a travaillé à la mise sur pied d'une Commission indépendante d'examen des erreurs judiciaires par l'entremise du projet de loi C-40, pour remplacer le processus actuel d'examen ministériel et rendre le processus plus efficace et accessible. Une commission indépendante dédiée exclusivement à l'examen des erreurs judiciaires contribuera à améliorer l'accès à la justice en facilitant et en accélérant l'examen des demandes des personnes potentiellement condamnées à tort, y compris pour les Autochtones, les personnes noires et les membres d'autres populations racialisées ou marginalisées.
Pendant cette période, le Ministère a également contribué à la réforme du droit pénal en mettant en place une panoplie d’initiatives, et a travaillé à promouvoir la sécurité du public en rendant le système juridique plus équitable et accessible. Il continue également à soutenir les victimes et les survivants d’actes criminels, et cherche les moyens de leur garantir un traitement axé sur le respect et la dignité dans le système de justice pénale. Je remercie particulièrement le Ministère pour son renouvellement du financement fédéral à l’égard des Unités de liaison pour l’information à l’intention des familles. Non seulement ce travail a été conçu pour mettre en œuvre les engagements axés sur les victimes mentionnées dans la Voie fédérale concernant les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées et dans le Plan d’action national connexe corédigé en 2021, mais également pour donner vie (grâce à nos leviers fédéraux) à l’appel à l’action 40.
Beaucoup de progrès ont été réalisés au cours de la dernière année pour améliorer le système juridique au Canada, mais il nous reste encore de nombreux défis à relever.
J’aimerais remercier tous les employés du ministère de la Justice Canada pour la qualité et le professionnalisme qui caractérisent l'ensemble de leur travail, et pour leur engagement à servir le public et à rendre le système juridique plus équitable, accessible et pertinent pour tous.
L’honorable Arif Virani, C.P., député
Ministre de la Justice et procureur général du Canada
Résultats : Nos réalisations
Responsabilités essentielles et services internes
Responsabilité essentielle 1 : Services juridiques
Description
Le ministre de la Justice et procureur général du Canada offre des services juridiques au gouvernement fédéral et à ses ministères et organismes. Le Ministre est responsable de s’assurer que l’administration des affaires publiques est effectuée en vertu de la loi. Le Ministre est également responsable de l’examen de tous les projets de loi du gouvernement et de tous les règlements du gouvernement pour éviter la non-conformité avec la Charte canadienne des droits et libertés. De plus, le procureur général est responsable de la formulation de conseils pour les administrateurs généraux sur toutes les questions de droit et de la direction de tous les procès pour les ministères et organismes fédéraux qui sont en lien avec tous les sujets portant sur des matières de compétence fédérale.
Progrès à l’égard des résultats
Cette section présente les mesures prises par le ministère de la Justice Canada pour atteindre les résultats et les cibles relativement aux Services juridiques. Les renseignements sont présentés par résultat ministériel.
Tableau 1 : Cibles et résultats relativement aux services juridiques
Le tableau 1 fournit un résumé des cibles et des résultats réels pour chaque indicateur associé aux résultats liés aux Services juridiques.
Indicateurs de résultat ministériel |
Cible |
Date d’atteinte des cibles |
Résultats réels |
|---|---|---|---|
La cote de satisfaction moyenne des clients sur la qualité globale des services juridiques. |
8,0 ou plus sur une échelle de 10 points |
Mars 2024 |
2021-2022 : 8,6Note de bas de page 1 2022-2023 : 8,6Note de bas de page 2 2023-2024 : 8,7Note de bas de page 3 |
La cote de satisfaction moyenne des clients sur la prestation des services juridiques selon les normes de service. |
8,0 ou plus sur une échelle de 10 points |
Mars 2024 |
2021-2022 : 8,8Note de bas de page 4 2022-2023 : 8,7Note de bas de page 5 2023-2024 : 8,8Note de bas de page 6 |
Pourcentage des dossiers de contentieux résolus au cours d’un exercice de façon satisfaisante du point de vue de l’État (entendus ou réglés). |
75 % ou plus |
Mars 2024 |
2021-2022 : 92 % 2022-2023 : 90 % 2023-2024 : 93 % |
Des renseignements supplémentaires sur les résultats détaillés et l’information sur le rendement pour le répertoire des programmes du ministère de la Justice Canada figurent dans l’InfoBase du GC.
Renseignements sur les résultats
La section suivante décrit les résultats obtenus relativement aux services juridiques en 2023‑2024 en les comparant aux résultats prévus dans le Plan ministériel du ministère de la Justice Canada pour l’exercice.
Résultat ministériel : Les ministères et organismes reçoivent des services juridiques de grande qualité
Le ministère de la Justice Canada a fourni des services de consultation juridique intégrés, des services de contentieux, et des services de rédaction législative et réglementaire aux organismes et aux ministères clients afin de soutenir leurs priorités et les engagements de la lettre de mandat des ministres.
Résilience économique
Le ministère de la Justice Canada a fourni des services juridiques aux ministères et aux organismes clients afin d’appuyer leurs initiatives visant à renforcer l’économie et de les aider à rendre la vie de la population canadienne plus abordable, notamment :
- La préparation de la Loi no 1 d’exécution du budget de 2023 (ancien projet de loi C-47), qui comprend des mesures relatives à l’augmentation de l’offre de logements abordables, le nouveau Régime canadien de soins dentaires, ainsi que la disposition relative aux 2 milliards de dollars supplémentaires au titre du Transfert canadien en matière de santé pour lutter contre les pressions immédiates sur le système de santé. L’ancien projet de loi C-47 a reçu la sanction royale le 22 juin 2023.
- La préparation et la présentation du projet de loi C-59, la Loi d’exécution de l’Énoncé économique de l’automne de 2023, qui a été présenté à la Chambre des communes le 30 novembre 2023.
- L’établissement et la mise en œuvre des nouvelles prestations sociales, notamment la Prestation dentaire canadienne et le remboursement pour l’épicerie.
- La série d’initiatives d’Infrastructure Canada pour mettre en place le Plan du Canada sur le logement, notamment des mesures relatives aux logements abordables et à l’itinérance.
- Les efforts soutenus de l’Agence du revenu du Canada pour combattre l’évasion fiscale et l’évitement fiscal, ainsi que pour assurer l’équité et l’intégrité du régime fiscal. Le ministère de la Justice Canada a également représenté la Couronne dans les affaires de litiges relatives à des manœuvres d’évasion fiscale.
Priorités environnementales et durabilité
Le ministère de la Justice Canada a fourni les services juridiques ci-après à des ministères et organismes clients concernant des questions liées à la durabilité et à l’environnement :
- Environnement et Changement climatique Canada pour l’élaboration de plusieurs initiatives réglementaires qui contribueront à la réduction des émissions de gaz à effet de serre du Canada. Ces initiatives comprenaient la diffusion d’un Règlement sur l’électricité propre proposé en août 2023, qui introduirait une norme en matière d’électricité propre afin de parvenir à un réseau d’électricité à consommation nulle d’ici 2035, et l’élaboration du Plan de réduction des émissions pour 2030 du Canada, lequel offre une feuille de route pour que l’économie canadienne puisse réduire ses émissions de 40 % sous les niveaux de 2005 d’ici 2030.
- Ressources naturelles Canada pour la mise sur pied d’un Fonds pour l’infrastructure des minéraux critiques, qui versera jusqu’à 1,5 milliard de dollars en financement fédéral sur sept ans pour des projets d’énergie propre et d’infrastructures de transport nécessaires pour permettre le développement durable et l’expansion des minéraux critiques au Canada.
- Agence d’évaluation d’impact du Canada pour l’appui de la réponse du gouvernement à la décision de nature consultative de la Cour suprême du Canada du 13 octobre 2023 dans l’affaire Renvoi relatif à la Loi sur l’évaluation d’impact, 2023 CSC 23. Cela comprenait l’offre d’une aide juridique dans l’élaboration de modifications législatives proposées à la Loi sur l’évaluation d’impact.
- Environnement et Changement climatique Canada pour l’élaboration, l’ébauche et la prise en considération par le Sénat du projet de loi S-15, la Loi modifiant le Code criminel et la Loi sur la protection d’espèces animales ou végétales sauvages et la réglementation de leur commerce international et interprovincial, qui, telle que présenté, prévoit éliminer progressivement la captivité des éléphants et des grands singes au Canada à des fins purement privées ou de divertissement.
Droits des peuples autochtones et voie à la réconciliation
Le ministère de la Justice Canada a fourni des services juridiques dans de multiples contextes généralement en lien avec la réconciliation, notamment l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 et les droits ancestraux et issus de traités, l’obligation de consulter, l’honneur de la Couronne, le devoir fiduciaire, les traités historiques et modernes, la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, et la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (Loi sur la Déclaration des Nations Unies). Des services juridiques ont également été offerts pour appuyer la Voie fédérale concernant les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées (Voie fédérale), et le Plan d’action national pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées : Mettre fin à la violence contre les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones plus vaste, ainsi que la réponse du gouvernement du Canada aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation et aux appels à la justice de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. De plus, le Ministère a pris part aux travaux du Comité consultatif sur les documents relatifs aux pensionnats, qui est mandaté de formuler des recommandations sur le transfert des documents relatifs aux pensionnats autochtones au Centre national pour la vérité et la réconciliation.
Notamment, le ministère de la Justice Canada a offert des services juridiques aux entités suivantes :
- Ministères et organismes fédéraux pour l’élaboration et la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies et des mesures du Plan d’action connexe qui relèvent de leur responsabilité. Le Ministère les a également aidés à comprendre l’article 5 de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies et à l’appliquer.
- Services aux Autochtones Canada pour l’instauration de lois régissant les services offerts aux enfants et aux familles autochtones, y compris la négociation des 17 tables d’accord de coordination active et la mise en œuvre de sept accords de coordination conclus en vertu de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Ces accords simplifient l’exercice de compétence de ces groupes autochtones en matière de services à l’enfance et à la famille. Le ministère de la Justice Canada a également offert un soutien juridique à Services aux Autochtones Canada pour la conclusion d’accords de coordination et d’ententes de financement connexes à l’appui des instances dirigeantes inuites exerçant une compétence en matière de services à l’enfance et à la famille inuites.
- Services aux Autochtones Canada pour obtenir l’approbation de la Cour fédérale du Canada quant à l’accord de règlement de 23,34 milliards de dollars en vue d’indemniser les enfants et les familles des Premières Nations qui ont été lésés par le sous-financement discriminatoire du programme des Services à l’enfance et à la famille des Premières Nations ainsi que ceux qui ont été touchés par la définition étroite du principe de Jordan adoptée par le gouvernement. Le Ministère a également offert des conseils juridiques au gouvernement fédéral concernant les problèmes relatifs à la mise en œuvre et à la démarche à long terme du principe de Jordan.
- Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada pour la négociation de traités modernes, d’accords sur l’autonomie gouvernementale et d’autres ententes constructives, notamment :
- Le Nang K̲'úulaas Recognition Agreement (en anglais seulement) conclu entre la Nation haïda, le Canada et la Colombie‑Britannique en juillet 2023, ainsi que la présentation du projet de loi S-16, la Loi concernant la reconnaissance de la Nation haïda au Sénat le 8 février 2024.
- Une entente intérimaire de reconnaissance territoriale conclue avec la Première Nation Snuneymuxw, conclue le 27 janvier 2024.
- Une entente de financement de 50 millions de dollars entre la Première Nation de Lake Babine et le Canada, conclue le 21 février 2024, laquelle appuiera la mise en œuvre de l’entente fondatrice de 2020 entre la Première Nation de Lake Babine, le Canada et la Colombie‑Britannique.
- Le renouvellement des accords de financement budgétaire de 24 Premières Nations autonomes.
- Un Traité d’autonomie gouvernementale reconnaissant la Nation Dakota de Whitecap / Wapaha Ska Dakota Oyate, le premier traité moderne de la Saskatchewan (en vigueur depuis septembre 2023), ainsi que l’adoption de la Loi sur le traité concernant l’autonomie gouvernementale et la reconnaissance de la Nation dakota de Whitecap / Wapaha Ska Dakota Oyate (ancien projet de loi C-51), qui a reçu la sanction royale le 22 juin 2023.
- Des négociations en cours avec les partenaires signataires de traités modernes sur les éventuelles modifications à apporter aux traités, les processus de règlement des différends en cours, et la mise en œuvre continue des traités modernes.
- Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada pour la mise en œuvre de la Politique collaborative de mise en œuvre des traités modernes, notamment dans le cadre des travaux en cours pour nommer le commissaire chargé de la mise en œuvre des traités modernes, soit l’un des principaux engagements de la Politique.
- Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada en participant aux réunions du Groupe de travail sur la mise en œuvre des revendications particulières afin de promouvoir l’élaboration conjointe de solutions pour réformer la Politique sur les revendications particulières et le processus de résolution avec l’Assemblée des Premières Nations.
- Services aux Autochtones Canada pour la législation proposée, corédigée avec l’Assemblée des Premières Nations, afin de remplacer la Loi sur la salubrité de l’eau potable des Premières Nations. Le projet de loi C-61, la Loi sur l’eau propre des Premières Nations, a été présenté à la Chambre des communes le 11 décembre 2023.
- Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada pour l’évaluation continue d’éventuelles modifications à apporter à la Politique sur les ajouts aux réserves.
- Sécurité publique Canada, Services aux Autochtones Canada et Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada pour soutenir leurs efforts à promouvoir la législation sur les services policiers des Premières Nations en lien avec l’autonomie gouvernementale et l’honneur de la Couronne, ainsi que les litiges connexes.
- Services publics et Approvisionnement Canada pour la finalisation des modalités des plans de participation des Autochtones et des marchés réservés aux Autochtones, qui sont essentiels pour atteindre la cible de 5 % des marchés fédéraux attribués aux entreprises autochtones.
- Pêches et Océans Canada pour la gestion des pêches et de l’aquaculture du Canada, ce qui comprend la négociation et la mise en œuvre d’accords sur les pêches auprès des communautés autochtones, et une participation accrue des peuples autochtones dans la gestion de l’aquaculture.
- Pêches et Océans pour veiller à ce que le gouvernement respecte son engagement de conserver 25 % des terres et des eaux du Canada d’ici 2025 et 30 % d’ici 2030. Par exemple, l’Entente de principe pour le Financement de projets pour la permanence dirigé par la Qikiqtani Inuit Association (en anglais seulement) a été conclue le 6 octobre 2023, et créera un réseau d’aires protégées dirigées par les Inuits.
- Pêches et Océans Canada pour la mise en œuvre à long terme du droit de pêche des Premières Nations de l’Atlantique en vertu du traité dans la poursuite d’un moyen de subsistance modéré.
Le ministère de la Justice Canada a également offert un soutien juridique aux ministères clients concernant les litiges relatifs aux peuples autochtones, notamment :
- Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada pour l’audience de la Cour suprême du Canada dans l’affaire Dickson c Vuntut Gwitchin First Nation, 2024 CSC 10 à propos de la première décision du juge sur la manière d’appliquer l’article 25 de la Charte canadienne des droits et libertés pour les Premières Nations autonomes. La Cour suprême du Canada a établi un nouveau précédent relatif à l’application de la Charte pour les gouvernements autochtones et un nouveau cadre en quatre étapes sur l’application de l’article 25 de la Charte, qui protègent les droits et libertés collectifs des Autochtones contre la diminution en raison de leur conflit avec les droits et libertés individuels de la Charte.
- Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada pour la négociation d’un dernier accord de règlement pour le Traité Robinson Huron.
- Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada et Services aux Autochtones Canada pour l’audience de la Cour suprême du Canada portant sur la validité constitutionnelle de la Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
- Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada pour Percival v Canada, 2024 FC 824, un règlement de catégorie d’instance présenté au nom des membres des Premières Nations et des Inuits ayant été placés dans des résidences privées afin de fréquenter l’école. L’accord répondant aux allégations d’abus, de perte de langue et de culture a été approuvé par la Cour fédérale en décembre 2023.
Protection des Canadiens
Le ministère de la Justice Canada a fourni des services juridiques à des ministères et organismes clients au sujet des priorités actuelles liées à la sécurité des communautés, notamment :
- Sécurité publique Canada, Gendarmerie royale du Canada et Agence des services frontaliers du Canada à propos des mesures pour lutter contre les crimes commis avec des armes à feu, dont l’adoption de la Loi modifiant certaines lois et d’autres textes en conséquence (armes à feu) (anciennement appelé le projet de loi C-21), qui a reçu la sanction royale le 15 décembre 2023. Le Ministère a également continué d’accorder son soutien aux projets de réglementation relatifs à l’entrée en vigueur des modifications de la Loi sur les armes à feu et concernant les mesures d’atténuation des préjudices (p. ex. les régimes de drapeaux rouge et jaune).
- Ministère des Finances Canada au sujet de mesures détaillées dans le budget de 2023 qui visent à combattre les crimes financiers et à protéger l’intégrité du système financier canadien. Il était question, entre autres, de mesures législatives pour veiller à ce que les institutions financières sous réglementation fédérale et leurs propriétaires agissent en faisant preuve d’intégrité et à ce que les institutions financières du Canada soient protégées contre les menaces, dont l’ingérence étrangère et le blanchiment d’argent.
- Innovation, Sciences et Développement économique Canada afin de promouvoir la sécurité économique et combattre l’ingérence étrangère en modernisant la Loi sur Investissement Canada. Ceci consistait à offrir un soutien législatif pour la rédaction et l’adoption de l’ancien projet de loi C-34, la Loi modifiant la Loi sur Investissement Canada, qui a reçu la sanction royale le 22 mars 2024.
- Patrimoine canadien et d’autres ministères en ce qui concerne des efforts pour lutter contre diverses formes graves de contenu en ligne préjudiciable, comme la haine en ligne et le contenu préjudiciable aux enfants, dont l’élaboration du projet de loi C-63, la Loi édictant la Loi sur les préjudices en ligne, modifiant le Code criminel, la Loi canadienne sur les droits de la personne et la Loi concernant la déclaration obligatoire de la pornographie juvénile sur Internet par les personnes qui fournissent des services Internet et apportant des modifications corrélatives et connexes à d’autres lois. Le projet de loi C-63 a été présenté à la Chambre des communes le 26 février 2024.
- Patrimoine canadien au sujet de l’élaboration du Plan d’action national de lutte contre la haine.
- Le Bureau du Conseil privé pour présenter le projet de loi C-65, la Loi modifiant la Loi électorale du Canada (Loi sur la participation électorale), qui vise à accroître la participation électorale et l’intégrité du processus électoral du Canada pour mieux contrer la désinformation, l’abus des technologies et l’ingérence étrangère. Le projet de loi C-65 a été présenté à la Chambre des communes le 20 mars 2024.
Modernisations réglementaires et législatives
Le ministère de la Justice Canada a fourni des services juridiques pour des initiatives visant à moderniser le système de réglementation et le cadre législatif du Canada, notamment pour les éléments suivants :
- Des réformes réglementaires dans le cadre des examens réglementaires, qui vérifient les exigences réglementaires fédérales afin d’éliminer les obstacles potentiels à l’innovation et à la croissance économique au Canada. En novembre 2023, le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada a publié des rapports sur les progrès des initiatives réglementaires incluses dans les deux premières séries d’examens réglementaires.
- Dans le cadre du processus parlementaire lié au projet de loi S-6, la Loi concernant la modernisation de la réglementation (deuxième projet de loi annuel sur la modernisation de la réglementation), qui vise à maintenir les règlements fédéraux à jour. Il sert également à mettre en œuvre, en partie, les modifications législatives décrites dans les examens réglementaires.
De plus, le Ministère a offert des services juridiques aux organismes suivants :
- Innovation, Sciences et Développement économique Canada pour la présentation des modifications apportées par le gouvernement au projet de loi C-27, la Loi de 2022 sur la mise en œuvre de la Charte du numérique, en mars 2024. Les modifications proposées concernent la Loi sur la protection de la vie privée des consommateurs et la Loi sur l’intelligence artificielle et les données proposées.
- Le Bureau de la concurrence Canada en ce qui concerne les efforts pour faire progresser la réforme des lois sur la concurrence, particulièrement dans le secteur de l’épicerie.
- Innovation, Sciences et Développement économique Canada en ce qui concerne différentes mesures législatives en lien avec les lois sur la concurrence, telles que la Loi sur le logement et l’épicerie à prix abordable (anciennement le projet de loi C-56), qui a reçu la sanction royale le 15 décembre 2023, et le projet de loi émanant d’un député C-352, la Loi modifiant la Loi sur la concurrence et la Loi sur le Tribunal de la concurrence, qui a été présenté à la Chambre des communes le 18 septembre 2023.
- Patrimoine canadien dans ses efforts visant à s’assurer que la législation canadienne évolue en respectant les tendances et les changements du secteur, notamment en modernisant la Loi sur la radiodiffusion, en rémunérant de manière équitable les éditeurs de presse, et en élaborant un nouveau cadre réglementaire pour les plateformes numériques.
- Santé Canada au sujet de l’examen législatif de la Loi sur le cannabis, y compris le Rapport final du Comité d’experts, qui a été publié en ligne le 22 mars 2024.
- Patrimoine canadien dans le cadre de la Loi visant l’égalité réelle entre les langues officielles du Canada (anciennement le projet de loi C-13), qui porte sur la modernisation des langues officielles pour refléter la société en constante évolution. L’ancien projet de loi C-13 a reçu la sanction royale le 20 juin 2023.
- Plusieurs ministères clients, y compris le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, Innovation, Sciences et Développement économique Canada, et Affaires mondiales Canada au sujet d’enjeux concernant l’utilisation et la réglementation de l’intelligence artificielle à l’échelle nationale et à l’étranger. Le ministère de la Justice Canada ainsi qu’Affaires mondiales Canada ont participé en tant que co-dirigeants représentant le Canada dans le cadre des négociations du premier traité international pour réglementer l’intelligence artificielle. Ce traité, une fois ratifié, réglementera l’intelligence artificielle et ses répercussions sur les droits de la personne, la démocratie et la primauté du droit.
Législation sur les sanctions
Le ministère de la Justice Canada a fourni des services juridiques en lien avec la législation sur les sanctions du Canada. Voici des exemples :
- Un décret concernant la saisie de biens en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales pour saisir, à l’Aéroport international Pearson de Toronto, un aéronef détenu et exploité par deux entités figurant sur la liste des règlements relatifs à la Russie.
- Modifications de la Loi sur les mesures économiques spéciales, de la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes et de la Loi sur la justice pour les victimes de dirigeants étrangers corrompus (loi de Sergueï Magnitski) dans le cadre de la Loi no 1 d’exécution du budget de 2023. Ces modifications renforcent la capacité du Canada à prendre des mesures économiques contre certaines personnes.
Stratégies et positions en matière de litiges
Le ministère de la Justice Canada a continué de gérer stratégiquement les litiges et les cadres de gestion connexes en adoptant une approche pangouvernementale intégrée conforme à la Charte canadienne des droits et libertés et aux Principes guidant le procureur général du Canada dans les litiges fondés sur la Charte, ainsi que la Loi sur la Déclaration des Nations Unies, les Principes régissant la relation du Gouvernement du Canada avec les peuples autochtones, et la Directive du procureur général du Canada sur les litiges civils mettant en cause les peuples autochtones. Le Ministère a également conçu des positions en matière de litige pour les enjeux complexes en collaboration avec les ministères clients, en identifiant les possibilités de résolution rapide, de règlement à l’amiable, et d’autres solutions de rechange aux litiges.
En ce qui concerne la collaboration, le Ministère a :
- Co-présidé le Comité des sous-ministres sur la gestion des contentieux, qui fournit un forum pour identifier et discuter des conséquences politiques, financières et législatives des litiges qui concernent le gouvernement du Canada, soutenant par le fait même la prise de décision stratégique du gouvernement.
- Contribué au sous-comité en cours chargé de la gestion des contentieux au sein du Comité du Cabinet chargé des opérations, qui examine les conséquences politiques, financières, juridiques et sociétales des litiges qui concernent le gouvernement, ainsi que la stratégie globale du gouvernement en matière de litiges.
- Continué de communiquer régulièrement avec les décideurs gouvernementaux, les professionnels du droit et les collectivités de gestion de l’information et de la technologie pour échanger des renseignements au sujet des modifications de l’architecture de l’information du gouvernement et les considérations juridiques connexes.
Autres services et soutien juridiques
Le ministère de la Justice Canada a fourni des services juridiques et du soutien aux organismes suivants :
- Le greffier du Bureau du Conseil privé et le Bureau du Conseil privé, en ce qui a trait aux questions en lien aux nominations par le gouverneur en conseil et la gestion du rendement, ainsi que d’autres ministères fédéraux sur des questions liées aux documents confidentiels du Cabinet.
- Services publics et Approvisionnement Canada pour soutenir le futur Plan d’action pour la diversité des fournisseurs, y compris l’élaboration du Programme de marchés réservés aux petites entreprises pour la diversité des fournisseurs.
- Santé Canada, Emploi et Développement social Canada, Services publics et Approvisionnement Canada et l’Agence du revenu du Canada pour la mise en œuvre du nouveau Régime canadien de soins dentaires et l’inscription des résidents canadiens admissibles. Le Régime canadien de soins dentaires a été lancé le 12 décembre 2023.
- Santé Canada pour la préparation du projet de loi C-64, la Loi concernant l’assurance médicaments, qui vise à offrir une assurance médicaments universelle partout au pays pour certains types de médicaments sur ordonnance, comme la contraception et les médicaments pour le diabète. Le projet de loi C-64 a été présenté à la Chambre des communes le 29 février 2024.
- Santé Canada en ce qui concerne la présentation de la Loi no 2 modifiant la Loi modifiant le Code criminel (aide médicale à mourir) (anciennement le projet de loi C-62) pour prolonger de trois ans l’exclusion de l’admissibilité à l’aide médicale à mourir aux personnes dont le seul problème médical sous-jacent est une maladie mentale. Le projet de loi C-62 a reçu la sanction royale le 29 février 2024.
- Santé Canada pour l’autorisation d’interjeter appel à la Cour suprême du Canada dans le cas Cambie Surgeries Corporation, et al c Procureur général de la Colombie-Britannique, et al. La décision de la Cour suprême du Canada de rejeter la demande d’autorisation confirme les principes au cœur de la loi de protection du régime d’assurance-maladie (Medicare Protection Act) de la Colombie-Britannique et de l’assurance maladie canadienne, voulant que les services de santé nécessaires soient uniformément accessibles à tous, selon le besoin médical et non la capacité de payer.
- Le Bureau du surintendant des institutions financières en ce qui concerne la rédaction de son nouveau cadre de surveillance, qui a été publié le 8 février 2024. Le ministère de la Justice Canada a également prodigué des conseils stratégiques et juridiques au Bureau du surintendant des institutions financières à propos de la mise en œuvre de ses directives sur la Gestion des risques climatiques, ainsi que son nouveau mandat qui est entré en vigueur le 1er janvier 2024. Ce nouveau mandat permet d’assurer que les institutions financières sous réglementation fédérale mettent en place des politiques et procédures adéquates et y adhèrent afin de se protéger contre les menaces à leur intégrité et leur sécurité, dont l’ingérence étrangère.
- Le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada dans le cadre de son travail pour faire progresser le programme numérique du gouvernement, notamment :
- La mise en œuvre du décret en conseil no C.P. 2023‑0784, qui a transféré le contrôle et la supervision du Service numérique canadien du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada à Emploi et Développement social Canada.
- L’élaboration continue d’une directive du Cabinet sur l’ensemble du gouvernement au sujet de la prestation des services fédéraux et de la création d’une plateforme d’identité numérique digne de confiance.
- Les secteurs de programme du Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada dans leur examen continu des présentations visant à obtenir des autorisations relatives aux projets importants de technologies de l’information.
- Le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada en ce qui concerne l’examen de propositions élaborées par les ministères fédéraux et les sociétés d’État pour recentrer leurs dépenses.
- Le gouvernement du Canada dans le cadre d’affaires de litiges visant à défendre les décisions d’admissibilité aux prestations d’urgence de la COVID‑19.
Principaux risques
Relations externes
Le fait d’établir et de conserver des relations productives avec les ministères clients, les partenaires et les intervenants permet au ministère de la Justice Canada d’atteindre les résultats escomptés.
Puisque les pratiques juridiques, les priorités des clients et les demandes de services juridiques évoluent, ces relations risquent d’être affaiblies si elles ne sont pas activement entretenues. Afin d’atténuer ces risques, le Ministère a déployé des efforts, conformément à sa priorité, afin de renforcer les partenariats axés sur la clientèle en continuant à améliorer les processus opérationnels, à fournir des évaluations significatives des risques juridiques, et à agir en tant que partenaire de confiance et de collaboration. Notamment, le Ministère a :
- Continué de mettre l’accent sur la collaboration et la planification conjointe avec les ministères clients et les partenaires des organismes centraux afin de respecter les priorités du gouvernement et des clients. Par exemple, le Ministère a coprésidé un comité interministériel des sous-ministres permettant aux hauts fonctionnaires de se regrouper pour collaborer sur les questions de litige qui concernent le gouvernement.
- Continué d’entretenir de manière proactive des discussions avec les ministères clients afin de répondre à leurs besoins juridiques, et de prendre en compte l’environnement, la position et les besoins des clients lors de la prestation de conseils juridiques pratiques et stratégiques fondés sur les pratiques exemplaires en matière de gestion des risques juridiques. Par exemple, le Ministère a élaboré des formations pour permettre aux clients de participer à la conduite et à la résolution de leurs dossiers juridiques d’une manière plus complète.
- Examiné et revu l’approche de l’évaluation et de la communication du risque juridique. Un nouveau Cadre du risque juridique a été mis à jour pour soutenir les avocats du Ministère dans la prestation des services de conseils en matière de risque juridique de grande qualité, clairs, et judicieux qui répondent aux besoins des clients et qui guident la prise de décision. Le nouveau Cadre sera mis en œuvre en 2024‑2025.
- Lancé le cinquième cycle du Sondage sur la satisfaction des clients des services juridiques. Ce cycle a utilisé une version renouvelée du sondage afin de s’assurer qu’il demeure pertinent et qu’il réponde toujours aux besoins des clients et aux normes de service.
Ressources nécessaires pour obtenir les résultats prévus
Tableau 2 : Aperçu des ressources requises pour les Services juridiques
Ressources |
Prévues |
Réelles |
|---|---|---|
Dépenses |
234 869 583 $ |
226 652 246 $ |
ETP |
3 681 |
3 897 |
Des renseignements exhaustifs sur les ressources financières et les ressources humaines en ce qui concerne le répertoire des programmes du ministère de la Justice Canada se trouvent dans l’InfoBase du GC.
L’écart entre les dépenses prévues et les dépenses réelles est principalement dû à une augmentation des services juridiques fournis, principalement dans le cadre de litiges. Cette augmentation des services a entraîné une hausse des recettes, ce qui a contrebalancé les dépenses.
L’écart entre les ETP prévus et réels s’explique par le personnel supplémentaire ajouté pour répondre à la hausse des demandes pour tous les types de services juridiques, y compris les efforts pour lutter contre la fraude fiscale, les engagements en matière de sécurité publique des Canadiens, les affaires concernant les peuples autochtones, les efforts pour promouvoir la sécurité économique et combattre l’ingérence étrangère, et les réponses en matière d’immigration et de réfugiés.
Priorités pangouvernementales connexes
Analyse comparative entre les sexes Plus
Le ministère de la Justice Canada a continué d’appliquer les principes directeurs de l’ACS Plus présentés dans la Politique sur l’Analyse comparative entre les sexes Plus du Ministère à toutes les sphères de son travail. La mise en œuvre de ces principes directeurs dans le cadre de la prestation de services juridiques ministériels aux ministères et organismes clients aide à favoriser des résultats inclusifs qui répondent aux multiples besoins de différents groupes de personnes.
En ce qui concerne l’engagement du gouvernement à améliorer la diversité de la fonction publique et à mettre en œuvre différentes initiatives stratégiques relatives à la progression de l’équité en matière d’emploi, le Ministère a offert un soutien juridique aux ministères clients suivants :
- La Commission de la fonction publique pour la mise en œuvre des dernières modifications de la Loi sur l’emploi dans la fonction publique, afin d’accroître la diversité et de relever les préjugés et les obstacles du système de nomination. Ces modifications sont entrées en vigueur le 1er juillet 2023.
- La Commission de la fonction publique pour le Programme fédéral de stages pour les Canadiens en situation de handicap, le cas échéant.
- Le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada pour l’élaboration des mesures prises par le gouvernement pour mieux lutter contre le harcèlement, la discrimination et d’autres obstacles en milieu de travail de juridiction fédéral, ce qui comprenait des conseils sur les initiatives stratégiques et législatives et pour l’élaboration d’un programme de démarches réparatrices.
En outre, le Ministère a continué d’appliquer une optique d’ACS Plus dans le cadre de la négociation et de l’application des dispositions relatives au règlement des différends dans les accords de libre-échange et les accords de promotion et de protection de l’investissement étranger du Canada. Ainsi, il a nommé divers candidats aux conseils de règlement des différends en veillant à faire preuve d’égalité entre les genres lors des mises en candidature sur différentes listes.
Pour obtenir plus de renseignements, consulter le Tableau de renseignements supplémentaires de l’ACS Plus du Rapport sur les résultats ministériels de 2023‑2024 sur le site Web du ministère de la Justice Canada.
Programme de développement durable à l’horizon 2030 et Objectifs de développement durable des Nations Unies
Des exemples de contributions du ministère de la Justice Canada à la progression des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies sont décrits plus haut dans le présent rapport et comprennent ceux concernant les efforts pour éliminer les préjudices en ligne (ODD 5 et 16), ceux portant sur l’accès à l’eau (ODD 6), et les communautés plus sécuritaires (ODD 10, 11 et 16).
De plus, le Ministère a continué de diriger les efforts du Canada pour faire progresser l’ODD 16 (Paix, justice et institutions efficaces) et d’autres ODD, notamment en réalisant les activités suivantes :
- Appui au Régime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes. Le 6 juin 2023, le gouvernement a publié un livre blanc intitulé Consultation sur le renforcement du Régime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes, qui aborde, entre autres, la création d’une nouvelle Agence canadienne des crimes financiers (ODD 16).
- Imposition des obligations aux mandataires du ministre de la Justice de se conformer au cadre juridique canadien de lutte contre la corruption au Canada et à l’étranger, au moyen de modalités et de clauses contractuelles (ODD 16).
Plus de renseignements sur l’apport du ministère de la Justice Canada au Plan de mise en œuvre fédéral du Canada pour le Programme à l’horizon 2030 et à la Stratégie fédérale de développement durable se trouvent dans notre page sur la Stratégie ministérielle de développement durable.
Innovation
Le ministère de la Justice Canada encourage l’innovation en créant un réseau ministériel actif visant à améliorer l’efficacité en matière de litige au Ministère. Des améliorations du déroulement du travail élaborées lors des séances du réseau ont été mises en pratique dans les activités quotidiennes et ont ainsi permis d’éliminer les redondances et les problèmes d’efficacité dans la pratique des services de contentieux.
Le Ministère a également examiné l’adoption de technologies émergentes et novatrices afin d’améliorer la prestation des services juridiques. Par exemple, il a :
- Continué de faire progresser le projet Nouvelle génération des logiciels de soutien aux contentieux visant à transformer les solutions technologiques et d’affaires en lien avec les processus de contentieux ministériels. Le ministère de la Justice Canada a recueilli des commentaires du secteur à l’aide d’un processus d’approvisionnement souple dirigé par Services partagés Canada afin de préciser les exigences de la solution.
Exploré l’échange sécurisé des documents avec les ministères clients et les autres parties à l’aide de plateformes électroniques. Le Ministère a également mis sur pied une plateforme d’échange de documents sécurisée.
Répertoire des programmes
Les Services juridiques sont appuyés par les programmes suivants :
- Services de consultation juridique
- Services de contentieux
- Services législatifs
Des renseignements supplémentaires sur le répertoire des programmes pour les Services juridiques se trouvent sur la page Résultats dans l’InfoBase du GC.
Responsabilité essentielle 2 : Support au système de justice
Description
Le Ministère joue un rôle essentiel afin d’assurer un système de justice canadien juste, pertinent et accessible. Il s’agit d’une responsabilité partagée entre une vaste gamme d’intervenants, dont le Parlement, le pouvoir judiciaire, les ministères et organismes fédéraux, les partenaires des gouvernements provinciaux, territoriaux et municipaux, un large éventail d’organisations et d’intervenants non gouvernementaux et, en fin de compte, tous les Canadiens.
Progrès à l’égard des résultats
Cette section présente les mesures prises par le Ministère pour atteindre les résultats et les cibles en matière de Support au système de justice. Les détails sont présentés par résultat ministériel.
Tableau 3 : Cibles et résultats relativement au Support au système de justice
Le tableau 3 fournit un résumé des cibles et des résultats réels pour chaque indicateur associé aux résultats liés au Support au système de justice.
Indicateurs de résultat ministériel |
Cible |
Date d’atteinte des cibles |
Résultats réels |
|---|---|---|---|
La cote internationale du Canada en ce qui a trait à la règle de droit |
Premier 10 % |
Mars 2024 |
2021-2022 : 8,6 % (12e/140) 2022-2023 : 8,5 % (12e/142) 2023-2024 : Non disponibleNote de bas de page 7 |
Pourcentage de Canadiens qui ont confiance que le système de justice pénale canadien est juste pour tous |
70 % ou plusNote de bas de page 8 |
Mars 2025 |
2021-2022 : 50 % des Canadiens ont une confiance modérée ou élevée que le système de justice pénale est justeNote de bas de page 9 2022-2023 : 50 % des Canadiens ont une confiance modérée ou élevée que le système de justice pénale est justeNote de bas de page 10 2023-2024 : Non disponibleNote de bas de page 11 |
Pourcentage de Canadiens qui ont confiance que le système de justice pénale canadien est accessible pour tous |
70 % ou plusNote de bas de page 12 |
Mars 2025 |
2021-2022 : 58 % des Canadiens ont une confiance modérée ou élevée que le système de justice pénale est accessibleNote de bas de page 13 2022-2023 : 58 % des Canadiens ont une confiance modérée ou élevée que le système de justice pénale est accessibleNote de bas de page 14 2023-2024 : Non disponible Note de bas de page 15 |
Nombre de contestations constitutionnelles devant les cours d’appel provinciales et territoriales et la Cour suprême du Canada |
Sans objetNote de bas de page 16 |
Sans objet |
2021-2022 : Cours d’appel provinciales/territoriales : 17 Cour d’appel fédérale : 1 Cour suprême du Canada : 4 2022-2023 : Cours d’appel provinciales/territoriales : 35 Cour d’appel fédérale : 4 Cour suprême du Canada : 3 2023-2024 : Cours d’appel provinciales/territoriales : 35 Cour d’appel fédérale : 0 Cour suprême du Canada : 5 |
Indicateurs de résultat ministériel |
Cible |
Date d’atteinte des cibles |
Résultats réels |
|---|---|---|---|
Nombre de programmes de justice réparatrice offerts |
456 ou plusNote de bas de page 17 |
Mars 2024 |
2021-2022 : 462 programmes de justice réparatrice 2022-2023 : 431 programmes de justice réparatriceNote de bas de page 18 2023-2024 : 394 programmes de justice réparatrice Note de bas de page 19 |
Pourcentage de cas portés devant les tribunaux pour adultes qui reçoivent une peine ne comportant pas de placement sous garde |
Entre 52 % et 56 % |
Mars 2024 |
2021-2022 : 62 % des adultes ont reçu une peine ne comportant pas de placement sous gardeNote de bas de page 20 2022-2023 : Non disponibleNote de bas de page 21 2023-2024 : Non disponibleNote de bas de page 22 |
Pourcentage de cas portés devant les tribunaux de la jeunesse qui reçoivent une peine ne comportant pas de placement sous garde |
85 % ou plus |
Mars 2024 |
2021-2022 : 91 %Note de bas de page 23 2022-2023 : Non disponibleNote de bas de page 24 2023-2024 : Non disponibleNote de bas de page 25 |
Nombre de jeunes recevant un traitement spécialisé dans le cadre du Programme de placement et de surveillance intensif de réadaptationNote de bas de page 26 |
90 ou plus |
Mars 2024 |
Indicateurs de résultat ministériel |
Cible |
Date d’atteinte des cibles |
Résultats réels |
|---|---|---|---|
Pourcentage de fonds du gouvernement fédéral auxquels ont accès les provinces, les territoires, les organisations non gouvernementales et d’autres intervenants afin d’assurer la prestation de services ciblés conformément aux priorités fédérales |
Entre 97 % and 100 % |
Mars 2024 |
|
Nombre d’Autochtones ayant bénéficié des services d’un assistant parajudiciaire aux Autochtones |
68 000 ou plus |
Mars 2024 |
|
Nombre de fois qu’un avocat de garde a fourni de l’aide dans des affaires criminelles |
1 000 000 ou plus |
Mars 2024 |
2021-2022 : 836 147Note de bas de page 31 2022-2023 : 1 109 380Note de bas de page 32 2023-2024 : Non disponible Note de bas de page 33 |
Nombre de demandes complètes de services d’aide juridique en matière criminelle approuvées |
190 000 ou plus |
Mars 2024 |
2021-2022 : 211 623Note de bas de page 34 2022-2023 : 222 708Note de bas de page 35 2023-2024 : Non disponibleNote de bas de page 36 |
Le pourcentage des demandes ou des plaintes des clients du Bureau de l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels qui sont évaluées et auxquelles on a donné suite |
100 % |
Mars 2024 |
2021-2022 : 100 % 2022-2023 : 100 % 2023-2024 : 100 % |
Des renseignements supplémentaires sur les résultats détaillés et l’information sur le rendement pour le répertoire des programmes du ministère de la Justice Canada figurent dans l’InfoBase du GC.
Renseignements sur les résultats
Le ministère de la Justice Canada a poursuivi son travail sur différentes options stratégiques, des réformes et des mesures législatives, du financement de programme et des réponses en matière d’opérations qui tiennent compte des expériences vécues par les différents groupes d’intervenants.
La section suivante décrit les résultats obtenus relativement au Support au système de justice en 2023‑2024 en les comparant aux résultats prévus dans le Plan ministériel du ministère de la Justice Canada pour l’exercice.
Résultat ministériel : Les lois et politiques de Justice Canada respectent la règle de droit et favorisent le respect des droits et un cadre juridique juste, accessible et pertinent au Canada.
Résultats obtenus
Justice, lois et politiques autochtones
Le ministère de la Justice Canada a contribué au renouvellement des relations avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis en mobilisant et en consultant les gouvernements autochtones, les organisations représentatives nationales et régionales et les autres partenaires autochtones et en collaborant avec d’autres ministères du gouvernement fédéral, les provinces et les territoires dans le cadre d’initiatives telles que :
- La mise en œuvre des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation. Le ministère de la Justice Canada a mené des travaux sur les politiques, les programmes et la législation dans des domaines qui traitent des appels à l’action en matière de justice, et a ensuite rendu compte des travaux en cours dans des rapports d’avancement publiés en ligne par Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada.
- L’élaboration, la prestation et la mise en application du Plan d’action national pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées : Mettre fin à la violence contre les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones pour mettre fin aux causes systémiques de violence contre les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones. Le second Rapport d’avancement annuel sur la Voie fédérale a été publié en juin 2023.
Voici des exemples de travaux accomplis par le Ministère qui contribuent à ces engagements :
Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations
Les 181 mesures du Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies reflètent les priorités définies par les partenaires autochtones dans le cadre d’un processus de consultation et de coopération en deux phases auprès des Premières Nations, des Inuits et des Métis dans l’ensemble du Canada. Les voix des femmes, des Aînés, des jeunes, des personnes en situation de handicap, des personnes 2ELGBTQI+ autochtones ainsi que celles des Autochtones vivant en milieu urbain ou hors réserve ont joué un rôle important dans ce processus.
En ce qui concerne la mise en œuvre du Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies, ainsi que les 18 mesures dont le ministère de la Justice Canada est responsable, ce dernier a entrepris les actions suivantes :
- Consulter et coopérer pour ajouter une disposition de non-dérogation à l’article 35 de la Loi d’interprétation, ce qui a mené à la présentation du projet de loi S-13, la Loi modifiant la Loi d’interprétation et apportant des modifications connexes à d’autres lois, au Sénat le 8 juin 2023. Cette initiative législative répond à la mesure 2 des Priorités partagées du Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies.
- Organiser un atelier interministériel visant à regrouper les fonctionnaires des différents ministères et organismes pour aborder et coordonner la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies et le Plan d’action en octobre 2023. Plus de 130 fonctionnaires de 35 ministères et organismes fédéraux étaient présents et 225 autres fonctionnaires participaient en ligne.
- Collaborer avec l’École de la fonction publique du Canada pour organiser un événement de la fonction publique portant sur la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies avec des partenaires autochtones le 17 octobre 2023. Plus de 1 800 fonctionnaires fédéraux ont participé. Les panélistes autochtones et les fonctionnaires fédéraux ont fait part de leurs expériences et de leurs points de vue en ce qui a trait à la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies. Cet événement s’inscrit dans la foulée de la mesure 14 des Priorités partagées du Plan d’action.
- Coordonner le Deuxième rapport annuel sur l’avancement de la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, qui a été publié en ligne le 19 juillet 2023, et y contribuer. Dix-sept partenaire autochtones, ainsi que 36 ministères et organismes gouvernementaux ont contribué à ce Deuxième rapport annuel. Ces efforts s’inscrivent dans la foulée de la mesure 20 des Priorités partagées du Plan d’action.
- Attribuer 9 millions de dollars provenant du Fonds pour les partenariats avec les Autochtones aux organismes nationaux et régionaux représentant les Premières Nations, les Inuits et les Métis ainsi qu’aux Premières Nations et aux conseils tribaux, aux partenaires d’un traité moderne/d’un accord sur l’autonomie gouvernementale, aux organisations de femmes autochtones et d’Autochtones vivant en milieu urbain ou hors réserve, afin de financer leur capacité de base à contribuer de manière significative à la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies et du Plan d’action.
- Continuer de fournir du leadership stratégique au Comité des sous-ministres chargé de la réconciliation avec les Autochtones. Les éléments abordés pendant cette période étaient, entre autres : la progression des tables de négociation de traités en Colombie‑Britannique; le Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies; le Cadre national de partage des bénéfices; le Cadre fédéral, provincial, territorial et autochtone; le leadership des femmes autochtones; et la gestion des situations d’urgence dans les communautés autochtones.
- Prodiguer des conseils et un soutien continus au ministre de la Justice pour le travail actuel de l’interlocutrice spéciale indépendante pour les enfants disparus et les tombes et les sépultures anonymes en lien avec les pensionnats indiens. Ces efforts s’inscrivent dans la foulée de la mesure 107 des Priorités partagées du Plan d’action.
Stratégie en matière de justice autochtone
Le ministère de la Justice Canada a continué de diriger l’élaboration d’une Stratégie en matière de justice autochtone (SJA) (en collaboration avec les Premières Nations, les Métis et les Inuits) afin de s’attaquer à la discrimination systémique et à la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice. En raison de leur rôle et autorité essentiels dans le cadre de l’administration de la justice au Canada, ce travail est également réalisé en collaboration étroite avec les provinces et les territoires.
Pour faire avancer les choses, le Ministère a offert 11 millions de dollars en financement à 38 gouvernements, communautés et organisations autochtones d’un peu partout au pays pour entreprendre leurs propres activités de consultation auprès de leurs membres et de leurs citoyens, reflétant ainsi la diversité des points de vue des Autochtones. Ces accords pluriannuels ont pris fin le 31 mars 2024. Les partenaires ont soumis leur rapport au Ministère sur les résultats des consultations et les recommandations pour la SJA.
Pour compléter ces consultations dirigées par des Autochtones, le ministère de la Justice Canada a consulté directement un large éventail de voix autochtones diversifiées, y compris des organismes représentants des Premières Nations, des Inuits et des Métis, des femmes autochtones, des jeunes, des Aînés, des personnes 2ELGBTQI+, des Premières Nations, des Inuits et des Métis vivant en milieu urbain, ainsi que des personnes ayant une expérience vécue dans le système de justice, dans le cadre de deux vagues de mobilisation impliquant des séances de dialogue virtuelles et des rassemblements régionaux en personne. Les fonctionnaires ministériaux, avec l’aide d’une société d’experts-conseils autochtones, ont entrepris des activités de consultation respectueuses et tenant compte des traumatismes avec l’aide d’Aînés et de personnes offrant un soutien en matière de santé mentale. En août 2023, la publication Ce que nous avons appris : Phase 1 de la mobilisation dirigée par le ministère de la Justice Canada a été diffusée en ligne. La publication Ce que nous avons appris : Phase 2 de la mobilisation dirigée par le ministère de la Justice Canada, comprenant les séances Personnes ayant une expérience concrète du système de justice, a été diffusée en ligne en mars 2024.
Le ministère de la Justice Canada utilise le Groupe de travail fédéral, provincial et territorial sur la justice autochtone (GTJA) comme principal forum pour la collaboration provinciale et territoriale au sujet de la SJA. Les membres du GTJA ont continué d’être des partenaires constructifs dans le cadre du processus de mobilisation de la SJA, notamment en contribuant et en participant aux rassemblements régionaux en personne de la Phase 2 qui ont eu lieu dans l’ensemble du pays.
En mai 2023, les sous-ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux (FPT) responsables de la justice et de la sécurité publique ont approuvé la version définitive de la Stratégie pancanadienne pour remédier à la surreprésentation des Autochtones dans le système de justice pénale et ses recommandations, qui ont reçu un appui unanime des ministres FPT responsables de la justice et de la sécurité public en octobre 2023. Cette Stratégie comprend 20 recommandations et l’identification de mesures concrètes et collaboratives. La Stratégie alimentera et informera l’élaboration en cours de l’IJS et sa mise en œuvre éventuelle, qui pourrait à son tour être utilisée comme un moyen de mettre en œuvre les recommandations de la Stratégie.
Ententes sur l’administration de la justice
En ce qui concerne les travaux en cours sur les ententes sur l’administration de la justice, le ministère de la Justice Canada a entrepris les activités suivantes :
- Augmenter de 16 à 21 le nombre de tables de négociation auprès des communautés autochtones.
- Continuer de travailler avec les communautés autochtones, en collaboration avec Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, Sécurité publique Canada et d’autres ministères du gouvernement fédéral, sur des affaires concernant la revitalisation des législations autochtones et des systèmes judiciaires, l’administration de la justice et l’application des lois autochtones, en participant à des tables de négociation dans le cadre du processus de reconnaissance des droits autochtones et d’autodétermination, et en négociant des traités modernes et des accords sur l’autonomie gouvernementale.
- Continuer de coprésider la Table technique collaborative tripartite sur l’application des lois des Premières Nations et les poursuites qui en découlent avec les Chefs de l’Ontario et le ministère du Procureur général de l’Ontario. Cette Table a examiné les obstacles à l’application des lois des Premières Nations et a commencé à trouver des solutions possibles qui pourraient aider les Premières Nations à regagner le contrôle de la justice dans leurs communautés.
- Participer à des discussions avec le Manitoba Keewatinowi Okimakanak à propos de l’application des lois, de la sécurité communautaire et d’autres sujets en lien avec l’administration de la justice.
Examen interne du système de justice pénale canadien pour les jeunes
Le ministère de la Justice Canada a entamé un examen interne du système de justice pénale canadien pour les jeunes. L’un des principaux objectifs de cet examen interne était d’étudier les moyens de remédier à la surreprésentation des jeunes Autochtones dans le système de justice pénale. Cet examen était directement lié à l’appel à l’action 38 de la Commission de vérité et réconciliation, qui demande aux gouvernements FPT ainsi qu’aux gouvernements autochtones de s’engager à éliminer la surreprésentation des jeunes Autochtones en détention au cours de la prochaine décennie. Deux groupes de travail FPT (le Sous-comité sur les modifications législatives et le Sous-comité créé en vertu de l’appel à l’action 38) ont été mis en place pour formuler des recommandations et des pratiques exemplaires, déterminer les principaux problèmes de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, et discuter de questions législatives et politiques en lien avec la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. Ces recommandations et pratiques exemplaires ont également servi à soutenir l’élaboration continue d’une SJA et d’une Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires. Ces travaux permettront d’aborder la question de la surreprésentation sous l’angle des jeunes et des gouvernements FPT.
Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires
La Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires vise à lutter contre le racisme et la discrimination systémique envers les personnes noires qui ont mené à leur surreprésentation dans le système de justice pénale, y compris en tant que victimes d’actes criminels. En février 2023, le gouvernement du Canada a mis sur pied le Groupe directeur externe pour fournir des conseils au gouvernement sur l’élaboration de la Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires. Le Groupe directeur a élaboré un Cadre, qui a été publié en ligne en septembre 2023 pour orienter les activités de mobilisation et de consultation auprès des communautés noires à propos de la Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires.
Ces activités de mobilisation et de consultation ont eu lieu dans neuf provinces et territoires entre septembre et octobre 2023. Les membres de ces communautés incapables de participer en personne dans leur région ont eu la chance d’exprimer leurs opinions grâce à un sondage en ligne disponible sur le site Web du ministère de la Justice Canada pendant cette période.
Les recommandations fournies dans le rapport du Groupe directeur intitulé Étapes pour un changement transformateur : Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires, sont inspirées des activités de mobilisation et de consultation auprès des communautés noires, des résultats des rencontres du Groupe directeur et du Cadre. Les travaux de mise en œuvre de la Stratégie canadienne en matière de justice pour les personnes noires commenceront en 2024 avec la diffusion de la Réponse du gouvernement qui est en cours d'élaboration par Justice Canada.
Autres réformes du système de justice pénale
Le ministère de la Justice Canada a poursuivi la réforme du droit pénal et a amélioré la manière dont le système de justice pénale répond aux infractions pour le rendre plus équitable et accessible, pour assurer la sécurité publique et pour protéger les personnes vulnérables. Par exemple, le Ministère a :
- Dirigé des travaux d’élaboration des politiques législatives en lien avec le projet de loi C-63 au sujet des éléments suivants :
- Des modifications à la Loi canadienne sur les droits de la personne qui proposent de définir le « discours haineux » et de permettre aux individus et aux groupes de déposer des plaintes contre les gens qui publient des discours haineux en ligne. La définition repose sur des arrêts de la Cour suprême du Canada.
- Des modifications au Code criminel qui proposent de définir le sens de « haine », de créer une nouvelle infraction de crime haineux, d’augmenter les peines maximales pour les infractions de propagande haineuse, et de créer un nouvel engagement de ne pas troubler l’ordre public pour aider à prévenir les infractions de propagande haineuse et du nouveau crime haineux.
- Des modifications à la Loi concernant la déclaration obligatoire de la pornographie juvénile sur Internet par les personnes qui fournissent des services Internet qui visent à améliorer la capacité des forces de l’ordre à intervenir face aux crimes impliquant ce matériel, afin d’assurer la sécurité des enfants.
- Surveillé les effets des réformes adoptées en vertu de la Loi modifiant le Code criminel et la Loi réglementant certaines drogues et autres substances (l’ancien projet de loi C-5), y compris en communiquant avec les provinces et les territoires par l’intermédiaire du Comité de coordination des hauts fonctionnaires et des chefs de l’administration judiciaire. L’ancien projet de loi C-5 abroge les peines minimales obligatoires prévues dans la Loi réglementant certaines drogues et autres substances ainsi que certaines infractions en vertu du Code criminel, offre un plus grand pouvoir judiciaire discrétionnaire dans la détermination des peines, permet davantage l’utilisation des programmes de déjudiciarisation, et permet de conserver les condamnations passées et futures pour possession simple de drogues contrôlées séparément des autres condamnations pénales après une certaine période.
- Publié une mise à jour du Tableau de bord sur l’état du système de justice pénale le 25 mai 2023. Il s’agit notamment de l’ajout d’un nouveau résultat concernant la surreprésentation des personnes noires dans le système de justice pénale et d’un nouveau thème basé sur la population des jeunes, qui reflète leurs expériences dans le système correctionnel, les tribunaux et auprès de la police.
- Continué d’appuyer les priorités du Canada en matière de justice pénale lors des forums internationaux, y compris le Forum sur la criminalité transfrontalière Canada–États-Unis d’avril 2023, la réunion des ministres de la Justice du G7 de juillet 2023 et la réunion des ministres de la Justice du Commonwealth de mars 2024.
- Continué d’appuyer le ministre de la Justice pour créer une commission indépendante d’examen des erreurs du système judiciaire conformément au projet de loi C-40, la Loi sur la Commission d’examen des erreurs du système judiciaire (Loi de David et Joyce Milgaard).
- Continué de travailler en étroite collaboration avec les provinces et les territoires pour régler les problèmes de mise en œuvre et les autres difficultés en lien avec les retards du système de justice pénale et des activités des tribunaux. Par exemple, le ministère de la Justice Canada élabore un sondage pour les intervenants qui permettra d’évaluer l’efficacité des modifications adoptées par la Loi modifiant le Code criminel et la Loi sur l’identification des criminels et apportant des modifications connexes à d’autres lois (réponse à la COVID-19 et autres mesures) (l’ancien projet de loi S-4).
- Appuyé l’examen du gouvernement du projet de loi C-332, la Loi modifiant le Code criminel (contrôle coercitif d’un partenaire intime), qui a mené à l’adoption des modifications du gouvernement par le Comité permanent de la justice et des droits de la personne le 22 mars 2024. Ces modifications reflètent la constante collaboration du Ministère avec les provinces et les territoires et son processus de mobilisation auprès des intervenants, qui a été réalisé en étroite collaboration avec ses homologues provinciaux et territoriaux.
- Répondu aux questions en matière de sécurité liées à la mise en liberté sous caution en présentant et adoptant la Loi modifiant le Code criminel (réforme sur la mise en liberté sous caution) (l’ancien projet de loi C-48) afin d’effectuer des modifications ciblées au régime de mise en liberté sous caution prévu par le Code criminel et d’ainsi mieux répondre aux infractions violentes graves et répétées impliquant l’usage d’armes à feu, de couteaux, de répulsif à ours et d’autres types d’armes. Ces modifications traitent également des risques accrus occasionnés par la violence conjugale. L’ancien projet de loi C-48 a reçu la sanction royale le 5 décembre 2023.
Autres initiatives relatives au système de justice
Le ministère de la Justice Canada a soutenu de multiples initiatives relatives au système de justice. Par exemple, le Ministère a :
- Publié des données ainsi que les constatations du Sondage national sur la justice de 2023, qui visait à recueillir des renseignements sur la connaissance du public des processus de justice réparatrice, de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, des systèmes et processus de justice autochtones, ainsi que sur la confiance du public envers le système de justice pénale et le système de justice civil.
- Continué à mener et à commander des recherches pour examiner l’incidence de politiques, de lois et de programmes sociaux sur les démêlés avec le système de justice pénale de différents groupes de population dans le cadre de l’Initiative de modernisation des données de la justice. En septembre 2023, des ententes ont été conclues avec des universitaires afin d’entreprendre des recherches dans le cadre de la collaboration avec le Réseau canadien des centres de données de recherche.
- Continué d’appuyer le Comité d’action sur la modernisation des activités judiciaires ainsi que le Groupe consultatif autochtone, dont le mandat vise à appuyer la réconciliation en veillant à ce que le Comité d’action tienne compte du point de vue des Autochtones.
- Poursuivi les efforts d’élaboration de politiques en ce qui concerne la modernisation de la Loi sur la protection des renseignements personnels, qui est orientée, entre autres, par les commentaires formulés par les partenaires autochtones. En octobre 2023, le ministère de la Justice Canada a publié en ligne son Rapport sur la mobilisation de 2022 avec les partenaires autochtones, qui présentait les réponses obtenues des partenaires autochtones aux questions soulevées dans le rapport précédent.
- Offert un appui dans le cadre du processus parlementaire lié à la Loi modifiant la Loi sur les juges (anciennement le projet de loi C-9), afin de réformer le processus disciplinaire applicable aux juges fédéraux du Canada pour le rendre équitable, efficace et efficient. L’ancien projet de loi C‑9 a reçu la sanction royale le 22 juin 2023.
- Contribué à l’analyse et à la réponse du gouvernement au rapport du Comité mixte spécial sur l’aide médicale à mourir, qui a été publié en ligne le 29 janvier 2024. Ce rapport a conclu que le système de santé du Canada n’est pas prêt pour une application sûre de l’aide médicale à mourir lorsque le trouble mental est le seul problème médical invoqué.
- Offert un appui en ce qui concerne les modifications législatives à l’application de la partie I de la Loi d’aide à l’exécution des ordonnances et des ententes familiales et à la phase 1 du nouveau Règlement sur la communication de renseignements pour l’aide à l’exécution des ordonnances et des ententes familiales qui est entré en vigueur le 15 novembre 2023. Ces modifications permettent au gouvernement fédéral de fournir des renseignements financiers aux fonctionnaires de justice lorsque les parties ne respectent pas leurs obligations en matière de divulgation du revenu conformément aux lois FPT sur le droit de la famille. Cela présente autant d’avantages pour le système de justice familiale que pour les parents qui vivent un éclatement de la famille, notamment en réduisant le temps passé devant les tribunaux et les coûts financiers connexes, et en contribuant à réduire la pauvreté chez les enfants et les parents qui vivent une séparation ou un divorce.
- Lancé un outil d’évaluation des répercussions sur les droits de l’enfant ainsi qu’une formation en ligne connexe pour aider les fonctionnaires fédéraux à évaluer les répercussions qu’une loi, une politique, un programme ou toute autre initiative proposée peut avoir sur les droits des enfants.
- Appuyé le dépôt de l’instrument d’adhésion du Canada à la Convention du 5 octobre 1961 supprimant l’exigence de la légalisation des actes publics étrangers de la Conférence de La Haye de droit international privé (Convention Apostille de 1961), qui rend l’utilisation d’actes publics canadiens à l’étranger moins compliqué et plus abordable. La Convention Apostille de 1961 est entrée en vigueur au Canada le 11 janvier 2024.
- Appuyé le dépôt de l’instrument de ratification du Canada à la Convention du 23 novembre 2007 sur le recouvrement international des aliments destinés aux enfants et à d’autres membres de la famille (Convention Recouvrement des aliments de 2007) de la Conférence de La Haye de droit international privé. La Convention Recouvrement des aliments de 2007 est entrée en vigueur au Canada le 1er février 2024, lorsqu’elle a commencé à être mise en application au Manitoba et en Ontario. La Convention s’applique aussi en Colombie‑Britannique depuis le 1er mars 2024.
- Appuyé, en collaboration avec le ministère du Patrimoine canadien, le quatrième examen périodique universel des antécédents en matière de respect des droits de la personne du Canada devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, notamment en aidant le ministre de la Justice à exercer ses fonctions à titre de chef de délégation du Canada lors de sa comparution devant les Nations Unies, le 10 novembre 2023. La délégation a comparu devant les Nations Unies dans le but de souligner les initiatives prises par le Canada en ce qui concerne les droits de la personne depuis sa dernière comparution en 2018. Le rapport du Canada répondant aux recommandations formulées par les États membres lors de l’examen périodique universel a été remis aux Nations Unies en mars 2024.
Résultat ministériel : Le système de justice pénale soutient d’autres moyens de répondre aux causes et conséquences des infractions.
Résultats obtenus
Programmes et services spécialisés
Le ministère de la Justice Canada a soutenu d’autres moyens de répondre aux causes et aux conséquences des infractions en entreprenant des travaux d’élaboration des politiques et en remettant du financement aux provinces, territoires et organisations non gouvernementales pour la mise en œuvre de services et de programmes pertinents. Outre le Programme de financement des services de justice pour les jeunes, le Programme de placement et de surveillance dans le cadre d’un programme intensif de réadaptation, et le Fonds du système de justice pour les jeunes, les mécanismes de financement du Ministère incluent les programmes suivants :
- Le Programme de financement des tribunaux de traitement de la toxicomanie, qui a continué de fournir du financement aux provinces et aux territoires afin de trouver des solutions de rechange à l’incarcération pour les contrevenants admissibles ayant un trouble lié à l’usage de substances. De nouvelles ententes de financement ont été signées avec les provinces et territoires participants en mars 2024.
- Le Programme de justice autochtone, qui a continué de collaborer avec ses partenaires provinciaux et territoriaux à la mise en place d’un financement pour appuyer le programme d’assistance post-pénale de type Gladue. Ce financement a appuyé 41 programmes de justice communautaires à offrir de l’aide à des personnes qui font l’objet d’un rapport de type Gladue à respecter les conditions de leur peine et à suivre les autres recommandations de leur rapport.
Résultat ministériel : Les Canadiens qui ont des démêlés avec le système de justice bénéficient de l’accès aux services appropriés, permettant un système de justice équitable, opportun et accessible.
Résultats obtenus
Langues officielles
Grâce au Fonds d’appui à l’accès à la justice dans les deux langues officielles, un financement d’environ 13,5 millions de dollars a été accordé à 80 projets au cours de l’exercice 2023‑2024, dans le cadre du Plan d’action pour les langues officielles 2023-2028 : Protection-promotion-collaboration. Ces projets ont permis d’appuyer les communautés de langues officielles en situation minoritaire (CLOSM) du Canada ainsi que la capacité bilingue du système de justice. Grâce au Fonds :
- 36 projets ont reçu du financement pour accroître l’offre d’information juridique et de services de soutien sociojuridique pour les CLOSM.
- 14 organismes communautaires ont reçu du financement pour continuer à offrir aux membres des CLOSM des services facilitant l’accès à des services juridiques dans la langue officielle de leur choix.
- 30 projets ont reçu du financement pour renforcer la capacité bilingue du système de justice grâce à des activités de formation linguistique, de perfectionnement professionnel et de promotion des deux langues officielles dans le droit linguistique afin de favoriser la croissance dans les domaines de la jurilinguistique et de la terminologie juridique. Cela comprend 13 projets voués à la formation linguistique de professionnels de la justice, trois projets visant à soutenir la traduction de jugements, trois projets visant à soutenir la formation dans le domaine de la justice familiale dans les deux langues officielles, et quatre projets visant à soutenir les centres jurilinguistiques.
Le ministère de la Justice Canada a également continué d’appuyer la mise en œuvre de la nouvelle disposition sur les droits linguistiques dans la Loi sur le divorce, qui vise à faire en sorte que les Canadiens et les Canadiennes de toutes les régions du pays puissent obtenir un divorce dans la langue officielle de leur choix. À cette fin, sept provinces et territoires ont reçu du financement par l’intermédiaire du Fonds canadien de justice familiale et du Fonds d’appui à l’accès à la justice dans les deux langues officielles. Ces accords de contribution ont permis, entre autres, d’acquérir de l’équipement technologique servant à l’interprétation simultanée.
Grâce au Fonds pour l’application de la Loi sur les contraventions, le Ministère a continué de fournir du financement aux provinces et municipalités qui appliquent le régime de la Loi sur les contraventions au nom du gouvernement fédéral. Le Fonds veille à ce que les Canadiens et les Canadiennes des régions désignées qui ont reçu une contravention fédérale soient en mesure de communiquer et de recevoir des services juridiques dans la langue officielle de leur choix dans n’importe quel palais de justice. Le Ministère a fourni des fonds à six provinces et une municipalité où il n’existe aucune obligation provinciale concernant les droits linguistiques des contrevenants.
Victimes et survivants d’actes criminels
Le ministère de la Justice Canada a mené la Stratégie fédérale d’aide aux victimes et a continué de promouvoir la collaboration et la coordination FPT, la réforme du droit pénal, les initiatives stratégiques et le financement de programme afin d’accroître l’accès aux services et d’améliorer l’expérience des victimes et des survivants d’actes criminels dans le système de justice pénale. Pour ce faire, le Ministère a collaboré avec un large éventail de partenaires afin de faciliter la mise en œuvre de plans d’action et de stratégies centrés sur les victimes et les survivants d’actes criminels, comme la réponse du gouvernement du Canada au rapport final de la Commission des pertes massives, Redresser la barre ensemble, chapeauté par Sécurité publique Canada. La réponse décrit les efforts déployés pour répondre aux recommandations du rapport final dans les domaines où le gouvernement fédéral peut agir ou prendre l'initiative.
Le Ministère a également fourni un appui continu en matière de politique et de financement pour la mise en œuvre de la Stratégie fédérale pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe, qui représente la contribution du gouvernement du Canada au Plan d’action national pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe ainsi qu’à la mise en œuvre des recommandations d’action axées sur les victimes formulées dans le cadre de la Voie fédérale, du Plan d’action national pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées et de l’appel à l’action 40 de la Commission de vérité et réconciliation.
Dans son Budget de 2023, le gouvernement du Canada a annoncé un financement de 95,8 millions de dollars sur cinq ans et de 20,4 millions de dollars annuellement par la suite (qui serait géré par le Ministère) afin d’accroître et d’élargir le soutien offert aux familles des femmes, filles, hommes, garçons et personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparus et assassinés, ainsi que pour créer un nouveau fonds visant à aider les Autochtones victimes ou survivants d’actes criminels dans le cadre de la Stratégie fédérale d’aide aux victimes. Grâce à ce financement additionnel, le ministère de la Justice Canada a :
- Favorisé la continuité des activités des Unités de liaison pour l’information à l’intention des familles (ULIIF) afin d’aider les familles autochtones à obtenir de l’information au sujet de leur être cher disparu ou assassiné, et collaborer avec ses partenaires provinciaux, territoriaux et communautaires afin de renforcer les activités à l’échelle nationale grâce à la conclusion d’ententes de financement ainsi qu’à la collaboration et au partage d’information sur les politiques intersectorielles auprès de toutes les équipes des ULIIF. Le financement annuel nouveau et élargi injecté dans les ULIIF permet d'accroître le soutien aux familles d'hommes et de garçons disparus, de sensibiliser les membres des familles et les agences judiciaires aux services fournis par les ULIIF; et permettent d’établir de nouveaux partenariats avec les organismes gouvernementaux et communautaires qui viennent en aide aux familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis.
- Amélioré l’Initiative Soutien communautaire et guérison pour les familles, en améliorant l’accès à un soutien communautaire dirigé par des Autochtones afin d'aider les familles de personnes autochtones disparues ou assassinées à surmonter le chagrin et le traumatisme lié à leur perte. Ces améliorations permettent également d’approfondir, lorsque nécessaire, les services de soutien et de guérison communautaires pour les familles de toutes les personnes autochtones disparues et assassinées, y compris les hommes et les garçons; d’accroître la disponibilité des services de soutien et de guérison communautaires offerts à ces familles; et de veiller à ce qu’elles aient accès à un soutien communautaire dirigé par des Autochtones pour les aider à surmonter leur deuil et à cheminer vers la guérison, et ce aussi longtemps que nécessaire.
- Augmenté l’accès à un large éventail de services et de mesures de soutien communautaires fondés sur la culture dirigés et élaborés conjointement par des Autochtones pour les Autochtones victimes et survivants d’actes criminels.
Dans le cadre de la Stratégie fédérale d’aide aux victimes, le ministère de la Justice Canada a collaboré avec d’autres partenaires fédéraux et avec les gouvernements provinciaux et territoriaux en 2023‑2024 afin de continuer à renforcer la mise en œuvre de la Charte canadienne des droits des victimes. En voici quelques exemples :
- Renforcer les droits des victimes à la protection et à l’information en dirigeant la réforme du droit pénal, notamment en édictant de nouvelles lois, comme la Loi modifiant le Code criminel, la Loi sur l’enregistrement de renseignements sur les délinquants sexuels et la Loi sur le transfèrement international des délinquants (anciennement le projet de loi S-12), qui a reçu la sanction royale le 26 octobre 2023. La Loi comprend des modifications du régime d’interdiction de publication afin de mieux répondre aux préoccupations des victimes, ainsi que de nouvelles procédures liées au droit d’accès à l’information des victimes concernant leur cas après la détermination de la peine.
- Renforcer les droits des victimes grâce à la conclusion d’ententes de financement fédéraux pluriannuels en place entre le Fonds d’aide aux victimes et les gouvernements provinciaux et territoriaux. Les projets financés concernaient une grande variété de domaines, comme la création de programmes de dédommagement, les déclarations de la victime et les aides au témoignage.
Le ministère de la Justice Canada a également entrepris et appuyé plusieurs activités de recherche et de collecte de données afin d’approfondir les connaissances et d’augmenter la sensibilisation en lien avec les droits des victimes, soit :
- Établir un sous-comité du Groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur les victimes d’actes criminels afin de trouver une façon de recueillir des données sur les victimes à l’échelle nationale.
- Publier le 16e numéro du Recueil des recherches sur les victimes d’actes criminels.
- Évaluer la conformité à l’accord de dédommagement en Saskatchewan.
- Examiner la mise en œuvre de projets financés par le Ministère visant à assurer l’accès à des conseils juridiques et à une représentation juridique indépendante.
- Explorer la possibilité de recourir à des salles de témoignage virtuelles pour les enfants victimes dans les centres d’appui aux enfants de partout au pays.
- Publier les résultats de l’Enquête nationale sur les opérations des centres d’appui aux enfants et des centres d’appui aux enfants et aux jeunes réalisée en 2022-2023.
Afin d’accroître la sensibilisation aux enjeux liés aux victimes, aux lois connexes et aux services qui leur sont offerts, et de développer la capacité d’offrir des services appropriés et adaptés aux victimes et aux survivants d’actes criminels, le ministère de la Justice Canada a :
- Organisé la 18e Semaine des victimes et survivants d’actes criminels. L’événement annuel, qui a été organisé par le Ministère, a eu lieu en ligne en mai 2023 et a offert un symposium virtuel d’une semaine constitué de neuf ateliers portant sur un large éventail d’enjeux liés aux victimes. L’événement a d’ailleurs permis de remettre plus de 1,4 million de dollars en financement à 187 événements communautaires partout au pays.
- Animé six webinaires sur une panoplie d’enjeux émergents et continus liés aux victimes, comme la traite des personnes, les crimes haineux, la thérapie de conversion et les services adaptés aux cultures pour les Autochtones victimes ou survivants d’actes criminels.
- Entrepris des activités de recherche axées sur les victimes dans les domaines des crimes haineux, de la justice réparatrice et de la maltraitance et la fraude envers les aînés. Le Ministère a aussi collaboré avec ses partenaires pour développer des ressources et des outils axés sur les victimes afin d’améliorer les compétences des professionnels de la justice pénale et d’ainsi leur permettre de travailler avec les victimes et les survivants d’actes criminels, tout en tenant compte de leurs traumatismes. Ces efforts ont nécessité l’élaboration d’outils ciblant deux domaines précis : l’expérience de la traite des personnes ainsi que les expériences des victimes de crimes haineux.
Afin de mieux appuyer les victimes et les survivants d’agression sexuelle et de violence conjugale, le ministère de la Justice Canada a entrepris les activités suivantes :
- Conclure des ententes de financement avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, des cliniques d’aide juridique ou des organismes de vulgarisation et d’information juridiques dans chacune des 13 administrations, afin d’offrir un accès à des conseils juridiques et à une représentation juridique indépendante aux victimes d’agression sexuelle et de violence conjugale.
- Veiller à ce que le Programme juridique de partenariats et d’innovation puisse continuer de soutenir 18 projets ayant améliorés l’appui et l’accès à la justice des victimes de violence conjugale qui sont en contact avec le système de justice familiale.
Représentation juridique
L’aide juridique favorise l’accès à la justice et est essentielle pour assurer l’équité de l’administration de la justice et protéger la confiance du public envers le système de justice. Le ministère de la Justice Canada a fourni du financement afin d’assurer la prestation des services suivants :
- L’aide juridique en matière criminelle pour les personnes qui ne peuvent pas retenir les services d’un avocat à leurs frais. Le financement offert au Programme d’aide juridique en matière criminelle a été augmenté en 2023‑2024 pour remédier à la surreprésentation de groupes marginalisés devant la cour criminelle, notamment les peuples autochtones, les membres des communautés noires et des autres communautés racisées, et les personnes atteintes d’un trouble de santé mentale ou d’un trouble lié à l’usage de substances.
- L’aide juridique aux réfugiés et aux immigrants, qui vise à assurer une prise de décision juste, efficace et efficiente en ce qui concerne les demandes d’asile et d’autres demandes d’immigration. Des ententes de contribution ont été conclus pour appuyer la prestation de services d’aide juridique aux réfugiés et aux immigrants dans huit provinces (la Colombie‑Britannique, l’Alberta, le Manitoba, l’Ontario, le Québec, le Nouveau‑Brunswick, la Nouvelle‑Écosse et Terre‑Neuve‑et‑Labrador). Un financement accru a été fourni pour répondre aux pressions exercées et pour veiller à offrir un accès continu aux services d’aide juridique aux réfugiés et aux immigrants pour les demandeurs d’asile et les personnes participant à certaines instances en immigration.
- La prestation de renseignements et de conseils juridiques aux personnes subissant du harcèlement sexuel au travail et la création d’un programme de sensibilisation du public pancanadien pour informer les travailleurs, et surtout ceux qui sont les plus vulnérables, de leurs droits et des options juridiques qui s’offrent à eux. L’initiative de financement quinquennal connexe s’est conclue le 31 mars 2024. Dans le Budget de 2024, le gouvernement du Canada a proposé de nouveaux investissements pour continuer à financer des services de conseils juridiques et de sensibilisation destinés aux victimes de harcèlement sexuel en milieu de travail.
Bureau de l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels
Le Bureau de l’ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels (BOFVAC), qui exerce ses activités indépendamment du ministère de la Justice Canada, a offert des services directs d’information, d’aiguillage vers des organismes de défense des victimes de partout au Canada et d’examen de plaintes aux victimes et aux survivants d’actes criminels. Le BOFVAC a ouvert 1 035 cas de cette nature au cours de l’exercice 2023‑2024, ce qui représente une augmentation de 59,7 % par rapport à l’exercice précédent.
En plus de sa collaboration directe avec les victimes, le BOFVAC s’efforce de sensibiliser les décideurs politiques et le personnel du système de justice pénale aux problèmes systémiques et il fournit des recommandations et des conseils au gouvernement du Canada par l’intermédiaire du ministre de la Justice Canada. Le BOFVAC a veillé à ce que les besoins et les préoccupations des victimes soient pris en compte dans les politiques. En voici quelques exemples :
- Quatre présentations de l’ombudsman devant des instances parlementaires :
- le Comité permanent de la justice et des droits de la personne de la Chambre des communes sur l’étude du projet de loi C-332, Loi modifiant le Code criminel (conduite contrôlante ou coercitive);
- le Comité permanent de la justice et des droits de la personne sur le projet de loi S-12 : Loi modifiant le Code criminel, la Loi sur l’enregistrement de renseignements sur les délinquants sexuels et la Loi sur le transfèrement international;
- le Comité sénatorial permanent des affaires juridiques et constitutionnelles sur le projet de loi S-12;
- le Comité permanent de la sécurité publique et nationale sur les Droits des victimes d’actes criminels, reclassement et transfèrement des délinquants fédéraux.
- Trois présentations et mémoires présentés au gouvernement fédéral concernant l’étude du projet de loi C-48, Loi modifiant le Code criminel (Réforme de la mise en liberté sous caution), le Sous-comité sur le principe de la publicité des débats judiciaires et le Comité permanent de la sécurité publique et nationale sur les droits des victimes d’actes criminels, reclassement et transfèrement des délinquants fédéraux. Le BOFVAC a également publié Dignes d’être informées et respectées : Améliorer le soutien aux victimes d’actes criminels en réponse au 7e rapport du Comité permanent de la justice et des droits de la personne. Un appel à l’action en appui du projet de loi S-251, Loi abrogeant l’article 43 du Code criminel (appel à l’action numéro 6 de la Commission de vérité et réconciliation du Canada) a également été publié en ligne le 23 avril 2023.
- Les travaux du BOFVAC liés au projet de loi S-12 ont entraîné la modification du modèle de déclaration de la victime du Code criminel, ce qui améliorera l’accès des victimes d’actes criminels à leurs droits en vertu de la Charte canadienne des droits des victimes. Depuis octobre 2023, les victimes peuvent indiquer dans leur déclaration de la victime qu’elles souhaitent recevoir ou non l’information à laquelle elles ont droit concernant leur cas après la détermination de la peine. En outre, les juges sont tenus de veiller à ce que l’ont demandé aux victimes si elles souhaitent recevoir des renseignements continus sur la détermination de la peine de l’auteur de l’infraction. Les tribunaux sont également tenus, avec le consentement de la victime, de consigner leurs renseignements auprès de Service correctionnel du Canada afin de faciliter le partage d’information.
Le 11 mars 2024, le BOFVAC a annoncé le lancement d’une enquête systémique sur les expériences vécues par les survivants d’agression sexuelle au sein du système de justice pénale canadien. L’enquête portera sur les interactions des survivants avec les forces de l’ordre et le système de justice, depuis le premier contact jusqu’à la détermination de la peine, et comprendra des activités de sensibilisation et de consultation approfondies auprès des survivants et d’autres experts, intervenants, ministères et professionnels du système de justice.
Autres programmes et services
Le ministère de la Justice Canada a continué d’appuyer les activités qui visent à répondre aux conditions changeantes qui affectent la politique canadienne en matière de justice. En voici quelques exemples :
- Le financement pour la préparation des évaluations de l’incidence de l’origine ethnique et culturelle (EIOEC) fourni à six administrations avec 105 EIOEC financées. Les rapports des EIOEC aident les juges chargés de déterminer la peine à mieux comprendre les effets de la pauvreté, de la marginalisation, du racisme et de l’exclusion sociale sur le délinquant et son expérience de vie. En outre, le financement a permis d’organiser des formations de sensibilisation et des activités de perfectionnement professionnel pour les professionnels du système de justice ainsi que des formations pour les rédacteurs des rapports des EIOEC.
- Le Fonds canadien de justice familiale, qui a permis au Ministère de favoriser l’accès aux services appropriés pour les familles vivant une séparation ou un divorce. Le financement a appuyé la prestation de programmes et de services liés aux droits de la famille aux familles vivant une séparation ou un divorce, ainsi que des projets au Manitoba, en Ontario, au Québec, en Nouvelle‑Écosse, à l’Île‑du‑Prince‑Édouard et à Terre‑Neuve‑et‑Labrador qui ont permis la prestation de services de supervision pour les périodes de parentage dans des cas de séparation ou de divorce.
- Le Programme d’assistance parajudiciaire aux Autochtones a financé des services d’assistance parajudiciaire aux Autochtones afin d’aider les Autochtones en contact avec le système de justice à obtenir un traitement juste, équitable et adapté à leur culture. Le ministère de la Justice Canada a collaboré avec ses partenaires provinciaux et territoriaux afin de mettre en place le financement annoncé à l’automne 2020, en soutien à la rédaction des rapports de type Gladue, ainsi que la dernière année de financement du tribunal de la famille annoncé dans le Budget de 2021.
De plus, grâce au Programme juridique de partenariats et d’innovation, le ministère de la Justice Canada a été en mesure d’appuyer :
- Deux nouveaux projets qui fournissent de l’information juridique, des ressources et des services de conseils juridiques appropriés aux communautés autochtones de l’Ontario et des Territoires du Nord-Ouest. Au total, le Programme a appuyé 30 projets dans l’ensemble du Canada afin d’offrir de la vulgarisation et de l’information juridiques, ainsi que des services de conseils juridiques gratuits, dans le but d’accroître l’accès à la justice des communautés racisées et autochtones. À ce jour, ces projets ont permis de concevoir plus de 70 produits de vulgarisation et d’information juridiques dans plus de 10 différentes langues afin d’aider les communautés racisées à se retrouver dans le système juridique.
- 21 projets liés au droit autochtone qui soutiennent l’élaboration, la mise en application et la compréhension des lois autochtones ainsi que l’accès à la justice en conformité avec les cultures uniques des peuples autochtones du Canada, en réponse à l’appel à l’action 50 de la Commission de vérité et réconciliation. Ces projets ont été menés par des organismes autochtones, ou en collaboration avec eux, et avaient pour objectif de renforcer les capacités afin d’appuyer les efforts de revitalisation des lois et traditions juridiques autochtones.
- Des projets pilotes de centre de justice communautaire, qui sont maintenant lancés en Ontario, au Manitoba et en Colombie‑Britannique. D’ailleurs, le financement de deux nouveaux projets pilotes de centre de justice communautaire au Manitoba (Manitoba Keewatinowi Okimakanak et Manitoba Métis Federation) a été approuvé en juin 2023 et en mars 2024, respectivement. Une entente de financement a également été signée avec le Québec pour soutenir l’engagement communautaire concernant les centres de justice communautaire.
Principaux risques
Relations externes
Entretenir de façon active des relations fructueuses avec des partenaires et des intervenants essentiels du système de justice est important pour veiller à ce que le ministère de la Justice Canada soit en mesure de respecter ses priorités et d’atteindre les résultats escomptés.
Le Ministère a continué d’adopter une approche axée sur les gens dans le cadre de ses initiatives de consultation et de mobilisation pour atténuer les risques liés à ces relations essentielles, dans le but d’entreprendre des activités plus accessibles, inclusives et concrètes, tout en tenant compte des traumatismes et en étant anti-oppressifs et respectueux. Cette approche axée sur les gens et fondée sur des données probantes guide la prise de décisions ministérielles de façon à répondre aux difficultés actuelles avec des lois, des politiques et des programmes de plus en plus prospectifs et novateurs.
Par exemple, les travaux liés aux affaires autochtones, comme la SJA, les appels à la justice de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, la mise en œuvre de la Voie fédérale et le Plan d’action national pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées, ainsi que la mise en œuvre actuelle de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies et de son Plan d’action, sont fortement tributaires de l’établissement et du maintien de relations fructueuses avec les partenaires externes. Afin d’aider le gouvernement du Canada à progresser sur la voie de la réconciliation auprès des Premières Nations, des Inuits et des Métis, le Ministère a régulièrement consulté et mobilisé les organismes autochtones nationaux et régionaux, les nations signataires de traités, les gouvernements autochtones et leurs organismes représentants, y compris ceux qui représentent les femmes et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones, ainsi que les partenaires FPT, les partenaires du secteur et les autres intervenants.
Notamment, les engagements pris dans le cadre de la SJA ont suivi une approche qui place les commentaires et les points de vue des Autochtones au cœur des efforts. À la suite d’un appel de propositions, le ministère de la Justice Canada a octroyé un financement à 38 organisations, communautés et gouvernements autochtones pour appuyer leurs propres activités de consultation auprès de leurs membres et de leurs citoyens. Les représentants du ministère de la Justice Canada ont aussi lancé deux vagues de consultation afin d’obtenir des points de vue diversifiés auprès d’Autochtones de partout au pays, y compris ceux qui ont une expérience vécue dans le système de justice. La première vague a permis d’organiser 26 séances de dialogue virtuelles de novembre 2022 à mars 2023 et d’ainsi rassembler plus de 700 participants de différentes distinctions et régions. La deuxième vague, qui a eu lieu d’avril à décembre 2023, a permis d’organiser des rassemblements régionaux en personne dans chaque province et territoire (à l’exception des Territoires du Nord-Ouest, en raison des feux de forêt) ainsi que plusieurs grands rassemblements virtuels. Cette vague a également compris 14 séances en personnes tenues dans 11 établissements correctionnels fédéraux et établissements visés à l’article 81. Compte tenu de la nature délicate de ces discussions, les activités de consultation tenaient compte des traumatismes, étaient respectueuses et incluaient des Aînés, ainsi que des personnes offrant un soutien en matière de santé mentale. Elles ont été organisées de manière à être le plus accessible possible.
En outre, la rédaction et la publication du Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies, en juin 2023, étaient le résultat d’un processus de consultation et de collaboration en deux étapes, inclusif et fondé sur les distinctions, auprès des peuples autochtones, de leurs gouvernements et de leurs organismes représentants. La première étape du processus a mené à la publication d’une version provisoire du Plan d’action, alors que la deuxième étape visait à valider les mesures proposées dans la version provisoire du Plan d’action, afin de relever les lacunes et d’y ajouter de nouvelles mesures. Ce processus de validation a nécessité la tenue de plus de 100 réunions bilatérales, séances thématiques et tables rondes avec des partenaires autochtones, qui ont entraîné la rédaction de 60 nouveaux mémoires et l’ajout de plus de 80 nouvelles mesures au Plan d’action. Le Ministère continuera de tirer parti des relations établies au cours de l’élaboration du Plan d’action avec d’importants titulaires de droits des peuples autochtones et leurs organismes représentants ainsi qu’avec les groupes de diversité autochtones, y compris les femmes, les jeunes, les Aînés, les personnes 2ELGBTQI+ et les organismes situés en milieu urbain ou hors réserve, afin de mettre en œuvre les mesures du Plan d’action.
Ressources nécessaires pour obtenir les résultats prévus
Tableau 4 : Aperçu des ressources requises pour le Support au système de justice
Le tableau 4 fournit un résumé des dépenses prévues et réelles et des ETP requis pour atteindre les résultats.
Ressources |
Prévues |
Réelles |
|---|---|---|
Dépenses |
667 792 826 $ |
750 690 516 $ |
ETP |
372 |
390 |
Des renseignements exhaustifs sur les ressources financières et les ressources humaines relatifs au répertoire des programmes du ministère de la Justice Canada se trouvent dans l’InfoBase du GC.
L’écart entre les dépenses prévues et celles réelles est principalement attribuable à une augmentation des dépenses de contributions, principalement dans le cadre du Programme d’aide juridique aux immigrants et aux réfugiés et du Fonds d’aide aux victimes. Cette augmentation a été partiellement compensée par la diminution des dépenses de subventions et contributions dans le cadre d’autres programmes de paiements de transfert, comme le Fonds pour l’application de la Loi sur les contraventions, le Programme d’avocats payés par l’État, le Fonds pour les partenariats avec les Autochtones, le Fonds canadien de justice familiale et le Programme d’assistance parajudiciaire aux Autochtones.
L’écart entre le nombre d’ETP prévu et réel s’explique principalement par l’embauche d’employés supplémentaires pour venir en aide au Bureau de l’interlocutrice spéciale indépendante.
Priorités pangouvernementales connexes
Analyse comparative entre les sexes Plus
Grâce à l’application des principes directeurs de la Politique sur l’Analyse comparative entre les sexes Plus, le Ministère a continué d’appliquer une ACS Plus et une perspective tenant compte des réalités culturelles, dans toutes les sphères de son travail, afin de s’assurer que les lois, les politiques, les programmes et les autres initiatives du gouvernement fédéral sont adaptés, inclusifs, et reflètent les diverses expériences et réalités afin d’éliminer les inégalités et les obstacles. En plus des autres exemples d’initiatives mentionnées dans le présent rapport, le ministère de la Justice Canada a également :
- Consulté et mobilisé les peuples autochtones, leurs organismes représentants et d’autres groupes autochtones, ainsi que des sous-groupes diversifiés au sein des communautés autochtones, comme les femmes, les jeunes, les Aînés, les personnes 2ELGBTQI+, les personnes vivant en milieux urbains et hors réserve et les personnes en situation de handicap qui sont autochtones, dans le cadre d’initiatives comme le Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies, les ententes sur l’administration de la justice et la SJA. La participation élevée de ces groupes a permis de veiller à ce que les expériences vécues par les Premières Nations, les Inuits et les Métis ont été prises en compte lors de l’élaboration et de la mise en œuvre de ces initiatives.
- Amélioré la collecte de données pour appuyer l’application d’une perspective intersectionnelle de l’ACS Plus. Notamment, le Ministère a mis à jour des outils de production de rapports pour les bénéficiaires de financements afin de représenter davantage leurs caractéristiques démographiques et de faire rapport de l’incidence des projets financés par le Ministère, y compris ceux qui offrent des conseils juridiques et une représentation juridique indépendants aux victimes et aux survivants d’agression sexuelle et de violence conjugale. Cela a permis d’accroître la transparence et les rapports publics sur la façon dont le financement du programme rejoint un éventail diversifié de personnes et de communautés, y compris les femmes, les Premières Nations, les Inuits et les Métis, la communauté 2ELGBTQI+ et les personnes racisées.
- Appuyé des projets lancés dans le cadre du Programme juridique de partenariats et d’innovation, qui visent à créer des services de vulgarisation et d’information juridiques accessibles et adaptés sur le plan culturel, en plus de permettre aux communautés autochtones et à diverses communautés racisées d’accéder gratuitement à des conseils juridiques indépendants.
Pour obtenir plus de renseignements, consulter le Tableau de renseignements supplémentaires de l’ACS Plus du Rapport sur les résultats ministériels de 2023‑2024 sur le site Web du ministère de la Justice Canada.
Programme de développement durable à l’horizon 2030 et Objectifs de développement durable des Nations Unies
Le ministère de la Justice Canada a continué de se faire le champion d’une approche axée sur les personnes face à la justice et de l’avancement du Programme de développement durable à l’horizon 2030 auprès de partenaires et d’intervenants clés. Le Ministère a également entrepris plusieurs activités en matière de Support au système de justice. En voici quelques exemples :
- Mettre en œuvre la Loi sur la Déclaration des Nations Unies, la Voie fédérale, le Plan d’action national pour les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues et assassinées, les appels à la justice de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées ainsi qu’aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation. Ces efforts ont appuyé des objectifs de développement durable et des mesures visant à réparer des injustices et ont aidé à promouvoir davantage la prospérité et l’égalité pour tous (ODD 5, 10, 13 et 16).
- Animer des discussions sur les ententes sur l’administration de la justice afin de lutter contre les inégalités auxquelles les peuples autochtones sont confrontés dans le système de justice canadien (ODD 10 et 16).
- Appuyer les efforts continus du Service d’entraide internationale (SEI), qui agit à titre d’autorité centrale du Canada pour l’extradition et l’entraide juridique. Le SEI a aussi favorisé le renforcement des capacités en fournissant de la formation à des pays en développement sur le régime d’extradition et d’entraide juridique du Canada, ainsi qu’en contribuant à l’élaboration des régimes internes d’états étrangers (ODD 16).
- Mener la délégation canadienne dans les négociations liées à la Convention de Ljubljana-La Haye pour la coopération internationale en matière d’enquête et de poursuite du crime de génocide, des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et autres crimes internationaux (en anglais seulement). De plus, le ministère de la Justice Canada a été impliqué dans le Deuxième Protocole additionnel à la Convention sur la cybercriminalité et dans la promotion de cet instrument auprès de divers forums internationaux, tels que l’Association internationale des procureurs et poursuivants et le Conseil canadien de droit international (ODD 16).
- Appuyer la création, en juillet 2023, et les efforts continus du Groupe de travail des ministres de la Justice du G7 sur la lutte contre la corruption en Ukraine (ODD 16).
- Appuyer la participation du Canada à la réunion de la Sixième commission des Nations Unies dans le cadre de ses discussions le projet d’articles de la Commission du droit international sur les crimes contre l’humanité (ODD 16).
- Participer, en collaboration avec Affaires mondiales Canada, à la rédaction et à la négociation de la première résolution sur l’égalité d’accès à la justice pour tous, qui a été présentée par le Canada devant la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale des Nations Unies en mai 2023. La résolution a été adoptée en plénière par l’Assemblée générale des Nations Unies le 19 décembre 2023. La résolution propose une approche visant à placer les besoins des personnes au centre de l’élaboration des systèmes de justice pénale (ODD 5, 10 et 16).
- Poursuivre les efforts visant à moderniser la Politique sur l’offre bénévole de services juridiques par des avocats du ministère de la Justice et les procédures connexes, y compris en lançant un processus de consultation avec le bureau d’accès à la justice (Office for Access to Justice) du département de la Justice des États‑Unis et le ministère de la Justice de la Saskatchewan concernant leurs politiques respectives sur les services juridiques bénévoles. Cette modernisation vise à accroître la capacité des employés du ministère de la Justice Canada d’entreprendre des activités bénévoles, favorisant ainsi l’égalité d’accès à la justice pour tous (ODD 10 et 16).
- Poursuivre la collaboration constructive avec le Bureau d’accès à la justice du département de la Justice des États‑Unis, notamment en organisant une visite d’observation de deux jours à Ottawa, en avril 2023. Des hauts fonctionnaires et des experts en la matière du Canada et des États‑Unis ont présenté des pratiques exemplaires, des leçons apprises et des stratégies novatrices sur un ensemble de questions, y compris la coordination intersectorielle, la réforme de la justice pénale, les initiatives de recherche et la collaboration multilatérale (ODD 16).
Plus de renseignements sur l’apport du ministère de la Justice Canada au Plan de mise en œuvre fédéral du Canada pour le Programme à l’horizon 2030 et à la Stratégie fédérale de développement durable se trouvent dans notre page sur la Stratégie ministérielle de développement durable.
Innovation
Le ministère de la Justice Canada a continué d’innover et de mettre à l’essai des améliorations en matière de conception et de mise en œuvre de programmes afin de pouvoir répondre de manière appropriée aux besoins juridiques, politiques, opérationnels et ministériels. En septembre 2023, le Ministère a conclu des ententes avec des universitaires afin d’entreprendre des recherches dans le cadre de la collaboration avec le Réseau canadien des centres de données de recherche, dans le but d’améliorer la collecte et l’utilisation des données ventilées sur les politiques, l’administration des programmes et les lois.
En préparation à la rédaction du Troisième rapport d’avancement annuel sur la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies et le Plan d’action présentés au Parlement, le Ministère a élaboré un modèle de rapport qui permet aux ministères et aux partenaires autochtones de remplir un formulaire en ligne afin de rendre compte de l'état d'avancement de leur mise en œuvre. Ce formulaire a donc permis au Ministère de recueillir, d’analyser et de visualiser les données sur la mise en œuvre. Au total, 43 ministères ont fait état de leur avancement sur 178 des 181 mesures du Plan d’action. De plus, 42 organismes partenaires autochtones ont rempli le sondage, ce qui représente une participation nettement plus élevée que pour les exercices précédents.
Répertoire des programmes
La responsabilité essentielle « Support au système de justice » est appuyée des programmes suivants :
- Politiques juridiques, Lois et Gouvernance
- Représentation juridique
- Régime des contraventions
- Programme de financement des tribunaux de traitement de la toxicomanie
- Victimes d’actes criminels
- Justice pour les jeunes
- Justice pour la famille
- Justice pour les Autochtones
- Partenariats avec le système de justice
- Ombudsman des victimes d’actes criminels
Des renseignements supplémentaires sur le répertoire des programmes du ministère de la Justice Canada se trouvent sur la page Résultats dans l’InfoBase du GC.
Services internes
Description
Les services internes sont les services fournis au sein d’un ministère afin qu’il puisse respecter ses obligations intégrées et exécuter ses programmes. Les dix catégories de services internes sont les suivantes :
- services de gestion et de surveillance;
- services de communication;
- services juridiques;
- services de gestion des ressources humaines;
- services de gestion des finances;
- services de gestion de l’information;
- services des technologies de l’information;
- services de gestion des biens immobiliers;
- services de gestion du matériel;
- services de gestion des acquisitions.
Progrès à l’égard des résultats
Cette section présente les mesures prises par le ministère pour atteindre les résultats et les cibles en ce qui a trait aux services internes.
Progrès à l’égard des résultats
Cette section présente les mesures prises par le ministère de la Justice Canada pour atteindre les résultats et les cibles en ce qui a trait aux services internes.
Solutions d’intelligence artificielle
Le Ministère a présenté JUSTraduire, un outil d’intelligence artificielle novateur qui offre un environnement sécurisé pour la traduction. Cet outil assure une efficience de temps et de coûts en permettant aux employés du Ministère de traduire rapidement différents types de documents.
Le Ministère a également développé une série de prototypes d’intelligence artificielle réussis qui sont dotés des fonctionnalités avancées, comme la capacité de résumer des documents légaux et d’en extraire des données. Ces prototypes font actuellement l’objet d’une évaluation de la sécurité et des technologies de l’information, ainsi que d’un programme pilote visant à évaluer les outils et à améliorer leur qualité et leur efficience.
Capacités en matière d’outils numériques et de données
Le ministère de la Justice Canada a encouragé l’échange collaboratif de renseignements numériques en continuant de s’appuyer sur ses infrastructures infonuagiques existantes, en faisant progresser la migration vers l’infonuagique et en améliorant l’accès à des services infonuagiques intégrés sécurisés, comme la plateforme Power Apps. Par le fait même, le Ministère a observé des pratiques de cybersécurité rigoureuses et s’est concentré sur l’expérience des utilisateurs.
En outre, le Ministère a travaillé sur sa stratégie afin d’intégrer les observations et les renseignements fondés sur les données dans la prise de décision. Pour ce faire, le Ministère a continué d’utiliser davantage la plateforme Power BI pour permettre l’amélioration de la connectabilité des données et de l’analyse de nouvelles sources de données. De plus, il a lancé le Programme d’éducation de données pour les gestionnaires et le nouveau Programme d’analyse de données pour acquérir de l’expertise en analyse de données.
Communications accessibles
Dans ses efforts pour fournir des communications accessibles et inclusives dans un langage clair et simple, le Ministère a :
- Offert davantage de rapports et de publications du ministère de la Justice Canada dans des supports de substitution, comme le braille et les fichiers audio.
- Continué d’amélioré ses efforts pour répondre aux besoins en information et en collaboration des employés en rendant le site intranet plus accessible à tous les employés du Ministère, y compris ceux qui travaillent au sein des Services juridiques ministériels. Ce site interne constitue dorénavant une voie de communication centrale pour échanger des renseignements ministériels de haut niveau. Il offre également un accès simplifié aux ressources, aux services et aux outils.
- Mis en œuvre et favorisé le formulaire de rétroaction sur l’accessibilité sur le site Web du Ministère.
- Appliqué la planification de l’accessibilité à l’empreinte numérique croissante du Ministère.
Gestion des ressources humaines
À l’appui du recrutement stratégique, du perfectionnement des employés et du maintien en poste d’une main-d’œuvre diversifiée et inclusive, et dans le but d’harmoniser les travaux en vertu de sa Stratégie de gestion des ressources humaines 2021-2024 et des modifications apportées à la Loi sur l’emploi dans la fonction publique, le ministère de la Justice Canada a :
- Créé un nouveau Centre d’accessibilité, santé et mieux-être en milieu de travail, qui offre des services aux employés travaillant dans des domaines comme la gestion d’invalidité et la santé mentale.
- Augmenté l’ampleur de son programme de formation linguistique interne.
- Élargi son processus de gestion des talents pour les groupes de relève jusqu’au niveau de la direction.
- Mis à jour le cadre de dotation ministériel, y compris l’Instrument de délégation des ressources humaines et la Directive sur les nominations.
- Tenu plus de 80 séances de formation interne ou d’ateliers pour la collectivité des ressources humaines et les gestionnaires subdélégués pour s’assurer que les outils d’évaluation soient exempts de partialité et d’obstacles.
- Élaboré le Plan de recrutement stratégique 2024-2027, qui comprend le lancement de campagnes numériques et de médias sociaux pour élargir le champ d’action, la planification d’événements ciblant divers bassins d’employés talentueux, ainsi que la formation des candidats aux processus d’embauche dans la fonction publique.
Équité en matière d’emploi, de diversité et d’inclusion
Comme énoncé dans le Plan d’équité en matière d’emploi 2022-2025 et le Plan d’accessibilité 2022-2025, le ministère de la Justice Canada a mis en œuvre des initiatives pour favoriser un milieu de travail plus représentatif, respectueux, inclusif, accessible et exempt d’obstacles. En voici quelques exemples :
- Offrir des formations aux employés sur des sujets qui leur permettront de réduire le racisme et la discrimination et d’être conscients de l’islamophobie, de l’antisémitisme et du racisme envers les personnes noires.
- Créer, par l’entremise d’activités de recrutement ciblé, des bassins de candidats juristes préqualifiés issus de groupes en quête d’équité afin de combler les lacunes en matière de représentation au sein du Ministère. Cet effort souligne l’engagement ministériel en faveur d’un effectif représentatif.
- Fixer des objectifs d’embauche à l’aide des points de référence de la version de 2021 du Demosim, un modèle de projections démographiques de Statistique Canada. Le Ministère a également autorisé les ressources humaines à prendre des décisions qui ciblent les possibilités de dotation, les programmes de formation et de perfectionnement pour les groupes en quête d’équité au moyen d’une auto-identification et d’une autodéclaration volontaires, lesquelles permettent aux employés d’échanger des renseignements sur l’identité, y compris leur consentement à son utilisation. Ces efforts permettront au Ministère d’atteindre ses objectifs d’équité en matière d’emploi, ainsi que de lutte contre le racisme et contre la discrimination.
- Continuer d’appuyer les démarches réparatrices et de combattre le harcèlement et la discrimination en milieu de travail par l’intermédiaire du Bureau de l’ombuds et des services de résolution informelle. Ce Bureau de l’ombuds organisationnel a continué de favoriser un milieu de travail psychologiquement sain et sécuritaire, équitable et inclusif en offrant des espaces confidentiels, indépendants et impartiaux pour que tous les employés du Ministère puissent discuter des problèmes en milieu de travail comme le harcèlement, la haine, la discrimination ou le racisme, sans crainte de jugement ou de représailles.
- Lancer une nouvelle fonctionnalité de rapport et un processus d’examen de la conformité pour le suivi et le contrôle de l’utilisation des considérations relatives à l’accessibilité dans l’approvisionnement.
- Commencer à intégrer des fonctions d’accessibilité dans la technologie et les programmes existants, et à évaluer la technologie et les programmes actuels afin de repérer les lacunes en matière de fonctions d’accessibilité.
Gestion du savoir juridique
Le ministère de la Justice Canada a ajouté de nouvelles fonctions novatrices à son système officiel de gestion du savoir juridique, lequel simplifie les flux de travail, améliore les recherches et diminue le temps de rédaction et de recherche. Ces fonctions comprennent l’ajout automatique des hyperliens dans les documents juridiques et la proposition de suggestions en fonction des recherches.
Le Ministère a également rédigé des documents de gouvernance interne relatifs à la gestion du savoir juridique, qui sert d’approche globale pour saisir, organiser et échanger le savoir et les renseignements juridiques afin de permettre au Ministère de fournir des services juridiques efficaces, cohérents et de grande qualité. En outre, le Ministère a conçu des outils pour appuyer le transfert du savoir juridique lors du départ de ses employés.
Rémunération et Phénix
Le Ministère a continué de mettre en œuvre des stratégies pour minimiser les enjeux liés à la rémunération des employés et de résoudre l’arriéré causé par le système de paie Phénix en utilisant un nouvel outil de rapprochement des fichiers de paie et en communiquant aux gestionnaires et aux employés des renseignements sur les façons d’éviter les problèmes de rémunération. Au cours de l’exercice financier de 2023-2024, 1 875 cas démontrant des problèmes de rémunération des employés ont été résolus grâce aux efforts combinés des équipes dédiées à résoudre l’arriéré des cas pour les employés du Ministère.
Stratégie fédérale de développement durable
Afin de soutenir la Stratégie fédérale de développement durable de 2022 à 2026 et la Stratégie de développement durable du ministère de la Justice de 2020 à 2023, le ministère de la Justice Canada a :
- Augmenté la sensibilisation aux initiatives écologiques en organisant régulièrement des activités de sensibilisation (comme la Semaine de l’environnement), lesquelles comprennent l’apport ministériel pour atteindre les objectifs de développement durable.
- Rendu obligatoire la formation sur l’approvisionnement écologique pour tous les nouveaux agents responsables de la gestion de l’approvisionnement et du matériel.
- Soutenu des pratiques de travail respectueuses de l’environnement en réduisant les émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements du Ministère, en limitant la quantité de déchets envoyés aux sites d’enfouissement grâce au réacheminement des déchets, et en réduisant la consommation de papier et le stockage à l’aide des pratiques numériques.
Milieu de travail sain
Le ministère de la Justice Canada a rédigé la dernière version du Plan d’action en santé mentale 2020-2023 et la version provisoire du Plan d’action en santé mentale 2024-2027. Le Plan offre du soutien en matière de santé mentale, de bien-être et de sécurité psychologique aux employés grâce à de la formation, à des campagnes de sensibilisation et à la création de nouvelles ressources. En outre, le Ministère a perfectionné sa stratégie d’amélioration de la charge de travail afin d’élaborer des solutions pour contrer les pressions découlant de la charge de travail.
Le Ministère a utilisé de nouveaux outils pour s’adapter à un modèle de travail hybride et pour s’harmoniser à sa Stratégie nationale d’aménagement des locaux. Par exemple, le Ministère a :
- Continué de fournir aux employés les outils et le soutien nécessaires pour travailler efficacement dans un environnement de travail hybride dans les espaces de travail fournis par le ministère de la Justice Canada et par les clients.
- Appuyé les projets pilotes de lieu de travail hybride pour que les normes d’aménagement énoncées dans la Stratégie nationale d’aménagement des locaux du Ministère demeurent valides. Le Ministère a continué de mettre à profit les leçons apprises de ces projets et de les intégrer dans la planification à venir.
Principaux risques
Cybersécurité
Afin de réduire l’exposition du ministère de la Justice Canada aux nouvelles cybermenaces, pertes ou perturbations en raison d’attaques ou de brèches dans l’infrastructure technologique, le Ministère a établi un programme ministériel de sensibilisation à la sécurité et a mis sur pied un programme global de sécurité de la technologie de l’information.
Le Ministère a mené des activités d’intervention clés relatives à la cybersécurité, y compris la mise en œuvre d’une solution de transfert de fichiers sécurisés, ainsi que l’élaboration d’une directive sur le travail à distance avec des renseignements du Ministère. Cette directive présente la marche à suivre pour se servir de renseignements ministériels de nature sensible dans des situations de travail hybride.
Autres principaux risques
Les stratégies et les plans des Services internes énoncés dans le présent rapport ont contribué également à l’atténuation des risques en lien avec le bien-être des employés, au maintien des capacités de prestation de services et d’une main-d’œuvre compétente qui représente la population canadienne. Ces réponses aux risques comprennent le Plan d’action en santé mentale, des efforts pour améliorer la charge de travail, et la Stratégie de gestion des ressources humaines. En outre, le ministère de la Justice Canada a continué de gérer les risques relatifs aux données et aux renseignements ainsi qu’au milieu de travail du futur. Le Ministère a géré ces risques en fonction des priorités et des stratégies mentionnées précédemment, comme l’accès accru à des services infonuagiques intégrés sécurisés et à la Stratégie nationale d’aménagement des locaux.
Ressources nécessaires pour obtenir les résultats prévus
Tableau 5: Ressources nécessaires pour atteindre les résultats prévus en ce qui a trait aux Services internes pour l’exercice
Ressources |
Prévues |
Réelles |
|---|---|---|
Dépenses |
84 890 347 $ |
132 643 466 $ |
ETP |
1 127 |
1 156 |
Des renseignements exhaustifs sur les ressources financières et les ressources humaines en ce qui concerne le répertoire des programmes du ministère de la Justice Canada se trouvent dans l’InfoBase du GC.
L’écart entre les dépenses prévues et les dépenses réelles s’explique principalement par l’augmentation des dépenses en lien avec les fonds en cours d’exercice des projets et des priorités. Notamment :
- Les projets de technologie de l’information, qui sont exclus des dépenses prévues (p. ex., des investissements pour augmenter la connectabilité, améliorer les services logiciels des praticiens du droit, appuyer les services infonuagiques, réapprovisionner l’équipement de la technologie de l’information, et appuyer les applications et l’équipement déployés pour permettre le travail hybride).
- L’appui offert au Secrétariat de la lutte contre la discrimination et le racisme.
L’écart entre les ETP prévus et réels s’explique principalement par une augmentation de la main-d’œuvre des Services de technologies de l’information afin d’appuyer les solutions d’intelligence artificielle et les capacités numériques et de données.
Marchés attribués à des entreprises autochtones
Chaque année, les ministères du gouvernement du Canada doivent respecter une cible de 5 % de la valeur totale des marchés en ce qui concerne l’attribution de marchés à des entreprises autochtones. Cet engagement doit être entièrement mis en œuvre d’ici la fin de l’exercice 2024-2025.
Résultat du ministère de la Justice Canada pour 2023-2024
Dans son Plan ministériel 2024-2025, le ministère de la Justice Canada prévoyait que, d’ici la fin de l’exercice 2023-2024, il aurait attribué 5 % de la valeur totale de ses marchés à des entreprises autochtones.
Tableau 6 : Valeur totale des marchés attribués à des entreprises autochtonesNote de bas de page 37
Comme il est indiqué dans le tableau 6, le ministère de la Justice Canada a attribué 13.6 % de la valeur totale de tous ses marchés à des entreprises autochtones pour l’exercice.
Indicateurs de rendement liés à l’attribution de marchés |
Résultats 2023-2024 |
|---|---|
Valeur totale des marchés attribués à des entreprises autochtonesNote de bas de page 38 (A) |
7 602 539 $ |
Valeur totale des marchés attribués à des entreprises autochtones et non autochtonesNote de bas de page 39 (B) |
55 936 295 $ |
Valeur des exceptions approuvées par l’administrateur général (C) |
0 $ |
Pourcentage de marchés attribués à des entreprises autochtones [A / (B − C) × 100] |
13.6 % |
Le ministère de la Justice Canada a adopté une approche à multiples facettes pour atteindre ce résultat, laquelle comprend l’augmentation de la sensibilisation des intervenants impliqués dans les processus d’approvisionnement aux marchés publics autochtones. De plus, le Ministère s’est livré à des activités de sensibilisation auprès des communautés de fournisseurs autochtones en participant à des foires commerciales inversées où les fournisseurs viennent rencontrer les responsables des marchés publics.
En outre, le Ministère a réussi à mettre en place divers outils et mesures. Il a déployé des efforts continus pour sensibiliser tous les intervenants (dont les chargés de projet) à la Stratégie d’approvisionnement auprès des entreprises autochtones. Notamment, les considérations des marchés publics autochtones ont été ajoutées au processus d’approbation de la Commission de révision des projets et des marchés publics du Ministère en ce qui concerne les principaux dossiers d’approvisionnement. Par ailleurs, le Ministère a étroitement suivi l’état d’avancement de l’atteinte de la cible de 5 % énoncée dans la Stratégie grâce à des rapports internes. Ces efforts collectifs favorisent un état d’esprit où les agents d’approvisionnement prennent en considération de manière proactive l’idée de réserver les marchés publics aux fournisseurs autochtones au début du processus d’approvisionnement, conformément aux dispositions énoncées dans la Stratégie.
Dépenses et ressources humaines
-
Dans la présente section
Dépenses
Cette section présente un aperçu des dépenses prévues et réelles du ministère de la Justice Canada de 2021-2022 à 2026-2027.
Le graphique 1 montre les dépenses engagées par le Ministère en 2023-2024 pour s’acquitter de ses responsabilités essentielles et assurer la prestation de ses services internes.
Version texte du graphique 1
Le total des dépenses réelles du ministère de la Justice Canada pour l’exercice 2023-2024 est de 1 109 986 228 $ et se divise comme suit :
- 226 652 246 $ pour les Services juridiques (20,4 %)
- 750 690 516 $ pour le Support au système de justice (67,6 %)
- 132 643 466 $ pour les Services internes (12,0 %)
Analyse des dépenses réelles par responsabilité essentielle
Les dépenses réelles par responsabilité essentielle pour l’exercice 2023-2024 sont conformes aux attentes, puisqu’elles concordent avec les dépenses prévues énoncées dans le Plan ministériel de 2024-2025.
En tant que principal prestataire de services juridiques des ministères et organismes fédéraux, le ministère de la Justice Canada dispose d’une autorisation de recettes nettes en vertu d’un crédit, ce qui lui permet de percevoir et de dépenser les recettes (recettes disponibles) provenant de ces services. En ce qui a trait à l’établissement des rapports ministériels, ces recettes disponibles réduisent les autorisations et les dépenses de fonctionnement totales du Ministère.
Les dépenses réelles de la responsabilité essentielle des Services juridiques de 226,7 millions de dollars excluent les dépenses des recettes nettes en vertu d’un crédit des Services juridiques de 416,6 millions de dollars (voir le tableau 9 pour la ventilation).
Les dépenses réelles de la responsabilité essentielle de Support au système de justice de 750,7 millions de dollars comprennent les dépenses de fonctionnement de 69,2 millions de dollars et les dépenses liées aux subventions et contributions de 681,5 millions de dollars.
Les dépenses réelles des Services internes de 132,6 millions de dollars excluent les dépenses des recettes nettes en vertu d’un crédit des services juridiques de 54,5 millions de dollars (voir le tableau 9 pour la ventilation).
Sommaire du rendement budgétaire
Tableau 7 : Dépenses réelles de trois exercices pour les responsabilités essentielles et les services internes (en dollars)
Le tableau 7 indique la somme d’argent dépensée par le ministère de la Justice Canada au cours des trois derniers exercices pour s’acquitter de ses responsabilités essentielles et assurer la prestation de ses services internes.
Responsabilités essentielles et services internes |
Budget principal des dépenses 2023-2024 |
Autorisations totales pouvant être utilisées pour 2023-2024 |
Dépenses réelles de trois exercices (autorisations utilisées) |
|---|---|---|---|
Services juridiques |
234 869 583 $ |
239 266 480 $ |
|
Support au système de justice |
667 792 826 $ |
761 261 746 $ |
|
Total partiel |
902 662 409 $ |
1 000 528 226 $ |
|
Services internes |
84 890 347 $ |
140 412 452 $ |
|
Total |
987 552 756 $ |
1 140 940 678 $ |
|
Analyse des dépenses et des autorisations des trois derniers exercices
En 2023-2024, le Budget principal des dépenses a totalisé 987,6 millions de dollars et les autorisations totales pouvant être utilisées s’élevaient à 1,14 milliards de dollars, donc une augmentation de 153,3 millions de dollars (15,5 %). Voici certaines des autorisations totales disponibles :
- 91,2 millions de dollars en financement obtenu dans le cadre des processus liés au Budget supplémentaire des dépenses (84,9 millions de dollars de ces fonds proviennent des programmes de subventions et contributions).
- 62,1 millions de dollars en financement versé en lien avec le report d’autorisations de l’exercice précédent dans le budget de fonctionnement, ainsi que des rajustements de la rémunération et d’autres rajustements aux autorisations.
Les dépenses réelles pour l’exercice 2023-2024 (1,11 milliards de dollars) sont inférieures de 30,9 millions de dollars (-2,7 %) par rapport aux autorisations totales pouvant être utilisées (1,14 milliards de dollars). Cette différence compte :
- 20,8 millions de dollars en fonds d’exploitation non utilisés principalement attribuables aux éléments suivants :
- Réduction des dépenses de fonctionnement et d’entretien en lien avec le recentrage des dépenses gouvernementales du Budget de 2023.
- Dépenses réelles de fonctionnement et d’entretien dans les activités quotidiennes inférieures aux prévisions (comme les services professionnels et spéciaux, les réparations, l’entretien et les déplacements).
- Décision de repousser les dépenses de quelques projets aux prochains exercices.
- 10,1 millions de dollars en fonds liés aux subventions et contributions non utilisés principalement en vertu des programmes suivants :
- Fonds d’aide aux victimes
- Fonds pour les partenariats avec les Autochtones
- Fonds de mise en application de la Loi sur les contraventions
- Fonds canadien de justice familiale
En général, le Ministère démontre une tendance à la hausse des dépenses pour les trois derniers exercices. Les dépenses ont augmenté de 12,9 % entre l’exercice 2022-2023 (983,3 millions de dollars) et l’exercice 2023-2024 (1,11 milliards de dollars) et de 8,4 % entre l’exercice 2021-2022 (907,4 millions de dollars) et l’exercice 2022-2023 (983,3 millions de dollars). Cette tendance à la hausse des dépenses est principalement attribuable à une augmentation des fonds liés aux subventions et contributions et à l’augmentation des dépenses salariales en lien avec l’augmentation de l’effectif nécessaire pour répondre à la demande croissante en matière de services juridiques. Cette tendance à la hausse devrait se poursuivre malgré la création de nouveaux investissements en subventions et contributions ou leur renouvellement (annoncés dans le budget de 2024) dans le cadre du Budget des dépenses à venir.
Des renseignements financiers plus détaillés des exercices précédents se trouvent dans la section Finances de l’InfoBase du GC.
Tableau 8 : Dépenses prévues au cours des trois prochains exercices pour les responsabilités essentielles et les services internes (en dollars)
Le tableau 8 indique la somme d’argent que le ministère de la Justice Canada prévoit dépenser au cours des trois prochains exercices pour s’acquitter de ses responsabilités essentielles et assurer la prestation de ses services internes.
Responsabilités essentielles et services internes |
Dépenses prévues 2024-2025 |
Dépenses prévues 2025-2026 |
Dépenses prévues 2026-2027 |
|---|---|---|---|
Services juridiques |
230 876 958 $ |
220 933 846 $ |
219 520 417 $ |
Support au système de justice |
602 493 696 $ |
583 922 997 $ |
543 140 193 $ |
Total partiel |
833 370 654 $ |
804 856 843 $ |
762 660 610 $ |
Services internes |
94 541 217 $ |
94 056 937 $ |
92 975 627 $ |
Total |
927 911 871 $ |
898 913 780 $ |
855 636 237 $ |
Analyse des dépenses des trois prochains exercices
Les dépenses prévues du Ministère devraient diminuer entre 2024-2025 (927,9 millions de dollars) et 2026-2027 (855,6 millions de dollars). Cette réduction globale de 72,3 millions de dollars (-7,8 %) est principalement attribuable à la diminution du financement et à la fin du financement temporaire annoncé dans les budgets fédéraux précédents (initiatives approuvées dans le cadre des budgets de 2018 à 2022) au chapitre de la responsabilité essentielle de Support au système de justice, principalement pour les programmes suivants :
- Programme juridique de partenariats et d’innovation
- Fonds d’aide aux victimes
- Fonds canadien de justice familiale
- Fonds pour les partenariats avec les Autochtones
De plus, les dépenses prévues pour les prochains exercices reflètent les réductions des dépenses en lien avec le recentrage des dépenses gouvernementales annoncé dans le Budget de 2023.
Des renseignements financiers plus détaillés des exercices précédents se trouvent dans la section Finances de l’InfoBase du GC.
Tableau 9 : Résumé budgétaire des dépenses brutes réelles et des dépenses nettes prévues (en dollars)
Le tableau 9 fait le rapprochement des dépenses brutes prévues et des dépenses nettes pour 2023-2024.
Responsabilités essentielles et services internes |
Dépenses brutes réelles 2023-2024 |
Revenus réels affectés aux dépenses 2023-2024 |
Dépenses nettes réelles 2023-2024 (autorisations utilisées) |
|---|---|---|---|
Services juridiques |
643 286 870 $ |
416 634 624 $ |
226 652 246 $ |
Support au système de justice |
750 690 516 $ |
0 $ |
750 690 516 $ |
Total partiel |
1 393 977 386 $ |
416 634 624 $ |
977 342 762 $ |
Services internes |
187 111 572 $ |
54 468 106 $ |
132 643 466 $ |
Total |
1 581 088 958 $ |
471 102 730 $ |
1 109 986 228 $ |
Analyse du résumé budgétaire des dépenses brutes réelles et des dépenses nettes prévues
Le tableau 10 illustre les dépenses brutes actuelles du Ministère pour 2023-2024, ce qui comprend 471,1 millions de dollars en recettes. Les recettes recueillies sont réparties entre la responsabilité essentielle des Services juridiques et des Services internes.
Tableau 10 : Dépenses brutes réelles pour l’exercice 2023-2024 (y compris les recettes nettes en vertu d’un crédit)
Recettes nettes en vertu d’un crédit |
Budget principal des dépenses pour l’exercice 2023-2024 |
Recettes nettes en vertu d’un crédit prévuesNote de bas de page 41 |
Dépenses réelles sur trois ans (autorisations utilisées) |
|---|---|---|---|
Services juridiques |
442 000 000 $ |
|
|
En 2023-2024, un montant de 471,1 millions de dollars en recettes nettes en vertu d’un crédit a été généré, représentant une augmentation de 33,2 millions de dollars par rapport à 2022-2023 (437,9 millions de dollars). Cette hausse est principalement due à une augmentation des demandes pour les services juridiques par les ministères et les organismes clients, dans des domaines comme la lutte contre l’évasion fiscale, la sécurité du public canadien, les questions autochtones, le travail pour promouvoir la sécurité économique et combattre l’ingérence étrangère, et l’appui des réactions aux questions d’immigration et de réfugiés.
Des renseignements sur l’harmonisation des dépenses du ministère de la Justice Canada avec les dépenses et les activités du gouvernement du Canada figurent dans l’InfoBase du GC.
Financement
Cette section présente un aperçu du financement voté et législatif du Ministère par rapport à ses responsabilités essentielles et à ses services internes. Pour en savoir plus sur les autorisations de financement, consulter les budgets et dépenses du gouvernement du Canada.
Le graphique 2 résume le financement législatif et voté du Ministère pour la période de 2021-2022 à 2026-2027.
Version texte du graphique 2
Ce graphique à colonnes verticales empilées représente les tendances relatives aux dépenses du ministère de la Justice Canada pour six exercices financiers. Il présente une ligne de temps (en exercices financiers) sur l’axe horizontal et des montants en dollars (en millions de dollars) sur l’axe vertical. La ligne de temps sur l’axe horizontal compte six colonnes, soit une colonne pour chaque exercice financier, allant de 2021-2022, à partir de la gauche, jusqu’à 2026-2027. Les colonnes pour les exercices financiers 2021-2022 à 2023-2024 présentent les dépenses réelles, tandis que les colonnes pour les exercices financiers 2024-2025 à 2026-2027 présentent les dépenses prévues.
Les montants en dollars sur l’axe vertical varient de 0 $ à 1 200 000 000 $ allant du bas vers le haut. Chaque colonne affiche un total cumulatif des dépenses ministérielles pour les deux catégories de financement suivantes : postes législatifs et crédits votés. Ces deux catégories de financement s’affichent également de façon numérique sous chaque colonne afin d’indiquer le montant de dépenses précis (en millions de dollars) pour chacun des six exercices financiers présentés.
La première colonne de la ligne de temps, représentant l’exercice financier 2021-2022, affiche 85 818 477 $ pour les postes législatifs et 821 599 126 $ pour les crédits votés, pour un total de dépenses réelles de 907 417 603 $.
La deuxième colonne de la ligne de temps, représentant l’exercice financier 2022-2023, affiche 92 225 501 $ pour les postes législatifs et 891 097 071 $ pour les crédits votés, pour un total de dépenses réelles de 983 322 572 $.
La troisième colonne de la ligne de temps, représentant l’exercice financier 2023-2024, affiche 103 044 788 $ pour les postes législatifs et 1 006 941 441 $ pour les crédits votés, pour un total de dépenses réelles de 1 109 986 228 $.
La quatrième colonne de la ligne de temps, représentant l’exercice financier 2024-2025, affiche 91 641 927 $ pour les postes législatifs et 836 269 944 $ pour les crédits votés, pour un total de dépenses prévues de 927 911 871 $.
La cinquième colonne de la ligne de temps, représentant l’exercice financier 2025-2026, affiche 90 658 699 $ pour les postes législatifs et 808 155 081 $ pour les crédits votés, pour un total de dépenses prévues de 898 813 780 $.
La sixième et dernière colonne de la ligne de temps, représentant l’exercice financier 2026-2027, affiche 90 308 387 $ pour les postes législatifs et 765 327 850 $ pour les crédits votés, pour un total de dépenses prévues de 855 636 237 $.
Analyse du financement législatif et voté pour une période de six exercices
Comme le montre le graphique ci-dessus, les dépenses réelles nettes du Ministère indiquent une tendance marginale à la hausse. Les dépenses réelles pour l’exercice 2023-2024 (1,11 milliards de dollars) représentent une augmentation de 126,7 millions de dollars (12,9 %) par rapport à l’exercice 2022-2023 (983,3 millions de dollars), principalement en raison des éléments suivants :
- Augmentation des dépenses liées aux subventions et contributionsNote de bas de page 43 en raison des nouveaux investissements supplémentaires annoncés dans le Budget de 2021, le Budget de 2022, le Budget de 2023 et l’Énoncé économique de l’automne de 2023, dont les augmentations les plus importantes ont été apportées en vertu des programmes et des fonds suivants :
- Programme d’aide juridique en matière criminelle
- Programme d’aide juridique aux immigrants et aux réfugiés
- Fonds pour les partenariats avec les Autochtones
- Fonds d’aide aux victimes
- Programme juridique de partenariats et d’innovation
- Augmentation des dépenses salariales et hausse sous-jacente aux dépenses du régime d’avantages sociaux des employés (législatives) causées par l’augmentation de l’effectif et la ratification de diverses conventions collectives, principalement en vertu de la responsabilité essentielle des Services juridiques et des Services internes.
- Augmentation des dépenses de fonctionnement et d’entretien, principalement pour le matériel de bureau, les services professionnels et spéciaux ainsi que les activités de déplacement.
Pour en savoir plus sur les dépenses votées et législatives du ministère de la Justice Canada, veuillez consulter les Comptes publics du Canada.
Faits saillants des états financiers
Les états financiers du ministère de la Justice Canada (non audités) pour l’exercice se terminant le 31 mars 2024 sont publiés sur le site Web du Ministère.
Tableau 11 : État condensé des résultats (non vérifiés) pour l’exercice se terminant le 31 mars 2024 (en dollars)
Le tableau 11 résume les dépenses et les revenus pour 2023-2024 qui affectent le coût de fonctionnement avant le financement et transferts gouvernementaux.
Renseignements financiers |
Résultats réels 2023-2024 |
Résultats prévus 2023-2024 |
Différence (résultats réels moins prévus) |
|---|---|---|---|
Total des dépenses |
1 681 945 192 $ |
1 526 547 278 $ |
155 397 914 $ |
Total des revenus |
471 112 909 $ |
442 000 000 $ |
29 112 909 $ |
Coût de fonctionnement net avant le financement et les transferts gouvernementaux |
1 210 832 283 $ |
1 084 547 278 $ |
126 285 005 $ |
Les renseignements sur les résultats prévus pour 2023-2024 proviennent de l’état des résultats prospectif de 2023-2024 du ministère de la Justice Canada.
Tableau 12 : Résumé des dépenses et des revenus actuels (en dollars)
Le tableau 12 résume les dépenses et les revenus réels affectant le coût de fonctionnement avant le financement et les transferts gouvernementaux.
Renseignements financiers |
Résultats réels 2023-2024 |
Résultats réels de 2022-2023 |
Différence (2023-2024 moins 2022-2023) |
|---|---|---|---|
Total des dépenses |
1 681 945 192 $ |
1 512 723 472 $ |
169 221 720 $ |
Total des revenus |
471 112 909 $ |
437 931 708 $ |
33 181 201 $ |
Coût de fonctionnement net avant le financement et les transferts gouvernementaux |
1 210 832 283 $ |
1 074 791 764 $ |
136 040 519 $ |
Charges par responsabilité essentielle
Les charges par responsabilité essentielle ont totalisé 1,68 milliards de dollars en 2023-2024 et incluaient 871,1 millions de dollars (51,8 %) en salaires et avantages sociaux des employés et 671,8 millions de dollars (39,9 %) en paiements de transfert. Les charges totales en 2023-2024 dépassent de 155,4 millions de dollars les résultats prévus principalement en raison :
- D’une augmentation d’ETP, pour répondre à une demande accrue de services juridiques de la part des ministères et organismes clients.
- D’une augmentation des dépenses en subventions et contributions, résultant de nouveaux investissements annoncés dans le budget de 2023 et l’Énoncé économique de l’automne de 2023, notamment pour le Programme d’aide juridique aux immigrants et aux réfugiés.
Les charges totales ont augmenté de 169,2 millions de dollars (11,2 %) par rapport à 2022-2023. Cet écart est essentiellement attribuable à :
- Une augmentation des dépenses liées aux salaires et avantages sociaux des employés (85,4 millions de dollars ou 10,9 %), associée à l’augmentation de l’effectif, ainsi que les rajustements de rémunération annuels à la suite de la ratification de différentes conventions collectives.
- Une augmentation des dépenses liées aux subventions et contributions (76,5 millions de dollars ou 12,9 %), attribuable aux initiatives annoncées dans le budget de 2023 et l’Énoncé économique de l’automne de 2023 pour le Programme d’aide juridique aux immigrants et aux réfugiés et le Budget de 2022 pour le Programme d’aide juridique en matière criminelle.
Le graphique ci‑dessous illustre les dépenses du ministère de la Justice Canada par responsabilité essentielle.
Version texte du graphique 3
Les dépenses par responsabilité essentielle du ministère de la Justice Canada sont divisées comme suit :
- 726,8 millions de dollars pour les Services juridiques (43,2 %)
- 747,9 millions de dollars pour le Support au système de justice (44,5 %)
- 207,2 millions de dollars pour les Services internes (12,3 %)
Revenus par type
Le total des revenus s’est élevé à 471,1 millions de dollars en 2023-2024, et découlait principalement de la prestation de services consultatifs, judiciaires et législatifs fournis par le Ministère à d’autres ministères et organismes gouvernementaux. Les revenus totaux en 2023-2024 ont dépassé de 29,1 millions de dollars (6,6 %) les prévisions. Cette hausse est principalement due à une augmentation de la prestation de services juridiques à un large éventail de clients.
Les revenus totaux ont augmenté de 33,2 millions de dollars (7,6 %) par rapport à 2022-2023. Cet écart s’explique principalement par une augmentation des revenus de services juridiques résultant d’une demande accrue, qui a été comblée par une augmentation de l’effectif.
Le graphique 4 illustre les revenus bruts du ministère de la Justice Canada par type, excluant les revenus gagnés pour le compte du gouvernementNote de bas de page 44 totalisant 108,2 millions de dollars.
Version texte du graphique 4
Les recettes brutes par instrument du ministère de la Justice Canada sont divisées comme suit :
- 567,1 millions de dollars pour les services juridiques (97,9 %)
- 6,5 millions de dollars pour les frais – droit familial (1,1 %)
- 3,0 millions de dollars pour les services de soutien interne (0,5 %)
- 2,7 millions de dollars pour les revenus divers (0,5 %)
Tableau 13 : État condensé de la situation financière (non vérifié) au 31 mars 2024 (en dollars)
Le tableau 13 fournit un résumé des passifs (ce qu’il doit) et des actifs (ce qu’il possède) du Ministère, qui aident à déterminer la capacité de celui-ci à mettre en œuvre des programmes et des services.
Renseignements financiers |
Exercice en cours (2023-2024) |
Exercice précédent (2022-2023) |
Différence (2023-2024 moins 2022-2023) |
|---|---|---|---|
Total du passif net |
506 279 773 $ |
458 472 424 $ |
47 807 349 $ |
Total des actifs financiers nets |
459 483 799 $ |
412 905 365 $ |
46 578 434 $ |
Dette nette du Ministère |
46 795 974 $ |
45 567 059 $ |
1 228 915 $ |
Total des actifs non financiers |
19 483 765 $ |
21 753 059 $ |
(2 269 294) $ |
Situation financière nette du Ministère |
(27 312 209) $ |
(23 814 000) $ |
(3 498 209) $ |
De 2022-2023 à 2023-2024, la situation financière nette ministérielle a diminué de 3,5 millions de dollars en raison d’un certain nombre de facteurs, qui sont reflétés dans les renseignements présentés ci-dessous.
Passifs par type
Le passif net total s’élevait à 506,3 millions de dollars à la fin de 2023-2024, ce qui représente une augmentation de 47,8 millions de dollars (10,4 %) par rapport à 2022-2023. L’écart s’explique principalement par une augmentation des paiements de transfert payables conformément au calendrier des paiements.
Version texte du graphique 5
Les éléments du passif par type du Ministère de la Justice Canada sont divisés comme suit :
- 103,7 millions de dollars pour les créditeurs et charges à payer (20,5 %)
- 5,4 millions de dollars pour le compte du droit familial (1,1 %)
- 333,8 millions de dollars pour les paiements de transfert à payer (65,9 %)
- 48,3 millions de dollars pour les indemnités de vacances et congés compensatoires (9,5 %)
- 15,1 millions de dollars pour les avantages sociaux futurs (3,0 %)
Actifs financiers et non financiers
Le total net des actifs financiers a augmenté de 46,6 millions de dollars (11,3 %) en 2023-2024 par rapport à 2022-2023. L’écart s’explique principalement par l’augmentation des sommes dues par le Trésor, en raison de l’augmentation des paiements de transfert payables en fin d’exercice et des revenus reconnus mais non encore perçus ou déposés au Trésor en date du 31 mars 2024.
Le total des actifs non financiers a diminué de 2,3 millions de dollars (10,4 %) en 2023-2024 par rapport à 2022-2023. L’écart s’explique principalement par la diminution des immobilisations corporelles résultant de l’amortissement en partie compensée par les acquisitions d’actifs de construction.
Version texte du graphique 6
Les actifs par type du ministère de la Justice Canada sont divisés comme suit :
- 31,7 millions de dollars pour les débiteurs et avances (6,6 %)
- 42 000 dollars pour les charges payées d’avance (moins de 0,1 %)
- 427,8 millions de dollars à recevoir du Trésor (89,3 %)
- 19,4 millions de dollars pour les immobilisations corporelles (4,1 %)
Ressources humaines
Cette section présente un aperçu des ressources humaines réelles et prévues du Ministère pour la période de 2021-2022 à 2026-2027.
Tableau 14 : Ressources humaines réelles pour les responsabilités essentielles et les services internes
Le tableau 14 fournit un résumé des ressources humaines, en ETP, lesquels sont associés aux responsabilités essentielles et aux services internes du ministère de la Justice Canada pour les trois derniers exercices.
Responsabilités essentielles et services internes |
ETP réels 2021-2022 |
ETP réels 2022-2023 |
ETP réels 2023-2024 |
|---|---|---|---|
Services juridiques |
3 477 |
3 676 |
3 897 |
Support au système de justice |
332 |
366 |
390 |
Total partiel |
3 809 |
4 042 |
4 287 |
Services internes |
1 091 |
1 116 |
1 156 |
Total |
4 900 |
5 158 |
5 443 |
Analyse des ressources humaines au cours des trois derniers exercices
Le tableau ci-dessus démontre une tendance à la hausse en matière de ressources humaines. Le nombre réel d’ETP a augmenté de 285 entre l’exercice 2022-2023 (5 158) et l’exercice 2023-2024 (5 443). L’augmentation la plus significative concerne 221 ETP supplémentaires dédiés à la responsabilité essentielle des Services juridiques, puisque le nombre de demandes pour les Services juridiques a augmenté au fil des années et devrait augmenter davantage à l’avenir. En outre, la responsabilité essentielle des Services internes comprend une augmentation de 40 ETP, principalement en lien avec les exigences pour des services de gestion de l’information et de technologies de l’information.
Tableau 15 : Sommaire de la planification des ressources humaines pour les responsabilités essentielles et les services internes
Le tableau 15 présente des renseignements sur les ressources humaines, en ETP, pour chaque responsabilité essentielle et les services internes du ministère de la Justice Canada au cours des trois prochains exercices. Les ressources humaines pour l’exercice en cours sont prévues en fonction des données de l’exercice à ce jour.
Responsabilités essentielles et services internes |
ETP prévus en 2024-2025 |
ETP prévus en 2025-2026 |
ETP prévus en 2026-2027 |
|---|---|---|---|
Services juridiques |
3 918 |
3 918 |
3 918 |
Support au système de justice |
394 |
394 |
394 |
Total partiel |
4 312 |
4 312 |
4 312 |
Services internes |
1 144 |
1 144 |
1 144 |
Total |
5 456 |
5 456 |
5 456 |
Renseignements ministériels
Profil du ministère
Ministre de tutelle :
L’honorable Arif Virani, C.P., député
Administratrice générale:
Shalene Curtis-Micallef
Portefeuille ministériel :
Justice
Instrument habilitant :
Année de constitution ou de création :
1868
Coordonnées du Ministère
Adresse postale :
Ministère de la Justice Canada
284, rue Wellington
Ottawa (Ontario)
Canada K1A 0H8
Téléphone :
613-957-4222
ATS :
613-992-4556
Courriel :
Site Web :
Tableaux de renseignements supplémentaires
Les tableaux de renseignements supplémentaires ci-dessous sont accessibles sur le site Web du ministère de la Justice Canada :
Dépenses fiscales fédérales
Il est possible de recourir au système fiscal pour atteindre des objectifs de politique publique en appliquant des mesures spéciales, comme de faibles taux d’imposition, des exemptions, des déductions, des reports et des crédits. Le ministère des Finances Canada publie chaque année des estimations et des projections du coût de ces mesures dans le Rapport sur les dépenses fiscales fédérales. Ce rapport fournit aussi des renseignements détaillés sur les dépenses fiscales, dont des descriptions, des objectifs, des données historiques et des renvois aux programmes de dépenses fédérales connexes, ainsi qu’aux évaluations et aux résultats de l’ACS Plus liés aux dépenses fiscales.
Définitions
Liste de termes
- Analyse comparative entre les sexes Plus (ACS Plus) (Gender-based Analysis Plus [GBA Plus])
- Outil analytique servant à soutenir l’élaboration de politiques, de programmes et d’autres initiatives et à évaluer les répercussions des politiques, des programmes et des initiatives sur divers ensembles de femmes, d’hommes et de personnes de diverses identités de genre. L’ACS Plus est un processus permettant de comprendre qui est touché par l’occasion ou l’enjeu évalué par l’initiative, d’établir comment l’initiative pourrait être adaptée pour répondre aux divers besoins des personnes les plus touchées, ainsi que de déterminer et de réduire tout obstacle à l’accès ou au bénéfice de l’initiative. L’ACS Plus est une analyse intersectionnelle qui va au-delà des différences biologiques (sexe) et socioculturelles (genre) pour tenir compte d’autres facteurs, comme l’âge, les handicaps, l’éducation, l’ethnicité, la situation économique, la géographie (y compris la ruralité), la langue, la race, la religion et l’orientation sexuelle.
- cadre ministériel des résultats (Departmental Results Framework)
- Cadre qui établit un lien entre les responsabilités essentielles et les résultats ministériels ainsi que les indicateurs de résultat ministériel.
- cible (target)
- Niveau mesurable du rendement ou du succès qu’un ministère, un programme ou une initiative prévoit d’atteindre dans un délai précis. Une cible peut être quantitative ou qualitative.
- crédit (appropriation)
- Autorisation donnée par le Parlement d’effectuer des paiements sur le Trésor.
- dépenses budgétaires (budgetary expenditures)
- Dépenses de fonctionnement et en capital, paiements de transfert à d’autres ordres de gouvernement, à des ministères ou à des particuliers, ainsi que paiements à des sociétés d’État.
- dépenses législatives (statutory expenditures)
- Dépenses approuvées par le Parlement à la suite de l’adoption d’une loi autre qu’une loi de crédits. La loi précise les fins auxquelles peuvent servir les dépenses et les conditions dans lesquelles elles peuvent être effectuées.
- dépenses non budgétaires (non-budgetary expenditures)
- Recettes et décaissements nets au titre de prêts, d’investissements et d’avances qui modifient la composition des actifs financiers du gouvernement du Canada.
- dépenses prévues (planned spending)
- En ce qui a trait aux plans ministériels et aux rapports sur les résultats ministériels, les dépenses prévues s’entendent des montants présentés dans le Budget principal des dépenses.
Un ministère est censé être au courant des autorisations qu’il a demandées et obtenues. La détermination des dépenses prévues relève des ministères, et ces derniers doivent être en mesure de justifier les dépenses et les augmentations présentées dans leur Plan ministériel et leur Rapport sur les résultats ministériels. - dépenses votées (voted expenditures)
- Dépenses approuvées annuellement par le Parlement au moyen d’une loi de crédits. Le libellé de chaque crédit énonce les conditions selon lesquelles les dépenses peuvent être effectuées.
- entreprise autochtone (Indigenous business)
- Organisation qui, aux fins de l’Annexe E – Procédures obligatoires pour les marchés attribués aux entreprises autochtones de la Directive sur la gestion de l’approvisionnement ainsi que de l’engagement du gouvernement du Canada d’attribuer obligatoirement au moins 5 % de la valeur totale des marchés à des entreprises autochtones, correspond à la définition et aux exigences définies dans le Répertoire des entreprises autochtones.
- équivalent temps plein (ETP) (full-time equivalent [FTE])
- Mesure utilisée pour représenter une année-personne complète d’un employé dans un budget ministériel. Pour un poste donné, le nombre d’équivalents temps plein représente le rapport entre le nombre d’heures travaillées par une personne, divisé par le nombre d’heures normales prévues dans sa convention collective.
- indicateur de rendement (performance indicator)
- Moyen qualitatif ou quantitatif de mesurer un extrant ou un résultat en vue de déterminer le rendement d’un ministère, d’un programme, d’une politique ou d’une initiative par rapport aux résultats attendus.
- indicateur de résultat ministériel (departmental result indicator)
- Mesure quantitative des progrès réalisés par rapport à un résultat ministériel.
- initiative horizontale (horizontal initiative)
- Initiative dans le cadre de laquelle deux organisations fédérales ou plus reçoivent du financement dans le but d’atteindre un résultat commun, souvent associé à une priorité du gouvernement.
- plan (plan)
- Exposé des choix stratégiques qui montre comment un ministère entend respecter ses priorités et atteindre les résultats connexes. De façon générale, un plan explique la logique qui sous-tend les stratégies retenues et tend à mettre l’accent sur des mesures qui se traduisent par des résultats attendus.
- Plan ministériel (Departmental Plan)
- Exposé des plans et du rendement attendu d’un ministère qui reçoit des crédits parlementaires au cours d’une période de trois ans. Les plans ministériels sont habituellement présentés au Parlement au printemps.
- priorité ministérielle (departmental priority)
- Plan ou projet qu’un ministère a choisi de cibler et dont il rendra compte au cours de la période de planification. Il s’agit de ce qui importe le plus ou qui doit être réalisé en premier pour atteindre les résultats ministériels attendus.
- priorités pangouvernementales (government-wide priorities)
- Aux fins du Rapport sur les résultats ministériels 2022-2023, les priorités pangouvernementales correspondent aux thèmes de haut niveau qui décrivent le programme du gouvernement dans le discours du Trône du 23 novembre 2021 : bâtir un présent et un avenir plus sains, faire croître la croissance d’une économie plus résiliente, mener une action climatique audacieuse, travailler plus fort pour rendre les collectivités sécuritaires, défendre la diversité et l’inclusion, avancer plus rapidement sur la voie de la réconciliation, et lutter pour un monde plus sûr, plus juste et plus équitable.
- programme (program)
- Services et activités, pris séparément ou en groupe, ou une combinaison des deux, qui sont gérés ensemble au sein d’un ministère et qui portent sur un ensemble déterminé d’extrants, de résultats ou de niveaux de service.
- Rapport sur les résultats ministériels (Departmental Results Report)
- Rapport qui présente les réalisations réelles d’un ministère par rapport aux plans, aux priorités et aux résultats attendus énoncés dans le Plan ministériel correspondant.
- rendement (performance)
- Utilisation qu’un ministère a faite de ses ressources en vue d’atteindre ses résultats, mesure dans laquelle ces résultats se comparent à ceux que le ministère souhaitait atteindre, et mesure dans laquelle les leçons ont été dégagées.
- répertoire des programmes (program inventory)
- Compilation de l’ensemble des programmes d’un ministère et description de la manière dont les ressources sont organisées pour contribuer aux responsabilités essentielles et aux résultats du ministère.
- responsabilité essentielle (core responsibility)
- Fonction ou rôle permanent exercé par un ministère. Les intentions du ministère concernant une responsabilité essentielle se traduisent par un ou plusieurs résultats ministériels auxquels le ministère cherche à contribuer ou sur lesquels il veut exercer une influence.
- résultat (result)
- Conséquence attribuable en partie à un ministère, une politique, un programme ou une initiative. Les résultats ne relèvent pas d’un ministère, d’une politique, d’un programme ou d’une initiative unique, mais ils s’inscrivent dans la sphère d’influence du ministère.
- résultat ministériel (departmental result)
- Conséquence ou résultat qu’un ministère cherche à atteindre. Un résultat ministériel échappe généralement au contrôle direct des ministères, mais il devrait être influencé par les résultats des programmes.
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